Première Guerre carliste

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Première Guerre carliste
Bataille de la Première Guerre carliste, tableau de Francisco de Paula Van Halen (1814-1887)
Bataille de la Première Guerre carliste, tableau de Francisco de Paula Van Halen (1814-1887)
Informations générales
Date 18331846
Lieu Espagne
Casus belli Guerre civile entre conservateurs et libéraux centrée autour de la succession du Roi Ferdinand VII d'Espagne
Issue Victoire des Isabellistes (libéraux).
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Carlistes soutenant

Charles de Bourbon
Flag United Kingdom Portugal Brazil Algarves.svg Portugais loyaux à Michel Ier de Portugal

Drapeau de l'Espagne Isabellistes soutenant
Isabelle II et sa mère régente Marie-Christine

Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag Portugal (1830).svg Portugais loyaux à Pierre Ier du Brésil

Commandants
Tomás de Zumalacárregui
Ramón Cabrera
Bruno Villarreal
Rafael Maroto
Vicente González Moreno
Miguel Gómez Damas
Juan Antonio Guergué
entre autres
Vicente Genaro de Quesada
José Ramón Rodil y Campillo
Francisco Espoz y Mina
Luis Fernández de Córdoba
Marcelino Oráa
Baldomero Espartero
Forces en présence
entre 15 000 et 60 000 Espagne: entre 15 000 et 60 000
France: 7 700
GB: 2 500

La Première Guerre carliste ou Crise de succession d'Espagne de 1833 à 1846 est une guerre civile survenue en Espagne qui se déroule entre 1833 et 1846, doublée de tensions internationales. Elle démarre avec la mort de Ferdinand VII qui enclenche une querelle de succession.

Marie-Christine d'Espagne, veuve de Ferdinand VII et mère d'Isabelle II, exerça la régence durant la minorité de sa fille. Tableau réalisé par Winterhalter en 1841

Querelle de succession et guerre[modifier | modifier le code]

En 1833, le roi Ferdinand VII meurt après avoir désigné sa fille, la nouvelle reine Isabelle d'Espagne âgée seulement de trois ans, comme son successeur, privant ainsi son frère Charles du trône. Mais la noblesse soutient l'infant Charles, plus absolutiste. La France, le Portugal et le Royaume-Uni, signant en 1834 le traité de la Quadruple-Alliance, se rangent du côté d'Isabelle II.

Il s'ensuit une guerre civile entre partisans de la jeune reine et Carlistes. Cette guerre civile fera surtout sentir ses conséquences dans le nord du pays. Sous la conduite du général Zumalacárregui, une armée de 13 000 Carlistes remporte une succession de victoires. Les troupes d'Isabelle II ne peuvent résister sans une aide extérieure. Le Royaume-Uni envoie une légion de volontaires. Le roi Louis-Philippe cède la Légion étrangère.

La France, la victoire acquise, pense avoir acquis un monopole d'influence sur l'Espagne, monopole remis en question par le Royaume-Uni.

Crise franco-britannique de succession d'Espagne[modifier | modifier le code]

Une entente amicale avait été établie à Eu entre Louis-Philippe Ier et la reine Victoria au sujet du mariage de la jeune reine en Espagne, l'influence française y étant confirmée. Mais la chute du gouvernement Peel en 1846 modifia le climat des relations franco-britanniquess ; et le retour de Palmerston - obstinément anti-français - aux affaires étrangères, ravive la rivalité des deux pays.

Lord Palmerston et la conduite de Sir Henry Bulwer (futur Lord Dalling) à Madrid laissait penser à Guizot que l'entente était rompue, et qu'il était prévu de mettre un Saxe-Cobourg sur le trône espagnol.

Déterminé à résister à une telle intrigue, Guizot et le roi Louis-Philippe Ier se lancèrent précipitamment dans une contre-intrigue, complètement contraire avec leur engagement avec le Royaume-Uni, et fatale au bonheur de la reine d'Espagne. Par leur influence, elle fut poussée à se marier avec son cousin germain François de Bourbon, et sa sœur mariée au plus jeune fils du roi des Français, en violation des promesses de Louis-Philippe. Bien que cette action fût réalisée à une époque de triomphe de la politique française, elle fut en vérité fatale à la monarchie en contribuant à discréditer le ministre.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Son effet immédiat fut la rupture de l'alliance franco-britannique, jetant Guizot dans une coopération plus étroite avec Metternich, absolutiste, et les cours du nord de l'Europe. En France, ce rapprochement déplaît aux libéraux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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