Ronchamp

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Ronchamp
Vue sur l'église de Ronchamp
Vue sur l'église de Ronchamp
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Lure
Canton Canton de Champagney
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Jean-Claude Mille
2008-2014
Code postal 70250
Code commune 70451
Démographie
Gentilé Ronchampois
Population
municipale
2 899 hab. (2009)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 03″ N 6° 38′ 02″ E / 47.7008333333, 6.6338888888947° 42′ 03″ Nord
       6° 38′ 02″ Est
/ 47.7008333333, 6.63388888889
  
Altitude Min. 320 m — Max. 790 m
Superficie 23,54 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ronchamp.fr

Ronchamp est une commune française située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Rahin et Chérimont.

La ville est connue pour son passé minier et sa chapelle.

Sommaire

Géographie [modifier]

Vue sur la commune et sur la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp

Ronchamp est située au nord-est de la France. D'une superficie de 2 354 hectares dont 1 648 de forêts, la commune s'adosse aux contreforts des Vosges saônoises, au nord, pour s'ouvrir sur une plaine, à l'ouest. Ronchamp est localisée à 20 kilomètres de Belfort, à 30 kilomètres de Montbéliard et à 45 kilomètres de Vesoul, préfecture de la Haute-Saône. Ronchamp est arrosée par le Rahin.

Communes limitrophes de Ronchamp
Saint-Barthélemy Fresse Plancher-Bas
Malbouhans Ronchamp Champagney
La Côte Magny-Danigon

Accès et transports [modifier]

L'entrée de Ronchamp

Ronchamp est traversée par la Route nationale 19 (France). La gare de Ronchamp est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des missions entre les gares de Vesoul, de Belfort et de Montbéliard.

Géologie [modifier]

Hydrographie [modifier]

L'étang Fourchit.

Ronchamp se trouve à cheval sur trois cours d'eau :

  • Le Rahin
  • Le Rhien
  • Le Beuveroux

On note également la présence de plusieurs étangs autour des habitations. Tous sont artificiels. Les étangs sont un élément important du paysage dans l'est de la Haute-Saône et le Territoire de Belfort voisin, où ils ont longtemps fourni le poisson consommé dans la région, éloignée de la mer et des grands fleuves.

Relief [modifier]

L'altitude du centre-ville de Ronchamp est de 353 mètres. La Colline de Bourlémont, où est érigée la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, se situe à 476 mètres d'altitude. Le point culminant du territoire communal est de 750 mètres, juste en dessous du Roc du Plainet, en forêt communale. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Ronchamp est classée commune de montagne[1]. Ronchamp est par ailleurs située dans le périmètre du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Climat [modifier]

Le climat de Ronchamp est un climat semi-continental : chaud et lourd en été, froid et sec en hiver, avec des températures pouvant descendre régulièrement à -10 °C. La pluviométrie, d'au moins 1000 mm/an, s'élève avec l'altitude.

Toponymie [modifier]

Les explications quant à l'origine du nom de Ronchamp divergent et aucune n'est établie de façon certaine. Certaines sources la rattache à un "romanurum campus" (camp, champ des romains) ou à un tumulus de forme ronde. D'autres, généralement mieux acceptées, à un champ de forme circulaire[2]

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de Ronchamp se blasonnent ainsi :
Sa devise est : Panta Rhei. Traduction : tout coule, tout évolue.

Histoire [modifier]

En 1285, Milon de Ronchamp fait partie des invités du comte de Chiny, lors des festivités qui durèrent presque une semaine et pendant lesquelles eurent lieu joutes et tournoi, entre Montmédy et Chauvency-le-Château. Le seigneur de Ronchamp se trouve en compagnie des Faucogney, Annegray, Saint-Rémy, Oiselay et Moncley, avec d'autres nobles bourguignons. Jacques Bretel, qui raconte ces journées, le cite dans son poème, Le Tournoi de Chauvency.

Second conflit mondial [modifier]

Située depuis 1940 dans la Zone occupée interdite au retour des réfugiés, Ronchamp fut libérée d'une occupation douloureuse le 2 octobre 1944 par les troupes de la 1re Armée, après de violents combats. Les unités engagées comprenaient le Bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, deux bataillons de marche (le 21e et le 24e) et un régiment d'artillerie de la 4e brigade de la 1re division française libre[3]. Le 1er bataillon de Zouaves[4] et le 1er bataillon de choc parachutiste[5] furent également impliqués, notamment dans les combats de la colline de Bourlémont. Cette dernière servait, en septembre 1944, d’observatoire d'artillerie[4] à l'armée allemande et les engagements y furent particulièrement féroces ; la chapelle érigée à l'époque fut entièrement détruite par les bombardements. L’âpreté des combats dans le secteur de Ronchamp/Champagney fut telle que Champagney, la commune voisine, distante de quelques kilomètres seulement, ne fut libérée que le 19 novembre 1944, soit plus d'un mois et demi après Ronchamp. Il est à noter que la commune de Ronchamp s'est vue attribuer la Croix de guerre 1939-1945[6]

Industries [modifier]

La ville de Ronchamp a été très marquée par les industries minières, sidérurgiques et textiles. L'exploitation minière commença dès le milieu du XVIIIe siècle pour s'achever en 1958 ; cette dernière impacta fortement les paysages et l'identité culturelle de la commune.

Autrefois, on comptait deux fonderies :

  • La fonderie Girardot[7] existe toujours, aujourd'hui devenue Sofogir SAS ;
  • La fonderie Moniotte, suivie de la fonderie Laurent . Actuellement la scierie Cenci.

Deux ateliers mécaniques :

  • La maison P. Carnet & E. Clerget, fondée en 1841 et depuis disparue ;
  • L'usine Weiss-Frezard.
  • L'usine Bruey. Actuellement ateliers municipaux de Ronchamp

Une filature :

  • L'usine Boucher-Mura & Cie. Celle ci avait succédé à la filature Fergusson-Tepper crée en 1842 par Pierre Fergusson-Tepper.

On remarquait également la présence de plusieurs tuileries, comme dans beaucoup d'autres communes Haut-Saônoises [7]. En 2011, il y a deux scieries à Ronchamp, ainsi qu'un déconstructeur automobile situé à l'emplacement de l'ancienne centrale thermique.

Les mines [modifier]

Le musée de la mine Marcel Maulini
Le puits Sainte-Marie.
Article détaillé : Houillères de Ronchamp.
Article détaillé : Musée de la mine Marcel Maulini.

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

La Maglum [modifier]

Initialement créée et implantée à Sochaux en 1923 sous le nom de « magnéto Lumière » (« Maglum » par contraction), cette société était spécialisée dans la fabrication de pièces destinées à l’industrie automobile. Elle s'implanta à Ronchamp en 1958, dans les anciens bureaux et atelier de la Houillère. Elle possédait également les bâtiments du Puits Arthur-de-Buyer qu'elle employait pour stocker des déchets. Un de ses objectifs était de reconvertir les mineurs qui avaient choisi de ne pas travailler pour EDF.

La fabrication portait essentiellement sur des pièces de tôle embouties (cendrier, poignées de porte, pot d’échappement, accoudoir, poignée de frein à main, etc..). L'effectif maximal fut de 1150 employés en 1969. Mais à partir de 1970, Maglum ne sut pas prendre à temps le virage de la nouvelle politique de sous-traitance voulue par les industriels donneurs d'ordre.L’établissement fut mis en « dépôt de bilan » en 1980 et cessa toute activité [8].

La "Maglum" avait aussi des sites à Gouhenans (les vieux bâtiments des anciennes salines), à Fallon (les vieux bâtiments de la forge/fonderie) et à Conflans-sur-Lanterne. Suite à la faillite et au mouvement social qui suivit, le site de Ronchamp se transforma en coopérative ouvrière (SOMERO), plus ou moins associée à SETRAFAC (ancienne filature). L'ensemble fut repris par le groupe multinational GESTAMP qui a construit une usine neuve à Champagney (Hte-Saône - à côté de Ronchamp) en 2008, avec environ 200 ouvriers. Les locaux de SETRAFAC ont été acquis par la mairie de Ronchamp qui les utilise comme lieu d'expositions ; ceux de la MAGLUM-SOMERO sont devenus un site de paintball. La succursale de Conflans fut reprise par HAPPICH, un accessoiriste automobile allemand qui y développa une activitié de fabrication de pare-soleils ; l'usine de Giromagny (ancien tissage BOIGEOL) fut reprise par un cadre de la Maglum (M. CUYL) qui continua la fabrication des tableaux de bord en mousse de plastique et a tenté de se diversifier dans le meuble. Cette entreprise a fermé ses portes il y a quelques années (CT2A ou CTAA)

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Claude Mille[8] DVG -
mars 2001 mars 2008 Raymond Massinger DVG -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelages [modifier]

Terre d'immigration ouvrière, Ronchamp est jumelée avec les villes de Sułkowice (Pologne) et de Cuveglio (Italie)

Démographie [modifier]

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
2 981 3 058 3 087 3 132 3 088 2 965 2 924 2 899 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
Source : Base Insee[9],[10],[11].

Économie [modifier]

Vie locale [modifier]

La vie locale est animée par de nombreuses associations et diverses manifestations.

Éducation [modifier]

Ronchamp possède une école maternelle publique et quatre écoles primaires : Une est au centre et les autres se trouvent dans les plus gros hameaux environnants. Ronchamp ne possède pas de collège, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Champagney.

Santé [modifier]

La Maison de retraite Notre-Dame, un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de type associatif, est installée sur le territoire de la commune. Ronchamp accueille également quatre médecins généralistes, répartis dans trois cabinets, ainsi qu'un cabinet de kinésithérapeutes, deux pharmacies et un psychologue.

Services, équipements [modifier]

Cultes [modifier]

Écologie et recyclage [modifier]

La Communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Ronchamp, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. Une chaufferie Bois énergie permettant de chauffer divers bâtiments communaux ainsi que l'EHPAD Notre-Dame a été mise en service en octobre 2010[12]. Les plaquettes utilisées pour alimenter la chaufferie sont en majorité d'origine locale afin de réduire les coûts et de privilégier les circuits courts. La commune accueille par ailleurs sur son territoire un maraîcher bio[13] ainsi que des permanences de l'association Agro Bio Conso[14].

Folklore [modifier]

Tous les ans, le premier dimanche d'octobre, la Municipalité et une vingtaine d'associations rendent ensemble hommage à la Pomme de terre en organisant la foire "Ronchamp a la patate". La manifestation se tient sur la place du marché et met en valeur le tubercule et la "Haute-Patate" (surnom de la Haute-Saône) au travers de produits du terroir et de savoirs-faires locaux.

Lieux et monuments [modifier]

L'intérieur de la chapelle

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (fr) [1] Association nationale des élus de la Montagne
  2. (fr) De champ rond à Ronchamp
  3. (fr) [2] troupesdemarine.org
  4. a et b (fr) [3] Site biographique de Jean Laherrère
  5. (fr) [4] Site de l'ARORY
  6. (fr) [5] Ronchamp
  7. (fr) [6] Inventaire du Patrimoine
  8. Le conseil municipal
  9. Résultats du recensement de la population - Ronchamp, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  10. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  11. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  12. (fr) Rapport d'activité du SIED70 pour 2010
  13. (fr) Les Jardins du Pré Moisette
  14. (fr) Site de l'association Agro Bio Conso
  15. (fr) Le monument de 1870
  16. Notice no PA70000044, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]