Saint-Amour (Jura)

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46° 26′ 11″ N 5° 20′ 38″ E / 46.4364, 5.3439

Saint-Amour
Image illustrative de l'article Saint-Amour (Jura)
Administration
Pays France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
(chef-lieu)
Code commune 39475
Code postal 39160
Maire
Mandat en cours
Gérard Jacquier (SE[réf. nécessaire])
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Amour
Démographie
Population 2 291 hab. (2008)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 11″ Nord
       5° 20′ 38″ Est
/ 46.4364, 5.3439
Altitudes mini. 200 m — maxi. 446 m
Superficie 11,65 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Amour est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Ses habitants sont les Saint-Amourains et les Saint-Amouraines.

Sommaire

[modifier] Géographie

Situé à l'extrême sud-ouest de la région de Franche-Comté, Saint-Amour occupe les premières pentes du massif jurassien tout en débordant sur la plaine bressane toute proche. Saint-Amour se trouve à 28 km de Bourg-en-Bresse, 33 km de Lons-le-Saunier, 30 km de Louhans, 90 km de Lyon, 125 km de Besançon, 130 km de Dijon et 95 km de Genève.

[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Condal (Saône-et-Loire) Balanod Rose des vents
Domsure (Ain) N L'Aubépin
O    Saint-Amour    E
S
Chazelles Nanc-lès-Saint-Amour

[modifier] Histoire

En 585, Gontran Ier petit-fils de Clovis, roi de Bourgogne, fit édifier à Vincennes-la-Jolie qui n'était alors qu'une bourgade dans un territoire appartenant aux évêques de Macon puis à Albéric de Narbonne, une église destinée à abriter les reliques de saint Amator et saint Viator : soldats chrétiens de la légion thébaine massacrés à Saint-Maurice d'Agaune dans le Valais. La garde des reliques fut confiée à des religieux qui établirent un monastère proche de l'église. Les miracles attribués aux reliques attirèrent de nombreux pèlerins dans la bourgade qui se développa autour de son église. Les successeurs de Gontran donnèrent ce fief à l'évêque de Saint-Vincent-de-Mâcon : celui-ci fit construire un château et des murailles pour la défense du bourg, qui au fil des siècles, prit le nom de Saint-Amour.

Au Moyen Age sont édifiés une forteresse et des remparts pour conforter la position srtatégique de la bourgade, située entre le massif jurassien et la plaine bressane sur la route de Lyon à Strasbourg. Saint Amour a subi trois sièges et cinq invasions liées à la conquête française. Elle résiste aux assauts des troupes de Louis XVI (1477), et celles d'Henry IV (1595) mais celles du duc de Longueville (1637) et de Louis XIV (1673-1674) la dévastent. Elle est démantelée puis rattachée à la France, avec la Franche Comté en 1678 par le Traité de Nimègue.

De 1262 à 1789, Saint Amour dépend du bailliage royal d'Orgelet. Six maisons y règnent successivement dont les sires de l'Aubépin (XIIe siècle-1454), ceux de la Baume (1548-1770) puis de Choiseul la Baume (1770-1789).

Entre 1790 et 1794, Saint-Amour absorbe la commune éphémère de Allomat[1]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Francamour[1].

[modifier] Héraldique

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'or au lion de sable lampassé de gueules, armé et couronné d'argent.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2878 2694 2638 2573 2595 2631 2527 2635 2284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2256 2343 2554 2419 2439 2437 2385 2267 2283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2109 2145 2101 1862 1919 1939 1912 2034 2201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 - -
2221 2508 2566 2399 2200 2102 2291[2] - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : Insee[3], Ehess[1]
Courbe d'évolution démographique de Saint-Amour depuis 1793

[modifier] Administration et politique

[modifier] Les maires de Saint-Amour

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Roger Giroud   Négociant en matériaux
1983 1991 Lucien Guichard   Notaire
1991 1995 Raymond Mollard   Vétérinaire
1995 réélu en 2008[4] Gérard Jacquier PS[réf. nécessaire] Instituteur

[modifier] Tendance politique

Pour le référendum sur la constitution européenne, le 29 mai 2005, les électeurs de Saint-Amour ont voté à 58,85 % en faveur du « non » et à 41,15% pour le « oui » tandis que 32,62 % se sont abstenus[5].

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 29,13 % des suffrages exprimés, suivi de Ségolène Royal avec 27,49 %, François Bayrou avec 15,97 % et Jean-Marie Le Pen avec 11,51%. Le taux de participation atteint 85,41 %.

Au 2e tour de l'élection présidentielle de 2007, les Saint-Amourains ont voté à 51,16 % pour Nicolas Sarkozy et 48,84 % pour Ségolène Royal. Le taux de participation est de 85,29 %[6].

[modifier] Économie

En 2004, le taux de chômage s'élève à 8,6% de la population active et le revenu moyen par ménage à 14 060 €/an[7].

[modifier] Enseignement

  • École maternelle
  • École primaire Marius Picquand
  • École maternelle et primaire des Annonciades (établissement privé)
  • Collège Lucien Febvre
  • Lycée professionnel Ferdinand Fillod, réalisation par les élèves du LEP du premier voilier français, en aluminium, le Andy 27 pour personnes handicapées (10 mètres de long, pour trois personnes à mobilité réduite et deux skippers).
  • École de musique

[modifier] Lieux et monuments

Elle contient un ensemble de pots, potiches, pichets et flacons des XVIe, XVIIIe, et XIXe siècles.

  • L'église paroissiale :

Église collégiale jusqu’à la Révolution, elle a souffert des outrages de la conquête française, en 1637 puis des révolutionnaires. Souvent modifiée, elle ne conserve plus rien de son caractère primitif ; le chœur (XVe siècle) constitue la partie la plus ancienne. Le clocher comtois (XVIIe siècle), et ses 48 mètres de haut, contribue à donner à l’édifice une imposante majesté. Le monument conserve le reliquaire contenant les reliques de Saint-Amator (Saint-Amour).

  • la Tour Guillaume :

La tour (XIIIe siècle-XVIe siècle) était autrefois incluse dans les fortifications de la ville. Elle porte le nom de l'illustre théologien, Guillaume de Saint-Amour (v1200-1272), enfant du pays, qui légua sa fortune aux pauvres de la ville et fut l'un des fondateurs de l'Hôtel-Dieu.

Datant de 1741, ces bâtiments constituaient une des Justices des Gabelles créées par le roi en 1705 pour juger les contrebandiers de sels, tabacs, étoffes... L’ensemble, unique dans le Jura, comprend : l’auditoire avec deux corps de garde au rez-de-chaussée et deux salles d’audience au premier étage, à l’arrière, les prisons proprement dites avec la cour et l’appartement du geôlier, la pistole, la chapelle, la cour des prisonniers, deux salles de détention, trois cachots en sous-sol avec portes à guichet.


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[modifier] Personnalités liées à la commune

(par ordre chronologique de naissance)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes

  1. a, b et c Ehess, notice communale de Saint-Amour sur la base de données Cassini, consultée le 26 juin 2010
  2. Population municipale en 2008, sur le site de l'INSEE. Consulté le 7 janvier 2011
  3. Saint-Amour sur le site de l’Insee
  4. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  5. Saint-Amour (Jura - 39160) : démographie
  6. Résultats des élections : Saint-Amour - Jura (39160). Election législative Saint-Amour
  7. Saint-Amour - Jura (Code postal - 39160)
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