Luxeuil-les-Bains

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Luxeuil-les-Bains
 
Luxeuil - Thermes et bains 3.jpg
Maison du Bailli et Hôtel Pusel.jpg Basilique saint pierre et paul luxeuil 2008 (1).JPG
Luxeuil - Maison du cardinal Jouffroy - balcon.JPG Tour des échevins Luxeuil 5.JPG LuxeuilLesBains MaisonFrancoisPremier 201009.jpg
Luxeuil - Abbaye Saint-Colomban 09.jpg
Blason de Luxeuil-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Luxeuil-les-Bains
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Luxeuil
Maire
Mandat
Michel Raison
2014-2020
Code postal 70300
Code commune 70311
Démographie
Gentilé Luxoviens
Population
municipale
7 126 hab. (2011)
Densité 327 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 01″ N 6° 22′ 53″ E / 47.8169444444, 6.38138888889 ()47° 49′ 01″ Nord 6° 22′ 53″ Est / 47.8169444444, 6.38138888889 ()  
Altitude Min. 260 m – Max. 395 m
Superficie 21,81 km2
Localisation

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Luxeuil-les-Bains

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Luxeuil-les-Bains

Luxeuil-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. La ville est le chef-lieu de la Communauté de communes du Pays de Luxeuil et du Canton de Luxeuil-les-Bains. Ses habitants sont les Luxoviens.

Elle est la quatrième ville la plus peuplée du département après Vesoul, Héricourt et Lure. La ville est réputée pour ses spécialités culinaires, sa dentelle et principalement ses thermes. Luxeuil fait partie des villes portes adhérentes du Parc naturel régional des Ballons des Vosges[1]

La cité est connue dès l'époque gallo-romaine grâce à son lectionnaire et à ses thermes. Elles ont permis l'installation et le développement de la vie artisanale sur le territoire de Luxeuil. À la fin de l'Antiquité, Luxeuil voit se développer un fort épisode spirituel et intellectuel par Colomban de Luxeuil, qui a évangélisé la ville et la région. Lors de la Renaissance, la ville est dotée d'un riche patrimoine architectural et ornemental. Durant l'époque contemporaine, le thermalisme se développe considérablement. Les thermes et les eaux de Luxeuil-lès-Bains sont alors renommés nationalement[2]. La ville est également connue pour être l'emplacement de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur qui constitue le second employeur en termes d'effectifs du département. De multiples équipements culturels, sportifs et sanitaires qui confère à Luxeuil une large diversité de vie commune.

Luxeuil-les-Bains se situe à 30 kilomètres au nord-est de Vesoul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Luxeuil-les-Bains est située dans le nord du département de la Haute-Saône, dans le Pays des Vosges Saônoises, qui s'étire sur quelques soixante kilomètres d'ouest en est et quarante kilomètres du nord au sud, forme un écrin naturel autour de la ville. Dans le nord de la Franche-Comté et au contact de la Lorraine, ce territoire culmine à l'est au ballon de Servance (1 216 mètres) et se trouve à demi englobé dans le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Luxeuil est à l'entrée de cette vaste entité géographique d'environ 3 000 km2 qui touche quatre départements (Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort et Haut-Rhin).

La commune se trouve à 321 km de Paris, 509 km de Marseille, 257 km de Lyon, 606 km de Toulouse et 464 km km de Nice[3].

Rose des vents Hautevelle Fontaine-lès-Luxeuil Saint-Valbert Rose des vents
Ormoiche N Froideconche
O    Luxeuil-les-Bains    E
S
Breuches Saint-Sauveur Esboz-Brest

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Dans le Pays des Vosges Saônoises, les sources, nombreuses et abondantes, alimentent un dense réseau hydrographique. Elles ramènent parfois à la surface de la terre chaleur et minéraux. Les rivières descendent des contreforts vosgiens et se dirigent principalement vers le sud-ouest pour rejoindre le bassin de la Saône. Tantôt elles forcent les obstacles naturels comme au saut de l'Ognon, haut de 14 mètres (commune de Servance), tantôt, tel le Breuchin entre Faucogney et Raddon, elles se glissent paresseusement dans une ancienne vallée glaciaire et servent de gîte aux truites, voire aux écrevisses.

Les étangs parsèment par centaines le plateau délimité par l'Ognon et le Breuchin. D'origine glaciaire (comme les moraines et les blocs erratiques bien visible) ou aménagés par l'homme au cours des siècles passés, ils confèrent à cette région dite des « Mille Étangs » un charme sans pareil, encore rehaussé à l'automne par les coloris flamboyants des forêts qui les sertissent. Le circuit des étangs présenté sur un panneau à Beulotte-Saint-Laurent saura apporter des réponses aux questions des plus curieux.

Les tourbières enfin témoignent de l'évolution des auges glaciaires au moment du dégel.

Transport[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Luxeuil-les-Bains.

Luxeuil est accessible par plusieurs grands axes routiers[Lesquels ?] :

  • Vesoul à 31 km par la N 57 au sud-ouest ;
  • Remiremont à 33 km par la N 57 au nord-est ;
  • Thann à 77 km par la D 6 à l'est ;
  • Langres à 97 km par la D 6 à l'ouest ;
  • Lure à 20 km par la D 64 au sud ;
  • Vittel à 79 km par la D 64 au nord-ouest.

Les Lignes Saônoises intègrent Luxeuil à leur réseau. La gare de la ville est quant à elle placée sur la ligne reliant Lure et Epinal.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Luxeuil est assez rude[4]. Il s'agit d'une des villes de plaine les plus froides de France ; il y a des gelées tous les mois de l'année exceptés juillet et août, et on y trouve le record national de jours de gel par an, 90 jours[5].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement à Luxeuil-les-Bains[6]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 54.1 85.9 124 159.6 190.5 218.2 251.7 220.6 175.1 126.3 71.2 55.7 1732.8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 92.8 78.3 80.6 74.9 93.2 90.1 78 89.2 79.6 76.8 101.6 101 1036
Moyennes mensuelles de la vitesse du vent (km/h)
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures à Luxeuil-les-Bains
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -2.7 -1.9 0.2 2.8 6.7 9.9 11.6 11.4 8.7 5.2 0.9 -2.1 4.2
Températures moyennes (°C) 0.8 2.5 5.4 8.7 12.8 16.1 18.2 17.8 14.9 10.5 4.9 1.4 9.5
Températures maximales moyennes (°C) 4.2 6.9 10.6 14.7 18.9 22.3 24.7 24.1 21 15.8 8.9 4.8 14.7

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en plusieurs quartiers dont les principaux sont le Messier (1 582 habitants)[7] et le Stade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Armoiries de Luxeuil sculptées sur du bois / le lion (sur fond azur) : armoiries de Franche-Comté / le soleil (sur fond de gueules) : association d'idée avec le mot latin LUX qui signifie lumière

Connue bien avant la conquête de la Gaule par les Romains pour ses sources thermales et tirant sans doute son nom du dieu celtique Lussoius, la ville prospère à l'époque gallo-romaine sous le nom de Luxovium.

Développée à cette époque autour de son forum probablement proche des thermes, soit dans la partie septentrionale de la ville actuelle, elle se situe au carrefour de 7 voies romaines.

Dévastée par Attila en 451, elle tombe dans l'oubli pendant près d'un siècle et demi, jusqu'à la redécouverte des sources par le moine irlandais saint Colomban et ses compagnons moines irlandais qui y fondent vers 590 le Monastère de Luxeuil et y introduisent la règle colombanienne[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 731, les Sarrasins, traversent la Bourgogne[9], pillent le monastère de Luxeuil et massacrent l'essentiel de la communauté (732)[10].

Le monastère et la petite bourgade ne résistent pas à l'attaque des Normands au IXe siècle, et fut à nouveau pillée plusieurs fois.

Une bourgade va alors se développer au haut Moyen Âge, puis une ville ceinte de remparts dès le XIIIe siècle comptant environ 1 500 habitants, trois églises et quatorze chapelles.

La fin du Moyen Âge et la Renaissance verront la prospérité de la ville s'accroitre, comme en témoignent les édifices construits à cette période (Tour des échevins, Hôtel Thiadot, Hôtel Pusel, Maison François Ier, etc...).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'ère "espagnole" de la comté, ainsi que les franchises dont bénéficie la province en général et la ville en particulier constituera donc un âge d'or pour la cité comtoise.

Avec la Guerre de Trente Ans, la ville connaîtra les troubles et l'insécurité qui frappent la province.

Pensant préserver ses franchises par son acte de reddition lors de l'annexion française de 1674, Luxeuil connaitra pourtant son intégration à l'ordre juridique du royaume de France, et l'adaptation progressive de ses institutions.

Elle fut chef-lieu du District de Luxeuil de 1790 à 1795.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Luxeuil-les-Bains

Coupé au premier d’azur semé de billettes d’or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au soleil d’or[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Luxovius.

Au cours de son histoire, le nom de Luxeuil est attesté sous des formes diverses : Luxovium au VIIe siècle ; Luxuy, Lyxui, Luxui, Lixuy, Lixeuil, Lixeui, Lexui, Lysseu, Lisseu, Luxeu, Leuxeus au XIIe siècle ; Luxovia en 1228 ; Luxeye en 1258 ; Luxeul en 1477.

Le nom est issu de celui du dieu gaulois Luxovius à qui la station thermale était dédiée. La racine indo-européenne -luk signifie lumière. Le nom de Luxeuil-les-Bains a ceci de paradoxal que ses sources documentaires sont particulièrement bien attestées, même par l’archéologie, tout en restant pratiquement insoluble. En effet le nom est connu depuis au moins le VIIe siècle, sous la forme de Luxovium, et deux inscriptions sur pierre, trouvées en 1777 puis en 1938, ont révélé le lien de ce toponyme avec celui d’un dieu Lussoius ou Luxoius. Or c’est bien l’interprétation du nom de ce dieu, reconnu comme gaulois, qui n’a pas trouvé à ce jour de solution certaine[12].

Bien sûr, la racine latine lux- qui désigne la lumière a été invoquée, mais comme tous les dieux sont lumineux et que celui-là est celtique et non pas latin, cette interprétation n’apporte pas grand chose. Côté gaulois on a même envisagé une assimilation au dieu Lug, celui de Lyon-Lugdunum. Mais cette graphie, comme le lien avec une source thermale, ne correspondent à rien de connu dans le dossier du plus important des dieux celtiques.

En parcourant attentivement les lignes du dictionnaire de la langue gauloise, nous trouvons toutefois la mention d’une divinité celtibérique Loxa dont le nom dérive du gaulois loxso et signifie « boiteux » [13]. L’exemple régional de Luxiol qui remonte à un toponyme loposagio attesté à l’époque gallo-romaine confirme la possibilité d’une évolution phonétique du [o] au [u].

Il reste que l’idée d’un dieu « boiteux » pourrait surprendre. Rappelons donc que, dans les mythes celtes et d’autres, les mutilations sont symboliques et révèlent en fait une capacité exceptionnelle. Ainsi du druide borgne, qui est clairvoyant, et du roi manchot qui est particulièrement habile au maniement de l’épée, donc à l’exercice du pouvoir temporel[14]. Dans cette logique, notre dieu « boiteux » a toutes les chances d’être un marcheur ou un coureur infatigable ou particulièrement rapide. Et cette particularité, comme son handicap symbolique, en fait un candidat idéal pour patronner une source thermale, réputée guérisseuse.

Tout ceci n’est bien sûr qu’une hypothèse, mais elle est à ce jour la seule qui tienne sur le plan linguistique. Sur les plans religieux et historiques elle offre une piste de recherche sur ce dieu pour la compréhension de ce site thermal à l’époque gauloise[15].

Il faut signaler que, par chance, le double féminin de Luxoius, la déesse Brixta, dispose d’une étymologie parfaitement claire, puisqu’il s’agit du nom gaulois du « charme magique » [13]. Cette déesse a sans doute laissé son nom au Breuchin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Luxeuil-les-Bains appartient au canton de Luxeuil-les-Bains.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1970 1989 Jacques Maroselli MRG Ancien préfet, député de 1967 à 1968
mars 1989 juin 1995 Bernard Hagemann FD Conseiller général
juin 1995 2008 Michel Gabillot DVG Conseiller général de la Haute-Saône
mars 2008 en cours Michel Raison[16] UMP Ancien Député de la Haute-Saône

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la Communauté de communes du Pays de Luxeuil qui regroupe plus de 15 000 habitants et douze communes depuis le 15 novembre 2001

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2009, la ville de Wallingford, Angleterre (Royaume-Uni) tenterait de briser son jumelage avec Luxeuil-les-Bains, les liens étant trop distendus selon le maire anglais. La demande de « divorce » a été faite auprès du Conseil des communes et régions d'Europe, responsable des jumelages[17],[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1896, la ville ne comptait que 4959 habitants. On voit la nette progression due à ses services publics et aux thermes. La ville compte 219 morts pour la Première Guerre mondiale.

Évolution démographique
1614 1718 1790 1815 1841 1861 1881 1906 1936
216 ménages 350 ménages 3 010 3 200 4 036 3 855 4 376 5 274 5 961


En 2011, la commune comptait 7 126 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 007 3 080 3 040 3 340 3 582 3 628 4 036 3 647 4 085
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 706 3 855 3 959 3 908 4 162 4 376 4 907 4 811 4 959
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 254 5 474 5 518 5 372 5 488 5 695 5 691 5 724 6 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 161 9 216 10 105 9 951 8 790 8 414 7 575 7 126 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Luxeuil dispose de tous les établissements du système scolaire[21].

Écoles maternelles

  • École maternelle du Centre
  • École maternelle du Messier
  • École maternelle du Mont Valot
  • École maternelle du Stade
  • École maternelle privée Saint-Vincent

Écoles primaires

  • École primaire du Bois de la Dame
  • École primaire du Stade
  • École primaire du Mont Valot
  • École primaire du Boulevard Richet
  • École privée Saint-Vincent

Collèges publics

  • Collège Mathy
  • Collège Jean Rostand

Collège privé

  • Collège privé Saint Colomban

Lycées général et technologique

  • Lycée Lumière

Lycées professionnels

  • Lycée Beauregard

Autres études

  • Maison Familiale Rurale
  • Institut Médico-Educatif l'Espérance
  • ALEFPA-ITEP Leconte de Lisle
  • Institution Bourdault
  • Inspection de l'Éducation Nationale

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Luxeuil-les-Bains dispose d'une diversité sportive élevée. Grâce à sa cité thermale, la ville a pu accueillir de nombreuses équipes de haut niveau et des clubs internationaux séjournant aux thermes.

Parmi les principaux équipements sportifs, on peut citer le palais des sports doté de tribunes de 500 places, le stade André-Maroselli équipé pour la pratique du football et de l'athlétisme, la halle des sports Beauregard, le complexe sportif intercommunal Les Merises et la piscine intercommunale des 7 Chevaux[22].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Hôtel particuliers[modifier | modifier le code]

De multiples hôtels particuliers remarquables, constituant le patrimoine civil, subsistent à Luxeuil. La plupart des édifices civils datent de la période médiévale (XVe) comme la tour des échevins, la maison du cardinal Jouffroy et la maison espagnole. La façade et la toiture sur la place de la maison espagnole révèle une inscription aux monuments historiques depuis le 19 novembre 1976. La maison à l'oriflamme est inscrite monument historique depuis le 27 novembre 1971

L'hôtel Thiebaut de Montureux a été construit au milieu du XVIe. L'un des principaux édifices de la Renaissance qui a été conservées est la maison de François Ier (Luxeuil). La Place de la Baille, dont la caractéristique remarquable est de faire se jouxter trois façades, respectivement des XVe, XVIe et XVIIe siècles, compte quelques hôtels particuliers inscrit monument historique comme l'hôtel Bretons-d'Amblans (XVIIe), l'hôtel Thiadot (XVe) et l'hôtel Pusel qui est inscrit monument historique par arrêté du 6 novembre 1997[23].

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

La ville comporte de nombreux édifices religieux caractéristiques des différentes périodes historiques. Parmi les principaux édifices, on peut citer l'église Saint-Martin de Luxeuil-les-Bains, la Basilique Saint-Pierre (ancienne abbatiale de la période médiévale) et le Monastère de Luxeuil (période classique).

Des édifices religieux plus récent sont situés dans la ville comme la chapelle du Messier et la chapelle Notre-dame-des-Ailes.

Divers[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la place de la République, située sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Martin (détruite en 1796 ; Saint Valbert y aurait été enterré) fait l'objet d'une campagne de fouilles archéologiques. Celles-ci ont mis au jour de nombreux sarcophages et ont permis de préciser l'historique du lieu depuis le Ier siècle apr. J.-C., ainsi que les plans successifs de l'église depuis le Ve siècle[24].

Le site dit « des fours de potiers » (Monument historique), découvert en 1881 et fouillé de 1980 à 1987, permet de découvrir dix fours appartenant à un atelier de céramique gallo-romain.

Musées[modifier | modifier le code]

La Tour des Échevins est actuellement un musée comportant une section archéologique (stèles funéraires gallo-romaines, ex-votos, poteries sigillées du IIe siècle) et une salle consacrée au peintre Jules Adler et à d'autres artistes régionaux ; il organise aussi des expositions temporaires. Du sommet de la tour octogonale (146 marches), on découvre l'ensemble de Luxeuil et ses environs.

Le Conservatoire de la dentelle (Dentelle de Luxeuil), au centre de la ville, dans le superbe cadre des anciennes cuisines de l’Abbaye jouxtant la Basilique.

Thermes de Luxeuil-les-Bains[modifier | modifier le code]

Gravure représentant les thermes de Luxeuil au XIXème siècle.jpg
Les thermes de Luxeuil de nos jours

Les eaux de Luxeuil étaient déjà captées au moment de la conquête romaine[25]. Selon une tradition contestée, le général romain Labienus aurait alors « réparé » les thermes. Ceux-ci seront désaffectés lors des grands invasions, qui détruisirent la ville, et les sources seront perdues.

C'est sous le règne de Louis XV que fut construit l’actuel bâtiment d'architecture classique en grès rose des Vosges : l'établissement est inauguré en 1768. La ville cède la concession à l'État en 1853. Napoléon III remarqua le lieu et y passa une saison avec l'impératrice Eugénie en 1856. Bien qu'il ait préféré Plombières-les-Bains, sa visite contribua fortement à relancer la station de Luxeuil, qui devint rapidement à la mode. Au début du XXe siècle, de nombreuses personnalités, comme Sacha Guitry ou Yvonne Printemps, s'y font remarquer. Le lieu est alors réputé pour son élégance et pour son parc. De nombreux grands hôtels (Hôtel des Thermes, Métropole, du Parc, des Sources, etc.) sont construits, ainsi que des villas.

En 1936, la municipalité récupère les thermes ; une piscine thermale moderne est construite en 1938-1939. On comptait alors 18 sources (aujourd'hui captées) dans le parc, dont la Fontaine d'Hygie, déclarée d'intérêt public en 1858, et dont l'eau fut commercialisée.

Après une période hésitante, l'activité thermale a bénéficié d'un certain renouveau : de 1914 en 1935, le nombre de curistes passe à 2 000 en 1954, et 3 000 dix ans plus tard. Aujourd'hui la population de la ville augmente toujours significativement lors de la saison estivale.

Les eaux de Luxeuil sont de deux sortes : eaux chaudes (sources hyperthermales, jusqu'à 63 °C pour la source Boursaux) et froides (oligométalliques, très peu minéralisées et de radioactivité forte). Les cures à Luxeuil sont actuellement préconisées surtout pour les affections gynécologiques et rhumatismales[26].

Base aérienne 116 de Luxeuil[modifier | modifier le code]

La ville compte, par ailleurs, dans son voisinage une base aérienne, la BA116 (« Lieutenant-colonel Tony Papin »), qui abrite l'Escadron de chasse 1/2 Cigognes.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La spécialité culinaire la plus populaire est le jambon de Luxeuil (jambon fumé traditionnel), que certaines boucheries de la ville produisent toujours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dom Guillo, Histoire de l’illustre abbaye de Luxeuil, Manuscrit de la Bibliothèque municipale de Vesoul
  • Philippe Kahn, Luxeuil au Moyen Âge, recherches sur la topographie de la ville, Mémoire de maîtrise, Nancy, 1971
  • Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 590-1790, 2 tomes, Guéniot, Langres, 2004
  • Bernard Desgranges (autoédité à Luxeuil) :
Histoire des Thermes, 1981
Luxeuil pas à pas, t. I & II, 1991 et 1993
Luxeuil et la vallée du Breuchin, évolution industrielle, t. I & II 1995 et 2001
Colomban a-t-il existé ? : mythe et réalité, 2007
Chronique luxovienne, 2010
  • Christian Rénet, Luxeuil-les-Bains, Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 2004 (ISBN 2-84910-087-0) (cartes postales et photos anciennes commentées)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ville du Parc naturel régional des Ballons des Vosges », sur http://www.ville-luxeuil-les-bains.fr/ (consulté le 30 décembre 2012).
  2. « Histoire de Luxeuil-lès-Bains », sur http://www.ville-luxeuil-les-bains.fr/ (consulté le 30 décembre 2012).
  3. « Distances entre les autres grandes villes », sur un site commercial de la Sarl Advercity (consulté le 21 juin 2013).
  4. Infoclimat.fr et LaMeteo.org
  5. Météo-France - Où gèle-t-il le plus en France ?, 25 janvier 2011
  6. « Luxeuil, Haute Saône(70), 271m - [1961-1990 »], sur www.infoclimat.fr (consulté le 17 septembre 2009)
  7. « Quartier du Messier », sur http://sig.ville.gouv.fr/Territoire/4370004 (consulté le 21 juin 2013).
  8. Bernard Desgranges Colomban a-t-il existé ? : mythe et réalité, 2007, autoédité à Luxeuil
  9. Jean-Paul Roux, op. cit., p72
  10. [1]
  11. Page Histoire du site officiel de la commune, consulté le 19 janvier 2012.
  12. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Haute-Saône, ABDO, 1987[réf. incomplète]
  13. a et b Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, 2003
  14. F. Le Roux, Le guerrier borgne et le druide aveugle, in Revue Ogam, XIII 2-3
  15. Bernard Lyonnet, Rubrique Toponymie de France Bleu Besançon
  16. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  17. « Pour la première fois une ville demande à rompre son jumelage avec une autre », Zigonet.com, 29 avril 2009
  18. « Deux villes nées sous le signe de la discorde », L'Express, 10 juin 2009.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  21. « Etablissements scolaires de Luxeuil », sur http://www.ville-luxeuil-les-bains.fr/ (consulté le 30 décembre 2012).
  22. « Equipements sportifs », sur http://www.ville-luxeuil-les-bains.fr/equipements-sportifs.htm (consulté le 21 juin 2013).
  23. « Notice no PA00102206 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Site des Amis de Saint Colomban : Fouilles archéologiques place de la République en 2009, Archéologie luxovienne.
  25. Les informations de cette section proviennent essentiellement de l'ouvrage de Christian Rénet : Luxeuil-les-Bains (voir Bibliographie).
  26. Voir Liste des stations thermales françaises.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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