Saint-Guilhem-le-Désert

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Saint-Guilhem-le-Désert
Image illustrative de l'article Saint-Guilhem-le-Désert
Blason de Saint-Guilhem-le-Désert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Aniane
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Philippe Machetel
2014-2020
Code postal 34150
Code commune 34261
Démographie
Gentilé Sauta Rocs
Population
municipale
265 hab. (2011)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 05″ N 3° 33′ 02″ E / 43.7347222222, 3.5505555555643° 44′ 05″ Nord 3° 33′ 02″ Est / 43.7347222222, 3.55055555556  
Altitude 89 m (min. : 54 m) (max. : 819 m)
Superficie 38,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-guilhem-le-desert.com

Saint-Guilhem-le-Désert ou Sant Guilhèm dau Desèrt en languedocien est une commune située dans le département de l'Hérault en France.

Ses habitants sont appelés les Sauta Rocs.

Le bourg rentre dans le classement d'une association nommée « Les plus beaux villages de France »[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située aux confins du Massif central, dans la moyenne vallée de l'Hérault, au nord du département du même nom.

Les communes limitrophes sont[3] : Saint-Maurice-Navacelles, Pégairolles-de-Buèges, Causse-de-la-Selle, Puéchabon, Aniane (chef-lieu de canton), Saint-Jean-de-Fos, Montpeyroux, La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries.

Les villes les plus proches sont[4] : Ganges, ville proche de la source de l'Hérault, à environ 35 km, , Montpellier (via Montarnaud et Aniane) à 35 km, Gignac à 15 km, Saint-André-de-Sangonis à 12 km et Lodève (via A 75, Gignac et Aniane) à 35 km.

Le territoire de la commune se trouve dans une zone intramontagnarde formée par le prolongement de la montagne de la Séranne et la montagne de la Cellette à quelques kilomètres des garrigues de la plaine du Languedoc. Il est arrosé par l'Hérault et par le Verdus.

Le bourg

Le bourg, qui a conservé un aspect médiéval, est fortement investi par le commerce lié à l'activité touristique.

Les écarts

Histoire[modifier | modifier le code]

Le toponyme « dau Desèrt» date de l'époque où le terroir était dévégétalisé par les pratiques d'élevage des trop nombreux habitants du bourg. Toute forme de végétation avait un emploi pour l'alimentation du bétail ou le chauffage. Ces pratiques paysannes de subsistance ont duré jusqu'au début du XXe puis ce fut la déprise agricole du fait de l'exode rural.

En 804, le comte de Toulouse et duc d'Aquitaine Guillaume (Guilhèm en langue d'oc) fonde une abbaye dans un lieu de la vallée de l'Hérault alors à l'écart de toute présence humaine, un "désert", le vallon de Gellone. L'abbaye est appelée abbaye de Gellone, ou, après son décès en 812, abbaye de Guillaume, et devient l'abbaye de Saint-Guilhem après sa canonisation en 1066.

La relique d'un morceau de la vraie croix attire la dévotion de nombreux pèlerins et l'abbaye devient une étape très importante de pèlerinage (sachant que la majorité des pèlerins ne va pas à Saint-Jacques-de-Compostelle en vertu d'une croyance tenace mais à 60 km en moyenne). Une agglomération se développe autour de l'abbaye.

Au Moyen Âge, l'abbaye se trouve sur le territoire du diocèse de Lodève alors que l'abbaye d'Aniane, toute proche, fondée vers 782 par un proche de Guillaume, relève du diocèse de Maguelone.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Verdus-le-Désert[5].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault).svg

Les armoiries de Saint-Guilhem-le-Désert se blasonnent ainsi :

d'azur à une crosse accompagnée de deux lettres capitales, S à dextre et G à senestre, et senestrée en chef d'une étoile, le tout d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jacques Andrieux - -
2008 en cours Philippe Machetel MoDem puis -
Les données manquantes sont à compléter.

Selon la classification de l'INSEE, Saint-Guilhem est une commune rurale qui ne fait partie d'aucune aire ou espace urbain, bien qu'elle soit adjacente à l'aire urbaine et à l'espace urbain de Montpellier[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 265 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
754 800 962 920 849 876 868 925 914
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891 895 849 832 821 765 716 678 582
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
536 569 541 404 427 363 348 270 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
261 229 274 236 190 245 241 243 263
2011 - - - - - - - -
265 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Concerts et festival[modifier | modifier le code]

L'été, l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert et la chapelle des Pénitents sont les lieux d'accueil des concerts, en particulier ceux des Rencontres Musicales de Saint-Guilhem-le-Désert, ceux des Amis de Saint-Guilhem et de la Camerata Mediterranea. Chaque année, le premier dimanche de juin, le bourg retrouve ses couleurs d'antan avec une fête médiévale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sous l'appellation « Saint-Guilhem-le-Désert et Gorges de l'Hérault », le site de Saint-Guilhem a reçu le Label « Grand site de France », en juin 2010[8]. C'est la communauté de communes Vallée de l'Hérault qui est chargée de gérer ce label.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Campins (Espagne) Catalogne. Ce jumelage est lié au fait que les deux populations honorent le même patron saint Guilhem.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale est l'ancienne église abbatiale de l'abbaye de Gellone où l'on trouve l'orgue français le mieux conservé de Jean-Pierre Cavaillé.
  • Le cloître de l'abbaye : une grande partie de ce cloître a fait les frais du commerce des vieilles pierres entraîné par la vente et le démantèlement des biens nationaux ; exporté aux États-Unis, il est l'un des chefs-d'œuvre du Musée des cloîtres de New York ; inscrit à l'Unesco avec les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Le Musée de l'abbaye : dans la salle du réfectoire des moines, est présentée la collection de sculptures du cloître, les sarcophages de saint Guilhem et de ses sœurs ainsi qu'un film présentant l'histoire de l'abbaye et de la reconstruction d'éléments du cloître à partir des travaux du laboratoire MAP du CNRS.
  • La tour des prisons et le château du Géant, éléments de fortification et de défense du bourg.
  • La grotte de la Clamouse, « une des plus belles grottes de France »[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amis de Saint-Guilhem-le-Désert, La sculpture du Cloître de l'Abbaye de Gellone, actes de la table ronde de mai 1995, préface de M. Durliat, texte de R. Saint-Jean, photographies de D. Kuentz, dessins de Ph. Lorimy, 1990.
  • Amis de Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Guilhem-le-Désert au Moyen Âge, actes de la table ronde de mai 1995, sous la direction de José Cazes, 1996.
  • Amis de Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Guilhem-le-Désert dans l'Europe du Haut Moyen Âge, actes de la table ronde d'août 1998, sous la direction de Claudie Amado et Xavier Barral i Altet, 2000.
  • Amis de Saint-Guilhem-le-Désert, La Fondation de l'abbaye de Gellone, l'Autel Médiéval, actes de la table ronde d'août 2002, sous la direction de Xavier Barral i Altet et de Christian Lauranson-Rosaz, 2004.
  • Borg (H.), 52 Balades en famille autour de Montpellier, Édition Glénat, 2004.
  • Borg (H.), Causses et garrigues, guide Franck, Édition Didier Richard, 1995.
  • Caumont (D.), Monts et Grottes de Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Gap, La Ravoire, 1993.
  • Caumont (D.), La Grotte du Sergent - Monts de Saint-Guilhem , Explokarst n°2. Monographie. CLPA. 1983. 72 p.
  • Dezeuze, F., L'Escoutaire, Papeterie F. Dezeuze, Montpellier.
  • Le Cloître de Saint-Guilhem-le-Désert, sous la direction de Hélène Palouzié et de Géraldine Mallet, Actes Sud, 2009.
  • Marol (Jean-Claude), Cazals (Thierry), Landais (Claire), Le val aventureux - St Guilhem, Éditions Études & Communication, 1995.
  • Ricciotti, Rudy, Ricciotti, Romain, Blaine, Julien, Le Pont du Diable, Al Dante collection édifice, Chirat, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Guilhem-le-Désert Les plus beaux villages de France - Site officiel
  2. Belles régions de France, n°11, Août-Sept.-Oct. 2012, p.74
  3. Partant du nord dans le sens des aiguilles.
  4. Partant du nord-est.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Cf. carte INSEE : [1], choisir "Départements", sélectionner Saint-Guilhem et demander "Aire urbaine", "Espace urbain", etc.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Annonce sur le site Actualités-News-Environnement
  9. Grotte de la Clamouse