Poulsard

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Poulsard N
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À compléter
Caractéristiques phénologiques
Débourrement À compléter
Floraison À compléter
Véraison À compléter
Maturité À compléter
Caractéristiques culturales
Port À compléter
Fertilité À compléter
Taille et mode
de conduite
À compléter
Productivité À compléter
Exigences culturales
Climatique À compléter
Pédologique À compléter
Potentiel œnologique
Alcoolique À compléter
Aromatique À compléter

Le Poulsard N[N 1] est un cépage rouge du Jura.

Sommaire

[modifier] Origine

[modifier] Historique

Il semble originaire de Franche-Comté, et sa première mention date de 1386, avec la mention du « pellozar »[1].

En 1732, il a été classé dans la publication d'une liste de bons cépages par le parlement de Besançon[2].

[modifier] Répartition géographique

Cépage du vignoble du Jura, on le trouve sporadiquement dans l'Ain sous le nom de mescle[2], (meiklle en patois local) et dans le Valais en Suisse[1].

Sa surface est constante en France ; elle est passée de 314 hectares en 1958 à 300 ha en 1994[a 1].

[modifier] Étymologie et synonymes

L'origine de ce nom est incertaine. Il pourrait venir du mot local plousse, ou prunelle, dont les fruits ressemblent à s'y méprendre avec ceux de ce cépage, typiquement jurassien. On le nomme aussi peloussard, pulsard, polozard, mescle dans l'Ain et Ploussard à Arbois.

[modifier] Variabilité génétique

En France, trois clones, les numéros 296, 464 et 584 ont été agréés[a 2]. Leur sélection s'est faite dans les collections issues de prospection dans le vignoble du Jura.

[modifier] Étymologie

Le terme ploussard viendrait de la prunelle en référence à sa couleur bleue recouverte de pruine et parfois à sa forme sphérique. Selon les dialectes locaux, la prunelle se dit pleusse, plesse, plusse, plouse ou encore pelosse. Le terme poulsard, quant à lui, viendrait peut être du latin pulsare, pousser violament en raison de sa pousse très rapide au printemps ; à moins qu'une erreur de transcription n'en soit à l'origine[2].

Le terme poulsard N sera choisi par la nomenclature française des cépages[3].

[modifier] Caractéristiques ampélographiques

Les jeunes rameaux sont peu velus. Les jeunes feuilles sont jaunes à reflets bronzés. Le rameau comporte de très longues vrilles.

Les feuilles adultes sont à cinq ou sept lobes avec un sinus pétiolaire en U ouvert, des sinus latéraux profonds, des dents moyennes à bords droits et un limbe légèrement révoluté.

Les grappes sont petites et les baies moyennes à grosses et de forme elliptique noir bleuté (existent en blanc et en gris), charnues à pellicule fine, se fendant facilement[3].

[modifier] Aptitudes

[modifier] Culturales

Cépage délicat, il craint les gelées printanières, la coulure et les grillures. Il a une bonne adéquation avec les terrains marneux et argileux. Face à une fertilité très moyenne, il doit être taillé long et palissé.

[modifier] Sensibilité aux maladies

Il craint principalement l'oïdium.

[modifier] Technologiques

Le poulsard donne des vins de grande finesse, aromatiques, (fruité et notes animales) mais de structure et couleur légère. Sa robe pâle, parfois dite « pelure d'oignon », est cependant relativement stable au vieillissement. Il est souvent assemblé avec le Pinot noir et avec le Trousseau. Il est présent dans les appellations Côtes du Jura et Arbois.

Il couvre un peu plus de 20 % du vignoble d'A.O.C., soit 80 % de l'encépagement en rouge, dont les trois quarts dans la région de Montigny-lès-Arsures, Pupillin et autour d'Arbois. Ce cépage se plaît particulièrement sur les terres fortes de marnes ou d'argiles du Trias et du Lias. Moyennement vigoureux, il affectionne les terres grasses et peut être taillé long.

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

  • Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France. ENTAV-INRA-ENSAM-ONIVINS. Éditeur ENTAV et ministère de l'Agriculture et de la pêche, 1995. (ISBN 2-9509682-0-1) Page 218.
  1. p.&nbsp ; 218
  2. p.&nbsp ; 334

[modifier] Références

  1. a et b David Cobbold, « Leçon n° 100, le poulsard », 2010. Consulté le 7 juillet 2010
  2. a, b et c Petite anthologie des cépages jurassiens, 2005. Consulté le 23 juillet 2010
  3. a et b ENTAV-INRA-ENSAM-ONIVINS, Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, ENTAV, Éditeur, (ISBN 2-9509682-0-1), p. page 218 

[modifier] Notes

  1. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.

[modifier] Articles connexes

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