Monpazier

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Monpazier
Carte de localisation de Monpazier
Pays France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Monpazier
(chef-lieu)
Code Insee 24280
Code postal 24540
Maire
Mandat en cours
Fabrice Duppi
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Monpaziérois
Latitude
Longitude
44° 40′ 54″ Nord
         0° 53′ 42″ Est
/ 44.6816666667, 0.895
Altitude 144 m (mini) – 222 m (maxi)
Superficie 0,53 km²
Population sans
doubles comptes
533 hab.
(2006)
Densité 1005 hab./km²

Monpazier est une commune française de moins de 1 000 habitants située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.

Ancienne bastide du XIIIe siècle, Monpazier est un secteur sauvegardé qui a été inscrit en 1991 dans une opération Grand site national et qui figure parmi les plus beaux villages de France.

Sommaire

[modifier] Géographie

Située dans le sud du Périgord, aux frontières de l'Agenais, à 45 km de Bergerac et 45 km au sud de Sarlat, Monpazier est traversée par le Dropt.

[modifier] Toponymie

Le nom de Monpazier apparaît au XIIIe siècle, lors de la fondation de la bastide, sous la forme latinisée de « Castrum Montis Pazerii », ce qui signifie « mont de la paix ». Traduit en occitan, il se compose de Mont (issu du latin mons, montis) et de Pazier, un dérivé de patz (qui provient, comme le français paix, du latin pax).

[modifier] Histoire

Monpazier est au départ une bastide anglaise fondée en 1284 par le roi d'Angleterre Édouard Ier pour fixer des populations sur ses terres d'Aquitaine, face à la France. Ses habitants bénéficièrent de nombreux avantages comme l'exemption d'impôt et l'abolition du droit seigneurial.

La bastide a été édifiée selon un plan rectangulaire, autour d'une place centrale, la place des Cornières, entourée de maisons construites entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Elle est parvenue, au fil des siècles, à conserver son caractère d'origine malgré les vicissitudes du temps et à échapper aux destructions que les guerres de religions ont provoqué dans la région.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1989 mars 2008 Jean-Marie Delmon SE Ancien Commerçant-
mars 2008 en cours Fabrice Duppi DVG Commerçant
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
664 656 558 533 531 516 533 [2]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Monpazier, la place des arcades

De nombreuses personnalités ont fréquenté l’hôtel de 1880 à 1939. Cet établissement est de construction récente puisqu’il n’existait pas en 1856. Sur son emplacement, le cadastre de l’époque mentionnait un jardin aux formes inégales. À cette époque, il était projeté l’élargissement et le réaménagement du champ de foire du nord de la ville. Aux dires des anciens, les fondations de l’immeuble auraient été creusées dans une nuit pour éviter l’expropriation. Ce qui explique que l’hôtel n’est pas entièrement rectangulaire puisque le mur ouest est plus large que le mur est. Nous ignorons si l’affectation première de ce bâtiment était un hôtel, la première indication se trouvant sur une lettre écrite en 1934 par la propriétaire et « chef » de l’époque, Aurélie Cassagnolles, sur laquelle on lit : « Hôtel de Londres - RC Bergerac 1880 »

Pourquoi « de Londres » ?

On peut supposer un lien entre l’origine anglaise de la bastide de Monpazier, créée en 1284 par Edward 1er d’Angleterre, mais certains avancent que cette auberge était un passage obligé gastronomique entre le nord de l’Europe et les Pyrénées alors « à la mode »... C’était également l’époque où il était séant pour les riches Anglais de posséder un château dans le Périgord...


Et cette étape, célèbre jusqu’en 1939, a accueilli une foule de visiteurs de marque que l’on retrouve dans les livres d’or, précieusement conservés par les descendants des propriétaires de l’époque.

En 1930, Blaise Cendrars, accompagné de Raymone, son amie et de John Dos Passos, son compagnon de bringue, a résidé dans ces murs pour retracer la vie d’un monpaziérois célèbre, Jean Galmot, personnage qui lui a inspiré son roman Rhum. C’est peut-être en banquetant à l’hôtel de Londres que Louis-Ferdinand Destouches (Céline) a imaginé Mort à crédit ?

Et si Saint-Exupéry, pendant ses sorties dominicales en compagnie de Didier Daurat, d’Henri Guillaumet, Rivière - peut-être Jean Mermoz - et l’équipe de l’Aéropostale et des usines Latécoère, était venu chercher ici une quelconque inspiration pour son prochain livre Terre des hommes ?

Et, pourquoi pas, ne serait-ce pas dans les murs de l’hôtel de Londres qu’Igor Stravinsky aurait perdu son inspiration, en abusant des cures de suralimentation infligées par la mère Aurélie ?

Dans les années folles, c’était un endroit à la mode et c’est peut-être au cours de ces visites à l’hôtel de Londres accompagnée de son « fidèle tabellion » que la jeune danseuse nue Joséphine Baker a envisagé de prendre sa retraite en Périgord et d’y acheter le château des Milandes proche...

1996 : naissance du CO.R.U.P.S.I.S. comité pour la réhabilitation et l’usage (dans le langage parlé) du passé simple et de l’imparfait du subjonctif.

2006 : Fin de l’activité hôtelière de l’hôtel de Londres, mais on peut toujours se restaurer dans cette étape, dans le Bistrot 2.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes

  1. Monpazier sur le site de l'Insee
  2. Insee, Population légale 2006
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Monpazier ».
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