Pagolle
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| Pagolle | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Saint-Palais | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes d'Amikuze | |||||
| Maire Mandat |
Gabriel Lopépé 2008-2014 |
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| Code postal | 64120 | |||||
| Code commune | 64441 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
263 hab. (2007) | |||||
| Densité | 17 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 130 m — Max. 648 m | |||||
| Superficie | 15,90 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Pagolle est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Pagolar.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune est située à cheval sur la frontière séparant les provinces basques de Basse-Navarre et de Soule, et fait partie des pays d'Ostabarret et des Arbailles.
Accès [modifier]
Le centre de Pagolle est traversé par la route départementale D302, route reliant les anciennes routes nationales RN 133 (aujourd'hui D933) et RN 618 (aujourd'hui D918) entre Uhart-Mixe et Musculdy. On peut également accéder à Pagolle par Juxue.
Pagolle est située à 16 km de Saint-Palais et à 14 km de Mauléon.
Hydrographie [modifier]
Pagolle est traversée[1] par le Pagolako uraitza ('le torrent de Pagolle'), qui prend sa source sur la commune et qui se jette dans la Bidouze, 16.2 km plus loin, à Uhart-Mixe, après avoir traversé Lohitzun-Oyhercq et Larribar-Sorhapuru.
Ce cours d'eau constitue la frontière entre la Soule et la Basse-Navarre.
Un autre tributaire de la Bidouze, le Larramendiko erreka, arrose également la commune.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Eyherabide
- Mehaltzu
- Mercabidia
- Taquilia
Communes limitrophes [modifier]
- Arhansus, Uhart-Mixe et Lohitzun-Oyhercq au nord
- Ordiarp à l'est
- Juxue à l'ouest
- Saint-Just-Ibarre au sud-ouest
- Musculdy au sud
Toponymie [modifier]
Son nom basque est Pagola ou Phagola.
Jean-Baptiste Orpustan[2] indique que Pagolle provient de phag(a)-ola, 'cabane des hêtres'.
Le toponyme Pagolle apparaît[3] sous les formes Grangia de Paguola et Pagaule (respectivement 1178 et XIIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV[4]), Nostre-Done de Paguole et Pagola (respectivement vers 1460 et vers 1470, contrats d'Ohix[5]) et Pagole (1479[2]).
Selon l'Euskaltzaindia, la forme recommandée en basque est Pagola. La forme Phagola provient d'une ancienne graphie, respectant le p aspiré, [pʰ], n'existant pas en français et tendant à disparaître en basque au détriment d'un simple [p].
Le toponyme Mehaltzu apparaît[3] sous la forme Méhalçu (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et désigne un mont entre les communes de Juxue et de Pagolle. L'Euskaltzaindia recommande la forme "Mehaltzu" et il est typographié "Mehalçu" sur les cartes IGN. On peut trouver également la forme "Mehalzu".
Histoire [modifier]
Autrefois, Pagolle possédait un prieuré dépendant du diocèse d'Oloron. Ce prieuré était desservi par les Prémontrés installé à l'abbaye d'Arthous. Le prieuré de Pagolle avait été offert en 1178 (Grangia de Paguola, grange-hôpital) par le vicomte de Soule à l'abbaye d'Arthous.
À la fin de l'ancien régime en 1790, Pagolle dépendait du canton de Domezain. Le canton, composé de communes souletines, fut ensuite englobé au canton de Saint-Palais, anciennement bas-navarrais.
Le 19 mars 1829, le quartier "Pagolle-Oyhana" est détaché de la commune de Juxue pour être rattaché à Pagolle[6]. La commune, historiquement souletine, se retrouva alors traversée par la frontière historique entre la Basse-Navarre et la Soule. Linguistiquement, le quartier "Pagolle-Oyhana" parlait le bas-navarrais oriental et la commune de Pagolle le souletin[7].
Rattachée à la Basse-Navarre dans les « listes de communes » des provinces basques en circulation au début du XXIe siècle, Pagolle est en réalité une commune traversée par la frontière entre la France et la Navarre. La partie occidentale du territoire communal se trouve en effet en Basse-Navarre, mais la partie orientale est souletine, la frontière ayant été précisée définitivement en ce secteur en 1475[8].
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Pagolle appartient à cinq structures intercommunales :
- communauté de communes d'Amikuze
- syndicat AEP du Pays de Soule
- syndicat départemental d'électrification
- syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze
- syndicat pour le soutien à la culture basque
Pastoralisme [modifier]
De par son histoire, Pagolle a la particularité d'appartenir à deux commissions syndicales :
- Commission syndicale de l'Oztibarre
- Commission syndicale du Pays de Soule
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Pagolle est un village essentiellement agricole.
L'activité principale est l'élevage extensif de brebis laitières (races locales manech et basco-béarnaises)dont le lait est destiné à la confection de l'Ossau-iraty, Pagolle étant situé dans la zone de l'AOC.
Outre la production laitière, la vente d'agneaux (viandes) est également un débouché. On trouve également quelques élevages bovins (viandes). Les élevages bovins laitiers et les élevages de moutons destinés à la boucherie ont quasiment disparu.
Culture et patrimoine [modifier]
Pagolle a organisé la pastorale souletine en 1982 (titre : Pette Basabürü écrit par le père Junes Casenave).
Festivités [modifier]
- Fêtes le dernier week-end de septembre ou le premier week-end d'octobre.
- Historiquement, les fêtes se déroulaient le dimanche suivant l'Assomption.
Patrimoine civil [modifier]
Un gaztelu zahar est situé, au lieu-dit Mehaltzu, à 648 mètres d'altitude.
Patrimoine religieux [modifier]
L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[11] date de 1893.
Patrimoine environnemental [modifier]
Le point culminant est le Mehalzu (648 mètres).
Équipements [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice du Sandre sur Pagolle
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
- Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Ordonnance du roi n°10,945 dans le Bulletin des lois
- Arturo Campion, l'un des père du nationalisme basque et linguiste, dresse une liste des villages en fonction des formes dialectales parlées se basant notamment sur les travaux de Louis-Lucien Bonaparte dans l'article Geografía linguística del euskara dans la "Revista Euskara" entre 1878 et 1883
- Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
