Yvoire
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| Yvoire | ||||||
Porte médiévale |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Rhône-Alpes | |||||
| Département | Haute-Savoie | |||||
| Arrondissement | Thonon-les-Bains | |||||
| Canton | Douvaine | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bas-Chablais | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Fert 2008-2014 |
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| Code postal | 74140 | |||||
| Code commune | 74315 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
849 hab. (2010) | |||||
| Densité | 272 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 372 m — Max. 441 m | |||||
| Superficie | 3,12 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Yvoire | |||||
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Yvoire (Ivouère en francoprovençal) est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie, dans le canton de Douvaine, et la région Rhône-Alpes. La commune appartient à la Communauté de communes du Bas-Chablais.
Yvoire est un village médiéval fortifié situé sur les rives du lac Léman. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France. C'est l'une des destinations touristiques les plus prisées du Chablais français. Le village est récompensé chaque année depuis 1959 dans le cadre du Concours des villes et villages fleuris où il est actuellement classé au premier rang (quatre fleurs) et classé au Grand prix national du fleurissement depuis 1995 et ayant reçu la médaille d'argent à l'édition de 2002 du concours européen du fleurissement.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Yvoire se trouve en Haute-Savoie dans l'arrondissement de Thonon-Évian, sur les rives du lac Léman, à 30 minutes d'Annemasse et de la sortie de l'autoroute.
Communes limitrophes [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les Armes de " Yvoire " se blasonnent ainsi : D'azur à une croix d'or, à une rivière d'argent brochant en pointe, sur laquelle nagent deux cygnes aux ailes éployées, un dans chaque canton. |
Histoire [modifier]
Les constructions les plus anciennes remontent au XIIe siècle (création de la seigneurie d'Yvoire). Sa situation stratégique entre le petit et le grand lac n'a pas échappé au Comte Amédée V de Savoie qui dès 1306 entreprend d'importants travaux de fortifications. Durant un demi-siècle, le village joue un rôle militaire important qui vaut à ses habitants l'obtention de franchises (droits et privilèges) en 1324. C'est au cours du XVIe siècle qu'Yvoire subira les assauts les plus durs de son histoire ; le village est découronné de ses remparts, le château est incendié par les Bernois et restera sans toit pendant 350 ans. Son importance stratégique et militaire s'en trouvera définitivement affectée.
Des projets grandioses visant à en faire une place-forte de très grande importance au XVIIe siècle n'ayant pas abouti, le village plongera dans l'anonymat, ce qui le préservera de toute transformation intempestive, et il ne sera qu'un humble village d'agriculteurs et de pêcheurs.
De nombreux monuments témoignant du passé subsistent : remparts, portes, fossés, maisons. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture et la pêche laissent place progressivement au tourisme. Les habitants garnissent petit à petit leurs maisons de fleurs. En 1959, Yvoire est primé pour la première fois au concours des villes et villages fleuris ; au fil des années, il figure parmi les lauréats aux concours nationaux de fleurissement (1992, 1995, 1998, 2001, 2007). Aujourd'hui, Yvoire est abondamment fleuri en été et tend à le devenir en toutes saisons. Le village d'Yvoire a fêté ses 700 ans en 2006 et, depuis plus de vingt ans, fait partie de la prestigieuse association des plus beaux villages de France.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 849 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Château d'Yvoire[3]
- Au début du XIVe siècle, le château-fort d'Yvoire est construit, sur une pointe dominant le lac Léman, par le Comte Amédée V de Savoie, sur l'emplacement d'une ancienne place forte. Il est entouré d'un bourg fortifié destiné à commander le passage entre Genève et l'Italie par la haute vallée du Rhône. Sa position stratégique permet de surveiller la navigation entre le petit lac et le grand lac du Léman. Au XVIe siècle, le château est incendié et les remparts dévastés au cours du conflit opposant les Bernois, les Genevois et les Français au duc de Savoie. Le château n' est que partiellement relevé de ses ruines. Au début du XXe siècle le château d'Yvoire est restauré par la famille savoisienne Bouvier d'Yvoire qui l'occupe depuis le milieu du XVIIe siècle. (Le château ne se visite pas). Un jardin botanique dénommé Jardin des cinq sens est aménagé à l'intention des touristes, à proximité du château.
- La Châtaignière-Rovorée
- Domaine départemental d'art et de culture, cette maison de maître édifiée au début du XXe siècle par des soyeux lyonnais est située en plein cœur du domaine de Rovorée, espace naturel sensible co-géré par le Conservatoire du littoral et le Conseil général de la Haute-Savoie. Chaque année, de juin à septembre, une exposition temporaire sur le patrimoine alpin y est présentée : en 2012, "Monte le son ! Les Alpes en musiques"[4].
- Eglise Saint-Pancrace
- Cette église dédiée à Saint Pancrace est porteuse d'un passé chargé d'histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse savoyarde et piémontaise. Il a été construit entre 1856 et 1858. Au départ il était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d'or.
- Il existait jusqu'en 2005 un vivarium, créé dans une ancienne demeure du vieux bourg accolée aux remparts du XIVe siècle.
- Le Labyrinthe Jardin des Cinq Sens
- Situé au cœur du village, créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen Âge. Le jardin est classé Jardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m² et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés.
Transports [modifier]
La commune est desservie par la route départementale 25 reliant Hermance à Sciez.
Le port d'Yvoire permet d'assurer des liaisons avec les principaux ports du lac Léman, notamment Nyon, à bord des navires de la Compagnie générale de navigation.
Économie [modifier]
La principale activité économique de la commune est liée aux activités touristiques et à l'artisanat local.
Tourisme et événements [modifier]
Plusieurs festivals sont organisés dans le village avec des groupes de la région.
- Philatélie : La Poste française a émis le 27 mars 2006 un timbre de 0,53 euro consacré à Yvoire[6].Le timbre d'Yvoire est dessiné par le célèbre illustrateur Louis Briat, d'après une photo de l'Office du Tourisme.
- Juillet-Août : Jeud'Yvoiriens, chaque jeudi soir, l'Office de tourisme propose une animation (danse, théâtre, spectacle, concert...)
- Le premier dimanche de septembre : La journée des peintres, des peintres amateurs viennent peindre des vues d'Yvoire sous l'œil des passants.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Famille Bouvier, seigneur d'Yvoire
- Alfred de Bougy (1814-1874) visita le village. Voici comment il le décrit : « un ramassis de laides cahutes élevées sur un terrain en pente, tourmenté, rocailleux, qui descend au lac ; les rues — si l'on peut donner ce nom à des passages nauséabonds, à peu près impraticables —, servent de rigoles à l'eau des fumiers ; les plus apparentes de ces masures ressemblent à des loges à porcs, la fumée en sort par des portes basses ; bêtes et gens vivent pêle-mêle, mangent et boivent au même pot, grouillent dans d'étroits et fétides réduits ; là, toute chose est repoussante, difforme, et pue la misère. » Entrant dans l'auberge dont « une branche de sapin pendait en guise d'enseigne, suivant l'usage campagnard au toit dont le bord était très large », il rapporte « Dès que j'eus mis les pieds dans ce lieu étroit, peu aéré, affreusement malpropre, je sentis des fourmilières de puces faire l'ascension de mes jambes, et des nuées de mouches vinrent bourdonner à mes oreilles. » (...) « Je m'assis au bout d'une table occupée par quelques buveurs qui ressemblaient plutôt à des animaux qu'à des êtres humains, dont le langage était une sorte de grognement inintelligible, le patois un idiome des plus barbares. »
Galerie de photos [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Communes de la Haute-Savoie
- Liste des localités adhérant à l'association Les Plus Beaux Villages de France
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Notes
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Références
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 56.
- La Châtaignière - Rovorée, domaine départemental d'art et de culture, sur le site culture74.fr
- Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 74.
- http://www.wnsstamps.ch/fr/stamps/FR020.06 La fiche du timbre
Bibliographie [modifier]
- Pascal Roman (texte et photographies), Yvoire, Les Cahiers du Patrimoine, éd. Astronome, 2006
