Jean Giraudoux
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| Jean Giraudoux | |
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Portrait de Jean Giraudoux par Jacques-Émile Blanche (1920)
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| Nom de naissance | Hippolyte Jean Giraudoux |
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| Activité(s) | Dramaturge, romancier, essayiste, diplomate |
| Naissance | 29 octobre 1882 Bellac, Haute-Vienne |
| Décès | 31 janvier 1944 (à 61 ans) Paris |
| Langue d'écriture | Français |
Hippolyte Jean Giraudoux[1], né le 29 octobre 1882 à Bellac en Haute-Vienne et décédé le 31 janvier 1944 à Paris, était un écrivain et un diplomate français. Auteur de romans, nouvelles et essais, il est principalement connu pour son théâtre, qui compte des ouvrages aussi célèbres que La guerre de Troie n'aura pas lieu, La Folle de Chaillot, Électre ou Ondine.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Jeunesse (1882-1919)
Fils cadet de Léger Giraudoux[2], employé des Ponts et chaussées, et d'Anne Lacoste, Jean Giraudoux naît à Bellac, un an avant la nomination de son père à Bessines. Ce dernier quitte le corps des Ponts et chaussées en 1890 pour devenir percepteur à Pellevoisin. Reçu premier du canton au certificat d'études en 1892, il entre en octobre 1893 comme boursier au lycée de Châteauroux, qui porte aujourd'hui son nom (lycée Jean-Giraudoux)[3], où il fait sa première communion en juin 1894 et est interne jusqu'à son baccalauréat en 1900.
Bachelier de philosophie, il poursuit ses brillantes études en classes préparatoires au lycée Lakanal de Sceaux pour tenter le concours littéraire de l'École normale supérieure; il termine sa seconde année de khâgne avec le prix d'excellence et obtient le premier prix de version grecque au concours général en 1902. Reçu 13e sur 21 à l'École normale supérieure de Paris, il accomplit son service militaire au 98e régiment d'infanterie à Roanne, Clermont-Ferrand et Lyon, dont il sort en 1903 avec le grade de caporal. Entré ensuite à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, dans la section lettres, il se passionne pour la culture allemande. Après l'obtention, avec la mention « bien », de sa licence de lettres à la Sorbonne en juillet 1904, avec un mémoire sur les Odes pindariques de Ronsard, il passe, sur les conseils de son maître Charles Andler, dans la section d'allemand en novembre.
Ayant obtenu une bourse d'études, il s'inscrit alors à l'université de Munich. Durant l'été 1905, il est le répétiteur du fils du prince de Saxe et de Paul Morand à Munich, et il rencontre Frank Wedekind. Puis il part en voyage pour la Serbie, l'Autriche-Hongrie (Trieste entre autres) et Venise en Italie. En 1906, il obtient sa maîtrise et fait, durant l'été, un séjour linguistique en Allemagne[4]. Après un échec à l'agrégation d'allemand, il se rend aux États-Unis, de septembre 1907 à mars 1908, avec une bourse pour l'Université Harvard. À son retour, il entre à la rédaction du Matin et prépare le concours des Affaires étrangères, auquel il échoue en 1909. La même année, il publie son premier livre, Provinciales, remarqué par André Gide. En juin 1910, reçu premier au concours des chancelleries, il devient élève vice-consul à la direction politique et commerciale du ministère des Affaires étrangères ; il assure le convoiement de la valise diplomatique à Constantinople, Moscou, puis Vienne. Par ailleurs, il fait la connaissance de Rosalia Abreu (1886-1955), une jeune héritière cubaine dont le frère Pierre est un ami de Giraudoux, et pour laquelle il éprouve une passion non partagée.
Promu attaché au bureau d'étude de la presse étrangère en septembre 1912, il devient vice-consul de 3e classe en 1913. La même année, il fait paraître chez Grasset L'École des indifférents et entame une liaison avec Suzanne Boland, mariée au commandant Paul Pineau, mais séparée de son mari[5].
Mobilisé comme sergent au 298e régiment d'infanterie en 1914, puis nommé sous-lieutenant, il est blessé à deux reprises, à la bataille de la Marne en 1914, aux Dardanelles en 1915, et fait chevalier de la Légion d'honneur. Convalescent, il entre au bureau de la propagande du ministère des Affaires étrangères grâce à Philippe Berthelot, avant de participer à une mission militaire et diplomatique à Lisbonne en août-novembre 1916. Puis il prend part à la « mission Harvard », qui le conduit aux États-Unis en avril-août 1917.
Cependant, il continue d'écrire, faisant paraître Retour d'Alsace. Août 1914 en 1916, Lectures pour une ombre en 1917, Amica America et Simon le pathétique en 1918.
[modifier] Maturité (1919-1940)
Après la guerre, il s'éloigne de l'Allemagne. Démobilisé en 1919, il devient secrétaire d'ambassade de troisième classe et dirige le service des œuvres françaises à l'étranger (1920) puis le service d'information et de presse au Quai d'Orsay (fin octobre 1924).
Suzanne Boland lui donne un fils, Jean-Pierre, le 29 décembre 1919. Ils se marieront en 1921, Suzanne ayant divorcé l'année précédente. La même année paraît Suzanne et le Pacifique, roman suivi en 1922 par Siegfried et le Limousin, qui se voit décerner le prix Balzac, et en 1924 par Juliette au pays des hommes. En 1926, il est fait officier de la Légion d'honneur.
En 1927, il se fait placer hors cadre à la disposition de la Commission d'évaluation des dommages alliés en Turquie, où il reste pendant sept ans. Ce poste lui laissant beaucoup de temps libre, il en profite pour écrire ses premières pièces de théâtre. La connaissance de Louis Jouvet en 1928 stimule en effet sa création théâtrale avec le succès de Siegfried (1928), adaptation théâtrale de son roman Siegfried et le Limousin, d’Amphitryon 38 (1929) et d’Intermezzo (1933), malgré l'échec de Judith (1931).
À la fin de 1931, il entame avec Anita de Madero une liaison qui s'achève en 1936 par le départ et le mariage en Amérique du Sud de la jeune héritière Argentine.
En juin 1932, il est chargé de mission au cabinet d'Édouard Herriot, président du Conseil[6], qu'il accompagne lors de la conférence de Lausanne.
En 1934, il est nommé inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires. Devant la montée des périls en Europe, il écrit La guerre de Troie n'aura pas lieu, pièce pessimiste (bien que non dénuée d'humour grinçant) ayant pour thème le cynisme des politiciens et la différence entre l'histoire telle que les dirigeants la montrent au peuple et telle qu'elle se passe réellement. En 1936, Jean Zay lui propose la direction de la Comédie-Française, mais il la refuse. La même année, il devient commandeur de la Légion d'honneur.
Le 28 avril 1939, il rencontre dans un studio de la radio, lors d'un entretien sur Ondine, Isabelle Montérou, jeune journaliste avec laquelle il entame une liaison qui dure jusqu'en novembre 1943.
Devant la montée des périls, Giraudoux s'engage en politique. Lors du remaniement ministériel du 29 juillet 1939, il est nommé par Édouard Daladier « commissaire général à l'information » et prononce ses Messages du Continental, contre la guerre hitlérienne. Le 21 mars 1940, lors de la formation de son gouvernement, Paul Reynaud le remplace par Ludovic-Oscar Frossard, nommé ministre de l'Information, et il devient président d'un « conseil supérieur de l'information ».
Il publie, à la veille de la guerre, un important essai politique, recueil d'articles et de conférences : Pleins pouvoirs (Gallimard, 1939), dans lequel, notamment, prenant modèle sur les États-Unis, il demande l'adoption d'une politique d'immigration, afin, non « d’obtenir dans son intégrité, par l’épuration, un type physique primitif, mais de constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel »[7].
[modifier] Seconde guerre mondiale et mort (1940-1944)
Devant la débâcle de juin 1940, il suit le gouvernement à Bordeaux, avant de s'installer auprès de sa mère à Vichy. Nommé directeur des Monuments historiques à l'automne 1940, il fait valoir ses droits à la retraite en janvier 1941[8] et commence deux écrits inspirés par la défaite, qui ne paraîtront qu'après sa mort, le second étant resté inachevé : Armistice à Bordeaux 1945, et Sans Pouvoirs 1946, édités l'un et l'autre à Monaco.
Commissaire général à l'information sous Daladier, sa situation pendant l'Occupation est complexe[9] et son rôle contrasté :
- Sa passion pour la culture allemande existe de longue date : « Tous ceux qui aiment le travail, la musique, l'étude sont exilés d'Allemagne. Nous qui aimons Dürer, Goethe, nous sommes exilés d’Allemagne »[10]; mais il l'a délaissée depuis quelques années, à l'époque, et Ondine (1939) constitue un « adieu » à l'« âme franco-allemande »[11].
- Dans Armistice à Bordeaux, il s’oppose, phrase par phrase, au second discours de Pétain[12], refusant l'expiation nationale[13].
- Il a refusé le poste de ministre de France à Athènes proposé par Vichy après l'armistice du 22 juin 1940 mais entretient des relations personnelles avec plusieurs membres du nouveau gouvernement[14].
- Son fils Jean-Pierre a rejoint Londres dès juillet 1940 et s'est engagé dans les Forces navales françaises libres[15],[16],[17].
- D'après le témoignage de Gérard Heller, qui l'a rencontré en juillet 1941, « Giraudoux perdit vite confiance dans les bonnes intentions du maréchal Pétain » et « avait très tôt communiqué à Londres des informations sur l'activité intellectuelle clandestine en France »[18].
- En 1942, alors qu'il loge à Paris, il affirme « l'impossibilité d'une véritable rencontre entre les deux cultures tant que durerait la guerre »[18].
- La même année, un journaliste collaborationniste lui reproche d'avoir, dans ses fonctions de commissaire général à l'information, accepté de « seconder les Juifs dans "leur" guerre »[19].
- On lui propose de quitter la France. Il refuse[20], arguant de la nécessité de livrer en France une « lutte d’influence avec l’Allemagne »[21].
Sa participation à la lutte contre l'occupation allemande au sein de la Résistance reste encore débattue[22],[23]. En décembre 1943, il aurait projeté de « participer à sa façon à la Résistance »[24].
Il poursuit ses travaux littéraires avec L'Apollon de Bellac, Sodome et Gomorrhe ou La Folle de Chaillot et, devenu directeur littéraire chez Gaumont, participe à des adaptations cinématographiques, qu'il s'agisse de La Duchesse de Langeais de Balzac pour le film éponyme de Jacques de Baroncelli ou des Anges du péché pour Robert Bresson.
Après la mort de sa mère en 1943, sa santé se dégrade. Jean Giraudoux meurt le 31 janvier 1944, à l'âge de soixante et un ans, selon la version officielle, à la suite d'un empoisonnement alimentaire, mais, plus probablement, d'une pancréatite.
Quelques jours après son inhumation, qui a lieu le 3 février dans un caveau provisoire du cimetière de Montmartre, Claude Roy fait courir le bruit, au café de Flore, qu'il a été empoisonné par la Gestapo. Louis Aragon le reprend à son compte dans Ce soir le 20 septembre 1944 : « Pourquoi ? Pas seulement parce que c’est le plus français de nos écrivains, mais certainement aussi pour son activité résistante gardée très secrète et que, pour ma part, j’avais devinée durant le dernier entretien que je devais avoir avec lui cinq jours avant sa mort »[25]. Une biographie explorant la question lui est consacrée par Jacques Body en 2004.
Il est enterré au cimetière de Passy à Paris.
[modifier] Giraudoux antisémite?
Se fondant sur plusieurs citations tirées du chapitre « La France peuplée » de Pleins pouvoirs[26], voire, dans certains cas, sur des extraits de répliques d'Holopherne dans Judith[27], plusieurs auteurs considèrent que Giraudoux était antisémite[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36].
Pour son biographe Jacques Body, en revanche, « Giraudoux antisémite, Giraudoux vichyste, c’est devenu l’antienne des ignorants. » Selon lui, de Pleins pouvoirs, « son plaidoyer pour une politique d’immigration et pour le droit d’asile », on a fait, « cinquante ans plus tard, un bréviaire xénophobe et raciste, à coup de citations tronquées[37]. » Il considère que, chez Giraudoux, « l'appartenance à une patrie marque un homme, mais par la culture, non par des contraintes naturelles ou sociologiques. Giraudoux croit à la patrie, pas à la race[38]. »
Pierre Charreton, de son côté, relève que, si Giraudoux défend l'avènement d'une « politique raciale » et d'un « ministère de la race », pour lui, le terme de « race », « aujourd'hui empoisonné, voire tabou », mais « employé sans précaution jusqu'au milieu du siècle, parfois certes dans un sens proprement raciste, mais aussi dans une acception proche du terme "peuple" », renvoie à un « habitus », un ensemble de valeurs et de comportements partagés sur un territoire, et non à une référence ethnique. Giraudoux, rappelle-t-il, défend l'idée que « la race française est une race composée. (...) Il n'y a pas que le Français qui naît. Il y a le Français qu'on fait[39]. » Le but d'une « politique raciale », selon lui, n'est pas de retrouver un « type physique primitif », mais de « constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel »[40]. De même, il relève que l'auteur éprouve un « choc désagréable » en découvrant sur une pancarte ou une affiche l'inscription : « La France aux Français », jugeant que cette phrase, au lieu « l'enrichir le dépossède »[41],[42].
[modifier] Œuvres
[modifier] Romans et nouvelles
- Provinciales, 1909
- L'École des indifférents, 1911
- Lectures pour une ombre, 1917
- Simon le Pathétique, 1918
- Elpénor, 1919
- Amica America, 1919
- Adorable Clio, 1920
- Suzanne et le Pacifique, 1921
- Siegfried et le Limousin, 1922 qui lui apporta le succès. Ed. Grasset, coll. Les cahiers rouges, ISBN 2-246-12592-8
- Juliette au pays des hommes, 1924
- Bella, 1926
- Églantine, 1927
- Aventures de Jérôme Bardini, 1930
- La France sentimentale, 1932
- Combat avec l'ange, 1934
- Choix des élues, 1939
- La Menteuse, publié à titre posthume en 1958
[modifier] Œuvres diverses
- Les Cinq Tentations de La Fontaine, 1938
- Pleins pouvoirs, 1939
- Littérature, 1941
- Sans pouvoirs
- Visitations, 1947
- Or dans la nuit, (recueil posthume en 1969)
[modifier] Théâtre
- Siegfried, 1928
- Amphitryon 38, 1929
- Judith, 1931
- Intermezzo, 1933
- Tessa, la nymphe au cœur fidèle adaptation Jean Giraudoux d'après Basil Dean et Margaret Kennedy, 1934
- La guerre de Troie n'aura pas lieu, 1935
- Supplément au voyage de Cook, 1935
- L'Impromptu de Paris, 1937
- Électre, 1937
- Cantique des cantiques, 1938
- Ondine, 1939
- L'Apollon de Bellac, 1942
- Sodome et Gomorrhe, 1943
- La Folle de Chaillot, 1945
- Pour Lucrèce, 1953
[modifier] Bibliographie
- Monographies
- Jacques Body, Jean Giraudoux, Paris, Gallimard, 2004.
- Natacha Michel, Giraudoux, le roman essentiel, Hachette, 1998.
- Articles
- Georges May, « Jean Giraudoux et les États-Unis », The French review, vol. XLIX, n°6, mai 1976
- Jean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français. Notices biographiques de ministres, sénateurs et députés de 1889 à 1940, de Giraud, Joseph Irénée à Guyot de Villeneuve, Jean Pierre, Paris, PUF, 1960, p. 1840-1841
- Europe, revue littéraire mensuelle, n°841, « Jean Giraudoux », mai 1999
[modifier] Source partielle
- Christian Allègre, « Giraudoux », dans Jean-Claude Polet (dir.), Auteurs européens du premier XXe siècle, tome 2 : « Cérémonial pour la mort du sphinx, 1940-1958 », Bruxelles, De Boeck Université, 2003, 906 pages, p. 285-298 (ISBN 2804139328)
[modifier] Notes et références
- ↑ Tournant toute sa tendresse vers sa mère, Giraudoux aurait oublié son premier prénom, Hippolyte, parce qu'il avait été choisi par son père contre le vœu de son épouse, lui préférant le second. Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, Éditions Bréal, 1998, p. 13 (ISBN 2842910192).
- ↑ Alexandre, le frère aîné de Jean, est né en 1880. Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 13.
- ↑ On trouve un récit plein de nostalgie de la visite que, jeune adulte, Giraudoux fit dans ce lycée, dans son roman Adorable Clio (1920).
- ↑ Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 13.
- ↑ Suzanne Aglaé Boland, née dans le 16e arrondissement de Paris le 20 août 1881, morte à Neuilly le 20 décembre 1969, a épousé à Paris le 26 juin 1901 Paul Marie François Pineau, né à Sablé-sur-Sarthe le 13 janvier 1874, mort le 28 février 1948. Voir Jacques Body, Jean Giraudoux, p. 848, note 39.
- ↑ Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 18.
- ↑ Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs, Paris, Gallimard, 1939, 211 pages, p. 76. Cité par Jacques Body, Jean Giraudoux, la légende et le secret, Paris, PUF, 1986, 175 pages, p. 36 (ISBN 2-13-039478-7).
- ↑ Jacques Body, Jean Giraudoux, la légende et le secret, 1986, p. 153.
- ↑ Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, Paris, L'Harmattan, 2000, 448 pages, p. 127-131 (ISBN 2738494927).
- ↑ Cahiers Jean Giraudoux, Société des Amis de Jean Giraudoux, Paris, B. Grasset, 1972, p. 109.
- ↑ Voir Jacques Body, Giraudoux et l'Allemagne, p. 405. Cité par Colette Weill dans sa préface à Ondine, Paris, Grasset, 1990
- ↑ Jacques Body, Jean Giraudoux, Gallimard, 2004
- ↑ Guillaume Zorgbibe, Littérature et politique en France au XXe siècle, Ellipses, 2004, 304 page, p. 108 (ISBN 2729818391).
- ↑ Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, p. 128
- ↑ Pierre Viansson-Ponté, Les gaullistes, rituel et annuaire, Paris, Le Seuil, 1963, 189 pages, p. 128.
- ↑ biographie de Jean-Pierre Giraudoux sur le site de l'Assemblée nationale
- ↑ Sous le pseudonyme de « Montaigne », Jean-Pierre Giraudoux sert dans le Pacifique à bord de l'aviso Chevreuil. Voir le capitaine de vaisseau André Bouchi-Lamontagne, Historique des Forces navales françaises libres, Château de Vincennes, Service historique de la Défense, tome 5, p. 434.
- ↑ a b Témoignage de Gérard Heller, Un Allemand à Paris, 1940-1944, Paris, Le Seuil, 1981, p. 141-142, cité par Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, p. 129-130
- ↑ Jean Théroigne, « Giraudoux parafumier », Au pilori, n° 104 9 juillet 1942 : « Malgré lui, et cela prouve et la ruse et le danger juifs, Jean Giraudoux fut entraîné dans les rangs des embusqués aux cheveux crépus du Continental et devint leur homme de main.
Pourtant Jean Giraudoux n'est plus un enfant : s'il a obéi à Mandel, s'il a accepté trop de Juifs dans ses services qui contrôlaient la vie spirituelle de la nation en guerre, il est tout de même un peu responsable ». Cité par Gisèle Sapiro, « Antisémitisme et antiféminisme dans le champ intellectuel », Cahiers d'Etudes Hongroises, Temps, espaces, langages - La Hongrie à la croisée des disciplines, Paris, L'Harmattan, tome II, p. 55 (ISBN 2296055664). - ↑ Voir André Beucler, Les instants de Giraudoux, et autres souvenirs, Milieu du monde, 1948, 210 pages, p. 171.
- ↑ Passage cité par Jacques Body dans Jean Giraudoux, Paris, Gallimard, 2004, 934 pages, p. 713 (ISBN 2070761428).
- ↑ Dès les premiers jours de la Libération, Jean Blanzat, qui l'avait rencontré en décembre 1943, affirma que Giraudoux était du côté de la Résistance. Voir Cahiers Jean Giraudoux, Société des Amis de Jean Giraudoux, Bernard Grasset, 1992, volume 21-22, p. 36.
- ↑ Pour Agnès G. Raymond dans Giraudoux devant la victoire et la défaite: une interprétation politique de sa pensée après les deux guerres, Paris, A.-G. Nizet, 1963, p. 134 : « autant que nous sachions, Giraudoux ne se comptait pas parmi les écrivains de la Résistance, et pourtant il partageait leurs sympathies ».
- ↑ Biographie de Jean Giraudoux
- ↑ Chronologie Denoël, 1944
- ↑ Pleins pouvoirs (1939) :
- « Sont entrés chez nous, par une infiltration dont j'ai essayé en vain de trouver le secret, des centaines de mille Askenasis, échappés des ghettos polonais ou roumains (...), qui éliminent nos compatriotes, tout en détruisant leurs usages professionnels et leurs traditions, de tous les métiers du petit artisanat (...) et, entassés par dizaines dans des chambres, échappent à toute investigation du recensement, du fisc et du travail. Tous ces émigrés (...) apportent là où ils passent l'à peu près, l'action clandestine, la concussion, la corruption, et sont des menaces constantes à l'esprit de précision, de bonne foi, de perfection qui était celui de l'artisanat français. Horde qui s'arrange pour être déchue de ses droits nationaux et braver ainsi toutes les expulsions, et que sa constitution physique, précaire et anormale, amène par milliers dans nos hôpitaux qu'elle encombre. », p. 65-66.
- « Le pays ne sera sauvé que provisoirement par les seules frontières armées ; il ne peut l'être définitivement que par la race française, et nous sommes pleinement d'accord avec Hitler pour proclamer qu'une politique n'atteint sa forme supérieure que si elle est raciale, car c'était aussi la pensée de Colbert ou de Richelieu. », p. 76.
- ↑ Voir la préface de Chantal Meyer-Plantureux, dans Animateurs de théâtre: Baty, Copeau, Dullin, Jouvet, les Pitoëff, de Robert Brasillach, Paris, Éditions Complexe, 2003, 165 pages, p. 41-42 (ISBN 2870279833).
- ↑ Enzo Traverso, « L'antisémitisme comme code culturel », in Pour une critique de la barbarie moderne. Écrits sur l'histoire des Juifs et de l'antisémitisme, 1997, p. 2 (nouvelle édition revue et augmentée)
- ↑ François Léotard, « Maurice, Jean et Raymond », Tribune juive, n° 26 ; Michel Wlassikoff, « Littérature et antisémitisme, des Protocoles à l'antisionisme », Tribune juive, n° 28
- ↑ Voir la préface de Chantal Meyer-Plantureux, dans Animateurs de théâtre: Baty, Copeau, Dullin, Jouvet, les Pitoëff, de Robert Brasillach, p. 41-42 et p. 60-61, note 135 ; et Les enfants de Shylock, ou, L'antisémitisme sur scène, de Chantal Meyer-Plantureux, Paris, Éditions Complexe, 2005, 269 pages, p. 88 (ISBN 2804800245), qui accuse Sartre de l'« innocentement » de Giraudoux.
- ↑ André Fontaine, Le camp d'étrangers des Milles 1939-1943: 1939-1943 : Aix-en-Provence, Édisud, 1989, 244 pages, p. 33 (ISBN 2857443056).
- ↑ Georges Zimra, Penser l'hétérogène: figures juives de l'altérité, Paris, L'Harmattan, 2007, 286 pages, p. 135 (ISBN 2296045200).
- ↑ Pierre Laborie, L'opinion française sous Vichy, Paris, Le Seuil, 1990, 405 pages, p. 131 (ISBN 2020120720).
- ↑ Béatrice Philippe, Être juif dans la société française du Moyen Age à nos jours: du Moyen Age à nos jours, Paris, Éditions Complexe, 1997, 471 pages, p. 282-283 (ISBN 2870276729).
- ↑ Ralph Schor, L'antisémitisme en France dans l'entre-deux-guerres: prélude à Vichy, Paris, Éditions Complexe, 2005, 380 pages, p. 38 (ISBN 2804800504).
- ↑ Jacques Lecarme, Drieu La Rochelle, ou, Le bal des maudits, Paris, Presses universitaires de France, 2001, 469 pages, p. 400 (ISBN 2130499686).
- ↑ Voir « Réponse à Monsieur François Léotard » sur le site des Amis de Jean Giraudoux
- ↑ Jean Body, Giraudoux et l'Allemagne, Paris, Didier, 1975, p. 295. Cité par Pierre Charreton, « Littérature et idéologie sportive sous l'Occupation : les cas de Giraudoux et de Drieu La Rochelle » (p. 201-210), dans Pierre Arnaud (dir.), Le sport et les Français pendant l'Occupation, 1940-1944, Paris, L'Harmattan, 2002, tome 2, 379 pages, p. 210 (ISBN 2747520781).
- ↑ Pleins pouvoirs, p. 58.
- ↑ Pleins pouvoirs, p. 76.
- ↑ Pleins pouvoirs, p. 69.
- ↑ Pierre Charreton, « Littérature et idéologie sportive sous l'Occupation : les cas de Giraudoux et de Drieu La Rochelle » (p. 201-210), dans Pierre Arnaud (dir.), Le sport et les Français pendant l'Occupation, 1940-1944, Paris, L'Harmattan, 2002, tome 2, 379 pages, p. 209 (ISBN 2747520781).
[modifier] Liens externes
- Une étude d’Ondine.
- Citations
- Site des Amis de Jean Giraudoux
- Descriptifs des associations d'amis de Jean Giraudoux
- Présentation de Giraudoux et de ses œuvres
- Suzanne et le Pacifique disponible sur Gallica
- Œuvres de Jean Giraudoux (domaine public au Canada)

