Domme

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Domme
La bastide de Domme dans la brume matinale.
La bastide de Domme dans la brume matinale.
Blason de Domme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Domme (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord
Maire
Mandat
Jean-Claude Cassagnole
2014-2020
Code postal 24250
Code commune 24152
Démographie
Population
municipale
1 018 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 08″ N 1° 12′ 52″ E / 44.8022222222, 1.21444444444 ()44° 48′ 08″ Nord 1° 12′ 52″ Est / 44.8022222222, 1.21444444444 ()  
Altitude Min. 60 m – Max. 303 m
Superficie 24,91 km2
Localisation

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Domme

Domme est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton de Domme.

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France. Ses habitants sont appelés les Dommois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Dordogne vue depuis l'esplanade de Domme

Domme est une bastide perchée sur une falaise à 250 mètres d'altitude au bord de la Dordogne. Elle n'offre pas le plan rectangulaire caractéristique des bastides, mais affecte la forme d'un trapèze. Les fortifications qui l'enserrent ont été adaptées dans leur tracé aux nécessités du terrain.

Elle fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France ».

Domme possède deux places :

Il y avait deux autres activités : les foires et le battage de la monnaie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Domme
Vitrac Carsac-Aillac
La Roque-Gageac Domme Groléjac
Cénac-et-Saint-Julien Nabirat

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Doma[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Domme, la halle du XVIIIe siècle

Domme est une bastide française située sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Dordogne. Elle fut fondée en 1281[2] par Philippe le Hardi. La cité obtint le privilège de battre sa propre monnaie.

En 1307, la cité devient, lors de l'arrestation des Templiers, un lieu où soixante-dix d'entre eux furent emprisonnés. Ils venaient des diocèses de Périgueux, Cahors, Rodez, Bourges, Limoges, Clermont, Angoulême et Poitiers. Ils laissèrent comme témoignage de leur passage la centaine de graffitis templiers que l'on retrouve à la porte des Tours. Les Templiers usaient d'un code géométrique : l'octogone pour le Graal, le triangle surmonté d'une croix pour le Golgotha, le carré pour le Temple. Les cercles, eux, symboliseraient l'enfermement. Des gravures à la symbolique assez proche ont été retrouvées à Loches, Gisors et Chinon, mais leur authenticité est contestée par les spécialistes. Pour la plupart d'entre eux leur procès ne commença à Paris qu'en mars 1310.

Ultérieurement, durant la guerre de Cent Ans[3], la bastide devient un lieu convoité par les Anglais. La première prise de la cité par ces derniers date de 1347. À plusieurs reprises, elle change successivement de mains entre les deux camps rivaux jusqu'en 1437, date de son retour dans le domaine français.

De nouvelles tribulations attendent ce site durant les guerres de religion. La bastide est prise en 1588 par Geoffroy de Vivans, capitaine protestant de la garnison de Castelnaud qui escalade, de nuit avec ses hommes, la falaise pour ouvrir les portes au corps principal de ses troupes. Toutefois, le succès des troupes catholiques fut tel qu'il dut céder la bastide dans laquelle il s'était retranché en 1592.

Le calme à peine revenu, la bastide dut faire face à une jacquerie des croquants en 1594 puis ultérieurement en 1637.

Domme connaîtra la prospérité au XVIIe siècle puis périclitera, ce qui a facilité sa conservation jusqu'à nos jours.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Domme

Les armes de Domme se blasonnent ainsi : « D'azur au château ouvert et ajouré du champ, donjonné de trois tours, la tour du milieu plus haute que les autres,le tout d'argent maçonné de sable, accosté de six fleurs de lys d'or mises en pal, soutenu par trois tonneaux de même posés de front et accolés 1 et 2. »

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2001 Alain Bournazel RPR -
mars 2001 mars 2008 Daniel Delpech PS -
mars 2008 mars 2014 Jocelyne Lagrange PS Institutrice en retraite
mars 2014[4] en cours Jean-Claude Cassagnole    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Domme comptait 1 018 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Domme[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 990 1 898 1 823 1 960 2 075 1 994 1 768 2 096 2 115
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 044 1 996 2 000 1 846 1 823 1 702 1 640 1 635 1 562
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 424 1 547 1 411 1 220 1 163 1 092 1 141 1 110 949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
855 876 891 910 1 030 987 1 008 1 036 989
2011 - - - - - - - -
1 018 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une des entrées de Domme : la porte des Tours
Coucher de soleil sur Domme

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Maleville (1741-1824), né à Domme, jurisconsulte et homme politique
  • Lucien de Maleville (1881-1964), peintre impressionniste, inhumé à Domme
  • Auguste Lepère (1849-1918), graveur, illustrateur et peintre, est mort à Domme
  • Christiaan Cornelissen (1864-1942), journaliste, économiste, syndicaliste et anarchiste néerlandais, mort à Domme
  • Jean Tilho (1875-1956), né à Domme et mort à Paris, général, explorateur du Tchad,du Tibesti et de l'Ennedi.
  • Marguerite Mazet (1881-1947), Sculpteur, a habité à Domme.
  • François Augiéras (1925-1971), homme de lettres français, décédé à Périgueux en 1971, est inhumé à Domme
  • Jean Fageolles (1930-2014), médecin général, natif de Domme.

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée d'art et traditions populaires Paul Reclus, place de la Halle[11].

Divers[modifier | modifier le code]

Domme a été le cadre de la plupart des scènes en extérieur du téléfilm Ange de feu réalisé par Philippe Setbon et diffusé la première fois en 2006.

Le village a également servi de lieu de tournage pour Le Tatoué de Denys de La Patellière avec Jean Gabin et Louis de Funès en 1968.

Paysages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Bécheau, Cénac et Domme. Histoire et chroniques d'un terroir, éd. Le Capiol, 2009
  • André Goineau-Bérard, Les Templiers en Périgord, éd. Pilote 24, 2002.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 24 février 2014.
  2. Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, pp. 47-71, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  3. Société Historique et Archéologique du Périgord : Domme
  4. À Domme, la maire devient adjointe, Sud Ouest édition Dordogne du 8 avril 2014, p. 12.
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 24 février 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Château de Caudon », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 octobre 2012.
  9. Jardins remarquables en Dordogne sur Drac Aquitaine, consultée le 11 octobre 2012.
  10. « Chapelle monolithe de Caudon », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 octobre 2012.
  11. Musée Paul reclus - Musée d'art et traditions populaires sur le site Culture.fr, consulté le 27 septembre 2012.