Collonges-la-Rouge
| Collonges-la-Rouge | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Brive-la-Gaillarde | |
| Canton | Meyssac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Villages du Midi Corrézien | |
| Maire Mandat |
Paulette Fender 2008-2014 |
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| Code postal | 19500 | |
| Code commune | 19057 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Collongeois(es) | |
| Population municipale |
455 hab. (2007) | |
| Densité | 32 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 144 m — Max. 493 m | |
| Superficie | 14,31 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Collonges-la-Rouge (Colonjas en occitan), surnommée la « cité aux vingt-cinq tours », est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Les habitants de Collonges-la-Rouge sont des Collongeois.
Sommaire |
Héraldique [modifier]
Armes de la commune : d'azur à la bande d'argent, à l'écu en cœur coticé d'or et de gueules de douze pièces (armes des Vassinhac et de Turenne). Blason voté le 4 mars 1978.
Géographie [modifier]
Transports [modifier]
On accède à Collonges-la-rouge en voiture par la D38 ou en autocar depuis Brive par la ligne 4 du réseau départemental[1].
Économie [modifier]
La terre rouge de la région, dite « terre de Collonges », se prête admirablement au travail de la poterie.
Toponymie [modifier]
Colongiam 1067[2].
Les formes anciennes des nombreux Collonges, Coulonges et Collanges de France sont du type Colonicas, Colonicae.
Tous ces toponymes ont pour étymologie le bas latin Colonicas qui désigne à l'origine « une terre cultivée par un colon », terme du droit féodal[3], puis « une exploitation agricole »[4].
Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing[5], il ne faut pas confondre avec Colonia qui désigne une colonie romaine, terme plus ancien. Cf. Cologne (Allemagne).
Histoire [modifier]
Les moines de l’abbaye de Charroux en Poitou fondent un prieuré au VIIIe siècle suite à une donation du comte Roger de Limoges. Le prieuré est intégré dans la Vicomté de Turenne en 844 et attire, sous sa protection, une population de paysans, d’artisans et de commerçants[6]. Autour de ses bâtiments protégés par une enceinte, la communauté prospère. L’accueil des pèlerins en route pour Compostelle via Rocamadour est une source durable de profits. En 1308, le vicomte de Turenne accorde à la ville une charte de franchise. Le droit de juridiction haute, moyenne et basse lui est accordé. Il préside à la naissance de lignées de procureurs, avocats, notaires. L’enclos ne suffit plus à contenir sa population. Naissent alors les barris : le faubourg de la Veyrie à l’est, celui de Hautefort, du Faure, la Guitardie.
Collonges traverse les guerres religions, de manière relativement pacifique, puisque les deux nefs de l'église sont utilisées alternativement pour le culte catholique et le culte protestant[7]. Après les guerres de religion, la reconstruction du patrimoine de la petite noblesse coïncide avec la montée en puissance de la vicomté. C’est à cette époque que s’élèvent les nobles logis des officiers de la vicomté. Après la vente de la vicomté à la Couronne de France en 1738 - qui entraine la fin de ses privilèges fiscaux - puis la Révolution, qui détruit les bâtiments du prieuré, le bourg ne retrouve qu’une prospérité éphémère au début du XIXe siècle. Collonges perd peu à peu ses habitants, le village se transformant en carrière de pierres.
Au début du XXe siècle, quelques Collongeois créèrent l’association des Amis de Collonges permettant le classement du site tout entier en 1942.
En 1969, Collonges devient Collonges-la-Rouge[8].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Les habitant(e)s s'appellent des Collongeois(es)[13].
Démographie ancienne[14] [modifier]
1765 : 264 feux
1789 : 300 feux
Démographie comtemporaine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Le village de Collonges est construit tout en grès rouge (qui donne une partie de son nom) contrastant avec le vert des châtaigniers et des vignes environnants ; il est connu dès le VIIIe siècle par un don du comte de Limoges de l'église de la paroisse au monastère de Charroux.
Le village fait partie de l'association des plus beaux villages de France (c'est ici qu'est née l'idée de créer l'association en 1982, il est le premier classé sur la Liste des Plus Beaux Villages de France), c'est un des sites les plus visités du Limousin.
Architecture civile [modifier]
La halle date des XVIe et XVIIe siècles. Le passage couvert est inscrit aux monuments historiques[18].
Bâtiments d’habitation [modifier]
- la maison de la Sirène (siège de l'association des Amis de Collonges) : elle possède une toiture en lauzes à grès rouge, un porche voûté, une fenêtre à accolade qui surplombe une porte gothique à droite de laquelle une sirène sculptée tient un peigne et un miroir. Elle date du XVIe siècle. Elle fut la propriété de Henry de Jouvenel, un des époux de l'écrivain Colette ; elle est classée monument historique[19] ;
- Un timbre postal, d'une valeur de 3,00 francs, représentant la Maison de la Sirène a été émis le 3 juillet 1982[20].
- le prieuré, construit au XVIe siècle, est inscrit aux monuments historiques depuis le 4 janvier 1951 pour sa façade avec balcon sur consoles et ses toitures[21] ;
- l’ancienne maison des sœurs, construite au XVIe siècle, est inscrite aux monuments historiques le 4 janvier 1951 (façade avec balcons sur demi-berceaux et toiture[22]) ;
Rue de la Barrière :
- la maison Bonyt date du XVIe siècle, et est inscrite aux monuments historiques, notamment pour sa façade, sa toiture, et l’escalier à vis[23]
- la maison Boutang du Peyrat, avec des parties des XVe, XVIe et XVIIe siècles, est inscrites aux monuments historiques. Les éléments protégés sont une fenêtre qui a conservé sa menuiserie d’époque Louis XIII, la porte d’entrée du XVIIe siècle, une cheminée en bois avec une frise peinte, ainsi que la façade et les toitures[24] ;
- la maison Julliot, datant du XVIe siècle (une pierre est datée 1803), est inscrite aux monuments historiques, pour sa façade, sa toiture, et le perron[25] ;
- la maison Dey, située place de la Fontaine, est inscrite aux monuments historiques (notamment pour son escalier dont les paliers sont en pierre rouge)[26] ;
- une maison située place de la Halle, date du XVIe et du XVIIIe siècle. Sa façade, sa loggia et ses toitures sont inscrites aux monuments historiques[27].
La maison Poignet possède une fenêtre du XVIIe siècle, classée monument historique[28].
La maison Salvant et Vallat est également inscrite aux monuments historiques[29].
Bâtiments officiels [modifier]
- l’ancien tribunal de la Châtellerie (XVIe siècle), est classé monument historique depuis le 13 décembre 1978[30] ;
- l’ancienne mairie (parties des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles), est inscrite aux monuments historiques depuis le 4 janvier 1951, pour la façade, la toiture, et la cheminée en pierre de taille[31]
Les châteaux, hôtels et maisons nobles [modifier]
- le manoir de Vassinhac XIVe siècle[réf. nécessaire] et XVIe siècle, dont les propriétaires furent gouverneurs et capitaines du château de Turenne : il possède quelques éléments de fortification, et est classé monument historique[32] ;
- le château ou hôtel du Friac ou de Beaurival (hôtel de Beaurival) : du XVe siècle, classé monument historique le 17 décembre 1926[33] ;
- le château de Benge, parties du XVIe et du XVIIIe siècle, classé monument historique par les arrêtés du 23 septembre 1953 et du 18 mars 1954[34] ;
- le castel Maussac, des XVe et XVIe siècles, est inscrit comme monument historique depuis le 17 décembre 1926[35] ;
- le château du Breuil ;
- le château du Martret, parties des XVIe et XIXe siècles, classé monument historique[36] ;
- le manoir de Beauvirie, qui date du XVIe siècle et est inscrit aux monuments historiques[37] ;
- le château de Beauregard, du XVe siècle, est inscrit monument historique depuis le 17 décembre 1926[38].
Architecture militaire [modifier]
L’enceinte fortifiée date du XIVe siècle : les portes de l’ancien prieuré et de l’église sont respectivement inscrites et classées monuments historiques[39].
Art religieux [modifier]
L’église Saint-Pierre[40], datant des XIe, XIIe et XVe siècles, avec son clocher roman à galbes (l'un des plus anciens du Limousin), fut fortifiée lors des guerres de religion au XVIe siècle. Elle possède un remarquable portail orné d'un tympan en pierre blanche (alors que toute la ville est rouge). Il représente l'ascension du Christ. Celui-ci domine sa mère et les 11 apôtres ; il a été sculpté au XIIe siècle. Il fut caché pendant les guerres de religion, et remis en place seulement en 1923.
On pénètre d'abord dans une nef de style roman, très dépouillée, nef qui avait été allouée aux protestants par Turenne.
La nef de gauche, de style gothique et éclairée par des vitraux est celle dédiée au culte catholique. L’autel principal, peint en bleu et doré, est constitué d’un autel du XIXe, d’un gradin en partie du XVIIe siècle, d’un tabernacle du siècle suivant, et d’un retable reconstitué au XIXe siècle avec des éléments des deux siècles précédents. Il est classé en 1978 et restauré en 1984-1985[41].
L’autel de la chapelle sud, son gradin, son tabernacle et le retable, en bois sculpté et doré, représentant la Passion, date du XVIIe siècle ; il est inscrit comme monument historique[42].
Une clôture de chapelle en bois sculpté et ajourée, avec portillon central, datant de la fin du XVIIe siècle ou des années 1700, et ornée de coquilles, rinceaux, volutes, feuilles d’acanthe et atlantes ; elle est inscrite[43].
La statue de bois du Christ gisant date du XVIe siècle : elle a été retrouvée dans une haie en 1971. Elle est inscrite aux monuments historiques[44], en même temps que la Vierge de Pitié en bois doré et peint, datant du XVIIe ou du XVIIIe siècle[45], la Vierge à l’Enfant (Notre-Dame-de-Collonges ou des Victoires, XVIIIe siècle)[46].
Un Christ en croix, en bois sculpté, sur une croix rapportée, date du XVIIe siècle ; il est inscrit[47].
L’église est classée monument historique depuis le 4 avril 1905[48].
Personnalités liées à la commune [modifier]
L'acteur Maurice Biraud est enterré à Collonges-la-Rouge.
Philatélie [modifier]
Un timbre postal, d'une valeur de 3,00 francs, représentant la Maison de la Sirène datant du XVIe siècle à Collonges-la-Rouge a été émis le 3 juillet 1982[20].
Lecture [modifier]
Charles-François Ricome. Les églises de campagne. La Vie à la campagne, 1932, vol. 29, n°349, 1er juillet 1932, p. 271, fig.
Bibliographie [modifier]
- Agnès Brahim-Giry, Dimitri Paloumbas, Turenne, Collonges-la-Rouge (Corrèze), Samogy éditions d'art (collection Parcours du patrimoine no 360), Paris, 2011 (ISBN 978-2-7572-0467-2) ; p. 96
Voir aussi [modifier]
- Les Plus Beaux Villages de France
- Liste des communes de la Corrèze
- Anciennes communes de la Corrèze
- Liste de monuments aux morts français surmontés d'un coq
Notes et références [modifier]
- Références
- Transport
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 200 - 201. Article Collanges.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
- François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 95. Article Coulonges.
- Op. cité.
- linternaute.com/voyage/france/limousin/collonges-la-rouge
- www.ppsmania.fr/pps-voyages/france/collonges-la-rouge.html
- J.O., 1969, 9, 8894
- Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
- Paulette Fender, Bulletin municipal no 8, [1], consulté le 13 mai 2009
- Bulletin de l’association des maires de Corrèze, no 200, novembre 2008-janvier 2009, [2], consulté le 13 mai 2009
- http://www.ps19.org/?p=408 Socialistes en Corrèze Fédération de la Corrèze du Parti Socialiste
- habitants.fr, « Corrèze > Collonges-la-Rouge (19500) ». Consulté le 22 juillet 2012
- Paroisses et communes de France de Christian LIPPOLD. Ed. du CNRS, 1988.
- Recensement de la population au 1er janvier 2007, sur INSEE. Consulté le 27 février 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur INSEE. Consulté le 13 février 2012
- [3]
- Arrêté du 20 octobre 1987 La Halle, Notice no PA00099724, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 21 septembre 1949, Maison de la sirène, Notice no PA00099730, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Le timbre
- Ancien prieuré, Notice no PA00099742, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Ancienne maison des sœurs, Notice no PA00099731, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 4 janvier 1951, Maison Bonyt, Notice no PA00099734, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 4 janvier 1951, maison Boutang du Peyrat, Notice no PA00099733, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Maison Julliot, Notice no PA00099737, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Maison Dey, Notice no PA00099735, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 5 janvier 1951, maison située place de la Halle, Notice no PA00099739, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 22 avril 1954, maison Poignet, Notice no PA00099728, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 4 janvier 1951, maison Salvant et Vallat, Notice no PA00099729, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Ancien tribunal de la Chatellerie, Notice no PA00099743, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Ancienne mairie, Notice no PA00099726, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 25 mars 1932, Manoir de Vassinhac, Notice no PA00099741, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Ancien hôtel Beaurival, Notice no PA00099725, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Château de Benge, Notice no PA00099964, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Château Maussac, Notice no PA00099720, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 28 mai 1951, Château du Martret, Notice no PA00099719, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 3 octobre 1929, Manoir dit de Beauvirie, Notice no PA00099740, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Château de Beauregard, Notice no PA00099718, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Enceinte fortifiée de la ville, Notice no PA00099723, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Karine Colle-Madies - Collonges-la-Rouge, le clocher de l'église Saint-Martin - pp. 125-130, dans Congrès archéologique de France. 163e session. Corrèze. 2005 - Société Française d'Archéologie - Paris - 2007
- Autel, Notice no PM19000698, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Le 16 janvier 1991, autel, gradin d'autel, tabernacle, retable (autel de la chapelle sud), Notice no PM19000915, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Clôture de chapelle (table de communion), Notice no PM19000130, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Le 25 octobre 1988, statue : Christ gisant, Notice no PM19000914, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- groupe sculpté : Vierge de pitié, Notice no PM19000913, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Groupe sculpté et son dais : Vierge à l'enfan,t Notice no PM19000912, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Arrêté du 20 octobre 1989, Christ en croix, Notice no PM19000909, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010
- Église Saint-Pierre ou Saint-Sauveur, Notice no PA00099722, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2010