Ronchamp

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Ronchamp
De haut en bas, de gauche à droite : la chapelle Notre-Dame-du-Haut, l'église Notre-Dame-du-Bas, le chevalement du puits Sainte-Marie, l'entrée de la ville et du cimetière, la gare de Ronchamp et la colline de Bourlémont.
2012-Chapelle Notre-Dame-du-Haut.jpeg
Ronchamp - Église Notre-Dame-du-Bas - 2.jpg 2012-09-23 14-27-47-Puits Sainte Marie.jpg
Ronchamp N19.JPG Colline de Bourlémont 05.JPG Gare de Ronchamp voies.jpg
Colline de Bourlémont 01.JPG
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Lure
Canton Canton de Champagney
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Jean-Claude Mille
2014-2020
Code postal 70250
Code commune 70451
Démographie
Gentilé Ronchampois
Population
municipale
2 938 hab. (2011)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 03″ N 6° 38′ 02″ E / 47.7008333333, 6.6338888888947° 42′ 03″ Nord 6° 38′ 02″ Est / 47.7008333333, 6.63388888889  
Altitude Min. 320 m – Max. 790 m
Superficie 23,54 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ronchamp.fr

Ronchamp est une commune française située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. Elle est le siège de la communauté de communes Rahin et Chérimont.

La ville se trouve dans une région particulièrement vallonnée, l'altitude variant de 353 mètres au centre-ville à 790 mètres en forêt d'Arobert. Elle est traversée par le Rahin ainsi que par deux autres cours d'eau plus modestes. Décorée de la Croix de guerre 1939-1945, Ronchamp a été très marquée par la Seconde Guerre mondiale.

Située au cœur d'un modeste bassin minier, Ronchamp est connue pour son riche passé minier et industriel, la houille ayant été exploitée du XVIIIe siècle au XXe siècle, ce qui favorisa pleinement l'économie locale et créant ainsi un patrimoine architectural important. Onze puits ainsi qu'un musée consacré à la mine sont recensés sur le territoire de Ronchamp.

La commune compte aussi l'une des œuvres majeures de l'architecture sacrée du XXe siècle, la chapelle Notre-Dame-du-Haut, construite en béton de 1953 à 1955 par l'architecte franco-suisse Le Corbusier et qui est située au sommet de la colline de Bourlémont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Ronchamp date de 1227. Au cours des siècles, la village connait plusieurs autres noms : Runchamp en 1227, Ronchans en 1271, de Rotundo Campo en 1347[1],[2].

Le nom est composé des mots « champs » et « rond »[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du territoire de Ronchamp.
Localisation de Ronchamp, en Haute-Saône.
Vesoul
Localisation de la Haute-Saône en France
Voir l’image vierge
Localisation de Ronchamp, en Haute-Saône.

Ronchamp est situé à l'est de la Haute-Saône, dans le nord-est de la région Franche-Comté.

La commune de Ronchamp est distante de 20 kilomètres de Belfort, 30 kilomètres de Montbéliard et 45 kilomètres de la préfecture départementale Vesoul et de 65 kilomètres de Mulhouse[4],[5].

La localité se trouve dans le pays des Vosges Saônoises, structure territoriale composée de paysages variés[6].

Communes limitrophes de Ronchamp
Saint-Barthélemy Fresse Plancher-Bas
Malbouhans Ronchamp Champagney
La Côte Magny-Danigon

Topographie[modifier | modifier le code]

Ronchamp se situe dans une région vallonnée, l'essentiel des habitations se trouvent dans une petite vallée où coule le Rahin ; le nord et le sud sont bordés de collines. D'une superficie de 2 354 hectares dont 1 648 de forêts, le territoire de la commune se trouve sur les contreforts des Vosges saônoises, au nord, pour s'ouvrir sur une plaine, à l'ouest[7].

L'altitude du centre-ville est de 353 mètres. La colline de Bourlémont, où est érigée la chapelle Notre-Dame-du-Haut, s'élève à 474 mètres. Le point culminant du territoire communal est à 790 mètres, juste en dessous du Roc du Plainet (dont le sommet se trouve à Fresse et atteint 807 mètres), en forêt communale et dans les premiers contreforts du massif des Vosges. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Ronchamp est classée commune de montagne. Ronchamp est par ailleurs située dans le périmètre du parc naturel régional des Ballons des Vosges[8].

Géologie[modifier | modifier le code]

Ronchamp est construite sur le plateau de Haute-Saône, elle est limitrophe de la dépression sous-vosgienne[9] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[10].

Elle fait partie du bassin minier de Ronchamp et Champagney qui est composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large[11]. Ce gisement est recouvert par du grès rouge et divers types d'argile[12].

Le charbon a débuté sa formation il y a 300 millions d'années, pendant le carbonifère. La transformation des débris végétaux a eu lieu sur une période de 20 millions d'années pour former de la houille. Pendant cette phase, les sédiments organiques se rassemblent dans une cuvette et sont recouverts par des alluvions[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un étang rouge dans une forêt défrichée.
L'étang Fourchit.

Ronchamp se trouve à cheval sur trois cours d'eau. Le plus important, passant par le centre, est le Rahin, qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace[5],[14]. Il existe également deux ruisseaux de taille secondaire : le Rhien et le Beuveroux.

La commune comporte plusieurs étangs qui sont tous artificiels. Les étangs sont un élément important du paysage dans l'est de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, où ils ont longtemps fourni le poisson consommé dans la région.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Ronchamp est un climat semi-continental : chaud et lourd en été, froid et sec en hiver, avec des températures pouvant descendre régulièrement à -10 °C. La pluviométrie, d'au moins 1 000 mm/an, s'élève avec l'altitude[15].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement[Note 1][16]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 54.1 85.9 124 159.6 190.5 218.2 251.7 220.6 175.1 126.3 71.2 55.7 1732.8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 92.8 78.3 80.6 74.9 93.2 90.1 78 89.2 79.6 76.8 101.6 101 1036
Moyennes mensuelles de la vitesse du vent (km/h)
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures[Note 1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -2.7 -1.9 0.2 2.8 6.7 9.9 11.6 11.4 8.7 5.2 0.9 -2.1 4.2
Températures moyennes (°C) 0.8 2.5 5.4 8.7 12.8 16.1 18.2 17.8 14.9 10.5 4.9 1.4 9.5
Températures maximales moyennes (°C) 4.2 6.9 10.6 14.7 18.9 22.3 24.7 24.1 21 15.8 8.9 4.8 14.7

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

La gare de Ronchamp.

Ronchamp est traversée par la route nationale 19 qui forme la rue principale dans le village. Ronchamp possède d'autres routes importantes, la première se dirige vers Clairegoutte en passant par le hameau du Magny, une autre relie le centre à Malbouhans, un autre rejoint Courmont tandis qu'un axe important rejoint Champagney en passant par les ballastières[17].

La gare de Ronchamp, mise en service le 26 avril 1858, est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des liaisons entre les gares de Vesoul, Belfort et Montbéliard[18]. La ville est également desservie par une ligne interdépartementale d'autobus et par les lignes saônoises[19]. La gare de Belfort - Montbéliard TGV se trouvant sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, est localisée à moins de 30 kilomètres de Ronchamp[20]. Autrefois, plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône passaient par Ronchamp[21]. De plus, un réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp existait autrefois et reliait tous les puits en activité à la gare houillère[22].

L'EuroAirport est l'aéroport international le plus proche de la commune, situé à environ 80 kilomètres[20].

De plus, la commune est traversée par le sentier de grande randonnée 59 ainsi que par le sentier des Ducs[23],[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Ronchamp se compose d'un centre formant un bourg et de sept hameaux aux alentours : Grattery, Recologne, Mourière, La Selle, Le Rhien, Le Montchauveau et La Houillère[5]. La commune compte aussi deux anciennes cités minières toutes deux limitrophes du centre : la cité du Chanois composée de baraquements provisoires construits en 1919[25] puis démolie dans les années 1970[26] et la cité du Morbier, construite en 1927 vers le hameau d'Éboulet[27],[28].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logement à Ronchamp était de 1 366 dont 1 214 résidences principales, 24 résidences secondaires et logements occasionnels et 128 logements vacants. La ville comptait 1 057 maisons et 297 appartements en 2009[A 1].

La commune totalisait 1 057 maisons et 297 appartements en 2009, soit respectivement 77,4 % et 21,7 %[A 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,2 %, en 2009. On dénombrait 1,1 % des résidences principales qui possédaient une pièce, 5,4 % qui comptaient deux pièces, 18,8 % qui totalisaient 3 pièces, 28,0 % qui abritaient quatre pièces et enfin 46,7 % qui possédaient cinq pièces ou plus[A 3].

Évolution du nombre de logements par catégorie[A 1]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Résidences principales 992 1 020 1 080 1 118 1 129 1 214
Résidences secondaires et logements occasionnels 45 7 44 42 40 24
Logements vacants 96 99 109 105 70 128
Total 1 133 1 156 1 233 1 265 1 239 1 366

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Rahin et Chérimont a mis en place une démarche Plan de Paysage[29]. En collaboration avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges, l'intercommunalité a pour projet de mettre en œuvre un contrat d’aménagement durable de l'espace, pour la période 2013-2016[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En -58, Jules César bat Arioviste dans la plaine située entre Ronchamp et Champagney[1]. C'est alors que les Romains s'installent sur des flancs de la colline de Bourlémont et y érigent temple romain[31].

Néanmoins, aucune importante trace d'occupation romaine indique l'établissement d'une cité à Ronchamp sous l'époque gallo-romaine[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1333, Ronchamp est rattaché au bailliage d'Amont.

En 1227, l'actuelle ville de Ronchamp est pour la première fois citée. Cette mention apparaît dans un acte d’inféodation ; Henri de Ronchamp reconnaît tenir le fief de Ronchamp, qui dépend des seigneurs de Faucogney[1].

Le comte palatin Othon IV prend sous sa sauvegarde les personnes ayant l'intention de se rendre aux foires et marchés qui sont régulièrement organisées à Ronchamp, en 1271[1].

En octobre 1285, Milon de Ronchamp fait partie des invités du comte de Chiny, lors de festivités qui durèrent presque une semaine et pendant lesquelles eurent lieu joutes et tournoi, entre Montmédy et Chauvency-le-Château. Le seigneur de Ronchamp se trouve en compagnie des Faucogney, Annegray, Saint-Rémy, Oiselay et Moncley, avec d'autres nobles bourguignons. Jacques Bretel, qui raconte ces journées, en fait mention dans son poème, Le Tournoi de Chauvency[32].

En 1333, le bailliage d'Amont, l'un des trois bailliages de Franche-Comté, ayant pour capitale Vesoul, est créé par Philippe VI de France. Le territoire de Ronchamp y est rattaché[33].

Le 14 janvier 1425, un acte de délimitation des seigneuries de Ronchamp et Passavant est signé[34].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1493, à la Renaissance, Ronchamp et toute la Franche-Comté appartient à l'Empire germanique des Habsbourg d'Espagne.

En 1635, les mercenaires suédois dirigés par Bernard de Saxe-Weimar dévaste le village de Ronchamp, ainsi que plusieurs autres bourg alentours[34]. Le marquis de Conflans est venu prendre position à Ronchamp pour tenter d’arrêter cette invasion[1].

En 1744, des gisements de houille sont découverts sur le territoire de Ronchamp. Deux galeries de recherche sont creusées et plusieurs fouilles en surface sont effectués. Rapidement plusieurs demandeurs d'exploitations affiche leurs ambitions et c'est ainsi que deux concessions sont accordées[35].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Exploitation des mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de Ronchamp.
Ronchamp à la fin du XIXème siècle.

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteau avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. En 1874, les houillères comprend un effectif de 1 847 personnes[36]

Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu'à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. En 1904, ce sont 246 798 tonnes de charbons qui sont produites dans les houillères de Ronchamp[36].

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plaque de marbre portant deux écussons et les inscriptions : À la mémoire des libérateurs de la chapelle de Ronchamp le 1er et le 2 octobre 1944, 1er BT de choc parachutistes et 1er BT de zouaves. Passant souviens toi.
Plaque commémorative.

Située depuis 1940 dans la Zone occupée interdite au retour des réfugiés, Ronchamp fut libérée d'une occupation douloureuse le 2 octobre 1944 par les troupes de la 1re Armée, après de violents combats. Les unités engagées comprenaient le Bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, deux bataillons de marche (le 21e et le 24e) et un régiment d'artillerie de la 4e brigade de la 1re division française libre[37]. Le 1er bataillon de Zouaves[38] et le 1er bataillon de choc parachutiste[39] furent également impliqués, notamment dans les combats de la colline de Bourlémont. Cette dernière servait, en septembre 1944, d’observatoire d'artillerie[38] à l'armée allemande et les engagements y furent particulièrement féroces ; la chapelle érigée à l'époque fut entièrement détruite par les bombardements. L’âpreté des combats dans le secteur de Ronchamp/Champagney fut telle que Champagney, la commune voisine, distante de quelques kilomètres seulement, ne fut libérée que le 19 novembre 1944, soit plus d'un mois et demi après Ronchamp. Il est à noter que la commune de Ronchamp s'est vue attribuer la Croix de guerre 1939-1945[40].

De la Libération à nos jours[modifier | modifier le code]

Ronchamp en 2014.

À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

En 1955, Le Corbusier édifie la chapelle Notre-Dame-du-Haut au sommet de la colline de Bourlémont. Ce monument sera rapidement considéré comme une des principales œuvres l'architecture religieuse dans le monde.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers se tournent vers d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ronchamp relève de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour voit Marine Le Pen (FN) arriver en tête de liste avec 32,33 % des suffrages exprimés, suivi de François Hollande qui totalisa 30,89 %[41]. Au second tour, François Hollande obtient 63,62 % des suffrages exprimés contre 36,38 % pour Nicolas Sarkozy (UMP). À l'élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu se démarquer Ségolène Royal (PS) avec 28,45 %. Concernant le second tour, Ségolène Royal récoltera 55,31% des votes contre 44,69% pour Nicolas Sarkozy[42].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, le pourcentage de ronchampois qui ont voté contre la Constitution européenne est de 79,58 %[43], alors qu'il est de 54,67 % pour la France[44].

Administration municipale et maires[modifier | modifier le code]

Conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 2 500 à 3 499 habitants, le conseil municipal de Ronchamp est composé de vingt-trois élus[45].

Liste des maires successifs[46]
Période Identité Étiquette Qualité
1923 1929 Jean Lagelée   Conseiller général (1923 à 1929)
         
1932 1944 Ludovic-Oscar Frossard SFIO, USR Conseiller général (1937 à 1940)
Député de la Martinique
puis de Haute-Saône (1928-1940)
Ministre d'État
1945 1971 Alphonse Pheulpin[47] SFIO, DVG, PSU Délégué mineur,
Conseiller général (1932 à 1971)
         
2001 2008 Raymond Massinger DVG -
2008 En cours Jean-Claude Mille[48] DVG -
Les données manquantes sont à compléter.

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Ronchamp fait partie du département de la Haute-Saône, en région Franche-Comté. La commune appartient également canton de Champagney, situé dans l'arrondissement de Lure[49],[50].

En outre, la ville est le siège de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003[51], et qui se trouve dans le pays des Vosges Saônoises[6].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Ronchamp dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, la ville est dépendante du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[52],[53].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Ronchamp est jumelée avec :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Ronchamp, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. Une chaufferie Bois énergie permettant de chauffer divers bâtiments communaux ainsi que l'EHPAD Notre-Dame a été mise en service en octobre 2010[56]. Les plaquettes utilisées pour alimenter la chaufferie sont en majorité d'origine locale afin de réduire les coûts et de privilégier les circuits courts. La commune accueille par ailleurs sur son territoire un maraîcher bio[57] ainsi que des permanences de l'association Agro Bio Conso[58].

La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Ronchamp, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[51].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 938 habitants, ce qui en faisait la neuvième commune la plus peuplée du département, pour une densité de population de 125 hab/km2[50]. La ville était constituée de 1 404 hommes, représentant 48,43 % de la population ronchampoise et de 1 495 femmes, soit 51,57 % de la population, en 2009[A 4].

La communauté de communes Rahin et Chérimont couvre un territoire de 155 km² et totalise 12 020 habitants en 2011[51],[59].

Il est à noter que la commune connue une importante immigration d'ouvriers polonais durant les activités des houillères, impactant fortement la démographie.

En 2011, la commune comptait 2 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
904 1 235 1 235 1 309 1 663 1 646 1 771 2 187 2 353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 419 2 860 3 041 3 009 3 553 3 516 3 414 3 363 3 494
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 571 3 801 3 520 3 299 3 527 3 441 3 128 3 035 3 068
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 981 3 058 3 087 3 132 3 088 2 965 2 924 2 938 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2004[61].)
Histogramme de l'évolution démographique


Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la courbe démographique de Ronchamp est directement liée aux effectifs et à la production de houille des mines, notamment lors des pics de 1876 et 1906[62].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Besançon[63].

Ronchamp possède une école maternelle publique et quatre écoles primaires publiques : une au centre et les autres dans les plus gros hameaux environnants[64]. Ronchamp ne compte pas de collège, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Champagney[65]. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissements privilégié.

En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie locale est animée par de nombreuses associations et diverses manifestations[66].

Tous les ans, le premier dimanche d'octobre, la municipalité et une vingtaine d'associations rendent ensemble hommage à la pomme de terre en organisant la foire « Ronchamp à la patate ». Créée en 2000, la manifestation se tient sur la place du marché et met en valeur le tubercule cultivé en Haute-Saône au travers de produits du terroir et de savoir-faire locaux[67]. L'édition a accueilli plus de 2 500 visiteurs en 2013[68].

Santé[modifier | modifier le code]

Un établissement médical se trouve à Ronchamp : la Maison de retraite Notre-Dame, un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de type associatif situé 45 avenue Pasteur et disposant de plus d'une quarantaine de lits[69].

Concernant les services hospitaliers, l'hôpital le plus proche de Ronchamp est celui de Lure, mais il est de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, principal site du C.H.I. de Haute-Saône[70]. Par ailleurs, les hôpitaux de Belfort et Montbéliard, facilement accessible depuis Ronchamp, sont appelés à fusionner en 2015 au profit de la nouvelle infrastructure commune du Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans.

Ronchamp accueille également plusieurs professionnels de la santé : quatre médecins généralistes, répartis dans trois cabinets, un cabinet de kinésithérapeutes et deux pharmacies[71],[72],[73],[74].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport dans la Haute-Saône.

La commune dispose de plusieurs clubs et associations sportives qui encadre la pratique de disciplines sportives en tout genre comme les arts martiaux, le tennis, le football ou encore l'escrime[75].

Ronchamp comporte plusieurs équipements sportifs dont le stade Ludovic-Oscar Frossard, composé d'une piste d'athlétisme de 400 mètres, d'un plateau multisports, de deux terrains de football et d'un court de tennis. La commune dispose également de terrains de pétanque, d'un dojo ou encore de circuits de randonnées[23],[24],[76].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le quotidien régional L'Est républicain[77] ainsi que par le journal hebdomadaire Les Affiches de la Haute-Saône.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté[78].

Cultes[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Notre-Dame-du-Bas.

Ronchamp est rattaché à l'unité pastorale de Champagney[79], faisant partie du doyenné de Lure, qui dépend de l'archidiocèse de Besançon[80]. Deux lieux de culte catholiques sont recensés dans la commune : la chapelle Notre-Dame-du-Haut et l'église Notre-Dame-du-Bas[79].

La mosquée la plus proche est celle de Lure[81].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, 42,3 % des foyers fiscaux de Ronchamp étaient imposables[A 5].

La même année, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 867 €, alors qu'il était de 16 680 €, en 2006[A 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 755 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,6 % d'actifs dont 57,8 % ayant un emploi et 10,7 % de chômeurs[A 6].

On comptait 666 emplois dans la zone d'emploi, contre 683 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 018, l'indicateur de concentration d'emploi est de 65,5 %[A 7].

Le taux d'activité parmi les 15 ans ou plus a atteint 51,7 % en 2009[A 7].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Grand bâtiment blanc à trois étages et toit à quatre pans.
Les bureaux de la MagLum.

Au 31 décembre 2010, la commune de Ronchamp comptait 183 établissements dont 7 dans l'agriculture, 15 dans l'industrie, 18 dans la construction, 120 dans le commerce-transports-services divers et 23 étaient relatifs au secteur administratif[A 8]. En 2011, treize entreprises ont été créées à Ronchamp[A 9], dont neuf sous le régime auto-entrepreneur[A 10].

La ville dépend économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Montbéliard. Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par un voie expresse passant dans ces axes à proximité de Ronchamp. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[82].

Ronchamp a été très marquée par les industries minières, mais aussi sidérurgiques et textiles. Autrefois, on comptait deux fonderies : la fonderie Girardot[83] existe toujours, aujourd'hui devenue Sofogir SAS et la fonderie Moniotte, suivie des fonderies Laurent puis des Fonderies des Vosges Comtoises Les locaux sont actuellement occupés par la scierie Cenci. Trois ateliers de construction mécanique : la maison P. Carnet & E. Clerget, fondée en 1841 et depuis disparue, l'usine Weiss-Frezard et l'usine Bruey. Les locaux sont actuellement occupés par les ateliers municipaux de Ronchamp. Deux usines de sous-traitance automobile, la MagLum et la Somero, installé sur le site des ateliers centraux et bureaux des houillères de Ronchamp. Et enfin une filature, l'usine Boucher-Mura & Cie. Celle-ci avait succédé à la filature Fergusson-Tepper créée en 1842 par Pierre Fergusson-Tepper. On remarque également la présence de plusieurs tuileries, comme dans beaucoup d'autres communes Haut-Saônoises[84]. Il existe deux scieries industrielles à Ronchamp, ainsi qu'un déconstructeur automobile situé à l'emplacement de l'ancienne centrale thermique.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-du-Bas.

La commune compte 3 monuments[85] et 12 objets[86] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques ainsi que 12 lieux et monuments recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[87]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La commune compte de plusieurs édifices religieux notables.

Ronchamp est notamment connu pour abriter la chapelle Notre-Dame-du-Haut, édifiée selon les plans de l'architecte Le Corbusier et consacrée le 25 juin 1955. Situé au sommet de la colline de Bourlémont, la chapelle est composée majoritairement de béton. Le bâtiment fut inscrit monument historique en 1965, classé en 1967 et de nouveau en 2004 et porte le label « Patrimoine du XXe siècle »[88],[89]. D'architecture moderne, c'est l'un des monuments les plus touristiques du département avec plus de 65 000 visiteurs en 2012[90].

L'église Notre-Dame-du-Bas est une œuvre de Jean-Baptiste Colard. Elle fut érigée en 1863 dans le centre de la cité et se démarque par son style néo-gothique. L'édifice possède un clocher à flèche ainsi que trois portails et abrite du mobilier datant du XIXe siècle[91],[92].

La ville dispose également d'une couvent actif dédié à l'Ordre des clarisses, conçu en 2011 par l'architecte italien Renzo Piano. Son édification a été récompensé par le prix spécial du jury L’Equerre d’argent en 2012[93],[94].

Construit vers 1890, un chemin de croix doté de 14 stations relie le centre de Ronchamp à la chapelle Notre-Dame-du-Haut[92],[95].

Un calvaire érigé au XVIe siècle est situé dans le secteur de Mourière[92].

Puits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Puits des houillères de Ronchamp.

De même, Ronchamp concentre un important patrimoine minier. La compagnie des houillères a creusé vingt-sept puits dans le bassin minier, dont onze dans la commune de Ronchamp.

Le puits Saint-Charles, l'un des premiers puits foncé à Ronchamp (1845), atteint une profondeur totale de 315 mètres. Le puits Saint-Joseph fut creusé en 1850 et entra en service vers 1850, pour atteindre 453 mètres[96]. Foncé à partir de 1864, le puits Sainte-Marie fut creusé à 546 mètres de profondeur[97]. Son chevalement, construit en béton armé par Charles Tournay en 1924, est inscrit sur la liste des monuments historiques depuis le 29 mars 2001[98]. Le puits du Chanois, dont le fonçage débuta en 1873, est le puits le plus profond creusé à Ronchamp en atteignant 546 mètres de profondeur. Le puits de l'Étançon sera le dernier puits creusé dans les houillères de Ronchamp.

D'autres puits, moins importants, sont présents à Ronchamp comme les puits Samson, no 6, no 7, de-la-Croix, Saint-Paul et no 10.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Des monuments commémoratifs sont présents à Ronchamp. La commune possède un monument aux morts de la guerre de 1870 en France, érigé sur le square du Souvenir français et de la Résistance. Ce monument, inauguré en 1904 par François-Xavier Niessen, fondateur du Souvenir français, possède la particularité d'être à la fois dédié aux victimes de guerre mais aussi du travail[99]. Le mémorial de la Mine est un monument inauguré le 24 septembre 2005. De forme circulaire, il représentent l'exploitation de la houille sur le territoire en présentant les puits du bassin minier[100].

La ville compte une l’école construite entièrement en bois, dessinée par l'architecte Henry Jacques Le Même en 1938 et située à proximité du groupe scolaire Alphonse-Pheulpin. Elle est classée monument historique depuis le 10 octobre 2008[101].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique sont recensées sur le territoire de Ronchamp : le Mont de Vannes et le Rhien[102] et la vallée supérieure de l'Ognon et ses affluents[103].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Quelques équipements culturels sont recensés sur le territoire de Ronchamp.

Le musée de la mine Marcel Maulini fut construit par le docteur Marcel Maulini en 1976 sur les plans de l'architecte Paul Combert. Ces collections retracent l'histoire des houillères de Ronchamp et sont répartis sur trois niveaux : le premier présentent divers outils et photographies des mines, le deuxième recueil des témoignages concernant la vie sociale dans les mines et le troisième est réservé aux archives des houillères et aux expositions temporaires. En 1991, le musée fut acquis par la municipalité et en 1992, il intègre le réseau des musées des techniques et cultures comtoises[104],[105].

Abritant plus de 10 000 ouvrages, la médiathèque René-Begeot est un service municipal localisé 4 rue du Tram et permettant d'emprunter des albums et des livres et d'assister à des animations[106].

Personnalités liées à Ronchamp[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités célèbres sont liées à la commune. Parmi les plus importantes :

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Ronchamp se blasonnent ainsi : d'or à rune et annelet de gueules[32],[115].

La devise de la commune est : Panta Rhei, une citation du philosophe grec Héraclite dont la traduction est : « tout coule, tout évolue »[32],[115].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Relevés de la station météorologique de la commune de Luxeuil-les-Bains.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. Ernest Nègre, op. cit.
  4. Distances calculées sur Via Michelin.
  5. a, b et c « Présentation de Ronchamp ».
  6. a et b « Présentation du pays des Vosges Saônoises », sur http://www.pays-vosges-saonoises.fr/ (consulté le 3 mai 2014).
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  8. « Association nationale des élus de la Montagne ».
  9. « La dépression sous-vosgienne », sur http://www.caue-franche-comte.fr/.
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  1. a et b LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  5. a et b REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. a et b EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  10. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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