Ayherre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ayherre
Le château de Belzunce
Le château de Belzunce
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton La Bastide-Clairence
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Jean-Paul Basterretche
2008-2014
Code postal 64240
Code commune 64086
Démographie
Gentilé Aihertar
Population
municipale
987 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 35″ N 1° 15′ 11″ O / 43.3931, -1.25305555556 ()43° 23′ 35″ Nord 1° 15′ 11″ Ouest / 43.3931, -1.25305555556 ()  
Altitude Min. 20 m – Max. 465 m
Superficie 27,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ayherre

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ayherre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ayherre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ayherre
Liens
Site web http://www.ayherre.com/

Ayherre est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aihertar[1],[2].

L'Abarratia est un gaztelu zahar à 3 gradins, situé sur la commune d'Ayherre, qui contrôle le passage entre Labourd et Basse-Navarre.
L'église Saint-Pierre
La mairie
L'école primaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ayherre, dans la vallée de l'Arberoue, fait partie de la province basque de la Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 10, 14, 251, 314 et 510[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l’Adour, est traversée[4] par la Joyeuse et son affluent, le Garraldako erreka, ainsi que par le ruisseau Arbéroue.

Selon Paul Raymond, L'Ahounbiscardéguy est un ruisseau qui prend sa source sur la commune et qui rejoint la Joyeuse près de La Bastide-Clairence[5]. Il mentionne également le Luku (ou Lucu) et l’Uhartia, autres tributaires de la Joyeuse, ainsi que le Berho, un affluent de l’Arbéroue.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Ayherre apparaît sous les formes sancti petri de ilarre (1236[7]), San Per de Aiherre (1321[5], titres de la Camara de Comptos[8]), ayherra (1344[7]), ayheRe (1350[7]), Ajarra (1513[5], titres de Pampelune[9]), Ahyerie (1754[5], collations du diocèse de Bayonne[10]) et Aiherre (1793 ou an II[11]).

Selon Jean-Baptiste Orpustan[7], le toponyme provient du basque ailherr (« penchant »), donnant donc « lien en pente ».

L'Ahounbiscardéguy est un hydronyme désignant un ruisseau prenant sa source sur la commune et qui rejoint la Joyeuse près de La Bastide-Clairence. Il est mentionnée sous la graphie Ahunbiscardéguy en 1863[5].

Apairi est un ancien hameau d’Ayherre mentionné en 1863[5] sous la graphie Apahiri.

Aphara est une ancienne ferme de la commune, citée par le dictionnaire topographique de 1863[5] et attestée sous la forme Apara en 1621[5] (Martin Biscay[12]).

Le toponyme Bildarraitz mentionné par Jean-Baptiste Orpustan[7] apparaît sous les graphies beldarais (1249[7]), bildarays (1350[7]), bildarraiz (1413[7]), Bildariz (1513[5], titres de Pampelune[9]) et Bildarraïts (1863[5]). Il s’agissait au Moyen Âge d'un écart indépendant, sans église, ayant son propre conseil, ainsi qu’une demi-douzaine de maisons ayant été anoblies en 1435[7]. Le toponyme pourrait être la résultante de bil- « ensemble » ou « lieu de forme arrondie » et de araitz « prunellier, épineux », voire « églantier »[7].

Le château de Belzunce est un ancien fief relevant du royaume de Navarre. Il en est fait mention sous les graphies Belçunze et Belzunce (1384[5] pour les deux formes, collection Duchesne volume CXV[13]), Velçunce et Balzunze (1621[5] pour les deux formes, Martin Biscay[12]) et Belsunce (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Berhoa est un hydronyme qui désigne un ruisseau, signalé sous la graphie Berho en 1863[5], qui arrose Ayherre et se jette dans l’Arbéroue.

Chapitalborda désigne une ferme, déjà mentionnée en 1621[5] (Chapitel, Martin Biscay[12]) et 1863[5] (Chapital).

Etchebarnia est une ferme d’Ayherre, ancien fief vassal du royaume de Navarre, créé en 1435[5] (Echabarne dans les titres de Pampelune[9] à cette même date), tout comme la ferme Etchebéhère[5] (Echevehere dans les titres de Pampelune[9] en 1435, autre fief relevant du royaume de Navarre).

Le hameau Esquéta est mentionné par le dictionnaire de 1863[5].

Hergaitz désignait un lieu de pèlerinage (la croix d'Ergaïts) en 1863[5].

Le toponyme Londaïtz apparaît[5] sous la forme Londayz (1621[5], Martin Biscay[12]).

Lukua est un hydronyme désignant le ruisseau Luku, également orthographié Lucu en 1863[5], affluent de la Joyeuse.

Mendigorria est une ferme mentionnée en 1621[5] (Mendigorria, Martin Biscay[12]) et 1863[5] (Mendigorry). Ce fief était vassal du royaume de Navarre.

La Place était un hameau d’Ayherre cité en 1863[5].

L'Uhartea (cité en 1863[5]) est un hydronyme désignant un tributaire de la Joyeuse.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Aiherra[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 1450[14], le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château de Belzunce à Ayherre, marquant la fin de l'influence anglaise dans la région. Ce jour-là les représentants du Labourd firent leur soumission, et moyennant le paiement de 2 000 écus d'or, garanti par la rétention de dix otages, ils purent conserver leurs privilèges.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 de gueules à deux vaches passantes d'or rangées en pal, accornées, colletées et clarinées d'azur ; au 2 d'argent à un chêne arraché au naturel ; au 3 d'azur à l'hydre d'argent à trois têtes[15].
Commentaires : Adopté en 2001 d'après les armes des seigneurs de Belzunce Ayerre[16]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 BASTERRETCHE Jean-Paul    
2001 2008 BASTERRETCHE Jean-Paul    
2008 2014 BASTERRETCHE Jean-Paul    
2014 2020 GASTAMBIDE Arnaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune participe à six structures intercommunales [17] :

  • la communauté de communes du pays d'Hasparren « Hazparneko lurraldea » ;
  • le syndicat intercommunal pour la réalisation d'une maison de retraite dans la vallée de l'Arberoue ;
  • le syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre ;
  • le syndicat d’assainissement Adour-Ursuia d'assainissement ;
  • le syndicat AEP de l'Arberoue ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Démographie[modifier | modifier le code]

La déclaration de biens de 1749[18] dénombre 162 feux à Ayherre (130 feux du tiers état, un curé, deux membres de la noblesse (Arcangues et Belsunce) et 29 non propriétaires). En 2011, la commune comptait 987 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 410 1 502 1 500 1 454 1 513 1 522 1 607 1 731 1 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 619 1 507 1 505 1 508 1 490 1 392 1 244 1 157 1 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 193 1 161 1 127 1 028 951 952 1 027 969 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
842 810 765 812 791 841 955 952 987
2011 - - - - - - - -
987 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le groupe Lauak

L'activité de la commune est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La société Lauak (industries de l'aéronautique et de l'espace) est installé dans la zone artisanale d'Ayherre.

Le moulin d'Uhagun sur l'Aran, datant du XIXe siècle, a été transformé en centrale hydroélectrique.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Atalburu de la maison Londaïtz

Trois fortifications protohistoriques[6] (l'Abarratea, 342 mètres, un gaztelu zahar à 3 gradins), qui s’étendent également sur la commune d’Isturitz, témoignent de l’occupation ancienne de la zone. Elles sont inscrites aux monuments historiques depuis 1984.

Le château de Belzunce[20] date des XIIIe, XIVe et XVIe siècles. Il fait l’objet d’une inscription aux monuments historiques depuis 1992.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Pierre[21] date de la fin du Moyen Âge.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires, l'école du bourg et l'école privée de l'Immaculée-Conception[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Émile Larre, né en 1926 à Saint-Étienne-de-Baïgorry, est un prêtre, chroniqueur, bertsolari, écrivain et académicien basque français de langue basque. C'est un promoteur actif des traditions basques, et particulièrement attaché aux modes d'expression basque tel que le bertsolarisme et la Pelote basque. Il fut curé d'Ayherre de 1969 à 1980.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv, dw, dx, dy, dz, ea, eb, ec, ed, ee, ef, eg, eh, ei, ej, ek, el, em et en Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 21 octobre 2012)
  4. Site du Sandre sur Ayherre
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak et al Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a et b « Les fortifications protohistoriques au lieu-dit Abarratia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  8. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  9. a, b, c et d Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  10. Manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a, b, c, d et e Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  13. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihénart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  14. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 122
  15. Guy Ascarat
  16. Armorial de France
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 20 octobre 2012)
  18. Recensement cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 282. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  20. « Le château de Belzunce », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Site de l'école de l'Immaculée-Conception

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]