Edwige Feuillère

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Edwige Feuillère

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Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia

Nom de naissance Edwige Caroline Cunati
Naissance 29 octobre 1907
Vesoul, France
Nationalité France Française
Décès 13 novembre 1998 (à 91 ans)
Boulogne-Billancourt, France
Profession actrice

Edwige Feuillère, de son vrai nom Edwige Caroline Cunati, est une actrice française de théâtre et de cinéma, née le 29 octobre 1907 à Vesoul (Haute-Saône) et décédée le 13 novembre 1998 à Boulogne-Billancourt. Considérée comme l'une des actrices les plus importantes de sa génération, elle occupe une place importante dans l'histoire du cinéma et du théâtre.

Edwige Feuillère a été nommée Grand officier de la Légion d'honneur et Commandeur des Arts et des Lettres. Elle est enterrée à Beaugency[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancienne élève du conservatoire d'art dramatique de Dijon, elle y obtient un premier prix de comédie et de tragédie en juillet 1928 ; elle fait une carrière de plus de soixante années sur les planches (1930-1992), débutée à la Comédie-Française, et plus de quarante années au cinéma (1931-1974).

Elle incarne Marguerite Gautier dans La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils en 1939, au Théâtre des Galeries Saint Hubert à Bruxelles et en 1940 au Théâtre Hébertot à Paris puis de nouveau en 1942, avant d'interpréter le personnage de Lia dans Sodome et Gomorrhe de Jean Giraudoux en 1943.

Au cinéma, elle débute sous le nom Cora Lynn en 1931 dans le Cordon bleu. Elle tourne dès lors avec les grands metteurs en scène de l'époque ; Edwige Feuillère devient célèbre en 1935 par son interprétation dans Lucrèce Borgia, un film d'Abel Gance.

Elle tourne également avec Max Ophüls dans Sans lendemain en 1939 et interprète en 1940 le rôle de Sophie dans De Mayerling à Sarajevo du même réalisateur ; elle obtient encore un grand succès avec Mam'zelle Bonaparte de Maurice Tourneur en 1941. Un autre de ses films majeurs date de 1941, La Duchesse de Langeais d'après Honoré de Balzac avec des dialogues de Jean Giraudoux, un film dans lequel elle interprète une coquette rattrapée par le grand amour interprété par Pierre Richard-Willm, le partenaire de ses débuts au cinéma dans Barcarolle en 1935.

Edwige Feuillère et René Arrieu, La Liberté est un dimanche, Tournées Théâtrales France-Monde Production, janvier 1953

Devenue une des vedettes les plus populaires de sa génération, elle joue avec Gérard Philipe dans l'Idiot en 1946, d'après Fiodor Dostoïevski, et avec Jean Marais dans L'Aigle à deux têtes de Jean Cocteau en 1948. Elle incarne Julie de Carneilhan en 1949, la Dame en blanc dans le Blé en herbe en 1954, et La Folle de Chaillot de Jean Giraudoux en 1965.

Au théâtre, elle s'illustre dans Partage de midi de Paul Claudel aux côtés de Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur ; elle était alors la muse de Paul Claudel.

Elle joue en 1971 dans Doux Oiseau de jeunesse de Tennessee Williams, traduit par Françoise Sagan, dans une mise en scène André Barsacq au Théâtre de l'Atelier.

Elle joue en 1975 dans la Chair de l'orchidée de Patrice Chéreau et, en 1984, la grande-mère dans le Tueur triste.

En 1992, elle revient au théâtre grâce à Jean-Luc Tardieu, directeur de la Maison de la culture de Loire-Atlantique et metteur en scène, dans un spectacle intitulé Edwige Feuillère en Scène, c'est un florilège des plus beaux moments de sa carrière, des extraits de ses plus grands rôles, et le souvenir de ses chers amis acteurs et auteurs, elle se produisit à Nantes à l'Espace 44 et au Théâtre de la Madeleine à Paris pour 50 représentations.

En 1993, la chaîne ARTE propose un documentaire filmé au Musée Jacquemart-André à Paris, sur la carrière d'Edwige Feuillère, intitulé Vertige Feuillère ; la comédienne y raconte sa longue carrière en feuilletant un grand livre dans lequel on peut voir quelques extraits de ses plus grands films : Sans lendemain en 1939, l'Aigle à deux têtes en 1947, etc.

Son dernier rôle est, en 1995, celui de la princesse de Blomont-Chovry dans la Duchesse de Langeais de Jean-Daniel Verhaeghe.

Le 8 novembre 1998, en apprenant le décès de Jean Marais, elle est victime d'une crise cardiaque, qui l'emportera quelques jours plus tard. |

L'héritage d'Edwige Feuillère[modifier | modifier le code]

Le centenaire d'Edwige Feuillère s'inscrit dans la liste des célébrations nationales en 2007. À cette occasion, le théâtre de Vesoul, sa ville natale, qui porte son nom depuis 1983, lui a consacré en novembre 2007, une exposition de photos et un cycle de films. A quelques centaines de mètres de ce théâtre, la ville de Vesoul a baptisé une nouvelle place portant son nom, en plein centre ville, dans un quartier complètement rénové à l'intersection de la rue Paul Morel et de la rue de l'Aigle noir.

L'actrice est représentée dans la fresque peinte en trompe-l'œil par Charles Hoffbauer (1875-1957), Grand Prix de Rome 1924, au plafond de la coupole du château d'Artigny à Montbazon (Indre-et-Loire), ancienne propriété du parfumeur François Coty (1874-1934).

Elle a souhaité être inhumée dans le cimetière communal de Beaugency (Loiret), et un site porte son nom dans un village proche de cette ville.

L'association "Les Amis d'Edwige Feuillère", créée en avril 2003 à Paris, perpétue la mémoire de l'artiste.

La place Edwige-Feuillère est créée à Paris en 2004 dans le 7e arrondissement, à l'angle de la rue Sédillot et de la rue Dupont-des-Loges, près de l'immeuble où l'actrice avait résidé 33 années.

Le 20 février 2008, la Mairie de Paris a fait apposer une plaque au 16, avenue de la Bourdonnais, à l'endroit où Edwige Feuillère vécut de 1937 à 1970 ; cette manifestation est à l'initiative de la Mutuelle Générale des Artistes TAYLOR, de l'Union Chrétienne du Théâtre et de la musique, et de l'Association Les Amis d'Edwige Feuillère.

Alain Feydeau (1934-2008), petit-fils du célèbre auteur dramatique, était le confident, le biographe et l'ami d'Edwige Feuillère, il a fait don de beaux documents et de milliers de photographies de la comédienne à la Bibliothèque nationale.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Filmographie complète[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 98.