Arbois

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Arbois
La mairie d'Arbois, partiellement classée au titre des Monuments historiques[1].
La mairie d'Arbois, partiellement classée au titre des Monuments historiques[1].
Blason de Arbois
Héraldique
Arbois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura (département)
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Arbois
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Arbois, Vignes et Villages - Pays de Louis Pasteur
Maire
Mandat
Bernard Amiens
2014-2020
Code postal 39600
Code commune 39013
Démographie
Gentilé Arboisiens, Arboisiennes
Population
municipale
3 547 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 13″ N 5° 46′ 29″ E / 46.903611, 5.774722 ()46° 54′ 13″ Nord 5° 46′ 29″ Est / 46.903611, 5.774722 ()  
Altitude Min. 246 m – Max. 613 m
Superficie 45,42 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.arbois.fr

Arbois est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Cuisance à Arbois.

Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l'élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.


Hydrologie[modifier | modifier le code]

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu'elle se trouve au pied du premier plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le "Pays du Revermont".

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare TGV de Mouchard (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

  • Gare SNCF d'ARBOIS.

Tous les TER Franche-Comté (Besançon - Lyon ou autre) desservent cette gare.

Climat[modifier | modifier le code]

La petite cité historique bénéficie d'un climat très clément et peu humide. La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l'influence de la petite rivière La Cuisance étant faible. Le climat est plutôt continental, froid en hiver avec peu de neige toutefois, et chaud en été.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Arbois
Grozon Vadans,Villette-lès-Arbois,Montigny-lès-Arsures Aiglepierre, Pretin
Buvilly, Pupillin Arbois Mesnay
Les Planches-près-Arbois
Poligny, Molain La Châtelaine

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de la ville d’Arbois remonte à des temps déjà reculés où il est difficile d’en préciser l’époque. On assure cependant que ses vins étaient déjà connus des Romains.

  • Jusqu'en 1260, Arbois ne fut qu’une villa, ou bourg sans défense ; elle s’entoura de remparts durant les dix années suivantes.
  • En 1674, suite à la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, Arbois cessa d’être une ville fortifiée.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Raymond Page UMP  
2008   Bernard Amiens[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 547 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 649 6 414 6 555 6 424 6 741 7 131 7 002 6 958 6 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 007 6 672 5 895 5 273 5 027 4 957 4 666 4 355 4 240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 209 4 093 3 926 3 475 3 616 3 681 3 627 3 457 3 733
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 960 4 209 4 089 3 998 3 900 3 698 3 509 3 547 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d'atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture, une entreprise industrielle parmi les 10 plus importantes du département et une activité touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Cela ne saurait masquer cependant une fragilité économique certaine avec un vieillissement de la population qui s'amplifie, des industries sensibles au risque de délocalisation, une dégradation de la diversité de l'offre commerciale et une surestimation de la valeur de l'immobilier dissuasive pour les jeunes ménages.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le terroir arboisien produit quelques-uns des meilleurs vins jurassiens, dont le vin jaune et le vin de paille. C'est l'activité dominante. Arbois compte de nombreux vignerons comme Henri Maire, Rolet, Tissot, Clairet, Gahier, Fumey-Chatelain...

Certaines bouteilles portent sur leur étiquette le dicton : « le vin d'Arbois, plus on en boit, plus on va droit !  ». Et une vieille chanson bien connue, le Tourdion, chante les vins d'Anjou ou Arbois. Il est aussi évoqué par Jacques Brel dans la chanson Pour mon dernier repas, ainsi que par Hubert-Félix Thiéfaine dans La cancoillotte, et dès 1285 : le comte de Chiny en offre à ses invités lors du tournoi de Chauvency, selon le trouvère Jacques Bretel qui en a bu en compagnie d'Henri de Briey.

Arbois a aussi des élevages laitiers (race montbéliarde) car étant dans la zone d'appellation Comté et Morbier. C'est pour cela que la ville compte aussi une fruitière à fromage.

Industrie[modifier | modifier le code]

D'autres industries que le vin forment la richesse de la ville, notamment Bost-Garnache Industrie (groupe Stanley / Facom) avec la fabrication de tournevis, SIOBRA (moules en zinc injecté) et CIFC (constructions de charpentes industrielles en bois).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

catégorie « Monument historique d'Arbois »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Pasteur, dans la ville d'Arbois
Façade du restaurant 2 étoiles au Guide Michelin de Jean-Paul Jeunet face à l'Hôtel de Ville d'Arbois.

Personnalités nées à Arbois[modifier | modifier le code]

Personnalités extérieures ayant résidées à Arbois[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Patrauld (1751-1817), né à Ray-sur-Saône et mort à Villemoutiers, frère minime à Arbois, professeur de mathématiques de Napoléon Ier et de Jean-Charles Pichegru à l’École Royale militaire de Brienne-le-Château;
  • Louis Pasteur (1822-1895), chimiste, physicien, microbiologiste. Il grandit et réside à Arbois. Il éprouve cet amour du pays qu’il communique à son épouse et ses enfants. Pour preuve, la description faite par Jean-Baptiste Pasteur à son ami René Vallery-Radot en 1879, quelques mois avant son mariage avec sa sœur Marie-Louise : « […] Nos allées ombreuses sont les chemins de tout le monde, nos coins de verdure sont les bois des montagnes d'alentour, nos bancs de mousse n'existent que dans ton imagination, les ruisseaux roucoulant se réduisent à un torrent qui traverse Arbois sous le nom de la Cuisance, et notre castel n'est autre que la plus modeste des habitations situé en pleine petite ville, sans le moindre jardinet ni devant ni derrière. C'est ici que mon père a passé toute son enfance et cette maison, en partie habitée par la sœur de mon père et sa famille, il a toujours tenu à la revoir, à s'y retrouver chaque année avec nous, à la garder, par un sentiment de pitié pour la mémoire vénérée du grand-père Pasteur. Viens donc, mon cher René, et viens vite, tu ne verras ni parc, ni tourelles, mais tu trouveras dans un pays superbe, au milieu d'une famille qui t'adore, une hospitalité à laquelle tu dois bien t’attendre […] »[19].
  • René Garoz, maquisard originaire de Lons-le-Saunier, ayant participé à un attentat contre des policiers allemands, le 14 mars 1944, à Arbois, arrêté le 26 mars, condamné à mort le 30 mai et exécuté le 1er juin, à la citadelle de Besançon;
  • Joseph Nechvatal (1951-), peintre, docteur en philosophie de l'art et en nouvelles technologies, professeur à la School of Visual Arts de New York. Il développe un programme de virus informatiques, à la maison Pasteur, lors de son séjour à Arbois, de 1990 à 1993.

Symboles[modifier | modifier le code]

Le symbole d'Arbois est le pélican héraldique, dit pélican de piété, nourrissant ses petits en se perçant le cœur de son bec. Il s'agit là d'un symbole christique et accompagné de la devise de la ville est Sic his quos diligo (Ainsi je fais pour ceux que j'aime)[réf. nécessaire]. La fanfare d'Arbois, qui joue lors de la fête du Biou, s'appelle le Pélican en référence à cet animal symbolique. Il existe aussi une guggenmusik appelée la Biou'Z'Musik.

Le blasonnement est décrit selon les sources et les représentations « d'azur à un pélican d'argent avec sa piété dans une aire d'or », ou encore « de sable, au pélican d'or avec sa piété dans une aire du même », ce dernier utilisant les couleurs de la ville. Les couleurs d'Arbois sont en effet le jaune (or) et le noir (sable), dans lesquels on peut voir une allusion au vin jaune et à la forêt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au pélican d'argent becquetant sa poitrine gouttelée de gueules pour ses petits aussi d'argent, le tout posé sur un nid d'or[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ancien couvent des Ursulines, actuel Hôtel de Ville et tribunal », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. [1] VERNUS Michel, "La Révolution de 1848 à Salins et Arbois. La présence du fouriérisme dans le mouvement démocratique", Cahiers Charles Fourier, n° 10, décembre 1999, pp. 77-90
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Église Saint-Just (XIIe-XVIe-XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Maison des consords Brand (XIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Château Bontemps (XVIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Château Pécauld (XVIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Tour Gloriette (XVIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Couvent des Ursulines (Hôtel de ville) (XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Maison Delort (XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Moulins Béchet (XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Demeure de la Rue de Verreux (XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maison Pasteur (XVIIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Fruitière vinicole (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Hôtel de Broissia (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Centrale hydroélectrique (XXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Pasteur à Arbois thèse 05-064 année 2005 présentée et soutenue publiquement par le Docteur Philippe Bruniaux le 21 octobre 2005
  20. forum.cancoillotte.net

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Chaudat. Les mondes du vin. Ethnologie des vignerons d’Arbois (Jura), Paris, l’Harmattan, coll. Connaissance des hommes (préface de Jean-Pierre Warnier), 2004.
  • Ernest Girard. Chroniques arboisiennes, 1906. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire.
  • Georges Grand. Histoire d'Arbois, 1959. Réimpr. en 1996 par Le Livre d'histoire.
  • Emmanuel Bousson De Mairet. Annales historiques et chronologiques de la ville d'Arbois, 1856. En ligne sur Google Books. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire sous le titre Histoire d'Arbois.