Ronchamp
| Ronchamp | ||||||
Vue sur l'église de Ronchamp |
||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Franche-Comté | |||||
| Département | Haute-Saône | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Lure | |||||
| Canton | Canton de Champagney | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Rahin et Chérimont | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Mille 2008-2014 |
|||||
| Code postal | 70250 | |||||
| Code commune | 70451 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Ronchampois | |||||
| Population municipale |
2 899 hab. (2009) | |||||
| Densité | 123 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 320 m — Max. 790 m | |||||
| Superficie | 23,54 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
|
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
||||||
| Liens | ||||||
| Site web | www.ronchamp.fr | |||||
| modifier |
||||||
Ronchamp est une commune française située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Rahin et Chérimont.
La ville est connue pour son passé minier et sa chapelle.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Ronchamp est située au nord-est de la France. D'une superficie de 2 354 hectares dont 1 648 de forêts, la commune s'adosse aux contreforts des Vosges saônoises, au nord, pour s'ouvrir sur une plaine, à l'ouest. Ronchamp est localisée à 20 kilomètres de Belfort, à 30 kilomètres de Montbéliard et à 45 kilomètres de Vesoul, préfecture de la Haute-Saône. Ronchamp est arrosée par le Rahin.
Accès et transports [modifier]
Ronchamp est traversée par la Route nationale 19 (France). La gare de Ronchamp est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des missions entre les gares de Vesoul, de Belfort et de Montbéliard.
Géologie [modifier]
Hydrographie [modifier]
Ronchamp se trouve à cheval sur trois cours d'eau :
- Le Rahin
- Le Rhien
- Le Beuveroux
On note également la présence de plusieurs étangs autour des habitations. Tous sont artificiels. Les étangs sont un élément important du paysage dans l'est de la Haute-Saône et le Territoire de Belfort voisin, où ils ont longtemps fourni le poisson consommé dans la région, éloignée de la mer et des grands fleuves.
Relief [modifier]
L'altitude du centre-ville de Ronchamp est de 353 mètres. La Colline de Bourlémont, où est érigée la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, se situe à 476 mètres d'altitude. Le point culminant du territoire communal est de 750 mètres, juste en dessous du Roc du Plainet, en forêt communale. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Ronchamp est classée commune de montagne[1]. Ronchamp est par ailleurs située dans le périmètre du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
Climat [modifier]
Le climat de Ronchamp est un climat semi-continental : chaud et lourd en été, froid et sec en hiver, avec des températures pouvant descendre régulièrement à -10 °C. La pluviométrie, d'au moins 1000 mm/an, s'élève avec l'altitude.
Toponymie [modifier]
Les explications quant à l'origine du nom de Ronchamp divergent et aucune n'est établie de façon certaine. Certaines sources la rattache à un "romanurum campus" (camp, champ des romains) ou à un tumulus de forme ronde. D'autres, généralement mieux acceptées, à un champ de forme circulaire[2]
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Ronchamp se blasonnent ainsi : |
Histoire [modifier]
En 1285, Milon de Ronchamp fait partie des invités du comte de Chiny, lors des festivités qui durèrent presque une semaine et pendant lesquelles eurent lieu joutes et tournoi, entre Montmédy et Chauvency-le-Château. Le seigneur de Ronchamp se trouve en compagnie des Faucogney, Annegray, Saint-Rémy, Oiselay et Moncley, avec d'autres nobles bourguignons. Jacques Bretel, qui raconte ces journées, le cite dans son poème, Le Tournoi de Chauvency.
Second conflit mondial [modifier]
Située depuis 1940 dans la Zone occupée interdite au retour des réfugiés, Ronchamp fut libérée d'une occupation douloureuse le 2 octobre 1944 par les troupes de la 1re Armée, après de violents combats. Les unités engagées comprenaient le Bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, deux bataillons de marche (le 21e et le 24e) et un régiment d'artillerie de la 4e brigade de la 1re division française libre[3]. Le 1er bataillon de Zouaves[4] et le 1er bataillon de choc parachutiste[5] furent également impliqués, notamment dans les combats de la colline de Bourlémont. Cette dernière servait, en septembre 1944, d’observatoire d'artillerie[4] à l'armée allemande et les engagements y furent particulièrement féroces ; la chapelle érigée à l'époque fut entièrement détruite par les bombardements. L’âpreté des combats dans le secteur de Ronchamp/Champagney fut telle que Champagney, la commune voisine, distante de quelques kilomètres seulement, ne fut libérée que le 19 novembre 1944, soit plus d'un mois et demi après Ronchamp. Il est à noter que la commune de Ronchamp s'est vue attribuer la Croix de guerre 1939-1945[6]
Industries [modifier]
La ville de Ronchamp a été très marquée par les industries minières, sidérurgiques et textiles. L'exploitation minière commença dès le milieu du XVIIIe siècle pour s'achever en 1958 ; cette dernière impacta fortement les paysages et l'identité culturelle de la commune.
Autrefois, on comptait deux fonderies :
- La fonderie Girardot[7] existe toujours, aujourd'hui devenue Sofogir SAS ;
- La fonderie Moniotte, suivie de la fonderie Laurent . Actuellement la scierie Cenci.
Deux ateliers mécaniques :
- La maison P. Carnet & E. Clerget, fondée en 1841 et depuis disparue ;
- L'usine Weiss-Frezard.
- L'usine Bruey. Actuellement ateliers municipaux de Ronchamp
Une filature :
- L'usine Boucher-Mura & Cie. Celle ci avait succédé à la filature Fergusson-Tepper crée en 1842 par Pierre Fergusson-Tepper.
On remarquait également la présence de plusieurs tuileries, comme dans beaucoup d'autres communes Haut-Saônoises [7]. En 2011, il y a deux scieries à Ronchamp, ainsi qu'un déconstructeur automobile situé à l'emplacement de l'ancienne centrale thermique.
Les mines [modifier]
Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).
L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.
Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.
La Maglum [modifier]
Initialement créée et implantée à Sochaux en 1923 sous le nom de « magnéto Lumière » (« Maglum » par contraction), cette société était spécialisée dans la fabrication de pièces destinées à l’industrie automobile. Elle s'implanta à Ronchamp en 1958, dans les anciens bureaux et atelier de la Houillère. Elle possédait également les bâtiments du Puits Arthur-de-Buyer qu'elle employait pour stocker des déchets. Un de ses objectifs était de reconvertir les mineurs qui avaient choisi de ne pas travailler pour EDF.
La fabrication portait essentiellement sur des pièces de tôle embouties (cendrier, poignées de porte, pot d’échappement, accoudoir, poignée de frein à main, etc..). L'effectif maximal fut de 1150 employés en 1969. Mais à partir de 1970, Maglum ne sut pas prendre à temps le virage de la nouvelle politique de sous-traitance voulue par les industriels donneurs d'ordre.L’établissement fut mis en « dépôt de bilan » en 1980 et cessa toute activité [8].
La "Maglum" avait aussi des sites à Gouhenans (les vieux bâtiments des anciennes salines), à Fallon (les vieux bâtiments de la forge/fonderie) et à Conflans-sur-Lanterne. Suite à la faillite et au mouvement social qui suivit, le site de Ronchamp se transforma en coopérative ouvrière (SOMERO), plus ou moins associée à SETRAFAC (ancienne filature). L'ensemble fut repris par le groupe multinational GESTAMP qui a construit une usine neuve à Champagney (Hte-Saône - à côté de Ronchamp) en 2008, avec environ 200 ouvriers. Les locaux de SETRAFAC ont été acquis par la mairie de Ronchamp qui les utilise comme lieu d'expositions ; ceux de la MAGLUM-SOMERO sont devenus un site de paintball. La succursale de Conflans fut reprise par HAPPICH, un accessoiriste automobile allemand qui y développa une activitié de fabrication de pare-soleils ; l'usine de Giromagny (ancien tissage BOIGEOL) fut reprise par un cadre de la Maglum (M. CUYL) qui continua la fabrication des tableaux de bord en mousse de plastique et a tenté de se diversifier dans le meuble. Cette entreprise a fermé ses portes il y a quelques années (CT2A ou CTAA)
Administration [modifier]
Jumelages [modifier]
Terre d'immigration ouvrière, Ronchamp est jumelée avec les villes de Sułkowice (Pologne) et de Cuveglio (Italie)
Démographie [modifier]
Économie [modifier]
Vie locale [modifier]
La vie locale est animée par de nombreuses associations et diverses manifestations.
Éducation [modifier]
Ronchamp possède une école maternelle publique et quatre écoles primaires : Une est au centre et les autres se trouvent dans les plus gros hameaux environnants. Ronchamp ne possède pas de collège, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Champagney.
Santé [modifier]
La Maison de retraite Notre-Dame, un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de type associatif, est installée sur le territoire de la commune. Ronchamp accueille également quatre médecins généralistes, répartis dans trois cabinets, ainsi qu'un cabinet de kinésithérapeutes, deux pharmacies et un psychologue.
Services, équipements [modifier]
Cultes [modifier]
Écologie et recyclage [modifier]
La Communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Ronchamp, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. Une chaufferie Bois énergie permettant de chauffer divers bâtiments communaux ainsi que l'EHPAD Notre-Dame a été mise en service en octobre 2010[12]. Les plaquettes utilisées pour alimenter la chaufferie sont en majorité d'origine locale afin de réduire les coûts et de privilégier les circuits courts. La commune accueille par ailleurs sur son territoire un maraîcher bio[13] ainsi que des permanences de l'association Agro Bio Conso[14].
Folklore [modifier]
Tous les ans, le premier dimanche d'octobre, la Municipalité et une vingtaine d'associations rendent ensemble hommage à la Pomme de terre en organisant la foire "Ronchamp a la patate". La manifestation se tient sur la place du marché et met en valeur le tubercule et la "Haute-Patate" (surnom de la Haute-Saône) au travers de produits du terroir et de savoirs-faires locaux.
Lieux et monuments [modifier]
- Ronchamp possède un des rares Monument aux morts de la guerre de 1870 en France. Il est érigé sur le square du Souvenir français et de la Résistance. Ce monument, inauguré en 1904 par François-Xavier Niessen, fondateur du Souvenir français, possède la particularité d'être à la fois dédié aux victimes de guerre mais aussi du travail[15].
- Le chevalement du puits Sainte-Marie, construit par Charles Tournay en 1924.
- la Chapelle Notre-Dame-du-Haut, construite par Le Corbusier en 1955.
- Église Notre-Dame du Bas
- Le musée de la mine Marcel Maulini, construit par Marcel Maulini en 1976 sur les plans de l'architecte Paul Combert.
- L’école en bois, classée monument historique le 10 octobre 2008[16], construite par l'architecte Henry Jacques Le Même (1897-1997) en 1938, est située à proximité du groupe scolaire Alphonse-Pheulpin.
- Le monastère Sainte-Claire, situé sur le territoire de la commune, construit en 2011 par l'architecte Renzo Piano, né en 1937
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Paul Strauss, né à Ronchamp en 1852, fut ministre de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociale du Gouvernement Raymond Poincaré (2).
- Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier (1887-1965), est l'architecte de la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp (1950-1955), située sur le territoire de la commune.
- Ludovic-Oscar Frossard, secrétaire général de la SFIO, membre fondateur du Parti communiste français, maire de Ronchamp de 1932 à 1945, fut plusieurs fois ministre entre 1935 à 1940.
- Alfred Clerget, né à Ronchamp en 1910, fut député de la Haute-Saône de 1958 à 1967 et président du Conseil général de la Haute-Saône de 1958 à 1970.
- François Mathey, né à Ronchamp en 1917, fut conservateur en chef du Musée des Arts décoratifs de Paris de 1955 à 1986.
- Henri Darras, né à Ronchamp en 1919, ancien résistant, fut maire de Liévin de 1952 à 1981, député du Pas-de-Calais de 1958 à 1981 et président du Conseil général du Pas-de-Calais entre 1979 et 1981.
Notes et références [modifier]
- (fr) [1] Association nationale des élus de la Montagne
- (fr) De champ rond à Ronchamp
- (fr) [2] troupesdemarine.org
- (fr) [3] Site biographique de Jean Laherrère
- (fr) [4] Site de l'ARORY
- (fr) [5] Ronchamp
- (fr) [6] Inventaire du Patrimoine
- Le conseil municipal
- Résultats du recensement de la population - Ronchamp, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- (fr) Rapport d'activité du SIED70 pour 2010
- (fr) Les Jardins du Pré Moisette
- (fr) Site de l'association Agro Bio Conso
- (fr) Le monument de 1870
- Notice no PA70000044, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Houillères de Ronchamp
- Gare de Ronchamp
- Liste des communes de la Haute-Saône
- Chapelle Notre-Dame-du-Haut
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Ronchamp sur le site des communes du Pays des Vosges-Saônoises