Boucau

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Vieux-Boucau.
Boucau
Porche ouest du bois Guilhou
Porche ouest du bois Guilhou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bayonne-Nord
Intercommunalité Agglomération Côte Basque-Adour
Maire
Mandat
Francis Gonzalez
2014-2020
Code postal 64340
Code commune 64140
Démographie
Gentilé Boucalais
Population
municipale
7 801 hab. (2011)
Densité 1 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 28″ N 1° 29′ 07″ O / 43.5244, -1.48527777778 ()43° 31′ 28″ Nord 1° 29′ 07″ Ouest / 43.5244, -1.48527777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 51 m
Superficie 5,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.boucau.fr/

Boucau est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Boucalais[1] (ou Bokales[2],[3] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine, elle s'étend sur 5 8 km² et compte 7 502 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 1 289 habitants par km², Boucau a connu une hausse de 7,2 % de sa population par rapport à 1999. Entourée par les communes de Tarnos, Anglet et Bayonne, Boucau est située à 4 km au nord-ouest de Bayonne, la plus grande ville aux alentours. Située à 11 mètres d'altitude, le fleuve Adour est le principal cours d'eau qui longe la ville de Boucau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Adour longe Boucau avant de se jeter dans le golfe de Gascogne à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche. Un de ses affluents, le ruisseau du moulin Esbouc, arrose également les terres de la commune[4].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie de Boucau découpe[Quand ?] la ville en neuf quartiers :

  • Montespan au nord ;
  • Matignon au nord ;
  • Beyré au nord ;
  • Barthassot au nord ;
  • Lahillade au centre ;
  • Romatet au centre ;
  • Picquessary au centre ;
  • Loustau au sud ;
  • Saint-Gobain au sud.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Boucau apparaît[6] sous les formes Puncta (XII ° siècle), Putta et Puncta (début XIIIe siècle, Pardessus, collection des lois maritimes[6]), La Punte (1255, archives de Bayonne[7]), Le Boucau (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[6]) et Bokale[8] au XIXe siècle.

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Bokale[3] et son nom occitan gascon est Lo Bocau.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1578 que l'Adour, dont l'embouchure se trouve alors plus au nord, à Vieux-Boucau, est détournée pour se jeter dans un quartier de la ville de Tarnos (Landes) : le Boucau.
En effet, en 1562, la ville de Bayonne, alors en déclin, obtient de Charles IX de France qu'on lui donne un accès direct à l'océan. C'est Louis de Foix qui fait réaliser la trouée vers l'océan dans laquelle le fleuve s'engouffre le 25 octobre 1578.
Le trafic du port fait alors vivre des pilotes guidant les navires et quelques dockers.

Boucau a fait partie de la baronnie du Seignanx. Le Seignanx est centré sur les croupes surplombant les anciens marais d'Orx, asséchés en 1864. Il était initialement constitué des localités de Boucau, Tarnos, Ondres, Saint-Martin-de-Seignanx, et Saint-André-de-Seignanx.

En 1855, le tracé de la liaison ferroviaire Bordeaux-Bayonne entraîne la création d'une gare dans ce même quartier. Napoléon III, par décret du 14 septembre 1857, décide de la création de la commune de Boucau, en détachant 2 quartiers de Tarnos : le quartier bas (Boucau) et le quartier haut (Romatet).

L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l’Adour en 1881. L’usine est spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées. Cette industrialisation subite va entraîner une expansion économique et démographique sans précédents sur la commune. L'« épopée » des forges s'achève en 1965.

Boucau et le Pays basque

Comme précisé plus haut Boucau faisait partie de Tarnos (Landes, Gascogne! ...) pourquoi parler de Pays Basque alors ?

La quasi-totalité des cartes récentes où figure une frontière précise pour la province du Labourd y fait figurer Boucau[9]. De même, cette ville est généralement mentionnée dans les listes de communes du Labourd[10].

Les choses ne sont néanmoins pas totalement simples : du point de vue de la stricte histoire administrative, Boucau n'a en effet jamais été dépendante du Labourd ni de Bayonne. Simple écart de Tarnos sous l'Ancien Régime, elle suivait le même sort que les paroisses du Seignanx : la coutume en vigueur y était celle de Dax, la sénéchaussée celle de Tartas.

Sous l'influence sans doute des frontières départementales contemporaines, il n'en reste pas moins que la représentation commune en ce début de XXIe siècle rattache en général Boucau au Pays basque : c'est en tous cas l'analyse de Gisèle Carrière-Prignitz qui rappelle dans un premier temps que jusqu'à récemment la frontière nord du Pays basque était constituée par le cours de l'Adour pour les représentations collectives, mais pour ajouter que celles-ci ont évolué. Aujourd'hui, tant Boucau que le quartier bayonnais de Saint-Esprit sont « intégrés » aux provinces basques – même s'ils restent pour certains une « frontière », comme en témoignent encore récemment des rixes entre « Landais » et « Bayonnais » aux fêtes de Bayonne[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 juin 1995 Jean Abbadie PCF Conseiller général du canton de Bayonne-Nord (1973-1992)
juin 1995 mars 2001 François Jacqué RPR  
mars 2001 Avril 2014 Marie José Espiaube PCF Vice-Présidente de l'Agglomération Côte Basque-Adour de 2011 à 2014
2014 en cours Francis Gonzalez DVG Vice-Président de l'Agglomération Côte Basque-Adour depuis 2014

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boucau fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Boucau fait partie de six structures intercommunales[12] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • l’agglomération Côte Basque-Adour ;
  • le syndicat AEP de Boucau-Tarnos ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Boucau accueille le siège du syndicat AEP de Boucau-Tarnos.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Montilla (Espagne) depuis 1979[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 801 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 512 1 487 1 555 1 643 1 700 1 863 2 720 3 440 3 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 944 4 785 5 280 5 182 5 469 5 738 5 568 5 187 5 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 801 5 831 6 091 6 169 6 814 7 007 7 325 7 342 7 762
2011 - - - - - - - -
7 801 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Son industrie se résume aujourd'hui à l'Aciérie de l'Atlantique[16] (groupe espagnol Celsa depuis mai 2007), créée en 1995, spécialisée dans la production de billettes d'acier.
Les Ciments de l'Adour, filiale des Ciments français (groupe Italcementi), ont maintenu une usine de fabrication de ciments à l'emplacement des anciennes Forges de l'Adour jusqu'en 1993. Jusqu'à cette date, des barges transportant du calcaire en provenance des carrières de Guiche et d'Arancou descendaient l'Adour (à heures variables, compte tenu de l'influence des marées sur les tirants d'air sous les ponts) pour alimenter l'usine. Depuis cette date, l'usine a été transformée en centre de broyage. Elle est désormais un centre d'ensachage de ciments fabriqués en Espagne par le même groupe.
Comme le reste de la côte basque et aquitaine, la commune vit du tourisme littoral.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

La langue qui prédominait jusqu'à la fin du XIXe siècle était l'occitan dans sa variété gasconne. La Carte des Sept Provinces basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre ainsi que Boucau ne se situe pas dans l'aire linguistique basque.

Festivités

Organisées par le Comité des fêtes, les fêtes patronales se déroulent du 10 au 19 juin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-Auxiliatrice[17].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Le bois de Guilhou (19 hectares) est jalonné de divers sentiers de randonnées.

Équipements[modifier | modifier le code]

Clubs et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le Boucau Tarnos stade est un club de rugby à XV. Jusqu'à la saison 1988-89, il se dénommait Boucau-Stade. Il a longtemps joué les premiers rôles dans le championnat de France (21 saisons consécutive en 1re division de la saison 1970-71 à la saison 1990-91) avant de subir les contrecoups du déclin économique des années 80/90.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Henri-Barbusse[18]).

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Les lignes B, 4, 7 et 9 du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Boucau en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Boucau.
Paul Rambié, né le 24 mai 1919 à Boucau, est un artiste peintre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006" (ISBN 2 86781 396 4)
  3. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  4. Notice du Sandre sur Boucau
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  6. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Archives de Bayonne, AA 1, page 89
  8. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  9. Une exception isolée (et déjà ancienne) est la carte du Pays basque qui illustre Eugène Goyheneche, Notre terre basque : notions de géographie, histoire et culture populaire, Ikas,‎ 1961 (consulté dans sa 2e édition, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979).
  10. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1]
  11. Gisèle Carrère-Prignitz, « Représentations du Sud : enquête sociolinguistique au Pays basque et en Béarn », dans Gisèle Carrère-Prignitz, Véronique Duché-Gavet et Yves Landerouin (coord.), Les Pyrénées, une frontière ?, L'Harmattan, 2005, p. 245 (ISBN 274759663X)
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. Wikimapia - Notice sur l'Aciérie de l'Atlantique
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame-Auxiliatrice
  18. Site de l'académie de Bordeaux - Fiche d'établissement concernant le collège Henri-Barbusse
  19. Plan du réseau Chronoplus à partir du 31 janvier 2010, consulté le 14 février 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • IVe centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du Congrès de Bayonne 28/29 X 1978 - Société des sciences lettres & arts de Bayonne

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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