Jacques Brel

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Jacques Brel

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Brel en 1963

Informations générales
Nom de naissance Jacques Romain Georges Brel
Naissance 8 avril 1929
Schaerbeek, Belgique
Décès 9 octobre 1978 (à 49 ans)
Bobigny, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, acteur, réalisateur, poète
Années actives 1953 - 1977
Labels Disques Barclay
Site officiel http://www.jacquesbrel.be/

Jacques Brel, né le 8 avril 1929 à Schaerbeek (Région de Bruxelles-Capitale, Belgique), et mort le 9 octobre 1978 à Bobigny (France), est un auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Romain Georges Brel est issu d'une famille catholique flamande d'industriels ; son père, Romain Brel, né à Zandvoorde, est francophone de souche flamande, et sa mère Lisette Van Adorp[1] est bruxelloise. Enfant, il est peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français. Avec son frère, Pierre, de 6 ans son aîné, Jacques connaît une éducation entre collège catholique et scoutisme. Il écrit à 15 ans de longs poèmes et des nouvelles après avoir lu Jules Verne et Jack London[2]. À 16 ans, il crée une troupe de théâtre avec quelques copains et écrit lui-même des pièces qu’il joue en amateur au sein de la Franche Cordée (mouvement de jeunesse catholique)[3]. Son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale « Vanneste & Brel » où il est affecté de 1947 à 1953 au service commercial, travail pour lequel il n'a aucun goût[4]. Il songe très sérieusement à une reconversion, soit en tant qu'éleveur de poules, soit en tant que cordonnier, soit comme chanteur. Il choisit cette dernière voie et écrit n'importe où, n'importe quand. Amateur de musique classique (principalement de Maurice Ravel et de Franz Schubert)[réf. nécessaire], il compose ses premières mélodies sur le piano familial et sur sa guitare sans jamais avoir pratiqué la musique auparavant.

Le 1er juin 1950, il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche », secrétaire dans une entreprise d'électricité, qu'il a rencontrée trois ans plus tôt dans la Franche Cordée. Le 6 décembre 1951 naît sa fille Chantal (morte en 1999). Cette année est aussi celle où il commence à chanter.

À partir de 1952, il écrit et compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial, et à diverses soirées dans des cabarets bruxellois regroupés dans le quartier de l'« îlot sacré »[5]. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique (tant dans les textes que dans son interprétation encore trop teintée de scoutisme) qui rebute sa famille. Elle tente, en vain, de le dissuader de continuer dans cette voie. Lui persévère.

Carrière[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Jacques Brel en 1955

En 1953, il réalise un disque maquette, 78 tours[3] qu'il envoie à Jacques Canetti, découvreur de talents chez Philips et propriétaire du cabaret « Les Trois Baudets ». Le 1er juin 1953, appelé par Jacques Canetti, il quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris. Sa famille ne lui coupe pas les vivres, mais le laisse se débrouiller seul en lui gardant une place dans l'entreprise familiale de cartonnerie. Son émigration est à l'origine du prénom de sa deuxième fille France [réf. nécessaire], née le 12 juillet 1953. Il se retrouve dans une petite chambre inconfortable de l'hôtel Stevens à Pigalle. Jacques Canetti l'auditionne et lui conseille de participer au festival de Knokke-le-Zoute : il s'y classe avant-dernier. Pour gagner un peu d'argent, il enseigne la guitare au danseur-acrobate Francesco « Cocky » Frediani, un artiste italien paraissant alors à l'affiche du cabaret La nouvelle Eve. Ce dernier, témoin des premiers pas du débutant, l'accompagne d'ailleurs, lors de son premier passage à l'Olympia en « lever de rideau » (moment où les spectateurs entrent dans la salle et s'installent à leur place). Les conditions de travail sont difficiles pour Jacques : il n'a pas de loge et doit se changer derrière le bar de l'Olympia. Après une représentation, Bruno Coquatrix le remarque, le félicite de sa prestation et l'invite à lui rendre visite pour discuter d'un prochain passage.

Pour Jacques Brel, les difficultés continuent, encombré qu'il est de ses longs bras, de son grand corps maladroit. En janvier 1955, Brel fait ses débuts à l'« Ancienne Belgique », célèbre salle de concert bruxelloise, dans l'avant-programme de Bobbejaan Schoepen[6],[7] et Jacques Canetti continue de l'envoyer dans des tournées où il se produit notamment en vedette américaine de Philippe Clay, Dario Moreno et Catherine Sauvage qui devient son amante[8].

En 1955, il fait venir sa femme et ses deux fillettes en France et la famille s'installe à Montreuil. C'est l'année de son premier 33 tours et de sa rencontre avec Georges Pasquier, qui deviendra son régisseur et son meilleur ami, auquel, en 1978, il dédiera la chanson Jojo, (album Les Marquises). Imprégné encore de l'influence du scoutisme et de son éducation catholique, il chante pour des organisations chrétiennes. C'est à cette époque que Georges Brassens le surnomme « l'abbé Brel »[3].

La consécration[modifier | modifier le code]

Brel à la télévision en 1963

En 1956, il rencontre le pianiste François Rauber, qui devient son accompagnateur. Cette même année paraît son premier grand succès public, Quand on n'a que l'amour[9]. En 1957, pressé d'achever ses études musicales au conservatoire, François Rauber renonce aux tournées à travers le pays. Il est alors remplacé par un autre étudiant du conservatoire, Gérard Jouannest, qui composera pour Brel les musiques de 35 de ses chansons[10]. Jouannest est son accompagnateur exclusif sur scène, tandis que Rauber, revenu vers Brel une fois son diplôme obtenu, est son principal orchestrateur. Les deux musiciens resteront fidèles à Brel et à son œuvre, au-delà même de sa mort, luttant vainement contre la publication de cinq inédits en 2008 que Brel lui-même jugeait inaboutis, pour finir par céder devant le fait accompli, ces titres étant déjà diffusés sur les ondes en Belgique[11].

Petit à petit, Brel trouve son style et son public, et connaît enfin le succès lors de ses galas. Entre autres particularités, Brel ne cède jamais à la tradition du rappel, qu'il juge démagogique[12]. En 1957, son second 33 tours reçoit le grand prix de l'Académie Charles-Cros et, fin 1958, année de naissance de sa troisième fille, Isabelle, c'est le succès à l'Olympia en première partie. L'année suivante, il est tête d'affiche à Bobino, où il crée Ne me quitte pas, écrite pour l’actrice Suzanne Gabriello[13],[14] et La valse à mille temps. Dès lors, les tournées s'enchainent à un rythme infernal, Brel donnant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours dans l'année. En 1960, il achète, entre Monaco et le Cap Martin, sur la plage de Cabbé au Golfe bleu, une maison qu'il occupe jusqu'en 1970. Ses amis y viennent en visite, notamment Leny Escudero ou Serge Gainsbourg. C'est là qu'il composera La Fanette et Amsterdam. Après sa mort, la mairie de Roquebrune-Cap-Martin a fait placer dans le village un buste en bronze dû au sculpteur Cyril de La Patellière, en hommage à Jacques Brel[15].

En mars 1962, il quitte la maison de disques Philips pour Barclay (avec qui il signera un contrat exceptionnel de trente ans en 1972[16]). Le 6 mars 1962, il enregistre Le Plat Pays, hommage à la Flandre. En octobre 1962, il crée sa maison d'éditions musicales « Arlequin », qui devient six mois plus tard les éditions « Pouchenel » (Polichinelle en bruxellois). Son épouse en est la directrice. En 1963, il interprète Les Vieux en référence à ses parents. La mort de son père, suivie de très près par celle de sa mère, amène Brel à évoluer vers des chansons de plus en plus dramatiques, telles que La Fanette, Au suivant ou encore en 1964 Amsterdam[réf. nécessaire]. En 1966 au sommet de son art, Jacques Brel sort Ces gens-là un nouvel album qui outre la chanson homonyme compte plusieurs titres qui deviennent des classiques incontournables de son œuvre : Ces gens-là, Jef, La Chanson de Jacky, Le Tango funèbre, Fernand, Mathilde…. Cette même année, à 37 ans, Jacques Brel décide d'abandonner la scène. Pour autant il honore ses contrats pendant encore plus d'un an et fait ses adieux à l'Olympia en octobre 1966. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.

Vers d'autres horizons[modifier | modifier le code]

Jacques Brel en 1971.

S'il délaisse les prestations scéniques, Brel ne reste pas inactif pour autant : durant l'été 1967, il joue dans son premier long métrage, Les Risques du métier du réalisateur André Cayatte ; le film est un succès public. Puis, sur son voilier commence à naviguer. Deux albums paraissent : Jacques Brel 67, où figurent La Chanson des vieux amants et quelques titres créés sur scène l'année de ses adieux dont Mon enfance et Le Cheval… En 1968, parait l'album J'arrive dont certaines chansons sont filmées en studio ou sur plateaux de télévision : Vesoul, L'Éclusier, Je suis un soir d'été, Regarde bien petit. Ce dernier titre annonce la thématique de son prochain spectacle consacré à don Quichotte[réf. nécessaire] tout en reprenant le thème du Désert des Tartares de Dino Buzzati que Brel a déjà utilisé dans Zangra et dont La ville s'endormait sera un nouvel écho en 1977.

En octobre 1968, à Bruxelles, au théâtre royal de l'opéra, la Monnaie, il crée la version francophone de L'Homme de la Mancha, interprétant le rôle de don Quichotte au côté de Dario Moreno dans celui de Sancho Pança. Le spectacle doit être repris à Paris en décembre, mais Dario Moreno meurt le 1er décembre 1968 à 47 ans d'une hémorragie cérébrale à l'aéroport d'Istanbul, avant le décollage de son avion (ou, selon d'autres sources, d'un infarctus du myocarde dans un taxi en route pour l'aéroport). Robert Manuel reprend le rôle pour le spectacle présenté en décembre à Paris.

Au début de l'été 1969, Brel est Mon oncle Benjamin, dans le film d'Édouard Molinaro, dont il compose la musique avec François Rauber. Claude Jade, qui a 20 ans à cette époque, racontera : « Ma rencontre avec Jacques Brel a lieu à Vézelay […] Il se montre d'emblée d'une grande sympathie […] Il sort des longues et fatigantes représentations de l'Homme de la Mancha qui a été un beau succès et il a gardé pour le film les cheveux longs de don Quichotte […] Il est cordial, sympathique, ouvert et attentionné aux autres, et l'atmosphère gaie et chaleureuse du tournage lui doit beaucoup. […] Jacques est passionné d'aviation, […] à l'aérodrome de Toussus-le-Noble, le dernier jour […] il était heureux à l'idée de s'envoler vers le Midi et nous a parlé de cette passion, des ciels, des paysages, des voyages… »[17]

Il tourne encore plusieurs autres films et en réalise lui-même deux : Franz en 1971, partageant l'affiche avec Barbara. En 1973, sort sur les écrans Le Far West, qui est un échec. À l'occasion de cette sortie, Brel, à Cannes, participe à l'émission radiophonique de Jacques Chancel, Radioscopie.

Pour son dernier rôle au cinéma, il campe le dépressif François Pignon, le personnage récurrent de Francis Veber, face au tueur à gages « monsieur Milan », alias Lino Ventura, dans L'Emmerdeur, à nouveau réalisé par Édouard Molinaro.

L'avion de Jacques Brel, Jojo, à Atuona.

Le succès l'attend aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni[précision nécessaire]. Des traductions en anglais de ses chansons sont accueillies avec succès et enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker (Amsterdam, Mathilde), Marc Almond, le groupe Goodbye Mr. Mackenzie (en) (Amsterdam), Terry Jacks (Le moribond) et Alex Harvey. Jacques Brel is alive and well and living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée dans le monde entier pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions à rimes, assemblées en 1968 par Mort Shuman, ami de Jacques Brel. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma[18].

Le bimoteur de Jacques Brel exposé devant la « maison du jouir » de Paul Gauguin, à Atuona.

En 1974, grand fumeur, apprenant qu'il est atteint d'un cancer[réf. nécessaire], il abandonne le spectacle et part avec Maddly Bamy, rencontrée lors du tournage de L'Aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch, à bord de l’Askoy, un voilier qu'il vient d'acheter[19]. Mais il est déjà malade. On l'opère d'un cancer au poumon. Il décide de se retirer aux Marquises. En 1976, il revend l'Askoy a un couple de jeunes américains[19], et Maddly Bamy lui achète le 30 novembre 1976, un bimoteur Beechcraft Twin-Bonanza immatriculé F-ODBU et baptisé Jojo, en souvenir de son vieil ami disparu en 1974 Georges Pasquier. Pilote privé depuis le 28 juin 1965 (brevet TT 16060), il y fait l'avion-taxi pour rendre service aux habitants en les transportant entre l'île marquisienne de Hiva-Oa où il réside et Tahiti sur un trajet maritime de 1 430 kilomètres, soit un vol d'environ cinq heures.

Tombe de Jacques Brel à Atuona.

En 1977, malgré la maladie[20], il revient à Paris pour enregistrer son dernier 33 tours, Les Marquises, qui paraît le 17 novembre, avec un record d'un million de précommandes[réf. nécessaire]. Il s'en écoule trois cent mille dans l'heure qui suit la mise en vente.[Informations douteuses] La chanson homonyme Les Marquises, qui clôt l'album, s'achève sur ces paroles « Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises ». Il retourne aux Marquises après cet enregistrement, avant que, en juillet 1978, son cancer du poumon ne s'aggrave.

Mort de Jacques Brel[modifier | modifier le code]

Suite à l'aggravation de son cancer du poumon, il est ramené en France métropolitaine où il meurt d'une embolie pulmonaire [21] le 9 octobre 1978 à l'hôpital Avicenne de Bobigny[22].

En 1981, sa fille France crée à Bruxelles la Fondation Jacques-Brel destinée à faire connaître à un large public l'œuvre de l'artiste, à soutenir la recherche contre le cancer et l'aide à l'enfance hospitalisée.

Jacques Brel repose au cimetière d'Atuona, commune d’Hiva Oa, aux îles Marquises, non loin de la tombe de Paul Gauguin. Sa plaque mortuaire est à l'origine d'un différend entre la famille Brel et Maddly Bamy en 1999. Sa dernière compagne gagne le procès en justice et obtient le droit de mettre sur la pierre tombale l'effigie de leurs deux visages tournés vers le soleil couchant.

En décembre 2005, il est élu au rang du plus grand Belge par le public de la RTBF. En 2008, les cinq inédits de 1977 paraissent finalement.

Discographie[modifier | modifier le code]

Assembler une discographie complète de Jacques Brel est relativement compliqué. En effet, ses enregistrements ont été publiés dans plusieurs pays, sous différents formats, et ils sont répertoriés sous différents titres. Aucune des trois intégrales en Cd (1988, 2003, 2013) n'est vraiment complète, d'abord parce que certaines versions ou certains titres inédits, studio ou live, figurent sur un des coffrets, mais pas dans les deux autres, et ensuite parce qu'il reste un duo de 1958 avec Simone Langlois, quelques rares versions chantées, textes récités et instrumentaux qu'il a composés, toujours absents de ces trois intégrales.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Jacques Brel en dessin

Albums en public[modifier | modifier le code]

Sorties posthumes[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Knokke (concert du 23 juillet 1963 à Knokke-le-Zoute et interview de 42 minutes, dans la même ville, en 1971)
  • 1998 : En scènes (18 extraits de concerts en Allemagne, Pays-Bas et Suisse, entre mars 1960 et décembre 1966)

D'autres enregistrements de concerts ou à la radio, inédits, sont présents dans certains coffrets.

Participations[modifier | modifier le code]

Coffrets CD[modifier | modifier le code]

  • 1988 : L'intégrale « Quand on a que l'amour » (10 CD)
  • 2003 : Coffret intégral « Boîte à bonbons » 2003 (16 CD)[23]
  • 2008 : Enregistrements Philips 1954-1961 (5 CD)
  • 2008 : Les 100 Plus Belles Chansons (5 CD)
  • 2013 : Suivre l'étoile (21 CD)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Quinze ans d'amour
  • 2003 : Infiniment (double cd contenant cinq inédits : La Cathédrale, L’amour est mort, mai 40, Avec élégance, Sans exigences)

Quelques chansons emblématiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chansons de Jacques Brel.

Chansons traduites, adaptées en néerlandais[modifier | modifier le code]

Bruxellois, Brel se disait chanteur flamand de langue française ; ainsi chanta-t-il quelques-unes de ses chansons en néerlandais, dont la plupart ont été traduites par Ernst van Altena :

  • De apen (Les singes) (1961)
  • Men vergeet niets (On n'oublie rien) (1961)
  • Marieke (1961), une partie des paroles originales sont déjà en flamand.
  • Laat me niet alleen (Ne me quitte pas) (1961)
  • Als men niets dan liefde heeft (Quand on n'a que l'amour) (1961) morceau inédits[24]
  • Mijn vlakke land (Le plat pays) (1962)
  • De burgerij (Les bourgeois) (1962)
  • Rosa (1962)
  • De nuttelozen van de nacht (Les paumés du petit matin) (1962)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Court métrage et documentaire[modifier | modifier le code]

Bande musicale[modifier | modifier le code]

Autour de Brel[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

  • En 1971, l'auteur-compositeur-interprète italien Giorgio Gaber reprend Ces gens-là sur son album I borghesi, dans une adaptation italienne intitulée Che bella gente.
  • 1973, le groupe Ange reprend Ces gens-là sur l'album Le Cimetière des Arlequins, dans une version très personnelle dans laquelle est supprimé le dernier couplet et où, sur le livret de l'album, ils annotent : « À Jacques Brel, nous n'avons pas voulu te prendre Frida » ; puis, en 1982, sur l'album À propos de..., les chansons Le Moribond et À jeun sont également reprises par le groupe.
  • En 1973 également, la chanson Au suivant est reprise par le Sensational Alex Harvey Band sous le titre Next. Ce morceau donne d'ailleurs son nom à un de leurs albums. En 2003 à la sortie de son album The Golden Age of Grotesque, à un journaliste l'interrogeant sur l'obscénité de ses chansons, Marilyn Manson déclarera qu'aucun de ses textes n'est aussi obscène, subversif ou choquant que celui de Next.
  • Jacques Brel a été numéro un aux États-Unis. En effet, Terry Jacks, chanteur canadien, a repris deux chansons en anglais avec des réussites diverses :
    • Seasons in the Sun en 1974, reprise du Moribond, a été classée numéro un aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne.
    • If You Go Away, reprise de Ne me quitte pas, sera chantée par Frank Sinatra, dont Brel dira qu’il « ne se lèverait pas la nuit pour l’écouter », mais que « ça s’écoute »[13].
  • La chanteuse de jazz Nina Simone a interprété une version personnelle de Ne me quitte pas.
  • La chanson Amsterdam est reprise dans une adaptation anglaise par David Bowie et Scott Walker ; de nombreuses chansons ont été reprises dans des versions anglaises par Scott Walker sur ses différents albums. Elles furent compilées sur l'album Scott Walker Sings Jacques Brel.
  • Sa chanson Amsterdam a été adaptée en version critique par le groupe Parabellum.
  • En 1979, Serge Lama enregistre l'album Lama chante Brel, vendu au profit de la recherche contre le cancer.
  • Johnny Hallyday sur scène chante Jacques Brel à trois reprises : Ne me quitte pas, en 1984-1985, (voir Johnny Hallyday au Zénith) ; En 2006-2007 il chante La quête, (voir Flashback tour) et Quand on n'a que l'amour en 2012, (voir On Stage).
  • 1993, la chanteuse Robert consacre la septième plage de son album Sine à une reprise de La chanson des vieux amants. Mais, personnalité décalée oblige, la jeune femme ne reprend que quelques vers de la célèbre chanson : « J'en chantais juste une phrase tous les soirs quand je m'allongeais. Si je n'en chante toujours que cette phrase, c'est en souvenir de ces moments-là. »
  • En 1993, le CD Brel Québec célèbre le quinzième anniversaire de la mort de Brel. On y retrouve Nanette Workman, Paparazzi, Gildor Roy, Sylvie Legault, Les Pois z'ont rouges, Dédé Traké, French B., Jean-Louis Millette, Sylvie Tremblay et France Castel.
  • Le chanteur britannique Sting a chanté en français Ne me quitte pas et Je ne sais pas[25] en public.
  • L'interprète russe Vadim Piankov chante Brel dans les albums Brel… Autrement (1995) et Vadim Piankov chante Jacques Brel (1998).
  • En 1998, le chanteur colombien Yuri Buenaventura interprète une version salsa de Ne me quitte pas, sur l'album Herencia africana
  • En 1998 toujours, sort la compilation Aux suivants qui regroupe douze chansons de Brel interprétées par des chanteurs ou des groupes français (Arthur H, Kent, Noir Désir, Bashung, Arno, Eicher…), une seconde version verra le jour en 2003 où viennent s'ajouter deux nouvelles reprises interprétées par (Benabar et le groupe Eiffel).
  • En 2001, M (Matthieu Chedid) reprend Au suivant lors de sa tournée le Tour de M
  • En 2004, le chanteur Romain Humeau reprend en concert avec son groupe Eiffel le titre Le Plat Pays. Ce titre figure sur l'album live Les Yeux fermés.
  • Le chanteur Bertrand Cantat reprend avec Noir Désir en 2005 Ces gens là (album Noir Désir en public).
  • En 2008, les Chœurs de France présentent leur nouveau spectacle La grande symphonie de Brel avec deux cents chanteurs et dix musiciens sur scène.
  • En 2012, Charlie Winston reprend Au Suivant lors de sa tournée Running Still.
  • La chanteuse Céline Dion reprend Ne me quitte pas sur son album Sans attendre sorti le 5 novembre 2012. Elle a repris Quand on n'a que l'amour en octobre 1995 au Zénith de Paris.
  • La chanteuse Lara Fabian a repris à plusieurs reprises, notamment sur son album live acoustique En toute intimité sa chanson Voir un ami pleurer.
  • Zach Condon a repris plusieurs fois la chanson Le Moribond sur scène, et une fois dans l'émission Taratata, en duo avec Olivia Ruiz.
  • La chanteuse Mannick reprend Quand on n'a que l'amour sur son album Mannick chante Brel, Ferrat, Reggiani.
  • L'acteur et chanteur Joseph Gordon-Levitt a repris à plusieurs reprises La Valse à mille temps lors de concerts organisés par HitRecord
  • Le rappeur Oxmo Puccino a été fortement influencé par Jacques Brel, au point qu'il est souvent appelé "le Black Jaques Brel". Il reprend Ces gens-là sur la compil L'Hip-hoppé.
  • Le rappeur Rocé reprend Les Singes en 2010, sur son album L'Être humain et le réverbère.

Hommages[modifier | modifier le code]

Musicaux[modifier | modifier le code]

  • Dalida a interprété une chanson (Il pleut sur Bruxelles) qui lui rend hommage. Cette chanson relate l'ensemble des grandes chansons de Brel.
  • 1976, Pierre Perret enregistre Ma nouvelle adresse, chanson qui évoque le départ de Brel vers la Polynésie.
  • Nicolas Peyrac chante Les vocalises de Brel, chanson hommage qui notamment évoque la chanson Amsterdam.
  • Mannick chante Brel en 1979 dans son album Je suis Ève, elle rend hommage au chanteur disparu quelques mois plus tôt.
  • Lucio Bukowski chante Ode au grand Jacques en 2011, morceau extrait de son maxi Lucio Milkowski, utilisant les titres de plusieurs chansons de Brel pour réaliser son propre texte.
  • Le groupe Starflam a enregistré une chanson sous le nom Ce Plat Pays II.
  • Depuis 2000, le Festival Jacques Brel - créé afin de permettre à de jeunes artistes de se faire connaître - se déroule au théâtre Edwige-Feuillère de Vesoul, hommage de la ville à la chanson homonyme.
  • En octobre 2008, la comédie musicale hommage De Bruxelles aux Marquises retraçant la vie de Brel à travers plus de trente chansons, est présentée à Bruxelles par la troupe Baltema, après treize séances à succès.
  • En mars et avril 2009, après une trentaine de représentations à travers toute la France, les Chœurs de France étaient sur la scène du Zénith de Paris avec La Grande Symphonie de Brel avec quatre cents chanteurs et dix musiciens sur scène. En juin 2009, le spectacle a été donné à l'Arena de Genève.
  • Tous les ans, le Festival des Rencontres Brel se tient à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère), où Jacques Brel aurait écrit la chanson Le Plat Pays[26].

Autres[modifier | modifier le code]

Chansons adaptées[modifier | modifier le code]

Bande dessinée

Plusieurs de ses chansons ont été adaptées en bande dessinée par plusieurs dessinateurs (chaque chanson a son dessinateur).

  • Aux éditions Brain Factory :
    • Une version luxe (couverture toilée) en 4 volumes (88 planches par album) : Le Plat Pays (dépôt légal : 09/1987), Les Prénoms (dépôt légal : 11/1987), Ces Gens-là (dépôt légal : 03/1988), J'arrive (dépôt légal : 05/1988).
    • Une version « classique » regroupant les albums « 2 en 1 » (176 planches par album) : Jacques Brel - Le Plat Pays / Les Prénoms (dépôt légal : 01/1988), Jacques Brel - Ces Gens-là / J'arrive (dépôt légal : 01/1988).
  • Aux éditions Vents d'Ouest :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, 1998 ISBN 978-2-226-10508-0
  2. Eddy Przybylski, Jacques Brel, la valse à mille rêves, Archipel, 768 p.
  3. a, b et c Biographie rfi.
  4. « Mon père m'a encartonné » dit-il
  5. Certaines de ces chansons (Les blés, À deux, etc.) seront enregistrées dans les studios de la radio-télévision belge et diffusées, au début des années 1980, par Philippe Caloni sur les antennes de France Inter. Il chante pour la première fois devant un public dans une maison de jeunes se situant à Schaerbeek (MJ André Vermeulen, 17 Rue Goossens).
  6. (nl) « The Bobbejaan Schoepen Archives »
  7. Les cow-boys ne meurent jamais Le Vif/L'Express (Focus Vif), p. 18-21 - 27 juin 2008.
  8. Philippe Crocq, Jean Mareska, Jacques Brel, Albin Michel,‎ septembre 2008 (ISBN 978-2-226-18692-8)
  9. La chanteuse Mannick disait de Quand on n'a que l’amour que c’est «…la chanson utopique par excellence! C’est pour cela, entre autres, qu’elle ne vieillit pas. Elle a toutes ses chances d’être encore de circonstance dans l’actualité d’aujourd’hui. Comme une espérance folle, face à toutes les raisons de broyer du noir et de baisser les bras… Tant qu’il y aura des chansons comme celle-ci, dans les mots des gens, dans les chansons, dans les discours même, le cœur du monde continuera de battre. »
  10. notamment : Bruxelles, Madeleine, les Vieux, la Chanson des vieux amants, J’arrive, mais aussi On n'oublie rien (la première qu'il compose pour Brel) ou encore Mathilde [1]
  11. Le Nouvel Observateur, 26-09-2003 : Polémique après la sortie de cinq inédits
  12. Seule exception à Moscou avec Amsterdam', où on lui fait comprendre que le public prendrait son refus comme un affront:Amsterdam la chanson que Jacques Brel n'aimait pas », Le Figaro, 31 juillet 2007.
  13. a et b Story Nostalgie de Brice Depasse du 13 juillet 2013
  14. Eddy Przybylski, Brel, la valse à mille revers, Archipel, 2008, ISBN 280981113X , sur Google livres
  15. Brel à Cabbé sur NiceMatin.com
  16. Biographie sur le site d'Universal. Consulté le 16 octobre 2010.
  17. Claude Jade, Baisers envolés, Édition Milan, 2004.
  18. (en) Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris sur l’Internet Movie Database
  19. a et b Le bateau de Brel ressuscité - article de La Libre Belgique du 13 juillet 2013.
  20. Il enregistre son dernier album avec un seul poumon : Interview de Gérard Jouannest.
  21. La version officielle de sa mort est contestée depuis la révélation du professeur Israël de l'hôpital Avicenne qui indique que, pour échapper aux paparazzis, il aurait arraché son baxter (pochette de perfusion intraveineuse), quitté l'hôpital et interrompu son traitement, provoquant une embolie pulmonaire mortelle (notes d'Eddy Przybylski, dans La valse à mille rêves).
  22. à l'âge de 49 ans. L'année même où cet hôpital change de nom : il se nommait hôpital franco-musulman depuis sa création en 1935
  23. Inclut Chansons ou versions inédites de jeunesse, compilation de titres épars éditée pour la première fois avec ce coffret. Mais aussi les chansons en flamand, le premier simple enregistré à Bruxelles (La Foire / Il y a) et le disque réalisé pour le magazine Marie-Claire, comprenant L'Introduction à la Nativité et L'Évangile selon Saint-Luc (1958).
  24. (nl)R. Seghers 2003: Jacques Brel - Leven en liefde 1929-1978
  25. Sting reprend la chanson « Je ne sais pas » lors de l'émission Taratata, présentée par Nagui, accompagné par François Rauber, le pianiste de Brel, le 28 octobre 1994
  26. [2]
  27. La statue, sur le site officiel de la ville.
  28. Le timbre, sur Wikitimbres.fr
  29. Article, sur le site Laposte.fr.
  30. Le timbre, sur Laposte.fr.
  31. « Institut d'Études Politiques de Lille » (consulté le 28/10/2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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