Césaire Mathieu

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Césaire Mathieu
Image illustrative de l'article Césaire Mathieu
Biographie
Naissance 20 janvier 1796
à Paris (France)
Ordination sacerdotale 1er juin 1822
Décès 9 juillet 1875 (à 79 ans)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
30 septembre 1850 par le
pape Pie IX
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de San Silvestro in Capite
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 10 février 1833 par
Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen
Archevêque de Besançon
1834 – 1875
Précédent Guillaume-Valentin Dubourg Justin Paulinier Suivant
Évêque de Langres
1833 – 1834
Précédent Gilbert-Paul Aragones d’Orcet Pierre-Louis Parisis Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu, né le 20 janvier 1796 à Paris et mort le 9 juillet 1875 à Besançon, est un homme d'Église français du XIXe siècle. Il est évêque de Langres, archevêque de Besançon puis cardinal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris le 20 janvier 1796, Jacques-Marie-Adrien Mathieu est issu d’une famille de négociants en soieries originaire de Lyon mais installée dans la capitale après 1789. Après des études de droit, il est reçu avocat le 16 avril 1817 et entre comme clerc chez Me Peytel, avoué à Paris.

Mais il choisit d'entrer au séminaire de Saint-Sulpice le 1er janvier 1819. À peine ordonné, le 20 juin 1822, il est nommé chanoine titulaire de Notre-Dame de Paris et conseiller de Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen, puis un mois plus tard, il est appelé à Évreux par Mgr Salmon du Châtelier, auprès duquel il occupe les fonctions de secrétaire, de vicaire général honoraire et de supérieur du séminaire. Le 4 août 1828, il retrouve les charges de chanoine titulaire et de vicaire général honoraire auprès de Mgr de Quélen. Enfin, dernière marque de confiance de la part de l’archevêque de Paris, il est nommé curé de l’importante paroisse de la Madeleine le 18 avril 1831.

Le 23 septembre 1832, une ordonnance royale nomme l’abbé Mathieu évêque de Langres. Mais il est promu au siège archiépiscopal de Besançon dès le 23 juin 1834 et s'y installe le 25 novembre 1834. Proche de l'internonce, et lié aux milieux gouvernementaux, il acquiert une grande influence dans la désignation des évêques. Créé cardinal le 30 septembre 1850, il est installé lors du consistoire du 18 mars 1852, avec le titre de cardinal-prêtre de San Silvestro in Capite. En plus, en vertu de la constitution de 1852, le cardinal Mathieu devient, de droit, membre du Sénat, où il intervient à plusieurs reprises.

Prélat très actif et remarquable administrateur, son épiscopat est surtout marqué par un activisme bâtisseur – 320 églises construites, reconstruites ou restaurées dans le diocèse. Son influence internationale n'était pas non plus négligeable.

Évêque gallican modéré, proche de Mgr Dupanloup, il refuse d'adopter la liturgie romaine dans son diocèse jusqu'en 1874. S'il a toujours défendu la souveraineté temporelle du pape, il appartient à la minorité lors du Concile de 1870 mais se soumet aussitôt à la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale.

Il meurt le 9 juillet 1875 à Besançon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Vie nouvelle de N. M. Boudon, Besançon : Outhenin-Chalandre, 1837.
  • Catéchisme imprimé par ordre de Mgr Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu, archevêque de Besançon, pour l'usage de son diocèse, Besançon : impr. Outhenin-Chalandre fils, 1845.
  • Neuvaine à St. François-Xavier, apôtre des Indes et du Japon. - Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par les ordres de Mgr Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu, cardinal archevêque de Besançon, Besançon : Impr. Outhenin-Chalandre fils, 1848 ; 2e éd. : Besançon : Impr. Outhenin-Chalandre fils, 1859.
  • Heures des congrégations et conférences du diocèse de Besançon. Édition faite par les soins et publiée par les ordres de Mgr J.-M. Adrien-Césaire Mathieu, archevêque de Besançon, Besançon : Outhenin-Chalandre, 1849.
  • Le Pouvoir temporel des papes justifié par l'histoire, étude sur l'origine, l'exercice et l'influence de la souveraineté pontificale. - Paris : A. Le Clère, 1863.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mgr Louis Besson, Vie de Mgr Mathieu, Paris, Retaux-Bray, 1882, 2 vol.
  • René Surugue, Les archevêques de Besançon. Biographies et portraits, Besançon, 1931.
  • Paul Poupard, Correspondance inédite entre Mgr Antonio Garibaldi, internonce à Paris et Mgr Césaire Mathieu, archevêque de Besançon. Contribution à l'histoire de l'administration ecclésiastique sous la Monarchie de juillet, Rome : Presses de l'Université grégorienne ; Paris : Ed. E. de Boccard, 1961.
  • Maurice Rey (sous la direction de), Histoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude, Paris, Beauchesne, 1977
  • Jacques-Olivier Boudon, L'épiscopat français à l'époque concordataire, Paris, Cerf, 1996.
  • Vincent Petit, « Dispute d'état et controverse publique : la querelle liturgique dans le diocèse de Besançon (milieu du XIXe siècle) », dans : Revue d'histoire de l'Église de France, 2007, t. 93, n° 231, p. 461-487.
  • Vincent Petit, Catholiques et Comtois. Liturgie diocésaine et identité régionale au XIXe siècle, Paris, Cerf, collection Histoire religieuse de la France, 2011, 708 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]