Aïcirits-Camou-Suhast
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| Aïcirits-Camou-Suhast | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Saint-Palais | |||||
| Intercommunalité | communauté de communes d'Amikuze | |||||
| Maire Mandat |
Guy Énéco 2008-2014 |
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| Code postal | 64120 | |||||
| Code commune | 64010 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Aiziriztar | |||||
| Population municipale |
655 hab. (2010) | |||||
| Densité | 68 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 26 m – Max. 155 m | |||||
| Superficie | 9,60 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Aïcirits-Camou-Suhast est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
La commune fait partie du pays de Mixe dans la province basque de Basse-Navarre.
Accès[modifier]
Aïcirits-Camou-Suhast est desservie par les routes départementales 11, 29, 933 et 529[2].
Hydrographie[modifier]
Ses terres, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, la Joyeuse et les ruisseaux d'Eyherachar et de Récalde.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
- Aguerria[2]
- Ahano[2]
- Aïcirits[2]
- Aiherguy[2]
- Berhouet[2]
- Blazy[2]
- Bordaberry[2]
- Camou[2]
- Capou[2]
- Changartia[2]
- Chourry[2]
- Christy[2] (2 lieux-dits)
- Coutrenia[2]
- Elgartemix[2]
- Enauthardy[2]
- Errecaldia[2]
- Escutary[2]
- Esquilamborda[2]
- Etchart[2]
- Etchebestia[2]
- Etchecoin[2]
- Etchegorria[2]
- Eyhera[2]
- Eyherabidia[2]
- Goyhenetchia[2]
- Halsague[2]
- L'Hippodrome[2]
- Hourcadette[2]
- Ihitzague[2]
- Ilhardoy[2]
- Jauberria[2]
- Larrabure[2]
- Larramendy[2]
- Larrania[2]
- Larrartia[2]
- Longynia[2]
- Mandachainia[2]
- Mendiburia[2]
- Mocoroua[2]
- Oyhenart[2]
- Sagaspe[2]
- Salha[2],[4]
- Salle[2]
- Suhast[2]
- Tocoua[2]
- Tolospia[2]
- Ttarga (zone artisanale)[2]
Communes limitrophes[modifier]
- Arbouet-Sussaute au nord-est
- Gabat au nord-ouest
- Arbérats-Sillègue à l'est
- Amendeuix-Oneix à l'ouest
- Béhasque-Lapiste et Saint-Palais au sud
Toponymie[modifier]
Le toponyme Aïcirits apparaît sous les formes Sanctus Martinus de Assiriz (1160[5]), Ayxiritz (1316[5]), Aysiriz (1350[5]), Aychiritz (1413[5]) et Ayxeriis (1472[4], notaires de Labastide-Villefranche[6]).
Jean-Baptiste Orpustan[5] propose l’étymologie basque aitz (« haut ») et aratze (« fougeraie ») donnant « fougeraie du haut » ou « fougeraie des rochers ».
Le toponyme Camou apparaît sous les formes Sactus Petrus de Camono (1160[5]), Camou (début du XIIIe siècle[4] (cartulaire de Bayonne[7]), Camo (1304[5]), Chamo (1309[5]), Gamo (1350[5]), Camo (1413[5]), Camur (1472[4], notaires de Labastide-Villefranche[6]), Camo en Micxe (1479[4], contrats d'Ohix[8]), Camo (1519[4], titres de Navarre[9]), Camu (1621[4], Martin Biscay[10]), Camon (1793[11]) et Camou-Mixe (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le gentilé est Gamuar
Le château de Salat, sur Aïcirits, était un fief relevant du royaume de Navarre, qui apparaît sous les graphies Çalaha (1384[4], collection Duchesne volume CX[12]) et la maison deu senhor de Salha en lo pays de Micxe (1547[4], titres de Navarre[9]).
Le toponyme Suhast apparaît sous les formes Sancta Maria de Suhast (1160[5]), Suhast (1316[5]), Suast (1350[5]), Suhast (1413[5]) et Suast (1513[4], titres de Pampelune[13]). Jean-Baptiste Orpustan[5], indique que Suhast provient de zuhaztoi, 'plantation d'arbres'.
Suhast est un dérivé[5] du basque originel Zuhazti, lui-même provenant d’un zuhaztoi (« plantation d’arbres ». Le gentilé est Zohaztiar.
Le nom basque de la commune est Aiziritze-Gamue-Zohazti.
Uhart-Juzon était un fief d’Aïcirits, mentionné en 1863[4] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, vassal du royaume de Navarre.
Histoire[modifier]
Suhast, ancien village de Camou-Mixe, s'est uni à Aïcirits et Camou-Mixe le 22 mars 1842.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
Porte trois écus posés 2 et 1
1- "D'azur à deux clefs d'or passées en sautoir adextrées d'un monde du même au chef d'argent chargé de trois croix pattées de gueules" pour Aïcirits |
Administration[modifier]
- élus
- rattachements administratifs
La commune est rattachée aux organismes administratifs suivants (liste non limitative) :
- le bassin de vie de Saint-Palais ;
- l'agence locale pour l'Emploi (ALE) de Biarritz ;
- la caisse d'allocations familiales de Bayonne ;
- la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque ;
- le secteur sanitaire de Bayonne Saint-Palais-Sud Ouest-Landes ;
- la subdivision de la direction départementale de l'Équipement de Saint-Palais - Bidache.
- circonscriptions judiciaires
La commune dépend du tribunal d'instance de Bayonne, du tribunal de grande instance de Bayonne et de la cour d'appel de Pau.
Intercommunalité[modifier]
La commune appartient à six structures intercommunales[15] :
- la communauté de communes d'Amikuze ;
- le syndicat AEP du pays de Mixe ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique « Ikas bidea » ;
- le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
- le syndicat pour le soutien à la culture basque.
Démographie[modifier]
En 1350, 20 feux sont signalés à Camou[16].
Le recensement[17] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[18] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports,[19] révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Aïcirits la présence de 4 feux, le second de 13 (12 + 1 feu secondaire). De même à Camou, le recensement de 1412-1413 relève 10 feux, et celui de 1551 31 (27 + 4 feux secondaires). Enfin à Suhast, les dénombrements indiquent 6 feux pour le premier et 22 (21 + 1 feu secondaire) pour le second.
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[20] dénombre 31 feux à Aïcirits, 49 à Camou, et 38 à Suhast.
En 2010, la commune comptait 655 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Les tableaux démographiques ci-dessus ne concernent, avant 1842, que la commune de Camou-Mixe. Avant cette date, Suhast a connu l'évolution suivante :
Économie[modifier]
Aïcirits-Camou-Suhast est classée par l'INSEE[23] parmi les communes appartenant à l'espace à dominante rurale et dépend de la région agricole des Coteaux du Pays basque. Elle fait partie d'une zone agricole défavorisée dite simple (au sens du ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales).
Le siège social de la société Lur Berri, groupe coopératif agro-alimentaire, est situé à Aïcirits-Camou-Suhast.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Elle accueille également d'autres entreprises du secteur agro-alimentaire qui font partie des cinquante premières[24] du département :
- Union coop agricole alimentation bétail (fabrication d'aliments pour animaux de ferme) ;
- Haraguy-jambon de Bayonne (préparation industrielle de produits à base de viande) ;
- LBO (fabrication d'aliments pour animaux de ferme) ;
- Lajournade SAS (préparation industrielle de produits à base de viande).
Culture et patrimoine[modifier]
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Aicirits-Camou-Suhast est le bas-navarrais oriental.
Le village de Camou possède une caverne (grotte d'Oltzibarre) étroitement liée à la légende de Txahalgorri[25], le jeune taureau rouge.
Patrimoine civil[modifier]
L'ancien château de Camou, inscrit monument historique[26] depuis 1993, date du XVIIe siècle. Il recèle des collections d'outils anciens et de maquettes de machines tirées des plans de Léonard de Vinci.
Patrimoine religieux[modifier]
L'église Saint-Martin[27], à Aïcirits, date de la fin du XIXe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.
Patrimoine environnemental[modifier]
Équipements[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
Martin Landerretche, né le 26 juillet 1842 à Bussunarits-Sarrasquette et mort le 29 janvier 1930 à Espelette, est bascologue, prêtre, écrivain et académicien basque français de langue basque. Il fut curé d'Aïcirits.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9), p. 12
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 22 octobre 2012
- Notice du Sandre sur Aïcirits-Camou-Suhast
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
- Fiche de Camou-Mixe sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihénart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
- Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
- Guy Ascarat
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 22 octobre 2012
- Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 77
- Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
- Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
- Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 299.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Fiche de Suhast sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Site de l'INSEE - Notice sur Aïcirits-Camou-Suhast
- Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 233.
- l'ancien château de Camou, base Mérimée, ministère français de la Culture
- l'église paroissiale Saint-Martin, base Mérimée, ministère français de la Culture
