Boucau
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| Boucau | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Région | Aquitaine | |
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |
| Arrondissement | Bayonne | |
| Canton | Bayonne-Nord | |
| Code Insee | 64140 | |
| Code postal | 64340 | |
| Maire Mandat en cours |
Marie-José Espiaube 2008-2014 |
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| Intercommunalité | sans | |
| Latitude Longitude |
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| Altitude | 0 m (mini) – 51 m (maxi) | |
| Superficie | 5,82 km² | |
| Population sans doubles comptes |
7 342 hab. (2006) |
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| Densité | 1261,5 hab./km² | |
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Localisation sur la carte départementale
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Boucau est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Son nom basque est Bokale. Son nom gascon est Lo Bocau.
Le gentilé est Boucalais[1] (ou Bokales[2] en basque).
Sommaire |
[modifier] Géographie
Son nom occitan gascon est Bocau [buˈkaw], qui signifie dans cette langue l'embouchure. C'est en effet à cet endroit que l'Adour se jette dans l'océan Atlantique depuis 1578, date à laquelle a été détourné l'ancien cours aval qui du fait de l'ensablement avait dérivé jusqu'à Capbreton et même Vieux-Boucau où il formait un delta. De ce nom gascon dérivent ses noms en basque - Bokale - et français.
[modifier] Hydrographie
L'Adour longe Boucau avant de se jeter dans le golfe de Gascogne à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche. Un de ses affluents, le ruisseau du moulin Esbouc, arrose également les terres de la commune[3].
[modifier] Lieux-dits et hameaux
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Toponymie
Le toponyme Boucau apparaît[4] sous les formes Putta et Puncta (début XIIIe siècle, Pardessus, collection des lois maritimes[4]), Le Punte (1255, archives de Bayonne[5]) et Le Boucau (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
[modifier] Histoire
C'est en 1578 que l'Adour, dont l'embouchure se trouve alors plus au nord, à Vieux-Boucau, est détournée pour se jeter dans un quartier de la ville de Tarnos (Landes) : le Boucau.
En effet, en 1562, la ville de Bayonne, alors en déclin, obtient de Charles IX de France qu'on lui donne un accès direct à l'océan. C'est Louis de Foix qui fait réaliser la trouée vers l'océan dans laquelle le fleuve s'engouffre le 25 octobre 1578.
Le trafic du port fait alors vivre des pilotes guidant les navires et quelques dockers.
Boucau a fait partie de la baronnie du Seignanx. Le Seignanx est centré sur les croupes surplombant les anciens marais d'Orx, asséchés en 1864. Il était initialement constitué des localités de Boucau, Tarnos, Ondres, Saint-Martin-de-Seignanx, et Saint-André-de-Seignanx.
En 1855, le tracé de la liaison ferroviaire Bordeaux-Bayonne entraîne la création d'une gare dans ce même quartier. Napoléon III, par décret du 14 septembre 1857, décide de la création de la commune de Boucau, en détachant 2 quartiers de Tarnos : le quartier bas (Boucau) et le quartier haut (Romatet).
L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l’Adour en 1881. L’usine est spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées. Cette industrialisation subite va entraîner une expansion économique et démographique sans précédents sur la commune. "L'épopée" des Forges s'achève en 1965.
- Boucau et le Pays basque
La quasi-totalité des cartes récentes où figure une frontière précise pour la province du Labourd y fait figurer Boucau. De même, cette ville est généralement mentionnée dans les listes de communes du Labourd[6].
Les choses ne sont néanmoins pas totalement simples : du point de vue de la stricte histoire administrative, Boucau n'a en effet jamais été dépendante du Labourd ni de Bayonne. Simple écart de Tarnos sous l'Ancien Régime, elle suivait le même sort que les paroisses du Seignanx : la coutume en vigueur y était celle de Dax, la sénéchaussée celle de Tartas.
Sous l'influence sans doute des frontières départementales contemporaines, il n'en reste pas moins que la représentation commune en ce début de XXIème siècle rattache en général Boucau au Pays basque : c'est en tous cas l'analyse de Gisèle Carrière-Prignitz qui rappelle dans un premier temps que jusqu'à récemment la frontière nord du Pays basque était constituée par le cours de l'Adour pour les représentations collectives, mais pour ajouter que celles-ci ont évolué. Aujourd'hui, tant Boucau que le quartier Bayonnais de Saint-Esprit sont « intégrés » aux provinces basques – même s'ils restent pour certains une « frontière », comme en témoignent encore récemment des rixes entre « Landais » et « Bayonnais » aux fêtes de Bayonne[7].
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| novembre 1857 | septembre 1874 | Pierre Lacouture | ||
| décembre 1874 | décembre 1886 | Auguste Laborde | ||
| décembre 1886 | mai 1888 | Émile Bonneton | ||
| mai 1888 | mai 1912 | Eugène Dumontel | ||
| mai 1912 | septembre 1912 | Joseph Valette | ||
| septembre 1912 | décembre 1919 | Gabriel Castagnet | ||
| décembre 1919 | mai 1920 | Louis Garrabé | ||
| mai 1920 | août 1920 | Henri Dordeson | ||
| août 1920 | janvier 1921 | Gérard Ortet | ||
| janvier 1921 | juillet 1930 | Maurice Perse | ||
| juillet 1930 | décembre 1931 | Georges Lassalle | ||
| décembre 1931 | juillet 1934 | Maurice Perse | ||
| juillet 1934 | mai 1935 | Eugène Lasmaries | ||
| mai 1935 | août 1939 | Jean-Baptiste Lanusse | PCF | |
| novembre 1939 | mai 1940 | Clément Courtiau | nommé par le préfet | |
| mai 1940 | août 1941 | Raymond Lapègue | nommé par le préfet | |
| août 1941 | août 1944 | Michel Harispuru | nommé par le préfet | |
| août 1944 | septembre 1944 | Louis Palis | ||
| septembre 1944 | mars 1965 | Jean-Baptiste Lanusse | PCF | |
| mars 1965 | juin 1995 | Jean Abbadie | PCF | |
| juin 1995 | mars 2001 | François Jacqué | RPR | |
| mars 2001 | mars 2008 | Marie José Espiaube | PCF | |
| mars 2008 | 2014 | Marie José Espiaube | PCF | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Intercommunalité
Boucau fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian mais ne fait partie d'aucune intercommunalité. .
La commune a récemment pris un engagement dans le sens de son intégration à la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz.
Boucau fait partie de sept structures intercommunales :
- syndicat mixte d'études pour l'élaboration et le suivi du SCOT de l'agglomération de Bayonne et sud des Landes
- agence publique de gestion locale
- syndicat intercommunal de Boucau-Tarnos
- syndicat pour le soutien à la culture basque
- syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération de Bayonne
- syndicat AEP de Boucau-Tarnos
- syndicat départemental d'électrification.
[modifier] Jumelage
Montilla (Espagne) depuis 1979[8]
[modifier] Démographie
[modifier] Économie
Son industrie se résume aujourd'hui à l'Aciérie de l'Atlantique[9] (groupe espagnol Celsa depuis mai 2007), créée en 1995, spécialisée dans la production de billettes d'acier.
Les Ciments de l'Adour, filiale des Ciments Français (groupe Italcementi), ont maintenu une usine de fabrication de ciments à l'emplacement des anciennes Forges de l'Adour jusqu'en 1993. Jusqu'à cette date, des barges transportant du calcaire en provenance des carrières de Guiche et d'Arancou descendaient l'Adour (à heures variables, compte tenu de l'influence des marées sur les tirants d'air sous les ponts) pour alimenter l'usine. Depuis cette date, l'usine a été transformée en centre de broyage. Elle est désormais un centre d'ensachage de ciments fabriqués en Espagne par le même groupe.
Comme le reste de la côte basque et aquitaine, la commune vit du tourisme littoral.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Patrimoine civil
[modifier] Patrimoine religieux
- Église Notre-Dame-Auxiliatrice[10].
[modifier] Patrimoine environnemental
- Le bois de Guilhou (19 hectares) est jalonné de divers sentiers de randonnées.
[modifier] Équipements
- Clubs et équipements sportifs
- Le Boucau Tarnos stade est un club de rugby à XV. Jusqu'à la saison 1988, il se dénommait Boucau-Stade. Il a longtemps joué les premiers rôles dans le championnat de France avant de subir les contrecoups du déclin économique des années 80.
- Enseignement
La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Henri Barbusse[11]).
- Transports urbains
Boucau est desservie par la STAB avec les lignes 5, 8 et 10.
- la ligne .5. -Tarnos Femme d'un Siècle <> Centre Commercial l'Océan <> Tarnos Femme d'un Siècle ;
- la ligne .8. - Anglet Juvigny <> Bayonne Mairie <> Tarnos Forges ;
- la ligne 10 - Tarnos La Plaine <> Bayonne Mairie.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean Castets, né le 7 septembre 1900 à Boucau, est un joueur de rugby à XV. Il a joué en équipe de France et évoluait au poste de deuxième ligne.
- Jean-Baptiste Bédère, né le 6 février 1902 à Boucau et décédé le 1er juin 1969, est un joueur français de rugby à XV ayant occupé le poste de seconde ligne au Boucau Tarnos stade, puis au Castres olympique, et enfin au SU Agen.
- Laurent Bidart, né le 11 janvier 1930 à Boucau, est un joueur de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et le Stade rochelais.
- Robert Baulon, né le 21 octobre 1930 à Boucau, est un joueur français de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France, le CS Vienne, l'Aviron bayonnais et le Stade montois.
[modifier] Notes
- ↑ http://www.mairie.biz/mairie-boucau-64340.html
- ↑ Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- ↑ Notice du Sandre sur Boucau
- ↑ a b c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- ↑ Archives de Bayonne, AA 1, page 89
- ↑ On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1]
- ↑ Gisèle Carrère-Prignitz, « Représentations du Sud : enquête sociolinguistique au Pays basque et en Béarn », dans Gisèle Carrère-Prignitz, Véronique Duché-Gavet et Yves Landerouin (coord.), Les Pyrénées, une frontière ?, L'Harmattan, 2005, p. 245 (ISBN 274759663X)
- ↑ Annuaire des villes jumelées
- ↑ Wikimapia - Notice sur l'Aciérie de l'Atlantique
- ↑ Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame-Auxiliatrice
- ↑ Site de l'académie de Bordeaux - Fiche d'établissement concernant le collège Henri Barbusse
[modifier] Bibliographie
- IVe centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du Congrès de Bayonne 28/29 X 1978 - Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne

