Aïcirits-Camou-Suhast

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Aïcirits-Camou-Suhast
Image illustrative de l'article Aïcirits-Camou-Suhast
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Guy Énéco
2008-2014
Code postal 64120
Code commune 64010
Démographie
Gentilé Aiziriztar
Population
municipale
650 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 16″ N 1° 01′ 21″ O / 43.3378, -1.0225 ()43° 20′ 16″ Nord 1° 01′ 21″ Ouest / 43.3378, -1.0225 ()  
Altitude Min. 26 m – Max. 155 m
Superficie 9,60 km2
Localisation

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Aïcirits-Camou-Suhast

Aïcirits-Camou-Suhast est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aiziriztar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Mixe dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Aïcirits-Camou-Suhast est desservie par les routes départementales 11, 29, 933 et 529[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[4] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, la Joyeuse et les ruisseaux d'Eyherachar et de Récalde.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Aïcirits apparaît sous les formes Sanctus Martinus de Assiriz (1160[6]), Ayxiritz (1316[6]), Aysiriz (1350[6]), Aychiritz (1413[6]) et Ayxeriis (1472[5], notaires de Labastide-Villefranche[7]).

Jean-Baptiste Orpustan[6] propose l’étymologie basque aitz (« haut ») et aratze (« fougeraie ») donnant « fougeraie du haut » ou « fougeraie des rochers ».

Le toponyme Camou apparaît sous les formes Sactus Petrus de Camono (1160[6]), Camou (début du XIIIe siècle[5] (cartulaire de Bayonne[8]), Camo (1304[6]), Chamo (1309[6]), Gamo (1350[6]), Camo (1413[6]), Camur (1472[5], notaires de Labastide-Villefranche[7]), Camo en Micxe (1479[5], contrats d'Ohix[9]), Camo (1519[5], titres de Navarre[10]), Camu (1621[5], Martin Biscay[11]), Camon (1793[12]) et Camou-Mixe (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le château de Salat, sur Aïcirits, était un fief relevant du royaume de Navarre, qui apparaît sous les graphies Çalaha (1384[5], collection Duchesne volume CX[13]) et la maison deu senhor de Salha en lo pays de Micxe (1547[5], titres de Navarre[10]).

Le toponyme Suhast apparaît sous les formes Sancta Maria de Suhast (1160[6]), Suhast (1316[6]), Suast (1350[6]), Suhast (1413[6]) et Suast (1513[5], titres de Pampelune[14]). Jean-Baptiste Orpustan[6], indique que Suhast provient de zuhaztoi, 'plantation d'arbres'.
Suhast est un dérivé[6] du basque originel Zuhazti, lui-même provenant d’un zuhaztoi (« plantation d’arbres ».

Uhart-Juzon était un fief d’Aïcirits, mentionné en 1863[5] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, vassal du royaume de Navarre.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Aiziritze-Gamue-Zohazti[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Suhast, ancien village de Camou-Mixe, s'est uni à Aïcirits et Camou-Mixe le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Porte trois écus posés 2 et 1

1- "D'azur à deux clefs d'or passées en sautoir adextrées d'un monde du même au chef d'argent chargé de trois croix pattées de gueules" pour Aïcirits
2- "D'azur au loup passant d'or armé et lampassé de gueules à la bordure cousue du même chargée de huit flanchis d'or 2,2,2 et 2" pour Camou

3- "D'or à trois chênes arrachés de sinople fûtés au naturel" pour Suhast[15].

Administration[modifier | modifier le code]

élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Guy Énéco CPNT  
2001 2008 Guy Énéco CPNT  
2008 2014 Guy Énéco CPNT  
Les données manquantes sont à compléter.
rattachements administratifs

La commune est rattachée aux organismes administratifs suivants (liste non limitative) :

circonscriptions judiciaires

La commune dépend du tribunal d'instance de Bayonne, du tribunal de grande instance de Bayonne et de la cour d'appel de Pau.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes d'Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique « Ikas bidea » ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1350, 20 feux sont signalés à Camou[17].

Le recensement[18] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[19] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[20], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Aïcirits la présence de 4 feux, le second de 13 (12 + 1 feu secondaire). De même à Camou, le recensement de 1412-1413 relève 10 feux, et celui de 1551 31 (27 + 4 feux secondaires). Enfin à Suhast, les dénombrements indiquent 6 feux pour le premier et 22 (21 + 1 feu secondaire) pour le second.

Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[21] dénombre 31 feux à Aïcirits, 49 à Camou, et 38 à Suhast.

En 2011, la commune comptait 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206 211 236 186 262 252 261 256 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
252 240 225 211 207 228 254 226 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
249 238 238 234 249 235 240 202 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
204 219 564 531 531 559 642 650 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[22])
Histogramme de l'évolution démographique


Les tableaux démographiques ci-dessus ne concernent, avant 1842, que la commune de Camou-Mixe. Avant cette date, Suhast a connu l'évolution suivante :

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836
148 152 155 131 145 148
(Sources : Projet Cassini de l'EHESS[23].)

Économie[modifier | modifier le code]

Aïcirits-Camou-Suhast est classée par l'INSEE[24] parmi les communes appartenant à l'espace à dominante rurale et dépend de la région agricole des Coteaux du Pays basque. Elle fait partie d'une zone agricole défavorisée dite simple (au sens du ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales).

Le siège social de la société Lur Berri, groupe coopératif agro-alimentaire, est situé à Aïcirits-Camou-Suhast.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Elle accueille également d'autres entreprises du secteur agro-alimentaire qui font partie des cinquante premières[25] du département :

  • Union coop agricole alimentation bétail (fabrication d'aliments pour animaux de ferme) ;
  • Haraguy-jambon de Bayonne (préparation industrielle de produits à base de viande) ;
  • LBO (fabrication d'aliments pour animaux de ferme) ;
  • Lajournade SAS (préparation industrielle de produits à base de viande).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Aicirits-Camou-Suhast est le bas-navarrais oriental.

Le village de Camou possède une caverne (grotte d'Oltzibarre) étroitement liée à la légende de Txahalgorri[26], le jeune taureau rouge.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'ancien château de Camou, inscrit monument historique[27] depuis 1993, date du XVIIe siècle. Il recèle des collections d'outils anciens et de maquettes de machines tirées des plans de Léonard de Vinci.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[28], à Aïcirits, date de la fin du XIXe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9), p. 12
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au et av Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 22 octobre 2012)
  4. Notice du Sandre sur Aïcirits-Camou-Suhast
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  7. a et b Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  12. a et b Fiche de Camou-Mixe sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihénart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  14. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  15. Guy Ascarat
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 22 octobre 2012)
  17. Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 77
  18. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  19. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  20. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  21. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 299.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. Fiche de Suhast sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  24. Site de l'INSEE - Notice sur Aïcirits-Camou-Suhast
  25. Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
  26. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 233.
  27. « l'ancien château de Camou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « l'église paroissiale Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]