Édouard Belin

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Édouard Belin

alt=Description de l'image Édouard Belin portret.jpg.
Naissance 5 mars 1876
Vesoul
Haute-Saône (France)
Décès 4 mars 1963 (à 86 ans)
Territet
Canton de Vaud (Suisse)
Nationalité Française
Renommé pour Bélinographe

Édouard Belin, né le 5 mars 1876 à Vesoul (Haute-Saône), mort le 4 mars 1963 à Territet (Canton de Vaud, en Suisse), est un ingénieur français, inventeur du bélinographe, système de transmission à distance des photographies.

En 1925, la société Édouard Belin dépose la marque Télétype.

En 1951, il est nommé Grand Officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur et Citoyen d'honneur de la Ville de Vesoul[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

La maison natale d'Édouard Belin à Vesoul

Édouard Belin est né et grandi au 27 rue du Breuil à Vesoul, préfecture de la Haute-Saône. Il réalise ses études au Lycée Impérial de Vesoul[2]. En 1894, il obtient son baccalauréat. Le projet familial est alors une carrière juridique, mais il s'intéresse à la mécanique et aux techniques de l'image ; en 1894, il fait breveter un appareil photographique, l'opisthénographe[3].

En 1897, il part en Autriche-Hongrie faire des études à l'École impériale et royale des Arts graphiques de Vienne[4], la plus ancienne école d'État consacrée à la photographie (1888). Il y reste jusqu'en 1899[3].

Ensuite, il poursuit avec son frère Marcel des recherche sur le système du télégraphoscope.

Dans un mémoire de 1902[5], il indique que dès août 1896, suite à l'apparition du cinématographe Lumière, il envisage la télévision, grâce à un système couplant un cinématographe enregistreur et un cinématographe projeteur.

Le bélinographe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bélinographe.
Édouard Belin dans son laboratoire en 1920.

En 1907, il construit le « bélinographe » un instrument capable de transmettre des images photographiques à distance par l'électricité. Cet appareil utilise pour l'analyse le procédé de l'américain Amstutz, basé sur un tirage photographique spécial, et pour la synchronisation celui de l'allemand Arthur Korn, son concurrent en Europe. Dès 1914, une photo de reportage est transmise par « bélinogramme » via le réseau téléphonique.

Il perfectionne son procédé en 1921, de façon à ce qu'il soit capable de transmettre les images par ondes radio.

Dans cet appareil, l'émetteur parcourt point par point l'image originale et mesure l'intensité lumineuse par l'intermédiaire d'une cellule photoélectrique[réf. nécessaire]. L'intensité est véhiculée jusqu'au récepteur. Là, une source lumineuse reproduit les intensités mesurées par la cellule photoélectrique, tout en effectuant exactement les mêmes déplacements. Ce faisant, elle impressionne du papier photographique, ce qui permet d'obtenir une copie de l'image originale.

Les télécopieurs et photocopieurs modernes utilisent le même principe, à ceci près que le capteur d'intensité lumineuse a été remplacé par un capteur CCD, et que le dispositif d'impression est basé sur la technologie laser, et non plus photographique.

Les établissements Edouard Belin[modifier | modifier le code]

Ils sont localisés à Rueil-Malmaison dans les années 1950.

Autres travaux[modifier | modifier le code]

Vers 1927 il travaille à un système de télévision mécanique à miroirs très ingenieux.

Édouard Belin a été président de la Société française de photographie.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Manuel pratique de photographie au charbon, Gauthier-Villars, Paris, 1900, 90 p.
  • Précis de photographie générale, à l'usage des amateurs et des professionnels. Tome 1, Généralités. Opérations photographiques, Gauthier-Villars, Paris, 1905, 242 p.
  • Précis de photographie générale à l'usage des amateurs et des professionnels. Tome II, Applications scientifiques et industrielles, Gauthier-Villars, Paris, 1905, 242 p.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nom d'Édouard Belin a été donné :

à des institutions
  • un lycée de Vesoul[6] ;
  • un réseau de télécommunications haut-débit universitaire, mis en place en Franche-Comté et piloté par le Conseil régional[7],[8].
  • un institut international des systèmes d'information de santé et de télémédecine, localisé en Franche-Comté[9]
à des voies publiques

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notice biographique sur le site du CRDP de Dijon
  • Bernard Auffray, Édouard Belin : le père de la télévision, préface d'Étienne Wolff, Editions Les clefs du monde, Paris, 1981, 135 p.
  • Robert Soulard, « Edouard Belin et la télévision », dans Revue de l'histoire des sciences, 1965, 18-3, p. 265-281, disponible en ligne sur le site Persée
  • Maurice COUSSEMENT, " Édouard BELIN, UN INVENTEUR MÉCONNU ", Vesoul, 2013, 153 pages, coussement.maurice@orange.fr, préface de Domique Balon, proviseur du lycée Édouard Belin de Vesoul

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Citoyen d'honneur de la Ville de Vesoul », sur http://www.alainchretien.net/ (consulté le 13 juillet 2013).
  2. « Jeunesse/biographie », sur http://www.vesoul.fr/ (consulté le 7 avril 2013).
  3. a et b Soulard, page 267.
  4. Actuelle : Höhere Graphische Bundes-Lehr- und Versuchsanstalt (cf. page allemande)
  5. Le problème de la transmission à distance des images réelles en un temps négligeable et par voies purement physiques : le télégraphoscope, cité par Soulard, page 267. Le mémoire se trouve au Centre de documentation d'histoire des techniques, Fonds Emile Belin.
  6. Lycée Édouard Belin de Vesoul.
  7. Carte des réseaux de collecte régionaux de RENATER
  8. Liste des projets - Région Franche-Comté.
  9. www.institut-edouard-belin.org
  10. Relevé sur Internet ; il ne semble pas y en avoir tellement d'autres...