Sainte-Enimie

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44° 22′ 03″ N 3° 24′ 43″ E / 44.36750, 3.41194

Sainte-Enimie
Sainte-Enimie, au cœur des Gorges du Tarn
Sainte-Enimie, au cœur des Gorges du Tarn
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Sainte-Enimie
(chef-lieu)
Code commune 48146
Code postal 48210
Maire
Mandat en cours
François Gaudry[1]
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Gorges du Tarn et des Grands Causses
Site web (fr) www.sainte-enimie.fr
Démographie
Population 523 hab. (2008)
Densité 6 hab./km2
Gentilé Santrimiols
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 03″ Nord
       3° 24′ 43″ Est
/ 44.36750, 3.41194
Altitudes mini. 444 m — maxi. 1096 m
Superficie 87,34 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Sainte-Enimie est une commune française située dans le département de la Lozère et la région Languedoc-Roussillon.

Haut lieu touristique car situé en plein cœur des gorges du Tarn, lieu de villégiature parfait pour le tourisme vert, sportif ou culturel, le village de Sainte-Enimie est classé parmi les plus beaux villages de France de par son côté médiéval et son adaptation aux gorges qui l'entourent.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune de Sainte-Enimie est située dans le grand site classé des Gorges du Tarn, de la Jonte et des Causses, dans le sud-ouest du Gévaudan, à proximité du Parc national des Cévennes.

[modifier] Relief

La région des Causses en Lozère

Le village est disposé sur le flanc du causse de Sauveterre, que la commune englobe en grande partie. Les communes voisines sont : au nord Chanac et Balsièges ainsi qu'une partie du Valdonnez (Saint-Bauzile), à l'est d'autres cités des gorges du Tarn (Ispagnac, Quézac et Montbrun), au sud de l'autre côté du Tarn Hures-la-Parade et à l'ouest Mas-Saint-Chély et Laval-du-Tarn.

Entre la causse Sauveterre au nord et la causse Mejean au sud, deux plateaux d'altitude moyenne supérieure à 1 000 m, le Tarn s'écoule dans de grandioses gorges. Ses rives sont couvertes par la forêt domaniale des gorges du Tarn.

[modifier] Climat

[modifier] Hydrologie

Le tarn traverse la commune, un kilomètre environ en amont de Castelbouc, arrose Prades, Sainte-Enimie, Saint-Chély-du-Tarn, et quitte la commune à la sortie du cirque de Pougnadoires.
Au cours de sa traversée, il reçoit les eaux de plusieurs petits cours d'eau.

[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Chanac Balsièges Saint-Bauzile Rose des vents
Laval-du-Tarn N Ispagnac
O    Sainte-Enimie    E
S
La Malène Mas-Saint-Chély Montbrun

[modifier] Histoire

[modifier] Néolithique

Le causse de Sauveterre porte les traces d'une habitation très ancienne, avec une forte concentration de dolmens, aux limites entre la commune de Sainte-Enimie et de celle de Chanac.

[modifier] Époque gallo-romaine

C'est vers la fin de l'époque gallo-romaine que la cité du bord du Tarn prend son nom de Burlatis.

[modifier] Haut Moyen Âge

Article détaillé : Sainte Énimie.

Le haut Moyen Âge est marqué par la légende de Sainte Énimie, la princesse atteinte de la lèpre. Fille de Clotaire II et donc sœur de Dagobert Ier[2], ayant donc vécu au VIIe siècle, Énimie aurait guéri de la lèpre dont elle été atteinte, grâce aux eaux de la source de la Burle. Ordonnée abbesse, elle aurait fondé un monastère, autour duquel le village s'est développé.

[modifier] Moyen Âge

La petite bourgade médiévale de Sainte-Enimie se développe autour du monastère bénédictin fondé en 951 par Étienne I, évêque de Mende. L'implantation d’une communauté de moines bénédictins marque une période de prospérité économique pour ce haut lieu spirituel. L'édification du nouveau monastère se termine au XIe siècle. Des recherches historiques authentifient alors l'histoire de la bienheureuse Énimie et un culte lui est consacré. En 1060, un moine retrouve le tombeau d'Énimie. Au XIIIe siècle, le prieur du village commande au troubadour Bertran de Massilha, la réécriture d'un poème latin relatant la vie d’Énimie. Ce poème, qui vante les mérites de la sainte, est déclamé dans toute la région. De nouveau, les pèlerins affluent.

Par le biais de dotations, les biens du monastère s'accroissent. Les habitants des gorges travaillent les versants défrichés des causses de Sauveterre et Méjean. Ils édifient des terrasses inclinées (les faïsses), plantent des vignes, des amandiers, des arbres fruitiers. Les causses, traditionnellement voués à l'élevage ovin, procurent le lait et ses dérivés ainsi que la laine (tissée dans la vallée). Des échanges transversaux entre les gorges et les causses permettent la survie de tous.

La situation de la bourgade sur des voies de communication ancestrales (draille d'Aubrac, rivière, Camin Romieu ou Camin Ferrat) constitue un atout majeur pour la circulation des pèlerins et des marchandises. L'édification d'un pont vers le XIIIe siècle facilite les transhumances et le transport des marchandises. À la Révolution française, le pouvoir de l'Église décline, les moines quittent le village, ce qui entraîne inexorablement la ruine du monastère de Sainte-Enimie.

[modifier] Du XVIIe à la Révolution française

En 1793, pendant la convention, le village est renommé, comme beaucoup en ce temps-là, et prend le nom de PuyRoc. Cependant les habitants sont très attachés à leur princesse, et ne tardent pas à lui redonner l'hommage, en rebaptisant le village[3].

[modifier] Depuis le XIXe siècle

Au XXe siècle, la mécanisation et le phylloxéra font disparaître progressivement les vignobles en terrasses.

En 1905, l'ouverture de l’actuelle route des gorges du Tarn apporte un désenclavement partiel à la région.
Les conflits du début du XXe siècle et l'industrialisation vident le pays de la population active. Après la dévaluation de la laine, les caussenards restructurent l'élevage ovin, au profit des races à lait et à viande.
Vers 1950, Sainte-Enimie et les gorges s'orientent vers une nouvelle ère économique fondée sur le tourisme. L'A75, qui relie Clermont-Ferrand à Montpellier, désenclave aujourd'hui la région dans sa totalité.

Au début des années 2000, 250 personnes habitent le village même de Sainte-Enimie à l’année. La commune, quant à elle, compte 500 habitants : elle comprend 25 hameaux et villages (Sauveterre, Champerboux, Saint-Chély-du-Tarn, Pougnadoires, etc.)

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[modifier] Héraldique

Blason Sainte Enimie.png

Le blasonnement de Sainte-Enimie est : d'azur à l'écusson d'or chargé de six tourteaux de gueules en orle, accompagné de trois fleurs de lys aussi d'or, au chef bastillé de cinq pièces cousu de gueules chargé d'une couronne à l'antique d'or, accostée de deux lys de jardin d'argent, tigés et feuillés d'or, mouvant du trait du chef.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[4])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 130 1 160 1 142 1 153 1 219 1 182 1 194 1 253 1 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 189 1 151 1 118 1 039 1 063 1 030 1 032 1 072 1 044
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 002 921 864 644 624 623 611 554 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
512 436 564 491 473 509 517 523[5]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Politique et administration

[modifier] Liste des maires

Liste des maires de Sainte-Enimie
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Maurice Pagès    
2008   François Gaudry DVG Conseiller général

[modifier] Intercommunalités

La commune de Sainte-Enimie appartient à la communauté de communes des Gorges du Tarn et des Grands Causses dont elle est par ailleurs le siège. Cette communauté a été fondée en 2002 et regroupe cinq communes, dont Sainte-Enimie est le centre.

[modifier] Découpage administratif

Le village est le chef-lieu du canton de Sainte-Enimie.

Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999) Communes
François Gaudry Canton de Sainte-Enimie 48 21 1 164 hab. 5
Canton de Sainte-Enimie
Sainte-Enimie

[modifier] Les autres villages de la commune

La commune de Sainte-Enimie regroupe plusieurs autres villages, dont l'histoire est assez proche de celle de Sainte-Enimie. Ceux de ces villages qui se trouvent dans les gorges du Tarn ont souvent la particularité de posséder un château encore visible (bien que souvent en ruines). Alors que les autres, sur le causse de Sauveterre, ont la particularité d'avoir gardé leurs fonctions de fermes, principalement ovines.

[modifier] Boisset

Le village (ou plutôt le domaine) des Boisset est principalement connu pour sa ferme-écomusée et son centre d'interprétation. C'est à proximité qu'a été tourné le film Le Frère du guerrier.

C'est à proximité qu'ont été réintroduits des mouflons que l'on peut depuis observer dans toute la commune.

[modifier] Castelbouc

Le village de Castelbouc est un village troglodytique sur la rive gauche du Tarn. Au sommet du piton rocheux sur lequel sont attachées les maisons, on retrouve les ruines du château médiéval de Castelbouc, détruit en 1592 sur ordre des États du Gévaudan, afin qu'il ne puisse pas servir de refuge aux protestants durant les guerres de religion.

Une légende est liée au château. Du temps des Croisades, tous les hommes seraient partis guerroyer, sauf le seigneur de Castelbouc. La légende raconte qu'il aurait dû contenter toutes les femmes du village, en manque d'homme, et qu'il en serait mort d'épuisement. Le soir venu, son fantôme en forme de bouc aurait survolé le château, donnant son nom au lieu.

Une grotte de Castelbouc renferme deux espèces de mollusques endémiques : Bythinella bouloti et Bythinella galerae.

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[modifier] Champerboux

[modifier] Hauterives

Le village d'Hauterives est le plus distant de Sainte-Enimie (10 km en aval du Tarn). Il est situé sur la rive gauche du Tarn, et on ne peut l'atteindre depuis l'autre rive qu'en traversant la rivière en barque. Le village est surmonté d'un château, utilisé dès le XIe siècle pour surveiller le passage dans les gorges.

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[modifier] Prades

Article connexe : Château de Prades (Lozère).
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[modifier] Pougnadoires

Le village de Pougnadoires présente lui aussi la particularité d'être troglodyte.

[modifier] Saint-Chély-du-Tarn

Le village de Saint-Chély-du-Tarn est une ancienne commune de la Lozère. La commune a été déplacée et rebaptisé en 1972, devenant celle de Mas-Saint-Chély. Cependant le village de Saint-Chély-du-Tarn se trouve depuis sur la commune de Sainte-Enimie.

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[modifier] Patrimoine naturel

Sainte-Enimie fait partie d'un territoire offrant un patrimoine environnemental remarquable, avec des paysages particuliers et des villages d'architecture typique. Outre d'être « L'un des plus beaux villages de France », Sainte-Enimie est :

[modifier] Adhérente au Parc national des Cévennes

Article détaillé : Parc national des Cévennes.

Sainte-Enimie est adhérente au Parc national des Cévennes créé par décret du 2 septembre 1970[6].

[modifier] En zone de Réserve de Biosphère des Cévennes

Article détaillé : Réserve de biosphère de l'UNESCO.

Elle se situe en zone centrale de la Réserve de Biosphère des Cévennes[7].

[modifier] Un Site Natura 2000

Sainte-Enimie se trouve au cœur des gorges du Tarn qui sont classées site NATURA 2000 sous le n° FR9110105 - GORGES DU TARN ET DE LA JONTE (ZPS) depuis janvier 1997.

La ZPS s'inscrit dans le vaste ensemble des gorges du Tarn et de la Jonte, canyon entaillant les plateaux calcaires des causses méridionaux. Les causses de Sauveterre et surtout du Méjean sont également inclus dans le périmètre[8].

[modifier] 7 ZNIEFF

La commune recense sept espaces naturels terrestres de grand intérêt, classés en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (1e génération) :

  • Causse de Sauveterre - ZNIEFF910015711 - Causse de Sauveterre[9]
  • Causse Mejean - ZNIEFF910007335 - CAUSSE MEJEAN[10]
  • Gorges du Tarn - ZNIEFF730011172 - GORGES DU TARN (GORGES SUPERIEURES)[11]
  • Gorges supérieures du Tarn - ZNIEFF910007340 - GORGES SUPERIEURES DU TARN[12]
  • Gorges supérieures du Tarn du Rozier à Montbrun - ZNIEFF910007339 - GORGES SUPERIEURES DU TARN DU ROZIER A MONTBRUN[13]
  • Lavogne de Boisset - ZNIEFF910015713 - Lavogne de Boisset[14]
  • Plaine de Chanet - ZNIEFF910007333 - PLAINE DE CHANET[15]

[modifier] Monuments et lieux touristiques

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[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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