Damparis

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Damparis
Église de Damparis
Église de Damparis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dole-Sud-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Dole
Maire
Mandat
Michel Ginies
2008-2014
Code postal 39500
Code commune 39189
Démographie
Gentilé Damparisiens
Population
municipale
2 773 hab. (2011)
Densité 313 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 30″ N 5° 24′ 49″ E / 47.075, 5.41361111111 ()47° 04′ 30″ Nord 5° 24′ 49″ Est / 47.075, 5.41361111111 ()  
Altitude Min. 187 m – Max. 245 m
Superficie 8,85 km2
Localisation

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Damparis
Liens
Site web http://www.ville-damparis.fr
Ecluse sur le canal du Rhone au Rhin

Damparis est une commune française, située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

C'est un village situé à environ 8 km de Dole. Ses habitants sont appelés les Damparisiens.

Cette commune tient son nom de Dom Paris, gérant de l'abbaye du village (cf. infra, section « Histoire »).

Économie[modifier | modifier le code]

La plupart des habitants de Damparis sont employés dans les usines Solvay et Jacob Delafon. La première est une usine belge de fabrication de produits chimiques, la seconde est spécialisée dans le mobilier céramique, utilisé dans les cuisines et sanitaires.

Fontaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Samerey
(Côte-d'Or)
Champvans, Foucherans Rose des vents
N Choisey
O    Damparis    E
S
Abergement-la-Ronce Tavaux Gevry

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est au milieu du XIIe siècle qu’un chanoine nommé Paris implante un ermitage dans la vallée où coule la Réverate (la source Révérée). Situé non loin d’un étang et environné partout de forêts, ce monastère que l’on appellera Meix Sainte Marie de Damparis (Mansi Beate Marie de Domno Parisio, du nom de l’abbé Dom Paris) s’agrandit au XIIIe siècle et un hameau se développe alentour, devenant bientôt un véritable village portant le nom du fondateur de l’abbaye.

Influencés par l’architecture cistercienne née en Bourgogne, l’église et les bâtiments conventuels sont entourés d’une enceinte fortifiée. Suivant la tradition on y accueille voyageurs et pèlerins de passage.

Outre une large utilisation dans la réalisation des ponts et ouvrages du canal du Rhône au Rhin, de la Saône et du Doubs, cette pierre appelée également marbre de Damparis est utilisée dans des demeures privées (escaliers, fontaines, cheminées). C’est la rénovation de Paris qui fait la renommée du marbre de Belvoye : pont Saint-Michel, pont Solférino, Louis-Philippe, Opéra Garnier, squares Saint-Martin et des Arts et Métiers, grand bassin du Luxembourg, fontaine du Château d’Eau et Saint-Michel, Hôtel Dieu, École des Beaux-Arts, Préfecture de Police, palais de Justice, église de la Trinité, Hôtel de Ville et colonnes du Trocadéro. Dans le monde entier marbre et pierre de Damparis sont utilisés : théâtre de Genève, monument Farel à Neuchâtel, théâtre à Francfort, musée à Stuttgart, différents palais à Bruxelles, Kaiserhoff à Berlin, église Naïva à Moscou, une des cathédrales de Dublin, monument Christophe Colomb à Mexico et piédestal de la statue de la Liberté à New York.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Damparis Blason Parti : au 1) d’azur semé de billettes d’or, au lion du même brochant ; au 2) coupé au I de Sable à la fontaine du lieu d’argent, au II de gueules à la pierre de taille d’argent, à dextre, travaillée d’un burin de sable frappé d’un marteau aussi d’argent emmanché aussi de sable, le burin tenu d’une senestre naissante, le maillet d’une dextre mouvant du flan senestre, toutes deux aussi d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1965 Jean Courtois SFIO Instituteur
mars 1965 1973  ?    
1973 décembre 1993 Maurice Faivre-Picon PCF Conseiller général du Canton de Dole-Sud-Ouest (1976-1994)
Mars 2014 en cours[1] Maria Del Mar Gravier Sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 773 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
502 536 613 657 630 721 744 730 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
582 712 780 668 870 1 070 765 679 643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
598 634 670 646 794 2 160 1 830 2 036 2 301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 120 3 140 3 086 2 680 2 704 2 799 2 878 2 871 2 804
2011 - - - - - - - -
2 773 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

71 odonymes recensés à Damparis
au 10 novembre 2013
Allée Avenue Boulevard Chemin Impasse Montée Passage Place Route Rue Ruelle Autres Total
1 0 0 0 8 0 1 7 1[N 1] 52 0 1[N 2] 71
Notes « N »
  1. Ou « rue » de Champvans pour certaines sources, dont rue-ville.info.
  2. Une « ferme de la Borde » désignant une route ou chemin qui dessert cette ferme.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr

Édifices[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis (XVIIIe-XIXe s)
  • Fontaine (XIXe s)
  • Taillerie (XIXe-XXe s), Rue du Moulin, au lieu-dit "Belvoir", inscrite à l'IGPC depuis 1989[4]
  • Cité ouvrière des Carrières (XXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1989[5]
  • Groupe scolaire Jean Jaurès (XXe s), Cité des Carrières, inscrit à l'IGPC depuis 1989[6]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]