Saint-Amour (Jura)

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Saint-Amour
La Chevalerie, salle de spectacles
La Chevalerie, salle de spectacles
Blason de Saint-Amour
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Saint-Amour
Maire
Mandat
Gérard Jacquier (SE[réf. nécessaire])
2008-2014
Code postal 39160
Code commune 39475
Démographie
Gentilé Saint-Amourain
Population
municipale
2 371 hab. (2010)
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 11″ N 5° 20′ 38″ E / 46.4364, 5.343946° 26′ 11″ Nord
       5° 20′ 38″ Est
/ 46.4364, 5.3439
  
Altitude Min. 200 m — Max. 446 m
Superficie 11,65 km2
Localisation

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Saint-Amour

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Saint-Amour

Saint-Amour est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Ses habitants sont les Saint-Amourains.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situé à l'extrême sud-ouest de la région de Franche-Comté, Saint-Amour occupe les premières pentes du massif jurassien tout en débordant sur la plaine bressane toute proche. Saint-Amour se trouve à 28 km de Bourg-en-Bresse, 33 km de Lons-le-Saunier, 30 km de Louhans, 90 km de Lyon, 125 km de Besançon, 130 km de Dijon et 95 km de Genève.

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Condal (Saône-et-Loire) Balanod Rose des vents
Domsure (Ain) N L'Aubépin
O    Saint-Amour    E
S
Chazelles Nanc-lès-Saint-Amour

Histoire [modifier]

En 585, Gontran Ier petit-fils de Clovis, roi de Bourgogne, fit édifier à Vincennes-la-Jolie qui n'était alors qu'une bourgade dans un territoire appartenant aux évêques de Macon puis à Albéric de Narbonne, une église destinée à abriter les reliques de saint Amator et saint Viator : soldats chrétiens de la légion thébaine massacrés à Saint-Maurice d'Agaune dans le Valais. La garde des reliques fut confiée à des religieux qui établirent un monastère proche de l'église. Les miracles attribués aux reliques attirèrent de nombreux pèlerins dans la bourgade qui se développa autour de son église. Les successeurs de Gontran donnèrent ce fief à l'évêque de Saint-Vincent-de-Mâcon : celui-ci fit construire un château et des murailles pour la défense du bourg, qui au fil des siècles, prit le nom de Saint-Amour.

Au Moyen Âge sont édifiés une forteresse et des remparts pour conforter la position stratégique de la bourgade, située entre le massif jurassien et la plaine bressane sur la route de Lyon à Strasbourg. Saint Amour a subi trois sièges et cinq invasions liées à la conquête française. Elle résiste aux assauts des troupes de Louis XI (1477), et celles d'Henri IV (1595) mais celles du duc de Longueville (1637) et de Louis XIV (1673-1674) la dévastent. Elle est démantelée puis rattachée à la France, avec la Franche-Comté en 1678 par le Traité de Nimègue.

De 1262 à 1789, Saint Amour dépend du bailliage royal d'Orgelet. Six maisons y règnent successivement dont les sires de l'Aubépin (XIIe siècle-1454), ceux de la Baume (1548-1770) puis de Choiseul la Baume (1770-1789).

Entre 1790 et 1794, Saint-Amour absorbe la commune voisine d'Allomat[1]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Franc-Amour[1].

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :


D'or au lion de sable lampassé de gueules, armé et couronné d'argent.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 2 371 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 878 2 694 2 638 2 573 2 595 2 631 2 527 2 635 2 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 256 2 343 2 554 2 419 2 439 2 437 2 385 2 267 2 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 109 2 145 2 101 1 862 1 919 1 939 1 912 2 034 2 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
2 221 2 508 2 566 2 399 2 200 2 102 2 204 2 247 2 371
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Administration et politique [modifier]

Les maires de Saint-Amour [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Roger Giroud   Négociant en matériaux
1983 1991 Lucien Guichard   Notaire
1991 1995 Raymond Mollard   Vétérinaire
1995 réélu en 2008[3] Gérard Jacquier PS[réf. nécessaire] Instituteur

Tendance politique [modifier]

Pour le référendum sur la constitution européenne, le 29 mai 2005, les électeurs de Saint-Amour ont voté à 58,85 % en faveur du « non » et à 41,15 % pour le « oui » tandis que 32,62 % se sont abstenus[4].

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 29,13 % des suffrages exprimés, suivi de Ségolène Royal avec 27,49 %, François Bayrou avec 15,97 % et Jean-Marie Le Pen avec 11,51 %. Le taux de participation atteint 85,41 %.

Au 2e tour de l'élection présidentielle de 2007, les Saint-Amourains ont voté à 51,16 % pour Nicolas Sarkozy et 48,84 % pour Ségolène Royal. Le taux de participation est de 85,29 %[5].

Économie [modifier]

En 2004, le taux de chômage s'élève à 8,6 % de la population active et le revenu moyen par ménage à 14 060 €/an[6].

Enseignement [modifier]

  • École maternelle
  • École primaire Marius Picquand
  • École maternelle et primaire des Annonciades (établissement privé)
  • Collège Lucien Febvre
  • Lycée professionnel Ferdinand Fillod, réalisation par les élèves du LEP du premier voilier français, en aluminium, le Andy 27 pour personnes handicapées (10 mètres de long, pour trois personnes à mobilité réduite et deux skippers).
  • École de musique

Lieux et monuments [modifier]

Elle contient un ensemble de pots, potiches, pichets et flacons des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles.

  • L'église paroissiale :

Église collégiale jusqu’à la Révolution, elle a souffert des outrages de la conquête française, en 1637 puis des révolutionnaires. Souvent modifiée, elle ne conserve plus rien de son caractère primitif ; le chœur (XVe siècle) constitue la partie la plus ancienne. Le clocher comtois (XVIIe siècle), et ses 48 mètres de haut, contribue à donner à l’édifice une imposante majesté. Le monument conserve le reliquaire contenant les reliques de Saint-Amator (Saint-Amour).

  • la Tour Guillaume :

La tour (XIIIe siècle-XVIe siècle) était autrefois incluse dans les fortifications de la ville. Elle porte le nom de l'illustre théologien, Guillaume de Saint-Amour (v1200-1272), enfant du pays, qui légua sa fortune aux pauvres de la ville et fut l'un des fondateurs de l'Hôtel-Dieu.

Datant de 1741, ces bâtiments constituaient une des Justices des Gabelles créées par le roi en 1705 pour juger les contrebandiers de sels, tabacs, étoffes… L’ensemble, unique dans le Jura, comprend : l’auditoire avec deux corps de garde au rez-de-chaussée et deux salles d’audience au premier étage, à l’arrière, les prisons proprement dites avec la cour et l’appartement du geôlier, la pistole, la chapelle, la cour des prisonniers, deux salles de détention, trois cachots en sous-sol avec portes à guichet.


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Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  4. Saint-Amour (Jura - 39160) : démographie
  5. Résultats des élections : Saint-Amour - Jura (39160). Election législative Saint-Amour
  6. Saint-Amour - Jura (Code postal - 39160)
  7. La Chevalerie sur le site de la , salle de spectacles de la Communauté de communes du pays de Saint-Amour, consulté le 9 janvier 2013.