Pontarlier

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Pontarlier
Vue générale de la ville depuis la montagne du Larmont
Vue générale de la ville depuis la montagne du Larmont
Blason de Pontarlier
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs (sous-préfecture)
Arrondissement Pontarlier (chef-lieu)
Canton Pontarlier (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Larmont
Maire
Mandat
Patrick Genre
2008-2014
Code postal 25300
Code commune 25462
Démographie
Gentilé Pontissalienne, Pontissalien
Population
municipale
17 998 hab. (2011)
Densité 435 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 24″ N 6° 21′ 20″ E / 46.9066, 6.35555 ()46° 54′ 24″ Nord 6° 21′ 20″ Est / 46.9066, 6.35555 ()  
Altitude Min. 811 m – Max. 1 323 m
Superficie 41,35 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-pontarlier.fr

Pontarlier est une commune française, située en région de Franche-Comté, chef-lieu d'arrondissement du département du Doubs.

Centre commercial, industriel, culturel et touristique du Haut-Doubs, Pontarlier, située à plus de 800 mètres d'altitude, est la deuxième ville la plus haute de France après Briançon[1]. Elle connaît une renommée mondiale pour son absinthe (dont elle est la capitale), réintroduite depuis décembre 2001, mais aussi pour son apéritif anisé « Le Pontarlier », elle se situe sur l'itinéraire franco-suisse de la Route de l'absinthe. Elle fait également partie du réseau des Plus Beaux Détours de France.

Ses habitants sont appelés les Pontissaliens et les Pontissaliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe dans le centre-est de la France, dans le sud du département du Doubs, à une dizaine de kilomètres de la frontière suisse. Elle se trouve plus précisément à 45,3 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est de Besançon[2], et à 48 kilomètres à vol d'oiseau au nord-ouest de Lausanne[3].

Communes limitrophes de Pontarlier
Dommartin Doubs, Arçon Maisons-du-Bois-Lièvremont, Les Alliés
Houtaud Pontarlier Drapeau de la Suisse Les Verrières (Suisse)
Granges-Narboz La Cluse-et-Mijoux Verrières-de-Joux

Topographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de Pontarlier.

La ville s'est développée sur un plateau, à environ 800 mètres d'altitude, au pied du Larmont (1 323 mètres). Elle est traversée par le Doubs.

La ville possède plusieurs parcs fleuris (le Grand Cours, la place Clemenceau notamment) et des monuments, tels la porte Saint-Pierre (un arc de triomphe surmonté d'un « Haut » clocher), la chapelle de l'Espérance, l'église Saint-Bénigne, qui témoigne de l'histoire de Pontarlier durant le Moyen Âge. Le château de Joux, situé à proximité, est l'un des hauts lieux de l'histoire féodale et militaire du Haut-Doubs.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Pontarlier est soumise à un micro climat de moyenne montagne, comportant des hivers longs avec de fortes gelées (variant de -3°c courant octobre pouvant atteindre -25°c en février) et chutes de neige et des étés ensoleillés et doux en température.[réf. nécessaire]. Située à proximité de Mouthe, village le plus froid de France, certains la désignent comme étant ville la plus froide de France.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Situation de Pontarlier au sein des voies de communications franc-comtoises.

L'accès à Pontarlier se fait principalement par voie routière, l'axe principale desservant la commune étant la route nationale 57 qui la relie au nord à Besançon (60 kilomètres) et l'Autoroute A36 (France) (70 kilomètres) et au sud à Lausanne (67 kilomètres) et au réseau autoroutier suisse. La route départementale 437, qui irrigue une bonne partie du massif du Jura, et un axe secondaire important qui permet de rejoindre Mouthe (30 km), Saint-Laurent-en-Grandvaux (56 km) et Saint-Claude (86 km) au sud et Morteau (32 km), Maîche (61 km) et Montbéliard (100 km) au nord.

Du 31 mai 1987 au 15 décembre 2013, des rames du TGV Lyria desservaient la gare de Pontarlier en provenance de Paris-Gare de Lyon et Berne (Suisse) avec un aller-et-retour quotidien. La desserte ferroviaire de la ville est actuellement assurée par des trains régionaux TER qui la relient à la gare de Frasne et à la gare de Dole-Ville coté français et à la gare de Neuchâtel côté suisse. L'aérodrome de Pontarlier se situe à l'ouest de la ville. L'aéroport international le plus proche est celui de Genève (Suisse), situé à un peu plus d'une heure de route (116 km).

La desserte intra-urbaine de la ville est réalisée par le réseau de transports en commun Pontabus[4] (groupe Keolis) qui se compose d'une ligne régulière de bus dont le service est assuré en semaine entre 7 heures le matin et 19 heures le soir, et le samedi de 8h à 18h30. Aucun bus ne circule les dimanches, jours fériés et après 19 heures.

Environnement[modifier | modifier le code]

La région de Pontarlier est caractérisée par des hivers froids et secs, qui n'excluent pas une grande richesse écologique, liée à la variété des milieux de moyenne montagne et à la présence de forêts. L'enneigement favorise les activités liées au ski.

On signale cependant des pullulations de campagnols (Microtus arvalis) qui sont vecteurs de l'échinococcose dont le renard, le chien et le chat seraient les meilleurs relais vers l'homme. Une étude récente[5] a montré qu'alors qu'à Annemasse les crottes analysées porteuses de ce parasite étaient surtout rurales (26,6 % de 346 fèces en milieu rural, contre 13 % de 301 fèces collectées en milieu urbain), à Pontarlier, la proportion était de 14,1 % des fèces trouvées en milieu urbain (249 fèces) pour seulement 6,2 % de 210 fèces trouvées en milieu rural). Chiens et chats pourraient y être des vecteurs potentiellement porteurs, qu'il convient donc de vermifuger régulièrement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une station de l'Itinéraire d'Antonin, Ariolica, située entre Urba (Orbe) et Vesontio (Besançon), semble correspondre à Pontarlier. Elle est appelée également Abrolica dans les tables de Théodose[6]. La Table de Peutinger indique Ariarica, Ariolica ou encore Abiolica. Ensuite on trouve Punterli en 1255[7].

Ce toponyme originel explique l'élément -arlier dans la deuxième partie du nom de Pontarlier[8] et dans celui de sa plaine, la Chaux d’Arlier, avec cependant une substitution de finale, -ie (issue de -ica) ayant été remplacé par -ier. L'élément Pont- (issu du gallo-roman PONTE) a été ajouté au toponyme initial à l'époque médiévale comme on l'observe souvent (cf. Pontfarcy, Calvados, Pons Falsi 1278 ; Pont-de-Ruan, Indre-et-Loire, Rotomagus Ve siècle, Ponte Ruanni 1247)[9].

L'identification exacte du second élément -arlier est plus complexe, et l'on doit sans doute se baser sur la forme Ariolica qui est la seule qui soit récurrente dans les formes anciennes, les autres étant vraisemblablement des cacographies. En outre, le type Ariolica est bien représenté dans la toponymie de la Gaule. Xavier Delamarre interprète ce type toponymique Ario-lica « (lieu) Devant-la-Falaise » ou « La Roche-Devant », plutôt que « Noble-Roche »[10]. Il serait basé sur les éléments celtiques ario- de l'indo-européen *prio [*prhio] « qui est en avant, éminent », racine *per(h) « devant, en avant », d'où le sens dérivé « qui est en avant, éminent »[11]. Le second élément -lica représenterait lica ou licca « pierre plate, dalle », peut-être aussi « falaise »[12].

Pontarlier est couramment surnommé Pontus[13]. Son nom en arpitan est Pontali ou Pontalie, on le retrouve dans le dicton « On ot biau verie, deverie, On ne voit ra d'té que Pontalie »[14],[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pontarlier au XVIe siècle
Extrait de la carte de Cassini montrant les alentours de Pontarlier au XVIIIe siècle

L'axe d'échanges reliant le nord au sud de l'Europe a fait de Pontarlier, dès le Moyen Âge, le centre commercial d'une région convoitée pour ses frontières avec la Suisse. La cluse de Joux, située à 5 km de la ville, est connue depuis l'Antiquité comme le lieu de passage principal pour traverser le massif du Jura.

Comme tout le Haut-Doubs, elle souffrira beaucoup de l'invasion française durant la guerre de Dix Ans. Elle est occupée puis pillée et incendiée en janvier 1639.

Le baroichage de Pontarlier[modifier | modifier le code]

L'origine Burgonde[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire romain d'Occident, à la fin du Ve siècle, le pays est occupé par les Burgondes venus des confins de la Baltique. Ils sont utilisés comme troupes auxiliaires par l'armée romaine avec le statut de fédérés que régit le traité de fœdus utilisé entre Rome et un peuple étranger. Sous Aetius, sénateur et généralissime des légions romaines, ils se voient offrir un territoire autour de Genève qui deviendra le vaste et puissant Royaume de Bourgogne. La route venant d'Italie par les Alpes pennines passant par l'abbaye d'Agaune pour se diviser à Vevey en direction de Lousonna (Lausanne-Vidy) et Aventicum (Avenches) se réunissait pour traverser Pontarlier et partir en direction de Besançon, permettant l'installation de villages et de hameaux dans cette région. Les Burgondes s'installent dans ces bourgs gouvernés par des chefs élus entre eux ; partageant la terre avec les Séquanes ils investissent les terrains propres à la culture et fondent le comté de Warasch. L'habitude de ce peuple de partager les terres entre les rois et leurs officiers et soldats crée un territoire nommé « militae » libre et indépendant qui sera l'origine du franc-alleu et devient de ce fait une coutume longtemps observée dans les monts Jura qui reconnaît le droit de propriété du premier occupant[16].

Le bailliage de Pontarlier de par la nature de son sol, le caractère de son peuple, la division des bourgs, la qualité de barons prise par les anciens bourgeois, le franc-alleu du territoire, la justice du souverain alliée à la protection d'un seigneur, l'esprit des lois bourguignonnes, l'habitude du partage des paroisses par familles, l'absence de grandes seigneuries anciennes, tout cela est propice à l'installation du « baroichage » qui se veut une association d'hommes libres. La région étant pauvre les premiers propriétaires, qui se font nommer barons ou barrois (qui pourrait signifier « libre », « indépendant » en vieil allemand « bar »), s'ils veulent tenir leur rang, sont obligés de mettre en fief leurs biens auprès de leurs créanciers créant ainsi des hypothèques que doivent soutenir leurs héritiers jusqu'au remboursement d'où l'origine des fiefs dont il est fait mention dans le courant du XIVe siècle. Dès le XIIIe siècle il existe à Pontarlier une bourgeoisie, celle-ci nomme quatre échevins et les villages quatre jurés, ces huit magistrats prennent le nom de « Boichorage », ils gèrent les affaires communes et une charte de 1246 distingue les « chevaliers et barons de Pontarlier » ce qui place bien les hommes d'armes en préséance des titres de noblesse qui ici ne désignent que les propriétaires des fiefs de la région. En plus des bourgeois d'origine de la ville il y a ceux du « baroichage » qui leur sont associés mais aussi ceux, qui étrangers à la zone d'influence de Pontarlier, ont acquis un droit d'« habitantage » sous peine d'être expulsés s'ils sont en retard de paiement[16].

Les deux bourgs[modifier | modifier le code]

Plan cavalier de Pontarlier vers 1700

La ville est divisée en deux bourgs portant pour l'un le nom de « Pontarlier » et pour l'autre celui de « Morieux » plus anciennement « Mareul » ou « Moreul » qui signifierait « marais » ; en 1336 Jean III de Blonay, sire de Joux reprend de Jean II de Chalon-Arlay « son châtel de Joux, le Moler devant Joux, que le cuens de Châlon fit bâtir, et la forte place du Molar dessus Pontarlier » (face au château de Joux sur une éminence de la forêt nommée « Fauconnière » aujourd'hui « Bois de Ban »), là se situe la « forte place du Molar » non loin du bourg de « Morieux » et de sa porte du même nom. Ce partage résulterait peut-être d'une donation de Gontran au VIe siècle à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon (bien qu'elle soit datée de 871 il existait déjà un édifice religieux auparavant comme en témoigne une crypte du VIe siècle) de terres situées sur la route allant de Dijon à l'abbaye d'Agaune pour y établir un hospice connu sous le nom « d'hospice Saint-Bénigne » à destination des religieux qui empruntent cette route. Cette donation vient complétée la première faite par Sigismond un peu plus tôt à destination d'Agaune[16].

Les hôpitaux[16] :

  • Saint-Lazare : Crée à l'extérieur de la ville au lieu-dit Oratoire Saint-Lazare où se trouve une source nommée « fontaine des malades » dans un vallon aux abords d'un petit étang, ce lieu est fréquenté par les malades qui viennent s'y baigner accordant des vertus à son eau. Une charte de 1343 d'Hugues de Blonay, sire de Joux, stipule qu'il possède à cet endroit la « Ville des malades, Villa dei ».
  • Le Temple : Construit sur l'emplacement de Vuillecin (à l'endroit où se trouve maintenant la zone d'activités au Temple) au bord du Drugeon, il a été construit à cet endroit une église et quelques maisons appartenant à l'ordre de Malte qui devait succéder aux templiers.
  • Saint-Pierre : Bâti au faubourg de Saint-Pierre et fondé par les seigneurs de Joux. Un acte de cession daté d'avant 1189 indique qu'Amaury II de Joux donne cet hôpital aux religieux de Montbenoît : « Quidquid Dominii habebat in Hospitali de Pont ».
  • Hôpital Saint-Joseph : Construit en 1690 par les magistrats municipaux au faubourg Saint-Étienne.

Les paroisses[16] : Pontarlier est divisé en trois paroisses et une coutume veut que les familles soient toutes rattachées à vie à une des paroisses même si elles changent de quartier. Tout nouvel arrivant dans la région se voit devenir automatiquement paroissien de Saint-Bénigne après un an et un jour de présence.

  • La paroisse Saint-Bénigne : Fondée par les religieux de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon.
  • La paroisse Notre-Dame : Probablement fondée vers 1135.
  • La paroisse et prieuré de Saint-Étienne : Elle est possédée par Amaudry, probablement de la maison de Joux, vers le milieu du XIe siècle.

Les maisons de religieux[16] :

Les maisons de religieuses[16] :

  • Les Annonciades célestes, créées en 1604 à Gênes. Les six premières à s'installer à Pontarlier sont Jeanne Couthenet, Jeanne-Baptiste Malessue, Suzanne Belot, Guyonne Lescot, Claire-Françoise Damey et Étiennette Delizet assistées de huit novices.
  • Les Ursulines. Anne-Antoine Tinseau, Henriette Abriot et Barbe Roye s'installent en 1636 dans la ville.
  • Les Bernardines. Viennent à Pontarlier en 1665.

La gouvernance et la justice[modifier | modifier le code]

La communauté ne forme pas une seigneurie mais plutôt un apanage indépendant sous la forme d'une association de militaires sous l'autorité d'un chef, celui-ci qui est le sire de Joux au XIIIe siècle confirme la particularité des chevaliers de la ville en précisant dans une charte : « Amaris de Joux ne doit mener ces de Pontellie en ost (service militaire imposé aux hommes libres pour une guerre publique) ne en chevauchie (service militaire pour une guerre privée) fors que à fortré et en telle manière que puisse repartir tel jour (il ne peut les garder qu'une journée) même avec jument chacun en son hôtel, que ledit Amaris de Joux ne doit habergier (ne peut pas donner la conscession de la jouissance d'une terre) au baroichage de Pontaillie ha si non hoys les barons de Pontaillie. Qu'il ne peut ne doit banner (il ne peut pas restreindre les droits) ne les bois ne les aigues (la chasse), ne que la pescherie (la pêche). Qu'il ne peut mettre ban (il ne peut faire aucune ordonnances) à Pontaillie, se n'est par le consentement des chevaliers et barons de Pontaillie. Qu'au lait Damvautier ne doit avoir Prévôt, mais que le Prévôt de Pontaillie. Qu'il s'abtienne en son temps les ventes à Pontaillie qui ne doivent être ». À cette époque ce n'est pas les « barons » de Pontarlier qui traitent avec le seigneur de Joux mais plutôt Jean Ier de Chalon qui, après le mariage de son fils Hugues III de Bourgogne avec Alix de Méranie, fille du duc de Bourgogne, veut réunir les intérêts des comtes et des ducs de la région et museler l'autorité des seigneurs particuliers ce qui explique aussi l'empêchement de la main mise de ces derniers sur la ville. Ainsi il est formellement interdit au sire de Joux d'élever des forteresses dans la plaine de Pontarlier mais il en à le titre de protecteur. Par ces conditions la liberté accordée aux habitants par Jean Ier de Chalon est contenue par l'autorité du sire de Joux dans un but politique et pas seulement pour respecter des droits anciens[16].

Les sires de Joux[modifier | modifier le code]

Le choix des sires de Joux comme protecteur s'explique sans doute par le fait que lors de l'autorisation donnée par Charlemagne aux « hommes libres » de choisir leur chef ceux de Pontarlier désignèrent Albéric de Narbonne, seigneur de Salins et d'une partie de la Chaux d'Arlier. La Maison de Joux apparaît en 1080 et semble descendre des princes Burgondes ou être une branche de celle de Salins d'une part car ils tiennent en fief un territoire correspondant à celui de cette puissante maison et d'autre part parce que les sires de Salins ne font plus l'hommage du cens de Pontarlier à l'abbaye d'Agaune mais laissent le sire de Joux s'en charger, cette redevance symbolisant la « garde » de la ville[16].


Le comte de Bourgogne[modifier | modifier le code]

En 1265 un châtelain gouverne la ville, il est placé à ce poste par le comte de Bourgogne, qui n'est autre qu'un membre de la maison de Chalon-Arlay, car ceux-ci possèdent dans et auprès de la ville des moulins, ceux nommés « sous la côte de Pontarlier », ceux de « Bruchembois » et ceux « de la planche » mais aussi le péage et la voirie de la ville. Quelques années plus tard, en 1280, c'est Othon IV de Bourgogne qui permet l'installation d'Augustins « ou leu de Pontellie notre ville sur la rive du Dou une place pour édifier un leu à servir Deu ». En 1393 Philippe II de Bourgogne, en qualité de duc et comte de Bourgogne, établit deux foires supplémentaires dans la ville, à la saint Georges et à la saint Luc se continuant les trois jours suivants, au lieu nommé « Aule » et qui deviendra un château comme il est prouvé par un acte de Philippe II qui exempte la ville des droits de vente lors de la foire « attendu les charges qu'ils ont à supporter pour la forteresse nouvellement commandée à édifier en ladite ville ». jusqu'à présent il n'y avait pas d'autres forteresse que « la forte place du Molar » appartenant aux sires de Joux[16].

La prévôté[modifier | modifier le code]

Dès que les sires de Salins deviennent les protecteurs de la ville et de sa région ils eurent la même autorité que les comtes ou les vicomtes. Le territoire est vaste et comprend vingt villages d'importance : La Planée, le Quartier du Lac, avec Montperreux, Saint-Point, Les Grangettes et Malbuisson, les Deux Malpas, Touillon-et-Loutelet, Arc, Doubs, Septfontaine, Nods et Athose, Aubonne, Saint Gorgon, Les Granges Dessus et Dessous, tous participent à l'élection des magistrats et dépendent de la prévôté de Pontarlier. Pour les autres communautés entourant Pontarlier elles relèvent du pouvoir d'un seigneur local et par ce fait ne « pouvoir faire aveu, alliance, bourgeoisie ou commandise » sans la permission du seigneur. La prévôté exerce une moyenne justice sur le territoire et elle est reconnue comme droit plein et entier, ainsi Gaucher de Vienne qui, en 1381, affranchissant un habitant stipule « il et ses hoirs puissent demourer et faire bourgeoiserie là où il leur plaira et se il plait audit Guichard demourer à Pontarlier, y demoure justiciable à nous, par là-même que les bourgeois de Pontarlier sont de la justice communal ». On voit que ce droit de justice appartient tant aux seigneurs de Joux qu'aux « barons » de la ville qui dans plusieurs actes décernent des tutelles, font des inventaires, reçoivent des émancipations et rendent des sentences[16].

La particularité de Pontarlier et de sa vaste région est d'être tout à la fois un « baroichage », une prévôté, une châtellenie, un bailliage et posséder un maire. Leurs rôles se confondent souvent. On peut dire que la châtellenie à existé jusqu'à la complète mise en place de la prévôté. Tandis qu'auparavant elle symbolisait la justice du souverain elle se transforme en prévôté par la volonté des nobles et des chevaliers d'être jugé par leurs pairs et qu'à ce moment le châtelain ne fut plus qu'un militaire ayant autorité sur les « retrahants » (habitants des environs qui avaient le droit de se retirer dans les fortifications de la ville en cas de guerre) et sur la milice bourgeoise mobilisé en cas de péril ; une famille garda longtemps l'office de châtelain, devenant ainsi presque héréditaire, ce sont les De la Salle ou De la Saule qui porteront le titre durant tous les XIIIe siècle et XIVe siècle. Le prévôt mis en place n'est que le lieutenant de sires de Joux tandis que le baillis est nommé par le « baroichage » avec le droit de justice sur les « barons-bourgeois » ; d'ailleurs à partir du XVe siècle la prévôté sera remplacé par une « justice de ville » où les seigneurs n'eurent plus droit de regard. À partir du siècle suivant les communautés qui avaient composé l'ancien territoire renoncèrent au droit d'élirent deux des quatre échevins au « boichorage » et les offices de châtelain et de prévôt seront réunis à celui de maire. Celui-ci se place à la tête de la « bourgeoisie » local et retient par devers lui les trois niveaux de justice seigneuriale[16].

La noblesse de la ville est très fournie. En 1178 sont nommés dans une charte de l'archevêque de Besançon Eberard de Saint-Quentin : Amaudry fils de Gaucher, Frédéric chevalier de Pontarlier, Narduin de Pontarlier, Simon chevalier, Rodolphe de Pontarlier, Étienne, Hugues et Walain. En 1188 l'archevêque Thierry II de Montfaucon nomme Frédéric, Hugues et Lambert de Pontarlier, chevaliers et en 1189 Gaucher de Pontarlier, Faucon de Pontarlier et ses frères, Henry chevalier de Pontarlier, Mazuerius de Pontarlier, Faucon fils de Gaucher Narduin chevalier, Lambert et Hugues frères, Gaymard Gaucher et Frédéric de Pontarlier, Faucon et Richard frères de Pontarlier[16].

La guerre de Dix Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Dix Ans est l'épisode comtois de la guerre de Trente Ans. Le duc de Saxe-Weimar, commandant les armées françaises, pénètre le val de Morteau provoquant la fuite des habitants vers Pontarlier. Le 16 janvier 1639 vingt chevaux sont vus sur la montagne de Pareuses, le lendemain c'est soixante cavaliers qui se montrent le long de l'arrête de la montagne. Mardi 18 deux cents chevaux descendent la combe et se dirigent sur Pontarlier et Montbenoît. Mercredi 19 le commandeur de la ville est sommé par un trompette de remettre la place à Weimar, Monsieur de Saint-Mauris lui répond que le roi (d'Espagne) lui avait remis la place pour en faire la garde et lui en rendre compte. Jeudi soir, le siège est commencé, la cavalerie et l'infanterie se rejoignent dans les faubourgs et enlèvent la Tour du collège. Vendredi, les envahisseurs dressent leurs échelles contre la courtine mais sont repoussés, ils renouvellent plusieurs fois leurs assauts sans réussirent à pénétrer dans la ville. Samedi, les murailles sont attaqués à la pioche à leurs bases afin d'y placer des tonneaux de poudre ce qui incite le commandeur à créer un retranchement à l'intérieur de la ville au cas où la Tour du collège tomberait. Dimanche, les défenseurs incendie le moulin voisin de la Tour du collège, celui-ci était si élevé que les ennemis pouvaient tirer sur les défenseurs ; dans la nuit le faubourg de Saint-Étienne est brulé entièrement ainsi que le couvent des Augustins, un vent favorable empêche l'embrasement de toute la ville. Dans le même temps un assaut est repoussé du côté de la chapelle de Saint-Claude. Lundi matin, les murailles sont sur le point de céder, un canon est positionné au « champs Meri » et tire sur la cour du collège bientôt suivi par une seconde batterie ; la ville commence à manquer de munitions et d'eau car l'ennemi avait coupé les canaux d'alimentation. Il est décidé d'engager des négociations avec l'envahisseur. Weimar propose :

1° Que la ville ne seroit point pillée, mais conservée dans le même état qu'elle se trouveroit.
2° Qu'elle ne seroit point obligée de payer rançon.
3° Qu'elle serait maintenue et conservée dans les priviléges dont elle jouissoit auparavant.
4° Que les Bourgeois prèteroient serment de fidélité à S. A.
5° Qu'ils demeureroient en possession de leurs biens.
6° Qu'ils ne seroient point troublés, sous quelque prétexte que ce fût, dans le libre exercice de la Religion Catholique, Apostolique et Romaine, et que les Églises ne seroient point profanées.
7° Que l'ou ne feroit aucun tort aux femmes ni aux Religieuses en leur honneur.
8° Que la garnison que l'on feroit entrer dans la Ville ne seroit que de deux ou trois cens hommes.
9° Que les portes de la Ville seroient consignées à S.A.
10° Que le Gouverneur sortiroit avec son Régiment, armes et bagages, escortés de 500 chevaux jusqu'à Besançon.

Ces conditions sont approuvées sans réserve d'autant plus que la « mine » creusée sous les remparts était prête à être mise à feu en plus de la canonnade incessante que subissait la ville et les préparatifs d'escalade des murailles. Les habitants durent remettre leurs armes sous peine de mort. Après cela Weimar entra dans la ville le mercredi 26 janvier 1639 et prenait le château de Joux[16].

Ère industrielle[modifier | modifier le code]

Pontarlier était la plus grosse productrice de liqueur d'absinthe, jusqu'à son interdiction en 1915. Elle était à ce titre considérée comme la capitale de l'absinthe. Il faut savoir que l'absinthe a été réintroduite par la Distillerie Pierre Guy de Pontarlier en décembre 2001.

Pontarlier est également une ville pionnière de l'aviation. La première page de l'histoire aéronautique de la ville est écrite, le 29 octobre 1910, par Auguste Junod à bord de son biplan Farman de 50 ch. Ce premier vol suscite l'admiration de la foule venue très nombreuse pour admirer cette machine. Les 2 et 3 juillet de l'année suivante sont marqués par l'arrivée de deux autres machines à Pontarlier pour effectuer le premier meeting aérien de Franche-Comté. L'événement attire environ 10 000 personnes. L'aéroclub de Pontarlier est créé 20 ans plus tard, le 12 mars 1930, par une poignée de passionnés d'aviation. À cette époque, l'association, présidée par M. Eugène Thévenin ne dispose pas encore d'avion, faute de fonds suffisants. Leurs premières actions visent donc à réunir de l'argent. Le 13 mai 1934 l'aéroclub reçoit son premier avion, un Potez 43, monoplan triplace de 100 ch., baptisé pour l'occasion : Ville de Pontarlier. Toute une génération d'appareils suit ce précurseur. Aujourd'hui, l'aéroclub a pris un véritable envol et est bien doté : 2 pistes de 1 000 mètres (dur et herbe), ainsi que d'une flotte de cinq avions à ailes hautes, à ailes basses, biplace, triplace ou quadriplace[17].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Pontarlier est libérée le 5 septembre 1944 par la 3e DIA, qui fait partie des troupes débarquées en Provence[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Pontarlier a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[19].

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le maire sortant Patrick Genre a été réélu au premier tour des élections municipales françaises de 2008[20].

Liste des maires depuis la Seconde Guerre mondiale
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Raymond Vauthier SFIO  
1945 1947 Jules Pagnier SFIO  
1947 1949 Albert Besançon RPF  
1949 1959 Georges Bourdin    
1959 1965 Ernest Besançon Radical  
1965 1971 Jacques Lagier CD  
1971 1977 Edgar Faure GD Député de 1967 à 1980, Sénateur de 1980 à 1988
1977 1983 Denis Blondeau MRG  
1983 1989 Roland Vuillaume RPR Député de 1980 à 2002
1989 1995 Yves Lagier PS  
1995 1999 André Cuinet DL  
1999 réélu en 2014 Patrick Genre DVD Conseiller régional depuis 2010

Élu maire en 1995, André Cuinet (Démocratie libérale) doit démissionner en 1999 après avoir été reconnu coupable de prise illégale d'intérêt et de faux et usage de faux. Il est remplacé par son adjoint Patrick Genre, lequel est réélu deux fois en 2001 et 2008.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pontarlier est engagée dans trois jumelages[21] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 17 998 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 348 3 771 3 526 4 254 4 707 4 922 4 965 5 136 4 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 909 5 007 4 945 4 975 5 714 6 118 8 098 7 187 7 577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 963 8 776 9 439 10 203 11 827 11 984 12 840 12 722 13 768
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 382 16 442 17 983 17 781 18 104 18 360 18 778 17 998 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23])
Histogramme de l'évolution démographique


L'unité urbaine, composée des communes de Pontarlier, Doubs, Houtaud et Dommartin, atteignait 22 634 habitants. L'aire urbaine totalisait 29 218 habitants[24].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé et secours[modifier | modifier le code]

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Pontarlier dispose d'un centre hospitalier général assurant les interventions chirurgicales les plus courantes (les cas spécifiques sont transférés au CHU de Besançon, hormis les interventions traumatiques qui sont gérées sur place). Le CHG est composé de pôles de médecine, chirurgie, mère-enfant, urgences-SMUR, psychiatrique, gériatrique et de rééducation. Une Drop Zone est installée au sein du centre hospitalier permettant à l'hélicoptère de la sécurité civile ou fréquemment à la garde aérienne Suisse de sauvetage de déposer ou prendre en charge rapidement un patient.

Le centre de secours principal de Pontarlier, composé d'environ 50 sapeurs-pompiers professionnels et 50 sapeurs-pompiers volontaires assure en moyenne 2400 interventions annuelles. Le Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) est spécialisé dans les actions en moyenne montagne notamment dans l'évacuation de personnes bloquées en télésiège. Plusieurs équipes spécialisées sont présent au centre de secours principale de Pontarlier :

  • GRIMP
  • Plongeurs et sauveteurs aquatiques
  • Risques chimiques

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club Nautique Pontarlier Triathlon
  • Aéroclub de Pontarlier
  • CA Pontarlier (football)
  • CA Pontarlier (handball)[25]
  • Club athlétique Pontarlier rugby
  • Cercle d'escrime du Haut Doubs
  • CA Pontarlier Basketball[26]
  • Société de tir de Pontarlier[27]
  • Aigles de Pontarlier (Roller hockey de Pontarlier)
  • Club Alpin Français: CAF Haut-Doubs
  • Pontarlier gym
  • Canoë Kayak Pontarlier
  • DSA (Doubs Sud Athlétisme)
  • Vélo-Club Pontissalien (VCP)
  • Club cyclotouriste Pontarlier
  • Station de ski du Larmont
  • GESP (Club de plongée )

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

9e Absinthiades - Pontarlier - 2009.jpg

Médias[modifier | modifier le code]

Parmi les journaux qui couvrent les événements locaux, se trouvent La Presse Pontissalienne (mensuel) et L'Est républicain (quotidien) dans son édition Doubs - Haut-Doubs.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Doubs.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie est un secteur d'activité important à Pontarlier : en 2007, la zone d'emploi de Pontarlier comptabilisait ainsi 3169 salariés, soit 22,4% du total des salariés[29].

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

L'industrie agroalimentaire représentait à elle seule 7,5% de l'emploi salarié total en 2007 dans la zone d'emploi de Pontarlier. L'usine Nestlé emploie 310 personnes dans la fabrication de poudres chocolatées (Nesquick) et constitue le deuxième site industriel de la ville en termes d'effectifs. La fromagerie Badoz qui produit comté, Mont d'Or, cancoillotte et autres spécialités fromagère, compte une quarantaine de salariés. La distillerie Pierre Guy et à la distillerie les fils d'Émile Pernot comptent entre 5 et 10 salariés et produisent de l'absinthe et un apéritif anisé qui porte le nom de la commune, le Pontarlier (apéritif)[30].

Fabrication de matériel de transport[modifier | modifier le code]

L'usine Schrader est le plus important site industriel de Pontarlier en termes d'effectifs avec 391 salariés. L'usine Gurtner, 106 salariés, produit des pièces industrielles pour l'automobile.

Autres[modifier | modifier le code]

Parmi les autres entreprises notables, l'usine Armstrong Building Products fabrique des panneaux et dalles de plafonds suspendus et compte 195 employés et l'usine Amyot qui produit des mandrins de tours (1er producteur français, 4e producteur mondial). L’usine Idealec, comptant une soixantaine de salariés, fabrique depuis 2001 des composants électroniques (barres laminées d'alimentation).

Commerce[modifier | modifier le code]

Grande distribution[modifier | modifier le code]

Les grandes surfaces commerciales sont regroupées au sein de la zone commerciale Les Grands Planchants: on y trouve notamment un hypermarché de l'enseigne Géant Casino dont l'effectif dépasse les 120 salariés.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Porte Saint-Pierre de Pontarlier (XVIIIe siècle) ;
  • Portail de l'ancienne chapelle des Annonciades (XVIIIe siècle) ;
  • Chapelle de l'Espérance, encore appelée chapelle Notre-Dame de l'Espérance. Petit édifice de 7 mètres sur 5, de style néogothique et due à l'architecte Louis Irénée Girod, cette chapelle qui domine Pontarlier est inaugurée sur le mont Molar en 1861, en remerciement à la Vierge Marie pour avoir épargné à la ville l'épidémie de choléra de 1854. Elle est surmontée d'une statue de la Vierge à l'enfant, sculptée par Favier, mise en place en 1862. Abattue par la foudre en 2005, une copie à l'identique est remise en place en 2009.
  • Kiosque de musique du (XIXe siècle) à la magnifique architecture ;
  • Église Saint-Bénigne de Pontarlier (XVe siècle) (avec vitraux créés en 1976 par le peintre français Alfred Manessier)
  • Musée municipal de Pontarlier, place d'Arçon (actuellement en réaménagement très moderne et nature).

Excursions à proximité :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Pontarlier[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques et militaires[modifier | modifier le code]

Artistes et écrivains[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Pontarlier, François Nicolas, Eugène Droz, édition A. Faivre fils, 1840 books.google.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Ville de Pontarlier, « Pontarlier, une ville de caractère », sur http://www.ville-pontarlier.fr (consulté le )
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Pontarlier et Besançon », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 20 octobre 2013)
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Pontarlier et Lausanne », sur le site The Time Now (consulté le 20 octobre 2013)
  4. « Page d'accueil », sur le site Pontabus (consulté le 10 novembre 2013)
  5. [PDF]Présentation consacrée à l'échinococcose en France (2007)
  6. (en) William Smith, George Long, « Dictionary of Greek and Roman Geography vol. 1 », sur http://books.google.fr, Little, Brown, & Cie,‎ 1854 (consulté le ) : « Ariolica : […] 2. A station in Gallia, is placed in the Tables on the road from Urba (Orbe), in the Pays de Vaud in Switzerland, to Vesontio (Besançon) in France, and seems to represent Pontarlier on the Doubs; but the distances in the Antonine Itin. do not agree with the real distances, and D'Anville resorts to a transposition of the numbers, as he does occasionally in other cases. The Theodosian Tab. names the place Abrolica, — possibly an error of transcription. [G.L.] », p. 214
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 540b
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  10. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance,‎ 2003, p. 54 - 55
  11. Xavier Delamarre, op. cit..
  12. Xavier Delamarre, op. cit..
  13. Dis… Grand-Père, par Arthur Griffon, p.  145 sur Google Livres
  14. (fr) Xavier Marmier, « Voyage en Suisse », sur http://books.google.fr, Morizot,‎ 1862 (consulté le ) : « On ot biau verie, deverie, On ne voit ra d' té que Pontalie. On a beau tourner et retourner, On ne voit rien de tel que Pontarlier. », p. 459
  15. (fr) Xavier Marmier, « Journal : 1848-1890 », sur http://books.google.fr, Librairie Droz,‎ 1892 (consulté le ) : « On [ot] biau veri, deveri, On ne vet ran de té que Pontali. On a beau tourner, retourner, On ne voit rien de tel que Pontarlier. », p. 51
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Pontarlier
  17. Site officiel de l'aéroclub de Pontarlier
  18. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 35
  19. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  20. D'après le site du Ministère de l'Intérieur
  21. Atlas de la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. Aire Urbaine de Pontarlier, RP INSEE 1999
  25. CA Pontarlier (handball)
  26. CA Pontarlier Basketball
  27. Société de tir de Pontarlier
  28. a et b Association Théâtr'Ouvert : http://theatrouvert.free.fr/
  29. « État des lieux socio-économique de la zone d’emploi de Pontarlier » (consulté le 20 octobre 2013)
  30. Site officiel du Pontarlier-Anis