Jean Giraudoux

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Jean Giraudoux

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Giraudoux vers 1927

Nom de naissance Hippolyte Jean Giraudoux
Activités Dramaturge, romancier, essayiste, diplomate
Naissance 29 octobre 1882
Bellac, Haute-Vienne
Décès 31 janvier 1944 (à 61 ans)
Paris
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

La guerre de Troie n'aura pas lieu
Électre

Hippolyte Jean Giraudoux[N 1] est un écrivain[1] et un diplomate français, né le 29 octobre 1882 à Bellac en Haute-Vienne et mort le 31 janvier 1944 à Paris.

Brillant étudiant et soldat décoré pendant la Première Guerre mondiale, il occupe des fonctions diplomatiques et administratives tout en écrivant des romans (Suzanne et le Pacifique en 1921, Siegfried et le Limousin en 1922) avant de se diriger vers le théâtre après sa rencontre avec le comédien Louis Jouvet qui mettra en scène et interprétera ses œuvres principales.

Il est aujourd'hui surtout connu pour son théâtre qui compte des pièces célèbres comme Amphitryon 38 (1929), La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), Électre (1937) ou Ondine (1939) ou La Folle de Chaillot jouée en 1945 après sa mort. Jean Giraudoux a participé comme d'autres dramaturges des années 1930-1940 (Cocteau, Anouilh, Sartre, Camus par exemple) à la réécriture des mythes antiques éclairés par les mentalités modernes. Il a su allier fantaisie poétique et goût pour les images insolites et également associer le tragique et le léger dans une langue élégante et fine, parfois même poétique comme dans Intermezzo ou Ondine.

Germanophile et diplomate de carrière, il est Commissaire général à l'information en 1939-1940 et pendant l'Occupation sa situation est complexe et son rôle contrasté.

Jean Giraudoux meurt à Paris le 31 janvier 1944, à l'âge de soixante et un ans, à la suite d'une intoxication alimentaire ou d'une inflammation du pancréas.

L'ensemble de ses 16 pièces a été à l'affiche du Théâtre du Nord-Ouest à Paris pendant l'année 2012 à l'occasion d'un festival Giraudoux (affiche ci-contre).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse (1882-1919)[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Léger Giraudoux[2], employé des Ponts et chaussées, et d'Anne Lacoste, Jean Giraudoux naît à Bellac, un an avant la nomination de son père à Bessines. Ce dernier quitte le corps des Ponts et chaussées en 1890 pour devenir percepteur à Pellevoisin. Reçu premier du canton au certificat d'études en 1892, Jean Giraudoux entre en octobre 1893 comme boursier au lycée de Châteauroux, qui porte aujourd'hui son nom (lycée Jean-Giraudoux)[N 2], où il fait sa première communion en juin 1894 et est interne jusqu'à son baccalauréat en 1900.

Bachelier de philosophie, il poursuit ses brillantes études en classes préparatoires au lycée Lakanal de Sceaux pour tenter le concours littéraire de l'École normale supérieure; il termine sa seconde année de khâgne avec le prix d'excellence et obtient le premier prix de version grecque au concours général en 1902. Reçu 13e sur 21 à l'École normale supérieure de Paris, il accomplit son service militaire au 98e régiment d'infanterie à Roanne, Clermont-Ferrand et Lyon, dont il sort en 1903 avec le grade de caporal. Entré à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, dans la section lettres, il est passionné par la culture allemande. Après l'obtention, avec la mention « bien », de sa licence de lettres à la Sorbonne en juillet 1904, avec un mémoire sur les Odes pindariques de Ronsard, il passe, sur les conseils de son maître Charles Andler, dans la section d'allemand en novembre.

Ayant obtenu une bourse d'études, il s'inscrit alors à l'université de Munich. Durant l'été 1905, il est le répétiteur du fils du prince de Saxe et de Paul Morand à Munich, et il rencontre Frank Wedekind. Puis il part en voyage pour la Serbie, l'Autriche-Hongrie (Trieste entre autres) et Venise en Italie. En 1906, il obtient sa maîtrise et fait, durant l'été, un séjour linguistique en Allemagne[3]. Après un échec à l'agrégation d'allemand, il se rend aux États-Unis, de septembre 1907 à mars 1908, avec une bourse pour l'Université Harvard. À son retour, il entre à la rédaction du Matin et prépare le concours des Affaires étrangères, auquel il échoue en 1909. La même année, il publie son premier livre, Provinciales, remarqué par André Gide. En juin 1910, reçu premier au concours des chancelleries, il est nommé élève vice-consul à la direction politique et commerciale du ministère des Affaires étrangères ; il assure le convoiement de la valise diplomatique à Constantinople, Moscou, puis Vienne. Par ailleurs, il fait la connaissance de Rosalia Abreu (1886-1955), sœur de son ami Pierre, une jeune héritière cubaine, pour laquelle il éprouve une passion non partagée.

Promu attaché au bureau d'étude de la presse étrangère en septembre 1912, il devient vice-consul de 3e classe en 1913. La même année, il fait paraître chez Grasset L'École des indifférents et entame une liaison avec Suzanne Boland (1881-1969), mariée au commandant Paul Pineau, mais séparée de son mari[N 3].

Mobilisé comme sergent au 298e régiment d'infanterie en 1914, puis nommé sous-lieutenant, il est blessé à deux reprises, à la bataille de la Marne en 1914, aux Dardanelles en 1915, et nommé chevalier de la Légion d'honneur. Convalescent, il entre au bureau de la propagande du ministère des Affaires étrangères grâce à Philippe Berthelot, avant de participer à une mission militaire et diplomatique à Lisbonne en août-novembre 1916. Il prend part ensuite à la « mission Harvard », qui le conduit aux États-Unis en avril-août 1917.

Ce faisant, il continue d'écrire, faisant paraître Retour d'Alsace. Août 1914 en 1916, Lectures pour une ombre en 1917, Amica America et Simon le pathétique en 1918.

Maturité (1919-1940)[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il s'éloigne de l'Allemagne. Démobilisé en 1919, il devient secrétaire d'ambassade de troisième classe et dirige le Service des œuvres françaises à l'étranger (1920) puis le service d'information et de presse au Quai d'Orsay (fin octobre 1924).

Suzanne Boland lui donne un fils, Jean-Pierre, le 29 décembre 1919. Ils se marieront en 1921, Suzanne ayant divorcé l'année précédente. La même année paraît Suzanne et le Pacifique, roman suivi en 1922 par Siegfried et le Limousin, qui se voit décerner le prix Balzac[4], et en 1924 par Juliette au pays des hommes. En 1926, il est promu officier de la Légion d'honneur.

En 1927, il se fait placer hors cadre à la disposition de la Commission d'évaluation des dommages alliés en Turquie, où il reste durant sept ans. Ce poste lui laissant beaucoup de temps libre, il en profite pour écrire ses premières pièces de théâtre. La rencontre avec Louis Jouvet en 1928 stimule en effet sa création théâtrale avec le succès de Siegfried (1928), adaptation théâtrale de son roman Siegfried et le Limousin, d’Amphitryon 38 (1929) et d’Intermezzo (1933), malgré l'échec de Judith (1931).

À la fin de 1931, il entame avec Anita de Madero une liaison qui s'achève en 1936 par le départ de la jeune héritière argentine qui part se marier en Amérique du Sud.

En juin 1932, il est chargé de mission au cabinet d'Édouard Herriot, président du Conseil[5], qu'il accompagne lors de la conférence de Lausanne. La même année, il écrit la préface de la traduction du livre de l'écrivaine germanophone d'origine messine Adrienne Thomas, Catherine Soldat.

En 1934, il est nommé inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires. Devant la montée des périls en Europe, il écrit La guerre de Troie n'aura pas lieu, pièce pessimiste (bien que non dénuée d'humour grinçant) ayant pour thème le cynisme des politiciens et la différence entre l'histoire telle que les dirigeants la montrent au peuple et telle qu'elle se passe réellement. En 1936, Jean Zay lui propose la direction de la Comédie-Française, mais il la refuse. La même année, il devient commandeur de la Légion d'honneur.

Le 28 avril 1939, il rencontre dans un studio de la radio, lors d'un entretien sur Ondine, Isabelle Montérou, jeune journaliste avec laquelle il entame une liaison qui dure jusqu'en novembre 1943. Giraudoux publie, à la veille de la guerre, un important essai politique, recueil d'articles et de conférences : Pleins pouvoirs (Gallimard, 1939), dans lequel, notamment, prenant modèle sur les États-Unis, il demande l'adoption d'une politique d'immigration, afin, non « d’obtenir dans son intégrité, par l’épuration, un type physique primitif, mais de constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel »[6]. Sa préférence va vers « une immigration scandinave éminemment souhaitable »[7], à l'exclusion de « ces races primitives ou imperméables dont les civilisations, par leur médiocrité ou leur caractère exclusif, ne peuvent donner que des amalgames lamentables », symbolisées selon lui par les Arabes[8]

Devant la montée des périls, Giraudoux s'engage en politique. Lors du remaniement ministériel du 29 juillet 1939, il est nommé par Édouard Daladier « commissaire général à l'information » et prononce ses Messages du Continental, contre la guerre hitlérienne.

Le 21 mars 1940, lors de la formation de son gouvernement, Paul Reynaud le remplace par Ludovic-Oscar Frossard, nommé ministre de l'Information, et il devient président d'un « conseil supérieur de l'information ».

Seconde guerre mondiale et mort (1940-1944)[modifier | modifier le code]

Durant la débâcle de juin 1940, il suit le gouvernement à Bordeaux, avant de s'installer auprès de sa mère à Vichy. Nommé directeur des Monuments historiques à l'automne 1940, il fait valoir ses droits à la retraite en janvier 1941[9] et commence deux écrits inspirés par la défaite, qui ne paraîtront qu'après sa mort, le second étant resté inachevé : Armistice à Bordeaux 1945, et Sans Pouvoirs 1946, édités l'un et l'autre à Monaco.

Commissaire général à l'information sous Daladier, sa situation pendant l'Occupation est complexe[10] et son rôle contrasté :

  • Sa passion pour la culture allemande existe de longue date : « Tous ceux qui aiment le travail, la musique, l'étude sont exilés d'Allemagne. Nous qui aimons Dürer, Goethe, nous sommes exilés d’Allemagne »[11]; mais il l'a délaissée depuis quelques années, à l'époque, et Ondine (1939) constitue un « adieu » à l'« âme franco-allemande »[12].
  • Dans Armistice à Bordeaux, il s’oppose, phrase par phrase, au second discours de Pétain[13], refusant l'expiation nationale[14].
  • Il a refusé le poste de ministre de France à Athènes proposé par Vichy après l'armistice du 22 juin 1940 mais entretient des relations personnelles avec plusieurs membres du nouveau gouvernement[15].
  • Son fils Jean-Pierre a rejoint Londres dès juillet 1940 et s'est engagé dans les Forces navales françaises libres[16],[17],[18].
  • D'après le témoignage de Gérard Heller, qui l'a rencontré en juillet 1941, « Giraudoux perdit vite confiance dans les bonnes intentions du maréchal Pétain » et « avait très tôt communiqué à Londres des informations sur l'activité intellectuelle clandestine en France »[19].
  • En 1942, alors qu'il loge à Paris, il affirme « l'impossibilité d'une véritable rencontre entre les deux cultures tant que durerait la guerre »[19].
  • La même année, un journaliste collaborationniste lui reproche d'avoir, dans ses fonctions de commissaire général à l'information, accepté de « seconder les Juifs dans "leur" guerre »[N 4].
  • On lui propose de quitter la France. Il refuse[20], arguant de la nécessité de livrer en France une « lutte d’influence avec l’Allemagne »[21].
Plaque commémorative au n° 89 du quai d'Orsay à Paris où mourut Jean Giraudoux

Sa participation à la lutte contre l'occupation allemande au sein de la Résistance reste encore débattue[N 5],[22]. En décembre 1943, il aurait projeté de « participer à sa façon à la Résistance »[23].

Il poursuit ses travaux littéraires avec L'Apollon de Bellac, Sodome et Gomorrhe et La Folle de Chaillot et, devenu directeur littéraire chez Gaumont, participe à des adaptations cinématographiques, qu'il s'agisse de La Duchesse de Langeais de Balzac pour le film éponyme de Jacques de Baroncelli ou des Anges du péché pour Robert Bresson.

Après la mort de sa mère en 1943, sa santé se dégrade. Jean Giraudoux meurt le 31 janvier 1944, à l'âge de soixante et un ans, selon la version officielle, à la suite d’une intoxication alimentaire, mais, plus probablement, d’une pancréatite.

Quelques jours après son inhumation, qui a lieu le 3 février dans un caveau provisoire du cimetière de Montmartre, Claude Roy fait courir le bruit, au café de Flore, qu'il a été empoisonné par la Gestapo. Louis Aragon le reprend à son compte dans Ce soir le 20 septembre 1944 : « Pourquoi ? Pas seulement parce que c’est le plus français de nos écrivains, mais certainement aussi pour son activité résistante gardée très secrète et que, pour ma part, j’avais devinée durant le dernier entretien que je devais avoir avec lui cinq jours avant sa mort »[24]. Une biographie explorant la question lui est consacrée par Jacques Body en 2004.

Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.

Giraudoux antisémite et raciste ?[modifier | modifier le code]

Se fondant sur plusieurs citations tirées du chapitre « La France peuplée » de Pleins pouvoirs[N 6], voire, dans certains cas, sur des extraits de répliques d'Holopherne dans Judith[25], plusieurs auteurs considèrent que Giraudoux était antisémite[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34],[35] et raciste[36],[37],[38]. Spécialiste de Sartre, Jean-François Louette juge ainsi que Giraudoux « évoque maints problèmes » dans Pleins pouvoirs, mais que « l'essentiel aujourd'hui semble le chapitre intitulé "La France peuplée" », dont il stigmatise la « violence raciste »[N 7]. Pour Jean-Claude Milner, « le Giraudoux raciste et le Giraudoux républicain ne parviennent pas à se détacher »[39]. Daniel Salvatore Schiffer juge, quant à lui, que, dans Pleins pouvoirs, Giraudoux est « non loin [...] de l'antisémitisme de Fichte ou Hegel »[40]. Aux yeux de Claude Liauzu, Giraudoux a donné des connotations positives au mot « raciste », dans le cadre d'une banalisation du racisme, dans les années trente[41]. Selon Pierre Vidal-Naquet, de même, le racisme de Giraudoux, en 1939, est prodigieusement banal[42].

Pour André Job, « l'antisémitisme, c'est d'abord, à n'en pas douter, une façon de ne pas résister au plaisir d'un "bon mot", si malveillant soit-il », usage auquel il est arrivé à Giraudoux de sacrifier, « sans que les exemples soient en assez grand nombre pour qu'on puisse les juger vraiment significatifs »[43].

Alain Duneau parle de « défaillances », considérant que « deux pages de Pleins pouvoirs lui ont été à juste titre reprochées, mais sans lucidité particulière, par des professeurs de vertu qui ne s'interrogent peut-être pas assez sur eux-mêmes ou sur les illusions rassurantes mais criminelles dont d'autres se sont bercés ». À ses yeux, « ces deux pages trop connues pourraient bien être le fruit de l'appréhension d'un retour de la guerre », et il signale que « tout mot "raciste" a disparu chez lui dès que la guerre — réelle — a été déclarée »[44]. Toujours selon lui, la répulsion de Giraudoux à l'égard de toute forme de laideur, « sans doute ressentie comme une forme du mal » peut également « expliquer en partie certaines de ses faiblesses [...] qui lui [ont] été abondamment reprochée[s] (accusations injustifiées de racisme) »[45].

Pour son biographe Jacques Body, « Giraudoux antisémite, Giraudoux vichyste, c’est devenu l’antienne des ignorants. » Selon lui, de Pleins pouvoirs, « son plaidoyer pour une politique d’immigration et pour le droit d’asile », on a fait, « cinquante ans plus tard, un bréviaire xénophobe et raciste, à coup de citations tronquées[46]. » Il considère que, chez Giraudoux, « l'appartenance à une patrie marque un homme, mais par la culture, non par des contraintes naturelles ou sociologiques. Giraudoux croit à la patrie, pas à la race[47]. »

Pierre Charreton, de son côté, relève que, si Giraudoux défend l'avènement d'une « politique raciale » et d'un « ministère de la race », pour lui, le terme de « race », « aujourd'hui empoisonné, voire tabou », mais « employé sans précaution jusqu'au milieu du siècle, parfois certes dans un sens proprement raciste, mais aussi dans une acception proche du terme "peuple" », renvoie à un « habitus », un ensemble de valeurs et de comportements partagés sur un territoire, et non à une référence ethnique. Giraudoux, rappelle-t-il, défend l'idée que « la race française est une race composée. (...) Il n'y a pas que le Français qui naît. Il y a le Français qu'on fait[48]. » Le but d'une « politique raciale », selon lui, n'est pas de retrouver un « type physique primitif », mais de « constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel »[49]. De même, il relève que l'auteur éprouve un « choc désagréable » en découvrant sur une pancarte ou une affiche l'inscription : « La France aux Français », jugeant que cette phrase, au lieu de « l'enrichir le dépossède »[50],[51].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Œuvres diverses[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Scénariste

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Georges May, « Jean Giraudoux et les États-Unis », The French Review, vol. XLIX, no 6, mai 1976
  • Jean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français. Notices biographiques de ministres, sénateurs et députés de 1889 à 1940, de Giraud, Joseph Irénée à Guyot de Villeneuve, Jean Pierre, Paris, PUF, 1960, p. 1840-1841
  • Europe, revue littéraire mensuelle, no 841, mai 1999 (Sommaire)
  • Christian Allègre, « Giraudoux », dans Jean-Claude Polet (dir.), Auteurs européens du premier XXe siècle, tome 2 : « Cérémonial pour la mort du sphinx, 1940-1958 », Bruxelles, De Boeck Université, 2003, 906 pages, p. 285-298 (ISBN 2804139328)
  • David Radavich, "Insurrection et desir dans La Folle de Chaillot," Les Cahiers Jean Giraudoux 25 (1997), 119-30

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tournant toute sa tendresse vers sa mère, Giraudoux aurait oublié son premier prénom, Hippolyte, parce qu'il avait été choisi par son père contre le vœu de son épouse, lui préférant le second. Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, Éditions Bréal, 1998, p. 13 (ISBN 2842910192).
  2. On trouve un récit plein de nostalgie de la visite que, jeune adulte, Giraudoux fit dans ce lycée, dans son roman Adorable Clio (1920).
  3. Suzanne Aglaé Boland, née dans le 16e arrondissement de Paris le 20 août 1881, morte à Neuilly le 20 décembre 1969, a épousé à Paris le 26 juin 1901 Paul Marie François Pineau, né à Sablé-sur-Sarthe le 13 janvier 1874, mort le 28 février 1948. Voir Jacques Body, Jean Giraudoux, p. 848, note 39.
  4. Jean Théroigne, « Giraudoux parafumier », Au pilori, n° 104 9 juillet 1942 : « Malgré lui, et cela prouve et la ruse et le danger juifs, Jean Giraudoux fut entraîné dans les rangs des embusqués aux cheveux crépus du Continental et devint leur homme de main. Pourtant Jean Giraudoux n'est plus un enfant : s'il a obéi à Mandel, s'il a accepté trop de Juifs dans ses services qui contrôlaient la vie spirituelle de la nation en guerre, il est tout de même un peu responsable ». Cité par Gisèle Sapiro, « Antisémitisme et antiféminisme dans le champ intellectuel », Cahiers d'Etudes Hongroises, Temps, espaces, langages - La Hongrie à la croisée des disciplines, Paris, L'Harmattan, tome II, p. 55 (ISBN 2296055664).
  5. Dès les premiers jours de la Libération, Jean Blanzat, qui l'avait rencontré en décembre 1943, affirma que Giraudoux était du côté de la Résistance. Voir Cahiers Jean Giraudoux, Société des Amis de Jean Giraudoux, Bernard Grasset, 1992, volume 21-22, p. 36.
  6. Pleins pouvoirs (1939) :
    • « Entrent chez nous tous ceux qui ont choisi notre pays, non parce qu'il est la France, mais parce qu'il reste le seul chantier ouvert de spéculation ou d'agitation facile, et que les baguettes du sourcier y indiquent à haute teneur ces deux trésors qui si souvent voisinent : l'or et la naïveté. Je ne parle pas de ce qu'ils prennent à notre pays, mais, en tout cas, ils ne lui ajoutent rien. Ils le dénaturent par leur présence et leur action. Ils l'embellissent rarement par leur apparence personnelle. Nous les trouvons grouillants sur chacun de nos arts ou de nos industries nouvelles et anciennes, dans une génération spontanée qui rappelle celle des puces sur un chien à peine né.
      Entrent chez nous, sous le couvert de toutes les révolutions, de tous les mouvements idéologiques, de toutes les persécutions, non pas seulement ces beaux exilés de 1830 ou de 1848 qui apportaient là où ils allaient, États-Unis, Europe Centrale, Afrique du Sud, le travail, la conscience, la dignité, la santé, mais tous les expulsés, les inadaptés, les avides, les infirmes. Sont entrés chez nous, par une infiltration dont j'ai essayé en vain de trouver le secret, des centaines de mille Askenasis, échappés des ghettos polonais ou roumains, dont ils rejettent les règles spirituelles, mais non le particularisme, entraînés depuis des siècles à travailler dans les pires conditions, qui éliminent nos compatriotes, tout en détruisant leurs usages professionnels et leurs traditions, de tous les métiers du petit artisanat : confection, chaussure, fourrure, maroquinerie, et, entassés par dizaines dans des chambres, échappent à toute investigation du recensement, du fisc et du travail.
      Tous ces émigrés, habitués à vivre en marge de l'État et à en éluder les lois, habitués à esquiver toutes les charges de la tyrannie, n'ont aucune peine à esquiver celles de la liberté ; ils apportent là où ils passent l'à-peu-près, l'action clandestine, la concussion, la corruption, et sont des menaces constantes à l'esprit de précision, de bonne foi, de perfection qui était celui de l'artisanat français. Horde qui s'arrange pour être déchue de ses droits nationaux et braver ainsi toutes les expulsions, et que sa constitution physique, précaire et anormale, amène par milliers dans nos hôpitaux qu'elle encombre.
      En ce qui concerne les migrations provoquées par lui-même, notre État n'a pas eu plus de prévoyance. Il n'a jamais été guidé que par des considérations matérielles. D'abord, alors qu'il pouvait choisir parmi les races les plus voisines de la nôtre, il a favorisé l'irruption et l'installation en France de races primitives ou imperméables, dont les civilisations, par leur médiocrité ou leur caractère exclusif, ne peuvent donner que des amalgames lamentables et rabaisser le standard de vie et la valeur technique de la classe ouvrière française. L'Arabe pullule à Grenelle et à Pantin. », p. 65-67.
    • « Un vieil ami de régiment, bien français (il répond même au nom de Frisette), est venu, les larmes dans les yeux, me demander mon aide pour sauver de l'expulsion ses voisins. Il m'en fit, malgré son enthousiasme, une description tellement suspecte que je décidai d'aller les voir avec lui.
      Je trouvai une famille d'Askenasis, les parents, et les quatre fils, qui n'étaient d'ailleurs pas leurs fils. Ils n'avaient, naturellement, aucun permis de séjour. Ils avaient dû pénétrer en France soit en utilisant les uns après les autres le même permis, par cette resquille qui nous servait, lycéens, à voir les matches Carpentier, soit en profitant des cartes de l'exposition, soit grâce à l'entremise d'une de ces nombreuses agences clandestines qui touchent de cinquante à mille francs par personne introduite, qui s'arrangent même pour dénoncer leurs clients à la police, les faire expulser, afin de les réintroduire à nouveau et toucher une seconde fois la prime.
      Le soi-disant père avait pu aussi s'engager comme ouvrier agricole, et, admis sous ce titre, se gardant bien de rejoindre la campagne, il s'était installé avec sa famille au centre de Paris. Et ce bon M. Frisette, qui a des enfants, des neveux qui étudient, et dont certains cherchent vainement une place, venait me supplier d'obtenir l'équivalence de droits avec ses enfants, ses neveux, pour ces étrangers dont déjà on devinait qu'ils seraient leur concurrence et leur saignée.
      L'assortiment était complet. C'en était comique. On devinait celui qui vendrait les cartes postales transparentes, celui qui serait le garçon à la Bourse, puis le courtier marron, puis Staviski ; celui qui serait le médecin avorteur, celui qui serait au cinéma d'abord le figurant dans Natacha, puis M. Cerf, puis M. Natan. Il y avait même, excuse et rédemption qui ne laissait pas de me troubler, celui, à regards voilés, qui pouvait être un jour Israël Zangwill.
      Aucun papier, que des faux. Ils étaient là, noirs et inertes comme les sangsues en bocal ; mais ni M. Frisette, ni Mme Frisette, émus de leur sort, et qui imaginaient leur neveu et leur petite-nièce ainsi abandonnés dans un pays étranger, ni la concierge, qu'ils avaient achetée par un col en faux putois, ne se résignaient à les voir quitter la ville de Henri IV et de Debussy. », p. 71-72
    • « Le pays ne sera sauvé que provisoirement par les seules frontières armées ; il ne peut l'être définitivement que par la race française, et nous sommes pleinement d'accord avec Hitler pour proclamer qu'une politique n'atteint sa forme supérieure que si elle est raciale, car c'était aussi la pensée de Colbert ou de Richelieu. », p. 76.
  7. Sylviane Coyault, Giraudoux, Européen de l'entre-deux-guerres, volume 36 de Cahiers Jean Giraudoux, Presses universitaires Blaise Pascal, 2008, 400 pages, p. 350 (ISBN 2845163762), qui commente : « où l'on voit qu'en effet, penser, c'est classer, et aussi quels tours de passe-passe permet la modalisation... Après quoi, tant qu'à faire, pour la plus grande gloire de Sartre, qui "se situe plutôt, on s'en doute" (ce "on" qui s'en doute doit être celui à qui "il semble" — M. Louette en personne, à défaut d'un lecteur de bonne foi) "dans le sillage de Zola que dans celui de Giraudoux", se trouvent opposées à Pleins pouvoirs les Réflexions sur la question juive, présentées comme "une admirable défense des Juifs de France.
    À supposer même que ces Réflexions soient pertinentes, ce qui n'est pas, semble-t-il, universellement reconnu, on pourrait se demander ce qu'il y avait d'"admirable" à défendre les Juifs de France en 1946; quelques années plus tôt sans doute, assurément — mais, comme on sait, l'occupation aura été assez douce à Jean-Paul Sarte... »

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'adjectif « giralducien » est parfois utilisé pour analyser l'œuvre de Jean Giraudoux.
  2. Alexandre, le frère aîné de Jean, est né en 1880. Voir Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 13.
  3. Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 13.
  4. Prix partagé avec Émile Baumann pour Job le prédestiné
  5. Hervé Duchêne, Jean Giraudoux, Électre, p. 18.
  6. Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs, Paris, Gallimard, 1939, 211 pages, p. 76. Cité par Jacques Body, Jean Giraudoux, la légende et le secret, Paris, PUF, 1986, 175 pages, p. 36 (ISBN 2-13-039478-7).
  7. Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs, p. 160.
  8. Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs, 1939, p. 67. Cité par Ralph Schor, Français et immigrés en temps de crise (1930-1980), L'Harmattan, 2004, 240 pages, p. 83 (ISBN 2747567982).
  9. Jacques Body, Jean Giraudoux, la légende et le secret, 1986, p. 153.
  10. Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, Paris, L'Harmattan, 2000, 448 pages, p. 127-131 (ISBN 2738494927).
  11. Cahiers Jean Giraudoux, Société des Amis de Jean Giraudoux, Paris, B. Grasset, 1972, p. 109.
  12. Jacques Body, Giraudoux et l'Allemagne, p. 405. Cité par Colette Weill dans sa préface à Ondine, Paris, Grasset, 1990
  13. Jacques Body, Jean Giraudoux, Gallimard, 2004
  14. Guillaume Zorgbibe, Littérature et politique en France au XXe siècle, Ellipses, 2004, 304 page, p. 108 (ISBN 2729818391).
  15. Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, p. 128
  16. Pierre Viansson-Ponté, Les gaullistes, rituel et annuaire, Paris, Le Seuil, 1963, 189 pages, p. 128.
  17. biographie de Jean-Pierre Giraudoux sur le site de l'Assemblée nationale
  18. Sous le pseudonyme de « Montaigne », Jean-Pierre Giraudoux sert dans le Pacifique à bord de l'aviso Chevreuil. Voir le capitaine de vaisseau André Bouchi-Lamontagne, Historique des Forces navales françaises libres, Château de Vincennes, Service historique de la Défense, tome 5, p. 434.
  19. a et b Témoignage de Gérard Heller, Un Allemand à Paris, 1940-1944, Paris, Le Seuil, 1981, p. 141-142, cité par Denis Rolland, Louis Jouvet et le théâtre de l'Athénée Promeneurs de rêves en guerre de la France au Brésil, p. 129-130
  20. André Beucler, Les instants de Giraudoux, et autres souvenirs, Milieu du monde, 1948, 210 pages, p. 171.
  21. Passage cité par Jacques Body dans Jean Giraudoux, Paris, Gallimard, 2004, 934 pages, p. 713 (ISBN 2070761428).
  22. Pour Agnès G. Raymond dans Giraudoux devant la victoire et la défaite: une interprétation politique de sa pensée après les deux guerres, Paris, A.-G. Nizet, 1963, p. 134 : « autant que nous sachions, Giraudoux ne se comptait pas parmi les écrivains de la Résistance, et pourtant il partageait leurs sympathies ».
  23. Biographie de Jean Giraudoux
  24. Chronologie Denoël, 1944
  25. Préface de Chantal Meyer-Plantureux, dans Animateurs de théâtre: Baty, Copeau, Dullin, Jouvet, les Pitoëff, de Robert Brasillach, Paris, Éditions Complexe, 2003, 165 pages, p. 41-42 (ISBN 2870279833).
  26. Enzo Traverso, « L'antisémitisme comme code culturel », in Pour une critique de la barbarie moderne. Écrits sur l'histoire des Juifs et de l'antisémitisme, 1997, p. 2 (nouvelle édition revue et augmentée)
  27. François Léotard, « Maurice, Jean et Raymond », Tribune juive, n° 26 ; Michel Wlassikoff, « Littérature et antisémitisme, des Protocoles à l'antisionisme », Tribune juive, n° 28
  28. Préface de Chantal Meyer-Plantureux, dans Animateurs de théâtre: Baty, Copeau, Dullin, Jouvet, les Pitoëff, de Robert Brasillach, p. 41-42 et p. 60-61, note 135 ; et Les enfants de Shylock, ou, L'antisémitisme sur scène, de Chantal Meyer-Plantureux, Paris, Éditions Complexe, 2005, 269 pages, p. 88 (ISBN 2804800245), qui accuse Sartre de l'« innocentement » de Giraudoux.
  29. André Fontaine, Le camp d'étrangers des Milles 1939-1943: 1939-1943 : Aix-en-Provence, Édisud, 1989, 244 pages, p. 33 (ISBN 2857443056).
  30. Georges Zimra, Penser l'hétérogène: figures juives de l'altérité, Paris, L'Harmattan, 2007, 286 pages, p. 135 (ISBN 2296045200).
  31. Pierre Laborie, L'opinion française sous Vichy, Paris, Le Seuil, 1990, 405 pages, p. 131 (ISBN 2020120720).
  32. Béatrice Philippe, Être juif dans la société française du Moyen Age à nos jours: du Moyen Age à nos jours, Paris, Éditions Complexe, 1997, 471 pages, p. 282-283 (ISBN 2870276729).
  33. Ralph Schor, L'antisémitisme en France dans l'entre-deux-guerres: prélude à Vichy, Paris, Éditions Complexe, 2005, 380 pages, p. 38 (ISBN 2804800504).
  34. Jacques Lecarme, Drieu La Rochelle, ou, Le bal des maudits, Paris, Presses universitaires de France, 2001, 469 pages, p. 400 (ISBN 2130499686).
  35. Hannah Arendt, Elemente und Ursprünge totaler Herrschaft, Munich, Piper, 1986, p. 66-102. Citée par François Rigaux, Plaisir, interdits et pouvoir: une analyse des discriminations fondées sur le sexe, l'orientation sexuelle et la race, volume 3 de Gandaius. Ontmoetingen met Recht, Kluwer, 2000, p. 176, note 350 (ISBN 9055836117).
  36. Pierre Hebey, La Nouvelle Revue Française des années sombres, 1940-1941, Gallimard, 1992, p. 50, évoque un « fonds commun de racisme » à la fin des années trente, évoquant Le Péril juif de Marcel Jouhandeau, France-la-doulce de Paul Morand, Gilles de Pierre Drieu la Rochelle et Plein pouvoirs de Giraudoux. Cité par Solange Leibovici, Le sang et l'encre: Pierre Drieu La Rochelle : une psychobiographie, Rodopi, 1994, 364 pages, p. 289, note 116 (ISBN 9051837038).
  37. Pol Vandromme, Jours d'avant, L'Âge d'Homme, 1993, 112 pages (ISBN 2825103209), qui qualifie, p. 32, Giraudoux d'« apologiste du racisme dans son essai Pleins pouvoirs ».
  38. Steven Bernas, Archéologie et évolution de la notion d'auteur, L'Harmattan, coll. L'ouverture philosophique, 2001, 392 pages, p. 130 (ISBN 2747515567), considère que « Céline et Giraudoux sont entrés dans cette haine, en se maintenant autant dans la littérature que dans le racisme et la collaboration ».
  39. Jean-Claude Milner, L'archéologie d'un échec: 1950-1993, Le Seuil, 1993, 139 pages, p. 45 (ISBN 2020208180).
  40. Daniel Salvatore Schiffer, Les Intellos ou la dérive d'une caste, L'Âge d'Homme, coll. Objections, 1995, 310 pages, p. 138 (ISBN 2825106372).
  41. Claude Liauzu, La société française face au racisme: de la Révolution à nos jours, volume 752 de Questions à l'histoire, Éditions Complexe, 1999, 190 pages, p. 100 (ISBN 2870277423).
  42. Pierre Vidal-Naquet, « Sur un livre de Giraudoux publié en 1939: Pleins pouvoirs », Cahiers Jean Giraudoux, n° 21: « Figures juives chez Jean Giraudoux », Grasset, 1992. Rééd. Réflexions sur le génocide: Les Juifs, la mémoire et le présent, tome 3, La Découverte, 1995, 290 pages, p. 63-73. (ISBN 2-7071-2501[à vérifier : isbn invalide]). Cité par Michel Winock, La France et les juifs: de 1789 à nos jours, Le Seuil, coll. Points/Histoire, 2004, 408 pages, p. 200 (ISBN 2020609541).
  43. André Job, « Le versant judaïque: les difficultés d'une transmission symbolique », dans Giraudoux, narcisse: genèse d'une écriture romanesque, Presses universitaires du Mirail, 1998, 353 pages, p. 253-269 (ISBN 2858163472).
  44. Alain Duneau, « Du combat (avec l'ange) à la guerre (de Troie): mythe et fantasme, Giraudoux et Freud », dans Sylviane Coyault, Michel Lioure (dir.), Giraudoux et les mythes, Presses universitaires Blaise Pascal, p. 137, note 30 (ISBN 2845163185).
  45. Alain Duneau, « Corps unique, corps morcelé », dans Mireille Brémond, Anne-Marie Prévot, L'Apollon de Bellac, volume 35 de Cahiers Jean Giraudoux, Presses universitaires Blaise Pascal, 2007, 384 pages, p. 104, note 3 (ISBN 2845163649).
  46. « Réponse à Monsieur François Léotard » sur le site des Amis de Jean Giraudoux
  47. Jean Body, Giraudoux et l'Allemagne, Paris, Didier, 1975, p. 295. Cité par Pierre Charreton, « Littérature et idéologie sportive sous l'Occupation : les cas de Giraudoux et de Drieu La Rochelle » (p. 201-210), dans Pierre Arnaud (dir.), Le sport et les Français pendant l'Occupation, 1940-1944, Paris, L'Harmattan, 2002, tome 2, 379 pages, p. 210 (ISBN 2747520781).
  48. Pleins pouvoirs, p. 58.
  49. Pleins pouvoirs, p. 76.
  50. Pleins pouvoirs, p. 69.
  51. Pierre Charreton, « Littérature et idéologie sportive sous l'Occupation : les cas de Giraudoux et de Drieu La Rochelle » (p. 201-210), dans Pierre Arnaud (dir.), Le sport et les Français pendant l'Occupation, 1940-1944, Paris, L'Harmattan, 2002, tome 2, 379 pages, p. 209 (ISBN 2747520781).