Pagolle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pagolle
Vue du village depuis la route de Juxue.
Vue du village depuis la route de Juxue.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité Communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Gabriel Lopépé
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64441
Démographie
Gentilé Pagolar
Population
municipale
270 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 31″ N 0° 59′ 21″ O / 43.2253, -0.98916666666667 ()43° 13′ 31″ Nord 0° 59′ 21″ Ouest / 43.2253, -0.98916666666667 ()  
Altitude Min. 130 m – Max. 648 m
Superficie 15,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Pagolle

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Pagolle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pagolle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pagolle

Pagolle est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Pagolar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à cheval sur la frontière séparant les provinces basques de Basse-Navarre et de Soule, et fait partie des pays d'Ostabarret et des Arbailles (Soule).

Accès[modifier | modifier le code]

Le centre de Pagolle est traversé par la route départementale D302, route reliant les anciennes routes nationales RN 133 (aujourd'hui D933) et RN 618 (aujourd'hui D918) entre Uhart-Mixe et Musculdy. On peut également accéder à Pagolle par Juxue.

Pagolle est située à 16 km de Saint-Palais et à 14 km de Mauléon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pagolle est traversée[2] par le Pagolako uraitza ('le torrent de Pagolle'), qui prend sa source à proximité du col d'Osquich et qui se jette dans la Bidouze, 16.2 km plus loin, à Uhart-Mixe, après avoir traversé Lohitzun-Oyhercq et Larribar-Sorhapuru.

Ce cours d'eau constitue la frontière entre la Soule et la Basse-Navarre.

Un autre tributaire de la Bidouze, le Larramendiko erreka, arrose également la commune.

Lieux-dits et quartiers[modifier | modifier le code]

  • oxkax erreka
  • pagola xokua
  • antzera moskua
  • peko oihan

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Pagolle apparaît[3] sous les formes Grangia de Paguola et Pagaule (respectivement 1178 et XIIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV[4]), Nostre-Done de Paguole et Pagola (respectivement vers 1460 et vers 1470, contrats d'Ohix[5]) et Pagole (1479[6]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[6] indique que Pagolle provient de phag(a)-ola, 'cabane des hêtres'.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mehaltzu apparaît[3] sous la forme Méhalçu (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et désigne un mont entre les communes de Juxue et de Pagolle.

L'Euskaltzaindia recommande la forme "Mehaltzu" et il est typographié "Mehalçu" sur les cartes IGN. On peut trouver également la forme "Mehalzu".

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Pagola[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois, Pagolle possédait un prieuré dépendant du diocèse d'Oloron. Ce prieuré était desservi par les Prémontrés installé à l'abbaye d'Arthous. Le prieuré de Pagolle avait été offert en 1178 (Grangia de Paguola, grange-hôpital) par le vicomte de Soule à l'abbaye d'Arthous.

La paroisse de Pagolle dépendait de la déguerie de Peyriède (incluant également Aussurucq, Ordiarp, Musculdy, Garindein et Suhare) dans la messagerie des Arbailles.

À la fin de l'ancien régime en 1790, Pagolle dépendait du canton de Domezain. Le canton, composé de communes souletines, fut ensuite englobé au canton de Saint-Palais, anciennement bas-navarrais.

Le 19 mars 1829, le quartier "Pagolle-Oyhana" est détaché de la commune de Juxue pour être rattaché à Pagolle[7]. La commune, historiquement souletine, se retrouva alors traversée par la frontière historique entre la Basse-Navarre et la Soule. Linguistiquement, le quartier "Pagolle-Oyhana" parlait le bas-navarrais oriental et la commune de Pagolle le souletin[8].

Rattachée à la Basse-Navarre dans les « listes de communes » des provinces basques en circulation au début du XXIe siècle, Pagolle est en réalité une commune traversée par la frontière entre la Soule et la Navarre. La partie occidentale du territoire communal se trouve en effet en Basse-Navarre, mais la partie orientale est souletine, la frontière ayant été précisée définitivement en ce secteur en 1475[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989   Gabriel Lopépé   Agriculteur
1977 1989 Michel Etcheber   Agriculteur
1971 1977 Raymond Urrutiaguer    
1959 1971 Jean-Pierre Çaldumbide    
1935 1959 Pierre Urrutiaguer    
1908 1935 Arnaud Çaldumbide    
1891 1908 Jean Casenave    
1881 1884 Pierre Barreix    
1874 1881 Pierre Eraçarret   Laboureur
1847 1874 Pierre Laco    
1835 1847 Jacques Elischondo    
1832 1835 Joseph Etcheberry    
1820 1832 Jean Sallaberry    
1801 1820 Jean Recart    
1799 1801 Dominique Etcheberry    
1798 1799 Bertrand Aguer    
1796 1798 Arnaud Etchegoyhen    
1795 1796 Jean Astaillon    
1792 1796 Jean Recart    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Pagolle appartient à cinq structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes d'Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Pastoralisme[modifier | modifier le code]

De par son histoire, Pagolle a la particularité d'appartenir à deux commissions syndicales[11] :

  • la commission syndicale de l'Oztibarre ;
  • la commission syndicale du pays de Soule.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 270 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 195 255 226 598 565 600 501 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
454 443 443 461 471 436 431 405 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
440 401 404 402 436 449 394 378 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
360 317 316 289 267 254 262 263 270
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Pagolle est un village essentiellement agricole.
L'activité principale est l'élevage extensif de brebis laitières (races locales manex et basco-béarnaises)dont le lait est destiné à la confection de l'Ossau-iraty, Pagolle étant situé dans la zone de l'AOC.
Outre la production laitière, la vente d'agneaux (viandes) est également un débouché. On trouve également quelques élevages bovins (viandes). Les élevages bovins laitiers et les élevages de moutons destinés à la boucherie ont quasiment disparu.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Mehalzu (648 mètres)

Pagolle a organisé la pastorale souletine en 1982 (titre : Pette Basabürü écrit par le père Junes Casenave).

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes le dernier week-end de septembre ou le premier week-end d'octobre.
  • Historiquement, les fêtes se déroulaient le dimanche suivant l'Assomption.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar est situé, au lieu-dit Mehaltzu, à 648 mètres d'altitude.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[14] date de 1893.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le point culminant est le Mehalzu (648 mètres).

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Pagolle
  3. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  5. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  7. Ordonnance du roi n°10,945 dans le Bulletin des lois
  8. Arturo Campion, l'un des père du nationalisme basque et linguiste, dresse une liste des villages en fonction des formes dialectales parlées se basant notamment sur les travaux de Louis-Lucien Bonaparte dans l'article Geografía linguística del euskara dans la "Revista Euskara" entre 1878 et 1883
  9. Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  11. Commissions syndicales
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :