Montmorot

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Montmorot
Entrée à Montmorot en arrivant de Lons-le-Saunier.
Entrée à Montmorot en arrivant de Lons-le-Saunier.
Blason de Montmorot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Lons-le-Saunier-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du bassin lédonien
Maire
Mandat
André Barbarin
2014-2020
Code postal 39570
Code commune 39362
Démographie
Gentilé Catharus, Catharuses
Population
municipale
3 050 hab. (2011)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 37″ N 5° 31′ 50″ E / 46.6769444444, 5.53055555556 ()46° 40′ 37″ Nord 5° 31′ 50″ Est / 46.6769444444, 5.53055555556 ()  
Altitude Min. 223 m – Max. 355 m
Superficie 11,36 km2
Localisation

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Montmorot

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Montmorot

Montmorot est une commune française située dans l'agglomération de Lons-le-Saunier, dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ruffey-sur-Seille Saint-Didier L'Étoile Rose des vents
Larnaud
Courlans
N Villeneuve-sous-Pymont
Lons-le-Saunier
O    Montmorot    E
S
Messia-sur-Sorne, Courbouzon

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Losangé d'argent et de gueules[1]. (Dessin de Flying Jacket) »

Les membres de la maison de Montmorot (ou Montmoret) avaient leur sépulture dans la cathédrale Saint-Étienne de Besançon au même titre que les comtes de Bourgogne, le vicomte de Besançon, le maréchal impérial de Besançon, les seigneurs de Montfaucon, d'Abbans, de Scey et d'Arguel. Leurs armes étaient "lozangées d'argent et de gueules"[2].

Thiesbert/Thibert Ier de Montmoret (ou Montmorot), seigneur de Montmorot. Il est le fils d'Hugues de Bourgogne, dit de Superalios (v. 1037- v. 1086) et d'Aldeberge de Scey. Descendant de Renaud Ier de Bourgogne et d'Adélaïde de Normandie il est apparenté à la maison de Scey par sa mère. Il est nommé dans la donation faite par le comte Géraud Ier de Mâcon à la Chartreuse de Bonlieu que Thisbert fonde en 1170, en 1172 il engage Ponce de Cuiseaux à demander à Burchard, abbé d'Abondance, de recevoir parmi ses religieux Henry de Cuiseaux[2].

Mariage et succession :
Il épouse Alix de qui il a :

  • Pierre qui suit,
  • Hugues,
  • Humbert.


Pierre de Montmoret (ou Montmorot), seigneur de Montmorot, chevalier. Il confirme en 1200 à la Chartreuse de Bonlieu les biens qui avaient été donnés par son père et en ajoute de nouveaux. Son sceau le représente à cheval, tenant son épée à la main[2].

Mariage et succession :
Il épouse Béatrix, (? - après 1222), fille d'Humbert de Coligny et d'Ide de Vienne (fille de Géraud Ier de Mâcon et de Maurette de Salins), de qui il a :


Jacques de Montmorot, dit "Jacques de Ruffey", chevalier, seigneur de Montmorot, de Ruffey et de Bletterans. Il est nommé dans l'acte de foi d'Humbert de Montmorot envers Jean de Bourgogne en 1246[2].

Mariage et succession :
Il épouse l'héritière de la maison de Ruffey de qui il a :

  • Étienne qui suit,
  • Guillemin, écuyer, seigneur à Gevingey, à Rotalier et à Vincelles.


Étienne de Montmorot, (? - après 1284), dit "Étienne de Ruffey", chevalier, seigneur de Montmorot, de Ruffey et de Bletterans. Il relève le nom et les armes de sa mère[2].

Mariage et succession :
Il épouse Béatrix, fille de Gaucher Ier de Broyes-Commercy et d'Agnès de Fouvent, de qui il a Marguerite, dame de Montmorot, Ruffey, Bletterans, Montdoré et Argilla. Cette dernière recueille la succession des maisons de Montmorot et de Ruffey[2]. Avant 1298 elle épouse Guy de Jonvelle, puis vers 1304 Hugues de Vienne.


Le plus ancien membre connu de cette maison est Hugues de Montmorot, prieur de l'abbaye de Baume, qui assistait en 1120 à un accord passé entre son abbaye et les chanoines de Sainte-Madeleine de Besançon sous la médiation de l'archevêque Anséric. En 1147 il est fait mention de Milon, Viard et Étienne de Montmorot dans l'acte de donation faite à l'abbaye de Cluny par Guillaume IV de Bourgogne. En 1207 Guy et Humbert de Montmorot assistaient à un don fait par Pierre IV de Scey à l'abbaye Notre-Dame de Billon. Vuillemin de Montmorot, fils de Vion de Montmorot, donnait plusieurs sujets à Étienne de Vuillafans en 1256. Hugues, fils de Renaud de Montmorot, prêtait hommage, en mai 1259, à Jean de Bourgogne pour des terres situées près du château de Montmahoux et la promesse de faire construire une maison dans l'enceinte de la forteresse. Plusieurs autres membres sont cités dans divers actes de donation : Renaud de Montmorot dit de Saillenay en 1271, Huguenin de Chapoy fils de Renaud de Montmorot en 1276, Jean de Montmorot fils de Bertrand de Bornay en 1294, Humbert de Montmorot en 1314, Jean fils de Vauchier-Romain de Montmorot en 1318, Guillaume de Montmorot châtelain cité en 1346 à la Perrière-sur-Saône, Donnet de Montmorot en 1388, Fromont de Montmorot en 1402[2], Étienne de Montmorot (Montmoret) aumonier du roi de France cité en 1418, Guillaume de Montmorot fils de Pierre et de Claude de Vienne, seigneur de Pelagey, marié en 1499 à Denise de Chissey, Antoine de Montmorot châtelain pour le roi à Couches en 1507...


L'extinction du rameau aîné d’Étienne de Montmorot marque la fin de la grande puissance territoriale des Montmorot en Franche-Comté, puisque tous les biens de cette famille sont transmis à la famille de Vienne. Il existe encore néanmoins de nombreux Montmorot - cadets de Bourgogne - mais les principaux domaines féodaux héréditaires (Montmorot, Navilly, Bletterans, Ruffey...) sont passés en d'autres mains. Une branche cadette de la famille de Montmorot a vu son titre comtal confirmé par le roi Philippe IV d'Espagne.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Robert Choulot    
mars 2014 en cours André Barbarin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 050 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 543 1 549 1 764 1 555 1 617 1 803 1 836 1 946 1 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 733 1 750 1 959 2 006 1 955 1 827 1 812 1 757 1 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 887 1 739 1 792 1 642 1 838 1 994 2 064 2 346 2 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 688 2 792 3 344 3 320 3 177 3 090 3 124 3 112 3 050
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

97 odonymes recensés à Montmorot
au 24 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cité Impasse Montée Parc Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 5 0 16 1 5 1 1 3 0 0 8 30 [N 1] 1 26 [N 2] 97
Notes « N »
  1. Dont une Rue du 19-Mars-1962, mitoyenne avec Lons-le-Saunier.
  2. Voie(s) en relation avec divers hameaux, quartiers, lieux-dits, écarts, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille,‎ 1757 (lire en ligne), p. 172 à 179
  • Roglo, de Montmoret [1]
  • Roglo, de Ruffey [2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume, J. B. Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne. Vol 1. Besançon: Vieille, 1757. 178.
  2. a, b, c, d, e, f et g histoire généalogique des sires de Salins
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]