Champagnole
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| Champagnole | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Franche-Comté |
| Département | Jura |
| Arrondissement | Lons-le-Saunier |
| Canton | Champagnole (chef-lieu) |
| Code commune | 39097 |
| Code postal | 39300 |
| Maire Mandat en cours |
Clément Pernot 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura |
| Site web | http://www.champagnole.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 8 133 hab. (2007) |
| Densité | 403 hab./km2 |
| Gentilé | Champagnolais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 476 m — maxi. 783 m |
| Superficie | 20,18 km2 |
Champagnole est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.
Ses habitants sont appelés les Champagnolais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Champagnole, surnommée « la Perle du Jura », est une ville touristique jurassienne.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Accès et transport
La ville de Champagnole est située au carrefour de la N5 provenant de Dijon et Dole en direction de Genève en Suisse et de la RD471 conduisant de Lons-le-Saunier à Pontarlier dans le département du Doubs.
Par ailleurs, la ville de Champagnole dispose d'une gare ferroviaire ainsi que d'une halte ferroviaire desservant le lycée Paul Emile Victor. La ville est située sur la ligne dite des horlogers, reliant Dole (connexion TGV avec Paris) à Morez et Saint-Claude.
[modifier] Hydrographie
Située sur la rive droite de l'Ain.
[modifier] Relief et géologie
Situé au pied du mont Rivel. Ce dernier culmine à 805 m d'altitude.
[modifier] Climat
Climat tempéré. Les températures peuvent atteindre -20° en hiver et 35° en été. En automne et au printemps, les températures sont de 20° en moyenne. La pluie est assez fréquente et ainsi que la neige en hiver (novembre à mars).
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
Le territoire de la commune est fréquenté dès la préhistoire : des campements et des abris sous roches témoignent de la présence de ses lointains ancêtres sur le deuxième plateau jurassien.
L'histoire ancienne de Champagnole est indissociable de la montagne qui la domine : le Mont Rivel, tout comme la commune voisine de Saint-Germain-en-Montagne.
Époque gauloise : occupation par les Séquanes certifiée mais difficile d'en mesurer l'importance.
Époque romaine : sanctuaire romain : fanum octogonal et un second rectangulaire.
IIIe siècle : pillage du sanctuaire.
IVe siècle : réoccupation partielle.
Ve siècle : abandon du site.
[modifier] Moyen Âge
Xe siècle : mention de Campanola in pago scodiensium.
1130 : l'archevêque de Besançon donne une partie de l'église à l'abbaye de Balerne qui détient déjà l'autre part.
Humbert IV de Salins hérite des terres entre Angillon, Londaine et Ain au décès de son père Humbert III de Salins. Il construit alors le château en secteur sud du Mont pour mieux gérer ses possessions.
XIIe siècle : le fief parait comprendre, outre Champagnole, Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon et Vannoz.
1210 : Nicolette fille de Humbert IV de Salins transmet le fief à son mari Simon de Commercy.
1240 : le fief est transmis à Gaucher Ier.
1242 : Jean Ier de Chalon, seigneur de Salins, obtient de Gaucher Ier qu'il n'y ait plus de construction de fortifications.
1286 : Gaucher II prête hommage à Jean II de Châlon pour le Mont Rivel.
1315 : Guillemette de Commercy fille de Gaucher II et épouse de Guillaume de Sainte-Croix, chevalier, sire de Longe-pierre, vend la seigneurie à Hugues de Châlon pour 2200 florins.
1320 : Hugues de Châlon accorde une charte aux villageois de Champagnole favorisant les activités nouvelles ainsi que la circulation des biens et des personnes.
XIVe siècle : trois moulins et deux battoirs fonctionnent déjà.
1479 : destruction de la ville par les troupes de Louis XI de France.
1480 : le château du Mont Rivel semblerait avoir été incendié par les troupes de Louis XI.
[modifier] Époque moderne
XVIe siècle : abandon du château.
1580 : incendie de la ville.
1637 : le duc de Longueville met le feu après avoir pris la ville.
1742 : incendie de 37 maisons de la ville.
1750-1755 : Construction de l'église actuelle.
1782 : les Muller, négociants en tissus d'origine lyonnaise, reprennent et développent considérablement les forges des bords de l'Ain à Champagnole.
1792 : Dans la nuit du 6 au 7 septembre, incendie complet des moulins, rue du Pont de l'Épée.
1792 : Achats du retable et de l'orgue de l'église à Poligny, après la suppression du couvent des Ursulines.
1798 : Le 25 avril, un terrible incendie ravagea Champagnole en deux heures, 280 familles se retrouvèrent privées de tout.
[modifier] Époque contemporaine
1867 : Ouverture de la gare de Champagnole en direction d'Andelot.
1889 : Deux nefs latérales sont érigées pour agrandir l'église.
1891 : Ouverture de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1892 : L'électricité remplace le pétrole dans l'éclairage de Champagnole.
1905 : L'artillerie enfonce les portes de l'église de Champagnole et de Mont-sur-Monnet. (5 mars).
1912 : Ouverture de la gare de Champagnole en direction de Saint-Claude.
Production d'aciers spéciaux au creuset, laminés aux forges de Syam. (aciers rapides Ramboz).
1916 : Fondation des aciers de Champagnole.
1924 : 14 juillet 1924, ouverture du premier tronçon de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas (Champagnole - Sirod) des Chemins de fer vicinaux du Jura.
1927 : 21 août : inauguration du tramway Champagnole – Boujailles (où il se relie à la gare SNCF) et de l'embranchement de Sirod à Foncine-le-Bas où il se relie à la ligne Clairvaux – Foncine-le-Bas.
1928 : Lignes électrifiées 1500 volts en continu. Champagnole – Foncine-le-Bas (photo) et Nozeroy - Boujailles électrifiées le 18.03.1928.
1938 : Fermeture aux voyageurs de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1950 : Fermeture aux voyageurs de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas.
1953 : déclassement de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
27 juillet 1964[1]: L'effondrement des galeries de la carrière de calcaire des Cimenteries de Champagnole fait 5 victimes. La recherche et le sauvetage des survivants font la une de l'actualité durant plusieurs jours. L'évènement est commémoré par les syndicalistes de la commune chaque 1er mai devant la stèle du souvenir.
[modifier] Économie
[modifier] Industrie
L'activité économique de Champagnole est principalement industrielle. La ville étant entourée de massifs forestiers, l'exploitation du bois et de ses dérivés fournit les matières premières aux fabriques de meubles, de mobilier de salle de bains, ou bien encore à l'artisanat avec la boissellerie et les jeux en bois.
L'Ain est également à l'origine d'autres industries à Champagnole : moulins, sidérurgie, fonderie d'aluminium, aciers spéciaux, tréfilerie de profilés spéciaux. Les Forges de Syam, classées monument historique, en sont un représentant.
On y trouve aussi des imprimeries, des usines d'injection plastique et micro-mécanique, des fabriques de lunettes.
Jusque dans les années 90 se trouvaient à Champagnole les usines de jouet Jouef (trains miniatures) et les Cimenteries de Champagnole.
Ses spécialités alimentaires sont la charcuterie, avec le « fumé du Jura » (jambon), les miels (épicéa, fleurs), les fromages de lait de vache (Comté) ou de chèvre et d'autres produits laitiers.
Après la fermeture des aciéries en 1993, et de Jouef dans les années 2000, Champagnole a connu un déclin économique indiscutable.
[modifier] Commerce
Champagnole est un centre commercial important pour la région du plateau jurassien. La densité de commerces par habitant y est d'ailleurs très importante, 2 fois supérieure à la moyenne nationale. Pas moins de 6 supermarchés ou supérettes se disputent le marché local. Le plus important d'entre eux est un Intermarché de 2450 m², suivi d'un super U de 1700 m² et d'un casino de même surface. Les grandes surfaces à dominante alimentaire sont complétées par un Colruyt et les hard discounteurs Lidl et Aldi. Super U souhaite étendre sa surface de vente, les projets ont d'abord porté sur 5000 m², puis 4500, actuellement, le projet ne porte plus que sur 3 500 m². E.Leclerc, actuellement absent, souhaite également s'implanter sur 3 500 m².[réf. nécessaire]. Une telle concentration de supermarchés est possible grâce à la proximité de Champagnole avec la Suisse. En effet, de nombreux hélvètes viennent faire leurs achats en France voisine car les aliments y sont meilleur marché qu'en Suisse.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1947 | 1973 | André Socié | SFIO | |
| 1973 | 1978 | Paul Denninger | PS | |
| 1978 | 1983 | Maurice Fumez-Badoz | PS | |
| mars 1983 | 2008 | Jean Charroppin | UMP | député |
| mars 2008 | Clément Pernot [2] | UMP | conseiller général | |
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
- Porte du haut Jura et du pays des lacs jurassiens, Champagnole est une ville fleurie à l'image du « Parc de Belle frise ». En aval du parc passe l'Ain et, à ses bords, des promenades accessibles à pied. Champagnole, ville sportive, comporte tous les types de clubs sportifs comme le football, le rugby, le tennis, le baseball, la pétanque et le handball...
- Champagnole est également la porte de la Route des Sapins qui, en une quarantaine de kilomètres, traverse les forêts de la Fresse, de la Joux et de Levier, du nom de la commune où prend fin la route.
- La ville est à quelques kilomètres du domaine de Chalain, qui constitue un des grands centres du tourisme avec les aménagements qui bordent le lac. Champagnole est également très proche de la région des lacs jurassiens du deuxième plateau comme le lac d'Ilay, le lac de Narlay, le Grand et le Petit Maclu...
- Le musée archéologique : Des recherches archéologiques récentes sont présentées, de 1965 à 1992, des fouilles suivis par des équipes bénévoles vont mettre en valeur un patrimoine archéologique jusqu'alors ignoré :
- l'agglomération gallo-romaine de Saint-Germain-en-Montagne produisait des viandes séquanes réputées jusqu'à Rome,
- le sanctuaire gallo-romain du Mont Rivel (Equevillon) et ses temples de traditions celtiques,
- le cimetière mérovingien de Crotenay, l'une des plus vastes nécropoles de Franche-Comté,
- le cimetière mérovingien de Monnet-la-Ville, exemple de métissage entre les Gallo-romains de souche et les nouveaux arrivants germaniques.
- La gare SNCF : Champagnole possède une gare SNCF desservie par des TER de Franche-Comté. Elle est située sur la ligne St-Claude-Dole-Paris et la chemin de fer touristique de la « ligne des hirondelles ». La gare dispose d'un guichet ouvert aux voyageurs du lundi au vendredi de 9h10 à 11h40 et de 14h00 à 18h40. Le guichet est fermé le samedi, le dimanche et les jours fériés. La gare possède également un distributeur de billets, un parking, un hall d'attente et une cabine téléphonique. La gare possède d'une restauration de proximité. L'adresse est : Avenue de la Gare 39300 Champagnole.
- Château d'eau de Champagnole : l'horloge publique et la tour font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 31 juillet 1990[5]
- Église : l'autel et le retable provenant des Ursulines de Poligny, l'orgue de Marin Carouge[6] (1721) provenant des Dominicains de Poligny font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 9 novembre 1994[7]
- Hôtel de ville : le vestibule, l'escalier et l'élévation font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 8 janvier 1997[8]
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Hervé Balland (né en 1964), fondeur;
- Adrien Berthod (1878-1944), homme politique;
- Élodie Bourgeois-Pin (1982- ), fondeuse;
- Lupicin Cabaud, né en 1813 à Champagnole, co-fondateur du groupe Descours et Cabaud.
- Charles Cabaud, son fils, homme d'affaire, Président du groupe Descours et Cabaud de 1919 à 1939.
- Alain Carminati (1966- ), joueur de rugby à XIII et rugby à XV;
- Sylvain Guillaume (1968- ), spécialiste du combiné nordique;
- Aurélie Perrillat-Collomb (née en 1980), fondeuse;
- David Sauget (né en 1979), footballeur;
- Georges Trouillot (1851-1916), homme politique;
- Pierric Bailly (né en 1982), écrivain;
- Grégory Pujol (1980- ), footballeur, est né à Champagnole;
[modifier] Jumelage
[modifier] Galerie photos
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
- Lucienne Besson (dir.), Champagnole d'hier et d'aujourd'hui, les Amis du livre, Champagnole, 1991, 279 p. (ISBN 2-9506237-0-0)
- Michel Chevalier et Pierre Charpentier, Champagnole, Les Belles Lettres, Paris, 1960, 57 p.
- Jean-Marc Olivier, "Du négoce textile lyonnais aux forges de Champagnole : la famille Muller aux XVIIIe et XIXe siècles", dans Travaux 1992 de la Société d'émulation du Jura, Lons-le-Saunier, 1993, pp. 179-191.
- Marie-Pierre Reynet (et al.), Champagnole : un tour en ville , Parc naturel régional du Haut-Jura, Lajoux, 2009,31 p. (ISBN 978-2-907412-62-9)
[modifier] Notes
- dossier du conseil général des mines : http://www.cgm.org/rapports/cd-rom/CD-Yves-Martin/a-Catastrophe_de_Champagnole/Champagnole.pdf
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
- http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- Château d'eau de Champagnole, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Champagnole - Orgue Marin Carouge sur orgues.haut.jura.free.fr
- Église de Champagnole, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Hôtel de ville de Champagnole, sur la base Mérimée, ministère de la Culture