Les Fins

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Les Fins
Image illustrative de l'article Les Fins
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Morteau
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Bruno Todeschini
2014-2020
Code postal 25500
Code commune 25240
Démographie
Gentilé Finois
Population
municipale
2 938 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 54″ N 6° 37′ 45″ E / 47.0816666667, 6.62916666667 ()47° 04′ 54″ Nord 6° 37′ 45″ Est / 47.0816666667, 6.62916666667 ()  
Altitude Min. 750 m – Max. 1 154 m
Superficie 25,39 km2
Localisation

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Les Fins

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Les Fins

Les Fins est une commune française située dans le département Doubs en région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Finois.

Au recensement de 2010, la ville des Fins comptait 2 908 habitants et formait avec la ville voisine de Morteau un ensemble urbain de 9 608 habitants, constituant la quatrième agglomération du département en termes de population.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune des Fins est située en Franche-Comté, à l'est du département du Doubs, à 49.2 kilomètres à vol d'oiseau à l'est de Besançon, à 28.3 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Pontarlier et 49.9 kilomètres à vol d'oiseau au sud de Montbéliard[1]. La frontière franco-suisse se situe à quelques kilomètres. Elle fait partie du canton de Morteau et de la communauté de communes du Val de Morteau.

Communes limitrophes de Les Fins
Fournets-Luisans Le Bélieu Noël-Cerneux
Morteau Les Fins Villers-le-Lac
Morteau Montlebon Villers-le-Lac

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune des Fins s'étend sur le val de Morteau dans sa partie sud et sur le plateau de Maîche dans sa partie nord. Le point culminant de la commune est situé sur le mont Vouillot au sommet du Tantillon (1158 m) tandis que son altitude la plus basse est enregistrée sur les rives du Doubs qui s'écoule à la limite sud de la commune. Le cours d'eau principal s'écoulant sur la commune est la Tanche[2], d'une longueur de 4 kilomètres : il prend sa source entre les hameaux du Renaudumont et de Chez le Roi, et se jette dans le Doubs au sud de la commune.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

De 1905 à 1952, la commune était desservie par la ligne de chemin de fer Morteau - Trévillers.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de plusieurs petits hameaux, répartis sur le Mont Vouillot et la montagne des Frenelots, orbitant autour du centre-bourg qui s'étale entre les quartiers des Lavottes et du Renaudumont.

  • Renaud-du-Mont (850 m), le centre-bourg où se trouve l'église ;
  • la Tanche (772 m), situé à la périphérie est de Morteau, dans la vallée du Doubs ;
  • la Tuilerie ;
  • le Mont Vouillot ;
  • les Lavottes (938 m), situé au nord de la commune sur le plateau de Maiche ;
Le hameau des Chézières.
  • les Chézières (802 m), dans la cuvette du val de Morteau ;
  • les Combes (757 m), sur la Tanche ;
  • les Frenelots (790 m), dans la cuvette du val de Morteau ;
  • les Suchaux (800 m), situé dans le val de Morteau sur le flanc est du mont Vouillot ;
  • les Sapins ;
  • Chez le Roi (819 m), situé sur le flanc est de la cuvette du val de Morteau ;
  • le Bas de la Chaux ;
  • les Laillets (1052 m), sur les hauteurs du Meix Jacques.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom viendrait du fait que ce village délimite la fin du Val de Morteau et la fin du plateau de Maîche, d'où « Les Fins ».

Le nom du village est connu dès le XIIe siècle. Le village central est alors Renau du Monde. Les hameaux des Suchaux et des Frenelots occupent la vallée de La Tanche. Incendiés en 1636 par les mercenaires de Saxe-Weimar, ces hameaux sont reconstruits à la fin du XVIIe siècle.

Le XVIIIe siècle donne aux Fins un rôle de communication entre Pontarlier et Montbéliard, rôle accentué au XIXe siècle grâce au relais de diligence des Lavottes. Le découpage cantonal de 1790, reprenant la subdivision du prieuré en quartier de 1462, attribue aux Fins la plus vaste surface, et consacre ainsi sa vocation agricole jusque dans les années 1980. La commune participe à l'essor horloger du val avec les ouvriers des Suchaux et des Frenelots qui travaillent dans les grandes fabriques de la ville si proche de Morteau, du XIXe siècle aux années 1970. La construction de l'usine Sandoz-Frainier (devenue Petitjean) en 1972 sur le plateau des Usines marque le développement des lotissements et des ZA : La Tanche est construite de 1955 à 1960 et fait face au quartier du Mondey, construit à la même période à Morteau. Les Usines sont loties en 1968 et l'habitat s'étend depuis vers le coteau menant au Mont Vouillot et vers Morteau. Les zones artisanales vers les Lavottes, et commerciales vers la Tanche, marquent les étapes de la prospérité de cette commune du Pays Horloger.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs des Fins
Période Identité Étiquette Qualité
2014 - Bruno TODESCHINI SE Maire
2001 2014 Gérard COLARD PS Maire
1983 2001 Paul Vieille SE Maire
1977 1983 Jules Menigoz SE Maire
1971 1977 Victor Regnaud SE Maire
1953 1971 Paul Moyse SE Maire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
721 632 677 616 625 621 679 715 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
726 749 800 813 814 906 905 916 922
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
960 1 022 1 099 1 071 1 163 1 207 1 220 1 185 1 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 641 1 741 2 201 2 346 2 441 2 591 2 807 2 938 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges des Fins en 2008 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,3 
4,8 
75 à 89 ans
7,5 
13 
60 à 74 ans
13,7 
21,1 
45 à 59 ans
20,1 
22,3 
30 à 44 ans
22,5 
18,3 
15 à 29 ans
17,4 
20 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges de la France en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,9 
60 à 74 ans
13,7 
20,5 
45 à 59 ans
20,1 
21,0 
30 à 44 ans
20,1 
19,6 
15 à 29 ans
18,2 
19,6 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Les Fins reste une commune rurale et agricole, avec ses fruitières à comté et son usine de transformation de bois. Elle est le berceau de la race bovine montbéliarde.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2011, la commune des Fins comptait 159 établissements (hors agriculture) qui totalisaient 744 postes salariés[A 1]. Le commerce représentait 45.3% des postes salariés et l'industrie 36,3%[A 1]. Les principaux établissement en terme d'effectif sont les suivants:

Nom Effectif Activité
The Watches Connection 98 Fabrication d’articles de joaillerie et bijouterie
Descassette (Intermarché) 80 Hypermarché
Résineux du Haut-Doubs SA 48 Commerce de gros de bois et de matériaux
Ruggeri 40 Construction de bâtiments
Boillod Père & Fils 34 Traitement et revêtement des métaux
Vp Plast 29 Fabrication de pièces techniques en matières plastiques
Faivre Rampant Carrières 23 Extraction de pierres ornementales et de construction
Les Matériaux du Haut-Doubs (Big Mat) 22 Commerce de gros de bois et de matériaux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église.
  • Chapelle du Renaudumont.
  • La commune compte aussi de nombreuses croix (Mont-Vouillot...), Vierges (Suchaux, rue Principale...) : la dévotion des habitants, courante à la campagne, est encore plus visible dans les villages du Haut-Doubs.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

D’azur à la croix d’argent.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Associations, infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Le centre nautique districal se trouve aux Fins.
  • L'Union sportive, club de football, a été créé en 1946.
  • Il existe également un moto-club, une chorale, un groupe d'accordéonistes...
  • L'Union Musicale, harmonie de près de 100 musiciens, a été fondée en 1893. Elle a notamment participé au salon de l'agriculture lors du concours général agricole de la Montbéliarde en 2001 ainsi qu'au FIMU de Belfort en 2009.

Manifestations récurrentes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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