Ainhice-Mongelos

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Ainhice-Mongelos
L'église de l'Assomption
L'église de l'Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Jean-Pied-de-Port
Intercommunalité communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Jean-Pierre Irigoin
2014-2020
Code postal 64220
Code commune 64013
Démographie
Gentilé Ainhiztar
Population
municipale
163 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 22″ N 1° 09′ 15″ O / 43.2061, -1.15416666667 ()43° 12′ 22″ Nord 1° 09′ 15″ Ouest / 43.2061, -1.15416666667 ()  
Altitude Min. 195 m – Max. 546 m
Superficie 10,30 km2
Localisation

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Ainhice-Mongelos

Ainhice-Mongelos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Ainhiztar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau à l'entrée du village
Porte bouteille, style de Basse-Navarre
La mairie

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ainhice-Mongelos est desservie par les routes départementales 933 (ancienne route nationale 133) et 422 ainsi que par le GR 65 (via Podiensis, l'un des chemins contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.
La ligne 871 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, reliant Saint-Étienne-de-Baïgorry à Saint-Palais, dessert la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] par un affluent de la Nive, le Lakako erreka (qui prend sa source sur Ainhice-Mongelos) et par un tributaire du Laurhibar, le ruisseau Arzubiko erreka ainsi que par des affluents de ce dernier, le Bassaguibeléko erreka et le ruisseau d'Idiondoa. L'Artikaitéko erreka, qui se jette plus loin dans la Bidouze, arrose également la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ainhice apparaît sous les formes Anƒiz (1135[9] et 1136[10]), Aniça (1264[10] et 1309[9]), Anhice (1304[10] et 1307[9]), Aniça (1350[10]), Anhice (1366[10] et 1413[9]), Ainza (1513[4], titres de Pampelune[11]), Añiza, Aniça et Aynice (1621[4] pour les trois formes, Martin Biscay[12]) et Ainhisse (1665[4], règlement des États de Navarre[13]).
Le toponyme basque est Aïnhice, Ainhiza ou Ainhiz(e)[9]. Pour Jean-Baptiste Orpustan, l'origine du toponyme reste inconnue.

Le toponyme Mongelos apparaît sous les formes Mongelos (1249[10], 1264[9], 1309[9] et 1413[9]), Mont gelos (1292[10], 1307[9] et 1350[9]), Montis gelosi (1304[10]), Monjelos (1321[4], titres de la Camara de Comptos[14]), Mont gelos (1350[10]), Mongelos en Cize (1477[4], contrats d'Ohix[15]) et Saint-Jean de Mongelos (1703[4], visites du diocèse de Bayonne[16]).
Mongelos est, d’après Brigitte Jobbé-Duval[1],[10], un nom gascon signifiant mont Jaloux.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Achurdé désigne un col de montagne entre Lantabat et Ainhice-Mongelos (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Elizaldea apparaît sous la graphie Eliçalde (1412[10], liste des feux du royaume de Navarre).
Elizetchékoborda est évoqué sous la forme Élissetche par Paul Raymond[4], comme étant un fief vassal du royaume de Navarre, tout comme Erdoïs. Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque mentionne qu'il y avait une prébende de ce dernier nom, « fondée dans l’église d’Ainhice »[4].
Le fief Fleur-de-Lys, vassal du royaume de Navarre, est cité en 1621 sous la graphie Flor-de-Lis (Martin Biscay[12]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ainhize-Monjolose[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Mongelos, bastide médiévale, fut créé en 1240[10] et dépendait du roi de Navarre[1]. Autrefois dépendant d'Ainhice, il s'est uni à cette dernière le 16 août 1841[1].

À l'automne 1512, Jean d'Albret tente une première contre-offensive après que le royaume de Navarre ait été presque entièrement conquis par Ferdinand d'Aragon. Épaulé par des renforts français envoyés par Louis XII et les Navarrais, l'armée de Jean d'Albret traverse la Soule (Mauléon, puis le port de Larrau pour pénétrer dans la vallée de Salazar), tandis que le Dauphin de France, le futur François Ier, attaque depuis le Béarn et entre par Saint-Jean-Pied-de-Port. Une première bataille rangée a lieu devant Ainhice-Mongelos que les Castillans incendient avant de s'enfuir[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2004 Guillaume Eyharts    
2004 en cours Jean-Pierre Irigoin    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à sept structures intercommunales[18] :

La commune accueille le siège du syndicat scolaire du RPI Ainhice-Gamarthe-Lacarre.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
427 379 363 415 398 510 549 500 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 417 406 412 388 395 390 354 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
327 333 355 310 286 276 275 268 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
230 226 199 179 173 175 164 164 161
2011 - - - - - - - -
163 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Euskal Herriko Laborantza Ganbara ou 'chambre d'agriculture du Pays basque' est une association loi de 1901, créée le 15 janvier 2005 et dont le siège se trouve à Ainhice-Mongelos.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Porte de ferme
Point d'eau
Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Ainhice-Mongelos est le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les fermes Barnetxea[6], Elizaldea[21], Etxeparea[7] et Irazabalea[8] datent du XVIIe siècle.

Fenêtre à linteau (1741)
Maison du XIXe siècle (1857)

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption[22] date du milieu du Moyen Âge.

Équipements[modifier | modifier le code]

enseignement

La commune dispose d'une école maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Ainhice-Mongelos
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  6. a et b « La ferme Barnetxea », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. a et b « La ferme Etxeparea », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a et b « La ferme Irazabalea », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4), page 132
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Présentation d'Ainhice-Mongelos », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  12. a et b Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  13. Collection manuscrite de 11 volumes de délibérations (1606 à 1789) - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  15. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. 1512 – 1522 : Dix années pour conquérir la Navarre sur le site de Nabarralde.
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  21. « La ferme Elizaldea », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « L'église de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes des Pyrénées-Atlantiques