Lure
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| Lure | |||
|---|---|---|---|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Franche-Comté | ||
| Département | Haute-Saône | ||
| Arrondissement | Lure (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de deux cantons : Lure-Nord et Lure-Sud |
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| Code Insee abr. | 70310 | ||
| Code postal | 70200 | ||
| Maire Mandat en cours |
Éric Houlley 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Lure | ||
| Site internet | http://www.lure.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 8 352 hab. (2006) | ||
| Densité | 344 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 12 644 habitants hab. | ||
| Gentilé | Lurons | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 284 m — maxi. 353 m | ||
| Superficie | 24,31 km² | ||
Lure (prononcé lyʁ), aussi connue sous le nom de cité du sapeur, est une commune française du département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Lurons et les Luronnes.
Troisième ville du département la plus peuplée après Vesoul et Héricourt et devant Gray, onzième sur le plan régional, après Saint-Claude elle talonne Luxeuil-les-Bains. En 1999, elle était la 1 033e ville de France[1], et ville de moyenne importance pour la Franche-Comté.
Bien que les premières traces de civilisation remontent à la fin de l'Antiquité, on s'accorde à faire remonter sa fondation par le moine irlandais Saint Colomban en 610. Le Moyen Âge fut une sombre époque pour Lure. Elle subit de nombreux pillages souvent accompagné de destructions. La localité subvint également à de multiples reprises à des armées soit pour sa défense, soit à la suite de défaite. Cette période est donc marquée par des fréquents changements d'appartenance, Lure ayant été bourguignonne, lorraine, allemande, autrichienne, espagnole et ayant appartenu à bien des seigneurs. Lure fut rattachée à la France lorsque la Franche-Comté devint française sous Louis XIV. Cette histoire tourmentée freina le développement de la ville qui fut souvent très endettée. La Révolution française eut pour conséquence la destruction de l'abbaye et la vente de ses pierres, ce qui mit fin à huit siècles de vie religieuse.
Alors que la bourgade comptait à peine plus de 2 000 habitants au début du XIXe siècle, la construction du chemin de fer de la Ligne Paris - Mulhouse en 1858 et l'arrivée des entreprises venues d'Alsace-Lorraine annexée suite à la défaite de la Guerre franco-prussienne permirent enfin à Lure de se développer tant économiquement que démographiquement et de passer du bourg rural et agricole à une ville moderne. Lure ne fut pas directement touchée par les conflits de la Première Guerre Mondiale, mais plusieurs obus allemands s'y écrasèrent , et le Régiment de Dragon qu'elle logeait partit au front. La Deuxième Guerre Mondiale ne détruisit pas Lure, mais l'activité allemande n'y fut pas négligeable.
Aujourd'hui, Lure compte environ 8 500 habitants et demeure prospère grâce à plusieurs secteurs d'activités intégrés dans un axe routier important. La ville est connue pour être la patrie du Sapeur Camember, l'un des premiers personnages de la bande dessinée française[2]
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Presque au pied des Vosges, à 80 km de Besançon et 30 km de Belfort, la ville de Lure se situe dans le département de la Haute-Saône, dans le nord de la Franche-Comté. À vol d'oiseau, Paris est à 333 km, Lyon à 248 km, Marseille à 494 km[3]. Lure forme, avec Vesoul et Luxeuil-les-Bains, un triangle routier rapide et fréquenté. Elle est solidement intégrée dans un réseau de voies express et d'autres grandes routes desservant l'Alsace et la Lorraine. L'autoroute A36 est à un peu plus de 40 km, en direction de Baume-les-Dames au sud, mais elle est accessible plus rapidement par la voie express D438 en se dirigeant vers le sud-est près de Montbéliard. L'autoroute A36 mène vers le sud à Besançon, chef-lieu de région de la Franche-Comté et vers le nord à Mulhouse. La ville est assez proche de la frontière Suisse : une soixantaine de kilomètres de Porrentruy et 180 km de Lausanne. Par les grands axes de communication, l'Allemagne est distante à moins d'une heure 30 en voiture, c'est-à-dire 90 km. La gare ferroviaire de Lure est sur la ligne Paris - Mulhouse (dite aussi Paris-Bâle).
Roye, Magny-Vernois, Vouhenans, Bouhans-lès-Lure sont les seuls villages suffisamment proches pour pouvoir être considérés comme limitrophes ; mais cette notion peut être liée soit à la distance séparant les communes, soit au temps mis pour y parvenir. Si l'on considère ce paramètre de temps, tous les villages présents à une sortie de la RN19 ou de la D64 peuvent être considérés comme tels, y compris Luxeuil-les-Bains. Le tableau ci-après présente les dix communes limitrophes de Lure[4].
[modifier] Géologie
Lure est construite sur le plateau de Haute-Saône dans la dépression sous-vosgienne, à la frontière entre une dépression triassique et une dépression liasique[5]. Localisée sur la vallée de l'Ognon, plus précisément dans ses synclinaux, le région luronne constitue la dépression de Lure. Dans le nord du territoire, le sol est constitué d'alluvions anciennes, de type glaciaire, provenant des Vosges. Le sol se compose d'alluvions récentes sur le bassin de l'Ognon et sur les alentours de la Reigne, du Bourbier et du ruisseau Notre-Dame, c'est-à-dire dans au nord-ouest de la ville en zone forestière. Des alluvions glaciaires se trouvent aussi entre le bassin de l'Ognon et des zones du nord-est sur la trajectoire de deux ruisseaux. Certaines étendues du nord-est son constituées de grès du trias inférieur[6].
Le 20 mai 1826, lors de l'ouverture d'une modeste carrière sur les flancs du Mont-Randon, quelques petits filons de houille ont été découverts. Un ingénieur des mines du département a affirmé, après quelques examens, qu'il était nécessaire d'approfondir les recherches, ce que le conseil municipal a fait, mais cela n'a manifestement abouti à aucun résultat significatif[7]. Une tourbière était exploitée jusque dans les années 1910 dans la future rue Saint-Quentin[8].
L'espace urbain est bâti sur d'anciens marécages qui se sont asséchés au fil des siècles, ce qui explique que la nappe phréatique soit présente à peine plus de 2 mètres sous la surface du sol. Lors des grandes canicules, il arrive qu'elle s'assèche quelque peu, provoquant des mouvements de terrains. Dans un potager, la terre permet de cultiver divers légumes comme les tomates, courgettes, pomme de terre, salade, poireaux et sur ce sol, peuvent pousser pêcher, pommier, châtaignier, cerisier, figuier et autres arbres fruitiers.
[modifier] Topographie
Paradoxalement, l'espace urbain est à la fois très plat et vallonné de plusieurs reliefs. La ville de Lure est relativement plane dans le centre-ville et en descendant vers les étangs, au nord-nord-est. Il y a quelque pentes très douces, presque imperceptibles, un peu avant l'Ognon, une rivière. Toutefois, lorsqu'on s'approche de la RN19, le terrain est de plus en plus pentu, que ce soit à la colline du Mortard, ou vers les extérieurs de la ville au nord. Lure est donc située dans une sorte de demi-cuvette. Il est à relever que deux exceptions existent. La première est la colline de l'hôpital, nommée le Mont Châtel[9], qui a une forme oblongue. Celle-ci s'étend le long du chemin de fer, coupant la ville à cet endroit sur près d'un kilomètre. Le rail continue de couper la ville en deux parties selon le même axe, d'est en ouest. Il est franchissable par seulement deux passages à niveau pour les voitures et un uniquement pour les piétons et vélos, et par le pont de la RN19. Presque parallèlement, le mont Randon est une sorte de « dune » d'une vingtaine de mètres de hauteur. Elle est longue, mais fine. La dénivellation y est importante. Au Sud de cette élévation, le sol redevient très plat jusqu'à l'Ognon et bien plus loin que les étangs. La zone entre l'Ognon et le Mont Randon est inondable.
En direction de Luxeuil-les-Bains, le terrain devient plus vallonné et l'altitude augmente de plusieurs dizaines de mètres après une plaine concave.
L'Ognon barre la communication routière entre deux parties de la ville. Il est franchissable en seulement deux points. Le pont de l'Ognon, récemment élargi, dispose de quatre voies de circulation.
[modifier] Hydrologie
À la périphérie de la ville se trouvent une dizaine d'étangs. Certains d'entre eux n'étaient que d'anciennes gravières inondées, la nappe phréatique ne se situant guère plus profond que cinq mètres. Les autres sont d'origine naturelle, d'où le nom de la région des mille étangs. La profondeur de ces étendues d'eau avoisine 6 mètres et leurs berges forment une pente assez abrupte de l'ordre de 30°.
Un ruisseau s'écoule à proximité de ces étangs : le ruisseau de Sémé qui s'écoule du nord-ouest au sud-est et qui se jette dans le Rahin. Quatre autres étangs sont situés vers la zone artisanale des Cloyes. Un autre se situe entre Lure et Magny-Vernois, dans un lieu appelé les Marchis[10].
La ville est traversée du nord-est au sud-est par l'Ognon, une rivière en crue l'automne, et asséchée l'été. Lors des crues annuelles, les pâtures de la rive droite sont partiellement inondées, ce qui est assez courant dans les parties plates des alentours de la vile. Une rivière au débit nettement inférieur et aux caractéristiques similaires, la Reigne s'écoule plus au centre de la commune. Cette rivière est une curiosité car elle prend source dans l'étang de la Font, qui n'est alimenté par aucun autre cours d'eau. On sait depuis 1934 que la Reigne est une résurgence de l'Ognon et de quelques autre filets d'eau, grâce au déversement dans l'Ognon, en aval de Froideterre, d'un colorant, la fluorescéine, là où les infiltrations sont les plus importantes. L'excédent d'eau dans l'étang est de l'ordre de 2 m3 par seconde, ce qui crée la rivière. Elle s'écoule vers le sud-ouest, traverse les voies ferrées en forêt et est alimentée par un cours d'eau résultat de la fusion du ruisseau Notre-Dame et du Bourbier. Le ruisseau Notre-Dame est alimenté par les ruisseaux des Près Richard et de la Fontaine Chartons.
Le Bourbier et le ruisseau Notre-Dame qui confluent en une petite rivière à faible débit, brune et boueuse, expliquant certainement l'hydronomie du Bourbier, se jette une petite centaine de mètres plus loin dans la Reigne. C'est en ce lieu que l'on admire les résurgences de la Reigne, connues sous le nom de source du Noireaud. À cet endroit, le cours d'eau devient beaucoup plus large et plus profond, jusqu'à 2,50 m. Par ailleurs, l'eau devient cristalline. Ce cours d'eau s'écoule jusqu'à Magny-Vernois où il s'élargit une nouvelle fois, mais perd du tirant d'eau.
Les eaux pluviales s'écoulant le long des routes descendant de la butte du Mortard passent par un petit canal souterrain en dessous de l'esplanade Charles-de-Gaulle. Un bassin de rétention est prévu pour contenir le trop-plein en cas de fortes pluies. Deux autres ruisseaux fusionnent en dessus de la RN19. D'autres bassins de rétention se trouvent vers les étangs, derrière la zone commerciale de la Saline. Ceux-ci servent probablement à la régulation du niveau d'eau des étangs.
La région souffre rarement de sécheresse même lorsqu'elle s'étend à l'échelle européenne. Les étangs forment un bon moyen de contrôle de l'état et des réserves de l'eau en été. Leur niveau peut baisser de plus d'un mètre, et inversement, monter jusqu'à inonder les chemins de promenade. L'hydrologie à Lure est un élément important, tant au niveau du bâtiment qu'au niveau climatique. Les étangs ont donc une grande influence.
[modifier] Risques majeurs
À Lure, l'inondation est l'aléa le plus important. Il concerne plusieurs zones géographiques strictement délimitées[11]. Bien que plusieurs cours d'eau et étangs soient repartis sur le territoire communal, les principales zones inondables ne se situent qu'à la périphérie de l'Ognon. Lorsque le débit augmente suffisamment, l'Ognon sort de son lit et s'écoule sur son lit majeur qui n'est guère plus élevé que son lit habituel. Les zones alors inondées sont quelques petites parcelles de la rive gauche et de vastes étendues faiblement construites de la rive droite[12].
La commune est touchée par certains mouvements de terrains. En effet, la géologie du sous-sol a la particularité d'être imbibée d'eau. Il s'agit de la nappe phréatique qui affleure le sol. Le risque n'est pas sa présence mais ses variations. Lors des fortes chaleurs, l'eau qui imbibe ces sols à tendance à s'évaporer. Lorsque l'eau se rétracte du sol, celui-ci perd de son volume et s'affaisse sous son propre poids. Le terrain descend, mais de manière irrégulière. Et réciproquement, lorsqu'il pleut abondamment le sol tend à se gorger d'eau ce qui provoque un phénomène inverse. Ces phénomènes provoquent la fragilisation des édifices. La plupart des bâtiments de la commune sont touchés.
Le risque de séisme est très faible à Lure puisqu'elle est classée 1A[13].
À Lure on peut distinguer différent risques anthropiques[14]. Il existe un site classé Seveso, il s'agit de Faurecia, une entreprise produisant des sièges pour l'automobile. Elle est classée Seveso niveau bas car les risques d'accident sont faibles. Seul un nuage toxique pourrait survenir en cas d'incendie, mais les normes de stockage évitent toute propagation de celui-ci hors du site. Les autre risques sont inhérents aux transports, plus précisément concernant la RN 19[14] et la ligne de chemin de fer[14]. De nombreux camions transitant par la route nationale peuvent transporter des matières dangereuses. L'axe routier traverse une grande zone commerciale très fréquentée. Il en va de même avec les rails qui traversent la ville. Les trains de marchandises peuvent transporter des matières inflammables ou dangereuses. Le risque de déraillement n'est pas négligeable car, l'accident se produirait en plein centre ville[14].
[modifier] Climat
Lure bénéficie d'un climat océanique dégradé[15]. La ville subit d'épais brouillards tôt le matin et le soir quelquefois au printemps et en automne et reçoit des manteaux de neige épais de 5 à 40 cm (en 2005-2006). Les températures atteignent jusqu'à 40 °C au soleil. La proche présence des étangs a pour conséquence l'apparition d'une sorte de microclimat. Il fait moins froid en hiver et moins chaud en été, comparé à de proches villages, comme par exemple La Côte, à 5 km à l'est. Ces régulateurs thermiques n'empêchent pas la ville de subir de fortes gelées, allant jusqu'à -10 °C à l'aube, et des étés chauds. Lorsque l'hiver est sec, il arrive que de violents orages éclatent et créent des inondations, comme ce fut le cas le 30 mai 2008.
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Heures moyennes d'ensoleillement | 54.1 | 85.9 | 124 | 159.6 | 190.5 | 218.2 | 251.7 | 220.6 | 175.1 | 126.3 | 71.2 | 55.7 | 1732.8 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 92.8 | 78.3 | 80.6 | 74.9 | 93.2 | 90.1 | 78 | 89.2 | 79.6 | 76.8 | 101.6 | 101 | 1036 |
| Moyennes mensuelles de la vitesse du vent (km/h) |
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Lure | 1 732 h/an | 1 036 mm/an | env. 15j/an | -- j/an | env. 20j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
[modifier] Transports et voies de communications
[modifier] Transport ferroviaire
La commune est traversée par le rail qui permet,vers l'est, de se rendre à Belfort, Mulhouse ou Bâle. La gare de Lure est aussi un arrêt de bus et de taxi. Il y circule des TER, des trains de marchandises d'une quarantaine de wagons, mais généralement, cette gare est utilisée pour le transport de voyageurs. La gare travaille pour la LGV Rhin-Rhône passant dans le département. En effet, on réhabilite une ancienne ligne, désaffectée depuis 1984, passant par Magny-Vernois, au sud-ouest de Lure, afin de transporter du matériel à l'avant-poste de la ligne nouvelle situé à Villersexel, évitant un surplus de camions[17]. La gare TGV ma plus proche est celle de Remiremont, à une cinquantaine de kilomètres. Autrefois, Lure possédait une autre ligne appartenant aux Chemins de Fer Vicinaux. Le tacot circulait depuis la gare SNCF jusqu'au Mont Châtel, puis continuait en direction d'autres villages.
[modifier] Voies routières
Depuis plusieurs siècles, la route d'accès traversait la commune par le centre-ville dans l'axe nord-sud constitué par la D64. Elle joint la rue Carnot au nord, et traverse l'Ognon dans le sens inverse. Cependant, depuis les années 1980, un contournement a permis de diminuer le trafic de passage du centre-ville. Depuis, le trafic des camions y est interdit. Ce contournement de la RN 19 servira pour le trafic local « interquartier » lorsque les travaux de la RN19 seront achevés. La RN19 renforcera son rôle de voie express lorsque la route en 2x2 voies reliera directement la route express (D 64) au nord conduisant à Luxeuil-les-Bains. Cette voie express qu'est la RN19 permet d'accéder rapidement à Vesoul à l'ouest, et par la D486 de lier économiquement certaines communes enclavées de la Communauté de communes du pays de Lure.
La rue Carnot, traversant entièrement Lure, présente des difficultés de circulation lors du passage d'un train ou aux heures de pointe.
Les autres axes importants à mentionner sont la D18 au sud-ouest partant en direction de Vouhenans, la D64 traversant le centre-ville et la rue Carnot et allant jusqu'au nœud routier au nord puis vers Luxeuil-les-Bains et la D486, allant en direction du nord-ouest vers Saint-Germain. La région de Lure jusqu'à Ronchamp est souvent utilisée pour le passage de convois exceptionnels.
Pour la sécurité routière, la ville a bridé la circulation sur certains tronçons à 30 km/h et installé des ralentisseurs latéraux, généralement des extensions du trottoir en forme de trapèze des deux côtés de la chaussée. C'est le cas notamment sur la route allant et sortant à la zone commerciale des Cloyes, du boulevard près du Collège du Mortard. Une signalisation appropriée est en place. Dans le même contexte, plusieurs rues sont à sens unique. C'est notamment le cas de la rue de la mairie et des rues allant et sortant de la zone commerciale des Cloyes.
[modifier] Pistes cyclables
La ville est un lieu où les véhicules motorisés et les vélos circulent en harmonie grâce à la présence de pistes cyclables sur les grands axes et sur les routes très fréquentées, notamment celles qui relient le centre-ville aux zones commerciales. La municipalité favorise la sécurité des rues à proximité des écoles et lycées[18]. À ce propos, un questionnaire a été remis aux écoliers et lycéens en octobre 2008. Depuis quelques années, la plupart des nouvelles rues sont dotées de pistes cyclables, et les axes plus fréquentés sont entièrement adaptés aux cyclistes, avec une séparation matérielle entre la piste cyclable et la route elle-même, comme c'est le cas pour le contournement amenant à la zone des Cloyes, ou dans le nord, pour la route menant à Saint-Germain. Au total, ce sont plusieurs kilomètres de pistes cyclables additionnées à une politique pro-cycliste qui permet de traverser et de circuler en ville en sécurité.
[modifier] Bus
Lure est desservie majoritairement par les Lignes Saônoises, une compagnie de bus, qui irrigue le département. Lure constitue un noeud de plusieurs lignes;
- Vesoul-Lure (Ligne 6)[19]
- Lure-Luxeuil (Ligne 7))[20]
- Héricourt-Lure (ligne 12)[21]
- Lure-Belfort (Ligne 15)[22]
- Melisey-Lure (Ligne 19)[23]
- Vilersexel-Lure (Ligne-20)[24]
Une gare routière de la ligne, accolée à la gare SNCF accueille les bus des alentours et est relayée par deux autres arrêts secondaires, un sur l'esplanade Charles de Gaule, l'autre devant le collège du Mortard. Il se trouve ça et là des abris de bus soit appartenant à d'autres compagnies, soit désaffectés. À proprement dit, on ne peut pas parler de transport en commun appartenant à la municipalité luronne, toutefois, la municipalité finance un trajet en ville pour transporter à moindre frais les élèves scolarisés au collège du Mortard. Les navettes et transports scolaires se font remarquer de par leur nombre les jours d'écoles, le matin et le soir sur l'esplanade Charles-de-Gaulle.
[modifier] Déplacements piétons et autres
La ville construit toutes ses nouvelles rues, même les plus petites avec au moins un trottoir pour la sécurité des piétons. Ils sont généralement légèrement rehaussés de 5 à 20 centimètres. Cette élévation est souvent amoindrie, voire annulée pour les passages piétons. Il arrive que le trottoir ne soit pas assez large ou que quelques obstacles, tels que lampadaires, parking sauvage et signalisation routière, entravent leur passages. Il y a eu un projet de réhabilitation de l'aérodrome de Malbouhans, ancien aérodrome militaire mais il fut interrompu deux fois par l'action d'écologistes, dans le but de préserver l'habitat de certaines espèces animales et végétales[25]. Si le projet avait vu le jour, le trafic aérien aurait permis d'amoindrir les temps mis pour parvenir aux villes d'ordre national, tout en dynamisant la ville et ses alentours.
Il existe, en outre, quelques taxis appartenant à des compagnies privées[26].
[modifier] Urbanisme
[modifier] Morphologie urbaine
[modifier] Quartiers
Le Quartier de la Pologne, avec son école primaire et maternelle, est composé essentiellement d'anciennes fermes, maisons bourgeoises et villas. De nouveaux lotissement se construisent actuellement aux Près-Verts. Le quartier doit son nom à une famille polonaise, les Deskur. Jean Deskur, major dans l'armée russe empêcha la destruction totale de la ville en 1814, en représailles du meurtre d'un général autrichien[27]. Une rue porte son nom en sa mémoire. Son fils vint trouver refuge à Lure en 1863 suite à l'insurrection polonaise de 1863. Par ailleurs, beaucoup de familles polonaises travaillaient dans les mines de Ronchamp, mais n'habitaient pas Lure. Un magnifique petit parc se trouve entre les deux écoles ; il s'orne depuis 1994 d'un monument de taille modeste à la mémoire de ces Polonais.
Le Quartier du Mortard, situé en surplomb de la ville, au nord, sur la Colline du Mortard donne son nom à un collège. Ce quartier s'étend selon l'axe nord-sud. On le limite généralement par le Boulevard de la Résistance et l'avenue du Mortard pour sa longueur et par le Boulevard du parc pour sa largeur. Le quartier a été bâti pendant les années 1970. Parfois appelé « ghetto 70 », ce quartier est constitué d'immeubles et de blocs d'habitation sous formes de barres et de petites tours où loge une forte communauté d'origine nord-africaine. Cet ensemble est souvent perçu comme un quartier sensible[28]. En contrebas, d'autres barres d'habitations sont de moindres dimensions.
Le Quartier Lassalle a été créé un peu avant les casernes en septembre 1890. La gendarmerie loge un grand nombre de personnes dans les logements qui ont pris la place des anciennes casernes. Il s'agit d'ouvrages contemporains.
Les Eaux-Vives est un quartier situé sur le site d'une ancienne fonderie démolie. Il se compose de plusieurs immeubles d'habitation en barres et a été construit au cours des années 1990.
Il existe trois comités de quartier à Lure ; un pour le quartier du Mortard et ses environs, un pour le centre-ville, et un dernier pour le quartier de la Pologne[29]. Ils permettent d'améliorer la vie ordinaire grâce à des réunions au cours desquelles des suggestions peuvent êtres émises.
[modifier] Tissu urbain
Bien que Lure ne soit pas réellement une agglomération, malgré le fait qu'elle soit à la fois le chef-lieu de la Communauté de communes du pays de Lure et une sous-préfecture de la Haute-Saône, l'INSEE la comte parmi les aires urbaines de France. Ici sont présentés les axes d'urbanisation.
- Axe RN19-D486 (est-ouest)
La ville n'a fusionné avec aucune ville de taille semblable, cependant, le village de Roye est accolé à la commune. En suivant la route reliant les deux communes, on peut s'apercevoir que les hameaux de Magny-Vernois gare et tuilerie sont séparés de la ville par une mince bande de pâtures de quelques centaines de mètres dans leur plus grande largeur. Une partie de ce village touche déjà la ville, et des terrains limitrophes sont en construction sur le mont Randon. Ce village est très proche de Vouhenans mais ne le côtoie pas encore tout à fait, quoique la limite ne soit plus très nette. Si la ville et les villages continuent de croître de cette façon, il est envisageable qu'il se produise une petite agglomération d'une forme oblongue ou en croissant de lune qui peut se distinguer grâce aux photos satellites récentes. Cet axe est dynamique car il s'étend entre une grande forêt et une quinzaine d'étangs, faisant obstacle à la construction dans l'axe perpendiculaire.
- Axe de la « quatre voies » (nord-sud)
Dans cette direction, globalement nord-sud, les villages limitrophes sont plus éloignés les uns des autres, et chaque village est séparé par d'importants terrains agricoles, forêt, étangs ou autres. Il est presque impossible de voir un jour une fusion dans ce sens. De plus, la géographie s'y oppose avec la présence d'obstacles majeurs comme forêt et étangs, toutefois les villages concernés sont déjà rapidement accessibles par la voie expresse. Toutefois, une partie de Froideterre, éloignée de deux kilomètres du centre de son village, touche Lure au nord-est, vers la zone commerciale des Cloyes.
- Développement
Lure s'est développée dès l'origine autour de l'abbaye proche du lac de la Font. Rasée en partie et brûlée à plusieurs reprises, Lure s'est toutefois agrandie au fil du temps, jusqu'à être ceinte d'une muraille, entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle. La ville dépassa ces limites et la muraille fut détruite sous ordre de Louis XIV, pour des raisons inconnues. L'aire bâtie s'est étendu vers le sud suivant la route nationale[30] suite l'arrivée des premières industries, quand Lure n'était qu'un gros bourg rural. La population augmenta rapidement. Lors la deuxième moitié du XXe siècle, de nouvelles rues ont été tracées et la ville s'est peuplée vers le sud. Des photographies aériennes des années 1960 montrent le sud de Lure avec des rues bâties, mais entourées de zones non construites. Cette partie de la ville avait un aspect de toile d'araignée. Un village voisin, Roye, en 2008, a la même configuration vue du ciel. D'années en années, la ville s'est homogénéisée en construisant ces zones. Toutefois, des espaces non construits demeurent toujours vers le cimetière et au mont Randon. Le dernier « trou urbain » était dans le quartier de la Pologne, mais, en cours d'aménagement, et il est presque entièrement comblé, un peu après que les zones du quartier du Mortard se soient construites. Pendant les années 1980, la zone commerciale des Cloyes est créée.
[modifier] Logement
Lure comptait 3 553 logements en 1999, dont 92 % des logements sont des résidences principales ; 41,9 % des habitants sont propriétaires de leur logement, alors que 51,1 % sont locataires (respectivement 56,7 % et 38,7 % dans la région). Avec 710 logements HLM soit 20 % du parc en 1999, Lure se trouve 5 % au-dessus de la moyenne de la Franche-Comté (15 %). La commune est arrivée aux 20 % de logements sociaux préconisés par la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 ; le nombre de ces logements a augmenté de 22 % entre 1990 et 1999[31].
Toujours en 1999, 26,3 % des logements étaient composés de quatre pièces, suivis par les logements de trois pièces (21,78 %), puis ceux de cinq pièces (20,7 %), ceux de six pièces ou plus (13,5 %), ceux de deux pièces (10,9 %) et enfin, les studios représentant 6,9% du parc[32]. La ville possède plus de 498 immeubles comportant 10 logements[33]. Ceux-ci sont principalement situés dans le quartier du Mortard et aux Eaux-Vives.
Une vaste aire d'accueil aménagée est mis à disposition des gens du voyage, au nord de Lure, près de l'usine Isoroy, toutefois service est payant[34].
[modifier] Parcs et espaces verts
[modifier] Toponymie
Les premières mentions du lieu dans un document remontent au Concile d'Aix-la-Chapelle en 817 sous le nom de Luterhaa. Dans les traité de Verdun en 843 et de Meerssen en 870, le nom de la ville est également cité. La commune a changé plusieurs fois de dénomination depuis le Moyen Âge : Luterhaa en 959, puis successivement Luthra/Lutra, Ludra en 1289, Ludrensem, Luder en 1374, Luthre, Liura, Lura, Liure, Luyre, et pour finir Lure au XVe siècle, nom actuel de la ville[35].
L'étymologie de la ville, quelle que soit l'hypothèse retenue, met en évidence le lien avec l'eau et la caractéristique aquifère de cette région aux étangs et marécages abondants. En latin Lure dit Luthra, Ludra ou encore Lura ce qui signifie loutre. L'animal est typique de la région. Lutum signifie aussi « marais » en latin. Par ailleurs, plusieurs nom d'origine celtiques, parmi lesquels, luh signifiait le lac, dwyre la source, luh doyre, ludhoyer ou encore luder, la source qui forme un lac. L'on retrouve cette origine dans le vocabulaire breton ancien dit bas-breton, le gaélique et même de l'irlandais, dans les termes de loch, louch et luch ou lur[36]. De plus, le nom lutro en gaulois est traduit par source ou cours d'eau, corroborant l'origine hydrologique. Un rapprochement du nom avec les parlers germaniques n'est pas interdit, en effet, l'allemand était entendu et parlé à Lure dès la fin du XVe siècle[37]. Ainsi lauter signifie clair, pur, limpide, et l'on peut lui trouver une correspondance avec les eaux du Lac de la Font.
Une autre hypothèse rapprocherait le nom de Lure à Lothaire II qui aurait donné son nom à la ville, Luthre étant proche de Lothera[38], qui se serait transformé en Luthra au fil du temps. J. Girardot soutient que ce nom a originellement été attribué à l'abbaye[39]. L'histoire peut mettre en évidence un lien entre la famille et les descendants de Lothaire et la ville de Lure.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
La ville a pour devise « Undique nos Tuere », qui se traduit par : « Protège‑nous de tous côtés » ou « protège‑nous partout »[40]. Cette devise peut se comprendre en la liant avec les faits historique des lieux, qui sont chargés de pillages et razzias pratiqués depuis maints siècles par des envahisseurs successifs.
Les origines des armoiries sont incertaines. Certaines sources les font remonter à 1545 mais la première occurrence date de 1636 sur le sceau d'un acte actuellement conservé aux Archives du Doubs[41]. Comme pour toutes les communes de Franche-Comté, d'autres armoiries officielles ont été attribuées par Louis XIV en 1696 qui interdit l'utilisation de quelques autres armoiries qu'il n'eut point reconnu. Ces armoiries imposées (« De gueules à trois tours maçonnées de sable, ouvertes de gueules, rangées sur un tertre de sinople, sommé de trois fleurs de lys de mêle ») semblent ne jamais avoir été utilisées. En 1931, le 72e Régiment d'infanterie polonaise adopta les armoiries de Lure comme insigne, ceci pour commémorer leur formation à Lure en 1916[42].
Les armoiries de la ville sont un écusson bleu ciel strié horizontalement (« Soleil d'or sur champ d'azur »), exposant habilement le soleil doré avec un visage qui a plusieurs significations. Cet ensemble est symétriquement décoré sur ses deux flancs par des lauriers. L'écusson est surmonté d'une couronne composée de trois tours de gardes. La valeur symbolique de cet élément nous provient certainement encore une fois du passé. Cet ensemble peut se retrouver dans les armoiries de Ronchamp et Fresse, ou encore de plus grandes villes telles que Saint-Étienne. Dans l'arête supérieure est placée la devise écrite sur un morceau de parchemin déroulé.
Les Croix de guerre 1914-1918 et Croix de guerre 1939-1945 qui ornent le blason de la ville ont été attribuées afin de récompenser l'attitude de la bourgade durant les deux guerres mondiales qui compte de nombreuses victimes des conflits. On peut constater qu'elles ne figurent pas sur l'écusson en pierre de 1850 (voir la photo). Le visage du lumineux soleil est lui aussi absent.
Bien que les abbayes soient souvent affichées sur les armoiries municipales, celle de Lure est absente alors que la ville lui doit son existence. L'abbaye de Lure avait son propre blason définit par Au second de gueules, à un bras de carnation, mouvant d'une manche et élevant en haut de deux doigts. Cette abbaye est cependant peut-être représentée par la couronne de fortifications en haut du blason.
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Les armes de Lure se blasonnent ainsi : « d’azur au soleil d'or ». La ville a pour devise : « Undique nos Tuere ». Le logo de la ville est un blason différent des armoiries officielles. Généralement, la mention Ville de Lure ou Lure est inscrite en noir tantôt à droite, tantôt en dessus, tantôt en dessous. |
[modifier] Historique
[modifier] Une Antiquité mystérieuse
- Le site de Saint-Quentin
D'après certains points de vue[43], les celtes auraient un lien avec le lieu. Toutefois, les premières traces de civilisation de la région remontent à l'époque romaine comme en témoignent des fouilles aux thermes de Luxeuil-les-Bains. Dans le cas de Lure, un certain Pereciot, qui les a visitées en 1771, avait trouvé des tuiles romaines ou quelques fragments. Ce dernier signala même sur le territoire de la région quelques restes de voies romaines, malgré quelques controverses. Cette occupation romaine a été confirmée par des fouilles effectuées entre 1970 et 1984, qui ont mis en évidence les structures d'une importante pars rustica au lieu-dit Saint-Quentin, en périphérie sud-ouest de la ville[44]. Ce sont les voies romaines qui auraient amené les invasions barbares dans la région. Les Huns ont réduit en cendres, en 451, quelques communes, notamment Luxeuil-les-Bains.
Des morceaux de céramique furent trouvés pendant les fouilles de 1979 à 1981 à Saint-Quentin. Elles furent peut-être les derniers vestiges d'un atelier de l'époque gallo-romaine. D'autres personnes affirmèrent avec plus ou moins de crédibilité une présence à l'époque romaine.
De véritables preuves furent présentées en 1896, lorsque deux personnes dégagent sous 40 à 50 cm de terre, une mosaïque gallo-romaine, datée vraisemblablement du IIIe ou IVe siècle[45], et les restes de murs formant les pièces d'un bâtiment d'une taille non négligeable. On reproduisit alors le plan des découvertes et on fit une aquarelle de la mosaïque. On supposa dans un premier temps qu'elle appartenait à une salle de bain, car le sol reposait sur des hypocaustes. La mosaïque ne fut pas trouvée complète, mais représentait une femme vêtue à droite et un homme nu à gauche[46]. Malheureusement, depuis sa découverte, la mosaïque fut dégradée, partagée et dispersée. Ces découvertes amenèrent plusieurs à avancer l'hypothèse d'une ville romaine. On avança le présence de routes, mais aucune ne traversant Lure elle-même ne fut jamais trouvée. Les détracteurs de cette hypothèse avancèrent le fait qu'aucun bâtiment public, aqueduc ou statue ne fut trouvé. Toutefois, après des constructions dans le périmètre de cette villa, d'autres restes de murs furent encore trouvés. Les fouilles de 1981 révélèrent la présences de tegulae. D'après des indices recueillis sur le terrain, l'ensemble des édifices faisait plus de 200 mètres de long[47], ce qui laisse penser à un riche propriétaire, et ravive l'hypothèse de la ville romaine. D'autres fouilles trouvèrent encore une fois des signes de civilisation gallo-romaine. Lors d'aménagement d'égouts, on creusa des tranchées pour y placer des canalisations et des tuyaux. C'est alors qu'on trouva encore une fois des vestiges de la civilisation gallo-romaine. On trouva dans les tranchées des murets, des tessons de poterie, et cette fois, la base d'une colonne qui reposait sur une base carrée.
- Autres découvertes
Il est une rumeur qui persiste, celle d'un orteil en bronze qui aurait été trouvé sur le Mont Châtel au XVIIIe siècle[48],[49], mais qui disparut. Personne ne peut affirmer les circonstances de sa découverte, et encore moins ce qu'il en est advenu. Il était aussi question d'un chemin ferré qui y accédait[50]. Des briques et tessons anciens ont toutefois été trouvés autour de la zone. Cet orteil aurait appartenu à une statue de grande taille, ce qui pourrait prouver l'existence d'un lieu de culte sur les lieux[51]. Lorsque l'hôpital fut construit pendant les années 1960, aucun élément ne fut officiellement mis au jour. Une rumeur de château élevé sur place en 1158 par Othon n'a jamais fait l'objet de la moindre preuve. Une hypothèse dit que le Mont Châtel aurait été une vigie afin d'assurer la sécurité des routes passant aux alentours[52]. Quelques traces de civilisation gallo-romaine auraient également été mis au jour au sud du Mont Randon, mais les faits sont jugés comme irrecevables.
[modifier] Moyen Âge
- Une occupation mérovingienne
Des artefacts mérovingiens ont été mis au jour à la fin du XIXe siècle, notamment des sarcophages. Le 10 avril 1941, un citoyen trouve un squelette en bêchant son jardin. Le lendemain, sur le lieu, M. Girardot, historien local, découvre deux tombeaux. Jugés sans intérêt archéologique, l'ensemble est à nouveau enfoui. On retrouve également un sarcophage sur la fin de la Deuxième Guerre mondiale. En 1951, on déterre un scramasax, sorte de petite épée ainsi qu'un vase funéraire. À la fin juillet 1978, lors du terrassement pour un nouveau lotissement, d'intéressantes découvertes sont faites à l'occasion de fouilles générales : des murs, des tessons et ce qui semble être de la tuyauterie. À la fin de l'année, une fouille sur un périmètre de 50 par 20 mètres est entreprise révélant des tombeaux. Bizarrement un sarcophage exhumé en 1980 contenait au moment de sa découverte des boîtes de conserves en provenance des États-Unis.
- Les fondations définitives
À la suite des tourmentes provoquées par les Huns en 451, les Burgondes s'établirent durablement dans la région, avant que les Francs ne s'emparent des vastes territoires en 534.
Au début VIe siècle, un homme et douze disciples arrivèrent : saint Colomban, moine irlandais. Lorsque celui-ci fut exilé, il dispersa ses disciples, qui partirent en suivant la même direction qu'auparavant. Saint Desle alla fonder l'abbaye de Lure, après avoir construit deux oratoires. Après sa mort en 620, la ville, à peine à l'état de lieu-dit gagne en renommée, mais durant le siècle suivant, l'histoire de la ville est quasi inconnue. On sait en revanche que l'invasion des sarrasins fit beaucoup de mal dans la ville comme jusque dans ses plus lointaines périphéries, tel Luxeuil-les-Bains. L'abbé et ses compagnon furent massacrés, et le cloître fut abandonné pendant 15 ans, fait à dater de l'an 732. S'en suivit à nouveau une période plus ou moins mémorable pour les religieux, pendant l'époque de Charlemagne.
En 870, après la mort de Lothaire, le royaume se partage, et Lure fut compris dans la partie cédée à Louis le Germanique. En 926, les invasions hongroises ont encore été une sombre page de l'histoire de Lure, en particulier pour les moines qui ont laissé le monastère inhabité pendant 33 ans[53]. Suite à des agitations dans le monde de la noblesse, les bourguignons ont cherché un prétexte pour attaquer Lure. Ainsi, le monastère a été fortifié d'un mur de briques, garni de plusieurs tours et entouré d'un double fossé à la périphérie sous les ordres de Jacques de Vyt, vers 1343. De plus amples fortifications ont été construites à partir de 1340. Il y avait alors une muraille laissant trois portes ainsi que quelques petits bastillons[54]. Celles-ci survécurent jusqu'au XVIIe siècle. C'est en 1695 que Louis XIV ordonne la démolition de la muraille. Les travaux dureront jusqu'en 1758. La dernière porte disparut en 1796.
À la veille du XVe siècle, le bourg avait perdu une bonne partie de ses habitants et commençait à être abandonné. Pierre de Montbozon, pour réanimer la ville, proposa d'affranchir la population, ce qui a été fait par l'abbaye en 1400, qui édicte une charte. Malgré cette faveur, les habitants ont refusé certaines tâches, notamment l'entretien de la muraille. Ils y ont été condamnés en 1408. À la mort de Pierre de Montbozon, sa richesse et ses territoires furent partagés entre ses héritiers. Henriette, sa fille aînée, par mariage avec Eberhard-le-jeune a fait entrer ces possessions dans le domaine du Wurtemberg ; or, l'abbaye de Lure possédait les salines de Saulnot, accordée par Thierry III, qui ont été retirées de ses biens[55]. L'abbaye qui ne l'entendait pas de cette façon, a clamé ses droit sur les lieux, mais Eberhar n'a, non seulement plus octroyé les maigres rations de sel qu'elle obtenait encore, mais, en plus, l'a menacée de représailles si elle venait à s'en plaindre aux autorités ecclésiastiques. Il s'en est suivi de multiples affaires juridiques entre plusieurs personnes, dont la finalité est méconnue, mais qui perdurèrent longtemps.
- Un développement bien difficile
Le demi-siècle suivant peut se résumer à quelque échanges avec l'abbaye de Murbach qui protégeait l'abbaye de Lure un certain temps. En 1460, Lure a subi un pillage de faible ampleur, mais quelques bâtisses ont été endommagées et les pillards, attirés par un potentiel butin, ont envahi le cloître et tué quelques religieux. Ils auraient été des bourguignons. L'affaire a été menée en justice. Une nouvelle querelle, ayant pour objet un petit territoire, éclate entre un noble, détenteur de quelques terres, et l'abbé de Lure, qui sera finalement enfermé au château d'Ensisheim. En 1474, Lure, protégée jusque-là par le Duc de Bourgogne, entre sous la protection de l'Autriche. Suite à la défaite de l'armée bourguignonne, dirigée par Henry de Neuchâtel qui traversait les territoires, une armée de suisses a pillé et brûlé en partie Lure, le 17 novembre 1474[56]. Alors qu'en 1522 les murailles étaient sérieusement abîmées, Georges de Massmünster les a fait réparer, et fortifia le monastère plus qu'il ne l'était avant. Il était doté de tours et de fossés. Alors que les premières activités protestantes influèrent sur Lure, en 1569, Jean Stoer un religieux de l'Abbaye de Murbach établit à Lure, une école de belle-lettres[57], qui changea plusieurs fois de mains, et dont les dernières traces administratives remontent à 1770. Des partisans de Calvin, face à diverses querelles ont demandé du secours à l'Allemagne. En 1569, Wolfgang comte du Palatinat et duc des Deux-Ponts répondit à l'appel et dressa à cet effet une armée dirigée vers Luxeuil et Lure[58]. Cette armée détruisit plusieurs villages du bailliage de Luxeuil[59]. L'armée atteint la ville, défendue par les bourguignons le 21 mars, toutefois sans grands dégâts, les portes de Lure s'ouvrirent à l'armée de Wolfgang, qui y stationna jusqu'au 24, avant de repartir vers Conflans. La même année, un corps de 3 000 hommes dirigé par Paul de Beaujeu pour le compte des protestants occupa Lure quelques jours[60]. Suite à de nouveaux changements de propriétés de l'Abbaye, de nouveaux mécontentements éclatèrent, et plusieurs mouvements d'armée eurent lieu entre septembre 1587 et février 1597. Bien que la ville n'en eut point souffert notablement, quelques altercations furent signalées aux environs, et quelques villages aux alentours furent pillés, comme Magny-Danigon et Clairegoutte[61]. Cette période d'insécurité engendra la fuite de nombreux habitants vers Montbéliard.
Les 30 premières années du XVIIe siècle furent paisibles et calmes. L'année 1630 fut terrible pour la petite ville; une maladie contagieuse la toucha, tuant plus de 200 personnes, et fut relayée par la peste dès septembre, qui cessa subitement ses méfaits le 8 décembre, lors de prière publiques[62]. On attribua ce miracle à la Vierge. Le répit fut de courte durée. Richelieu ayant décidé d'ambitieuses conquêtes vers le Rhin et le Jura, plusieurs belligérants se confrontèrent dans la région. Lure fut le théâtre de l'une de ces batailles. Le 13 février 1633, Othon-Louis partit de Belfort avec 2 600 cavaliers et un certain nombre de fantassins afin d'anéantir les troupes du chevalier de Montaigu. Ces troupes furent renforcées d'une centaine de mercenaires suisses ainsi que d'une quarantaine de chevaliers du baron de Vaugrenans et barricadées in extremis derrière les frêles remparts de Lure. Le siège commença le 13 au soir. Alors que la situation était fortement déséquilibrée à l'avantage de l'envahisseur, la population lutta activement[63]. Des canonss furent placés sur les toits des maisons les plus élevées, des gariottes furent dressées sur les remparts et de gros aménagements furent rapidement mis à bien. Sans succès, le siège fut levé le 19 février, et bien que le commandant eût demandé à Montbéliard de lui prêter des canons pour renouveler le siège, les canons restèrent à Montbéliard[64]. Dès lors, Lure redevint maîtresse de sa défense alors même qu'elle avait refusé la troupe de Marquis de Conflans. Du fait de cette vulnérabilité, les bourguignons en profitèrent pour s'en emparer[65]. Une nouvelle fois, la ville accueillit une puissante armée en passage dans le secteur. Les bourguignons perdirent la possession de Lure, mais pour d'autre motifs, Lure fut un nouvelle fois victime de combats en juin 1634. Épuisée par les hostilités quasi incessantes, elle s'appauvrit et perdit beaucoup de son dynamisme d'antan. Le suédois ayant pris part à de nombreux conflits dans cette partie de la France pensèrent qu'il fallût brûler la misérable bourgade le 19 juillet 1639[66]. La situation économique était tout aussi dramatique; la ville mit 50 ans pour rembourser les dettes qu'elle avait contractées antérieurement, en plus des nouveaux impôts qu'elle avait à payer. La mauvaise conjoncture plongea Lure dans l'ombre de l'histoire, et à l'écart de toute convoitise.
[modifier] Du rattachement à la France à l'âge industriel
En 1674, le marquis de Renel, sur l'ordre de Louis XIV, s'empara de Lure. Les princes allemands n'étant plus les protecteurs de l'abbaye, elle fut rattachée le 10 août 1679 à la Franche-Comté et donc à la France. À cette époque, la ville était entourée d'une muraille, et d'un fossé. Le positionnement géographique attira l'attention de Louis XIV qui entreprit d'en faire un entrepôt d'approvisionnement pour les places fortes d'Alsace et ses armées autour du Rhin[67]. Un plan fut tracé, mais jamais exécuté. L'église Saint-Martin fut construite vers 1740-1745, à la place de l'ancienne qui fut la proie des flammes le 11 décembre 1720[68]. On construisit un lycée - en réalité un collège - dans le centre de la ville. Un très vieux saule y est planté, certainement depuis sa construction.
Les Autrichiens entrèrent dans Lure le 2 janvier 1814. Elle dut subvenir pendant six mois aux besoins quotidiens d'une garnison de 200 à 450 soldats. Elle paya aussi les frais d'un hôpital militaire, lors de la deuxième occupation qui dura du 8 juillet au 22 octobre 1815. Le tsar Alexandre, son frère ainsi que le grand duc Constantin habitèrent une demeure qui était en 1750 l'hôtel de la famille Devault, pendant l'invasion de 1814. L'actuelle sous-préfecture abrita l'empereur d'Autriche, et l'Écu de France, le roi de Prusse[69]. Cette période fut économiquement désastreuse ; en plus de la garnison installée, Lure vit défiler pendant ces quatre mois pas moins de 70 000 hommes et près de 24 000 chevaux. À la suite de ces deux occupations, la ville fut gravement endettée ; 80 000 francs avaient été dépensés durant cette période, l'équivalent de plus de 40 000 euros. À l'époque, Lure n'était pas aussi peuplée (environ 2200 habitants), ce qui accentuait la difficulté financière.
Jusqu'en 1870, on pouvait considérer Lure comme une petite ville agricole, un gros bourg, malgré la présence de deux petites fonderies et quelques activités artisanales, comme par exemple, le tissage du coton ou la tannerie. Elles servaient à une production locale. Il fallut attendre la construction du chemin de fer reliant Paris à Belfort en 1857-1858 pour voir l'industrie prospérer. Ce n'est que suite à la guerre de 1870 et l’annexion de l’Alsace-Lorraine, que nombre d'industriels alsaciens s'établirent dans la région. Le premier égout de la ville est construit à partir de 1913 et n'est qu'un collecteur d'eaux usées. Des travaux d'élargissement du réseau se dérouleront pendant encore longtemps. Il faudra attendre les années 1940 pour voir se constituer un véritable réseau d'égouts.
[modifier] Les deux guerres mondiales
Les affiches de mobilisation générale furent placardées dans la ville le 1er août 1914 à quatre heures. Les habitants furent aussi informés grâce aux cloches, et, paraît-il, la ville était parcourue par des tambours. La veille à onze heures du matin, le 18e régiment de Dragons quitta la ville dans un départ émouvant. La frontière n'était alors qu'à une trentaine de kilomètres. Les soldats participèrent à la prise de Mulhouse. Sainte-Anne est transformée en hôpitaux militaires dans le but de pouvoir soigner les premiers blessés. En 1917, la VIIe armée installa le siège de son quartier général vers la bibliothèque. Depuis le début de la guerre, on pouvait quelquefois apercevoir des avions allemands dans le ciel ; c'est pourquoi des guetteurs furent installés sur le toit de l'église Saint-Martin. Bien que la ville n'ait pas été touchée par de sérieux bombardements, depuis la première bombe, tombée le 13 août 1914 sans faire de dégâts, jusqu'à la fin de la guerre, 37 bombes furent au total lâchées sur Lure. Il semblerait que ce soit la gare ou le rail qui avaient été pris pour cibles. On pensa alors que quelques informateurs allemands étaient établis à Lure[70]. Deux bombardements seulement, sur un total de dix, furent meurtriers. Le 6 juillet 1916, l'explosion d'un obus tua cinq femmes, une fille, cinq enfants et un militaire[71]. Seul un mort et un blessé furent provoqués par celui du 5 septembre 1917. Un monument aux morts a été érigé en 1925 en l'honneur des 151 personnes tombées pendant la guerre. La Croix de Guerre fut attribuée à la ville le 14 août 1921 pour (citation) : « A été au cours de la guerre l'objet de fréquents bombardements par avion. Malgré ses deuils, elle s'est signalée en toutes circonstances par sa belle vaillance et sa patriotique fierté ». Cette croix de guerre est affichée sur ses armoiries.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, quelques bâtiments furent réquisitionnés, comme l'hospice Marie-Richard qui fut transformé en hôpital militaire[72]. La drôle de guerre s'installa. On peut admettre sa fin lorsque la ville est survolée par des avions allemands le 10 mai 1940, au crépuscule. Ceux-ci attaquaient la Base aérienne 116 par vagues successives. Des bombardements ont commencé le lendemain. Ceux-ci étaient malheureusement plus efficaces que ceux de la guerre précédente. L'arrivée des allemands se fit sentir et la population luronne commença à s'affoler, lorsque Vesoul tomba aux mains de la Wehrmacht le 16 juin 1940[73]. Le lendemain seulement, le 17 dans la journée, les premiers véhicules motorisés se firent voir. Le 18 juin, à 7 heures 30, des pièces d'artillerie arrivèrent par le chemin de la gare un peu plus tardivement. Les sirènes sonnent l'alerte plusieurs fois, et la dernière retentit à 8 heures. Quelques bombardements eurent lieu. Ils visaient la gare, et certaines explosions ont été notées dans plusieurs autres rues du centre ville. En réalité, la cible était une batterie placée à l'entrée de la route de Vesoul. Les 75 français luttèrent jusqu'à 10 h 30, heure à la quelle ils durent fuir par manque de soutien[74]. On ne déplora toutefois aucune victime après ces événements. Vers 11 h 30, des engins motorisés occupèrent l'espace près de Saint-Anne. La vie reprit son cours quelques heures seulement après la capitulation de la ville. Aucun incident notable ne perturba la vie locale jusqu'au 3 octobre 1943, où une puissante bombe éclata dans un magasin de quincaillerie, provoquant des dégâts aux édifices voisins. En novembre de la même année, une autre bombe de faible charge explosa au même endroit[75]. Deux membres de la Gestapo furent tués lors d'une arrestation du chef des ftp. L'occupation durera 4 ans et 3 mois. Pendant l'occupation, le 12 février 1944, 12 israélites furent déportés. À la mi-août, des convois allemands passaient par la ville pour faire retraite jusqu'à Belfort. Le 15 septembre des échanges de tirs entre américains et allemands se firent entendre la première fois à Vy-lès-Lure. Pour ne pas être encerclés, les allemands entamèrent un repli stratégique sur La Côte. Des attaques aériennes américaines ont provoqué quelques dégâts. La poste fut par exemple détruite[76]. La libération de la ville de Lure eut lieu le 16 septembre 1944 par la 3e division d'infanterie US[77].
[modifier] De la Libération à nos jours
Depuis la Libération, l'histoire de la commune comporte peu de faits notables. Le Général Charles de Gaulle s'est rendu à Lure en 1962[78].
La sous-préfecture fut victime d'un incendie qui détruisit son toit. En 1976, eut lieu la construction du collège du Mortard. Lors des émeutes de 2005, un cocktail molotov a endommagé une partie de la bibliothèque de ce collège[79].
En 1979, un contournement de la route nationale 19 est mis en service, libérant le centre ville de la circulation des poids lourds et permettant à la ville de retrouver son calme. Depuis mi 2006, un nouveau contournement est en travaux[80] pour permettre la création d'une route à 2 fois 2 voies. L'ancien contournement sera réservé au trafic inter-quartiers.
En 1981 est crée la SHAARL, société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Lure[81],[82]. Cette association étudie l'histoire de la ville et de ses environs. Elle a mené plusieurs fouilles archéologiques.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Tendances politiques et résultats
L'électorat luron est majoritairement à gauche, la droite ayant été fortement concurrencée par le Front national. Les élections municipales ont été remportées de 1983 à 2008 par des partis de gauche tels que le PS et les divers gauche ; les scores de la gauche aux élections présidentielles sont plus forts que la moyenne nationale. Le siège du député de la circonscription est détenu par la gauche depuis 1988, avec une interruption de 2002 à 2007. La gauche tient également les deux cantons de la ville.
Au premier tour de l’élection présidentielle française de 2002, Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête avec 19,9 % des voix, suivi de Jacques Chirac avec 16,5 % puis de Lionel Jospin avec 15,68 % et de Jean-Pierre Chevènement avec 13,78 %. Les autres candidats ne dépassaient guère 5 % des voix à l'exception d'Arlette Laguiller, avec ses 5,66 %. Le taux d'abstention de la commune, 31,51 %, est supérieur au taux national record de 28,40 %. Au second tour, Jacques Chirac a été préféré, avec 71,83 % des voix, à Jean-Marie Le Pen, qui a obtenu 28,17 %. Le score de Jacques Chirac est nettement inférieur à la tendance nationale, qui est de 82,21 %[83].
À la dernière élection présidentielle, en 2007, lors du premier tour, Nicolas Sarkozy a bénéficié de 27,98 % des voix ; en deuxième position et quasi ex-æquo, Ségolène Royal a obtenu 27,44 %, suivie de Jean-Marie Le Pen avec 15,98 %, François Bayrou avec 14,21 %, Olivier Besancenot avec 5,19 % et Philippe de Villiers avec 2,41 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy a obtenu 51,51 % des voix, alors que Ségolène Royal a bénéficié de 48,49% des suffrages, score légèrement supérieur à sa moyenne nationale de 46,94 %. Le taux d'abstention était de 18,64 %, ce qui est plus important que la moyenne nationale de 16,03 %[84].
En 2005, les lurons se sont prononcés contre le traité constitutionnel pour l’Europe à 63,69 % (36,31 % de Oui et un taux d’abstention de 35,91 %). Ces résultats sont plus prononcés que la tendance nationale, qui était de 54,67 % pour le Non, et 45,33 % pour le Oui[85]. Lors de élections européennes de 2009, 5 048 citoyens étaient inscrits. Parmi eux, 64,26 % on choisis l'abstention alors que seulement 35,74 % ont votés. Les mouvement politiques qui ont recueillis le plus de voies sont les socialistes avec 23.5 %, la majorité présidentielle avec 23,62 %, suivi du Front National (10.28%), du mouvement écologiste (9.87%), et du Nouveau Parti anticapitaliste qui recueille tout de même 8.11 % des voies[86].
[modifier] Administration municipale
La ville de Lure est dirigée par le maire qui est entouré de huit adjoints et neuf conseillers avec délégation.
[modifier] Liste des maires
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| janvier 2007 | Éric Houlley | PS | Conseiller Régional de Franche-Comté | |
| juin 1995 | janvier 2007 | Michel Federspiel | DVG | Conseiller Général de la Haute-Saône |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Budget et fiscalité
À titre de comparaison, la taxe d'habitation de la Haute-Saône était la suivante : en 2001, 6,44 % ; en 2002, 6,83 % ; en 2003, 6,83 % ; en 2004, 6,83 % ; en 2005, 7,24 % ; en 2006, 7,39 % ; en 2007, 7,39 % ; en 2008, 7,39 %. La taxe d'habitation de la Franche-Comté était la suivante : en 2001, 3.07 % ; en 2002, 3.07 % ; en 2003, 3.07 % ; en 2004, 3.07 % ; en 2005, 3.84 % ; en 2006, 3.92 % ; en 2007, 3.92 % ; en 2008, 3.92 %[87].
Taux de fiscalité directe
| Taxe | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| d'habitation | 10,05 % | 12,17 % | 12,17 % | 12,17 % | 12,17 % | 12,17 % |
| foncière sur le bâti | - | - | - | - | - | 24,61 % |
| foncière sur le non-bâti | - | - | - | - | - | 63,48 % |
| professionnelle | - | - | - | - | - | 9.66 % |
| Sources des données : Finances d'après un site spécialisé[88]. Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale | ||||||
[modifier] Intercommunalité et fonctions
Lure est à la fois sous-préfecture, chef-lieu de l'arrondissement de Lure, comportant au total plus de 100 000 habitants, et chef-lieu de deux cantons, Lure-Nord et Lure-Sud. C'est également Lure qui est le siège de la Communauté de communes du pays de Lure.
[modifier] Instances judiciaires et administratives
La ville a une Maison d'arrêt[89].
[modifier] Vie militaire
- Plusieurs unités militaires ont tenu garnison à Lure :
- 1er régiment de dragons, de 1892 à 1897 ;
- 13e régiment de dragons, de 1897 à 1913 ;
- 18e régiment de dragons en 1914 ;
- 4e régiment de défense contre les aéronefs, de 1920 à 1923 ;
- 121e escadron du train, de 1930 à 1939 ;
- 63e régiment d'artillerie, en 1946 ;
- 54e régiment d'artillerie, de 1947 à 1962 ;
- 1er régiment de dragons, de 1963 jusqu'à sa dissolution le 1er juillet 1999.
- Gendarmerie mobile
La ville a connu un passé militaire plus ou moins important depuis le XVIIe siècle. Un avant-poste pour Belfort avait déjà été sérieusement envisagé, mais le projet fut ajourné. Ce n'est qu'à partir du début du XXe siècle que le site aura ses imposantes casernes. Diverses unités furent basées ici au fil des années, mais aujourd'hui, Lure dispose d'un poste de la gendarmerie mobile. Les casernes et autres bâtiments d'un autre âge ayant été jugés inadéquats, furent rasés avant d'accueillir la gendarmerie. Aucune pierre ne servit à la construction des pavillons, d'une solidité nettement inférieure.
Actuellement trois postes de gendarmerie se tiennent dans Lure. La base aérienne de Luxeuil figure parmi les plus grands employeurs militaires de la ville. La gendarmerie de Lure dispose d'une quinzaine de véhicules, dont un « véhicule léger tout-terrain » dit P4. Il arrive parfois que quelques motos de la gendarmerie circulent en ville. La vie militaire peut être considérée comme inexistante actuellement. Les dispositifs militaires se trouvent à Luxeuil-les-Bains, Vesoul, et Belfort. La police municipale dispose de quelques voitures.
[modifier] Politique environnementale
[modifier] Flore
Le territoire communal se divise en plusieurs zones, en fonction du type de sol et de leurs localisations. Les 1 065 hectares de forêt de Lure sont composés dans leur immense majorité de feuillus tels que le chêne, le hêtre, l'aulne le frêne, le charme, le tilleul ou quelquefois le saule. Une certaine quantité de bouleaux y est visible. On trouve quelques conifères épars, de toute évidence plantés par l'homme. Les zones où l'on exploite industriellement le gravier et les anciens terrains militaires sont composés et entourés de friches où le sol est acide et pauvre en minéraux. La végétation y est donc particulière. Il y pousse beaucoup de genêt à balais et d'armoises, ce qui donne une allure désertiques aux terrains concernés. Dans le domaine agricole, le blé et le maïs sont cultivés, mais le sol pauvre profite aux patures[90]. Dans les terrains non bâtis, la végétation est similaire à celle que l'on trouve dans les prairies. Dans les plaines entretenues, l'herbe permet des pâtures pour les chevaux. Une flore typique s'est développée dans la zone de loisirs et autour des étangs. En hiver, le gel empêche plus d'un végétal de se développer naturellement, notamment l'olivier ou le palmier.
[modifier] Faune
La faune diffère selon les lieux étudiés ; en effet, la faune des friches n'est pas la même que celle des forêts, qui n'est pas la même que celle des champs. L'aquafaune est un domaine spécifique à Lure et de sa communauté de communes.
Dans les forêts avoisinantes, la faune est celle du grand est français. Au total, une quarantaine d'espèces distinctes cohabitent. Parmi elles, les plus connues sont le pic, la buse, l'épervier et la chouette hulotte. Les forêts luronnes sont un lieu de chasse, comme en témoigne la présence de chevreuils et de sangliers. Le renard, le blaireau et la marte sont toutefois recensés[91]. Dans les friches, certains des oiseaux cités ci-dessus habitent les lieux. Le chevreuil, la belette et l'hermine ont les friches comme habitat. Ces friches sont généralement proches des forêts. Évidemment, d'autres espèces plus rarement observées fréquentent le sol luron.
En ce qui concerne l'aquafaune, deux domaines distincts sont à retenir : les points d'eau stagnants, comme les étangs, et les cours d'eau comme l'Ognon.
Les gravières offrent à la nature des étendues d'eau particulières, ou une faune spéciale se développe pour la raison que la végétation manque, les berges étant trop abruptes, bien que certain animaux y vivent, comme quelques-uns des ceux qui peuplent les étangs naturels de la régions, tels que le canard colvert, la poule d'eau, la grèbe et une multitude d'insectes tels que les araignées d'eau et les moustiques. On y pratique également la pêche. Des cygnes, des canards et des carpes on étés introduits dans l'étang de la Font, devant la sous-préfecture. En matière de cours d'eau, il n'est à retenir que l'Ognon. Diverses espèces sont naturellement présentes. Des panneaux informatifs à ce propos renseignent les promeneurs. La pêche y est également praticable, mais plus en aval, car le cours d'eau est perturbé à plusieurs reprises le long de son cours à Lure. On peut y trouver des perches, des truites ainsi que des ombres. Quelques rares anguilles peuplent la rivière.
Les territoires urbanisés de la ville ont vu petit à petit apparaître une faune spécifique. Les corbeaux et les pigeons sont omniprésents dans l'espace urbain. Ils se nourrissent d'insectes ou parfois d'ordures. La ville, étant trop envahie par les corbeaux du bois du Mortard et de la colline de l'hôpital, la sous-préfecture organise tous les ans une chasse afin d'en diminuer la population sur la colline de l'hôpital (Mont-Châtel). À titre d'exemple, la campagne de régulation qui a durée du 24 avril au 8 mai 2008 a permis d'éliminer 959 volatiles en 46 sorties[92]. Les chats errants prolifèrent dans certains quartiers de la ville, se nourrissant de quelques déchets et autres, c'est pourquoi un service de capture et de stérilisation a été mis en place gratuitement.
[modifier] Jumelages
Asperg (Allemagne) Les 7 et 8 octobre 1967 à Asperg, le jumelage est officialisé ; la charte est signée le 8 octobre. Les dix ans du jumelage ont été fêtés à Lure en présence des deux maires. Le 24 septembre 1983, ce maire est nommé citoyen d'honneur de la ville de Lure pour la quinzième célébration de l'événement. Le vingtième anniversaire du jumelage a été fêté les 3 et 4 octobre 1987 à Asperg et les 22 et 23 octobre 1987 à Lure. Le club photo de Lure invite régulièrement celui d'Asperg pour des expositions. Chaque année, un match de football oppose les équipes des deux villes.
Irlande Un projet de jumelage avec une ville d'Irlande devrait voir le jour[93]. Ce rapprochement peut s'expliquer par la présence historique de Saint Colomban et parce que ce jumelage permettrait des rencontres dans le cadre du rugby, Lure ayant une équipe dans cette discipline sportive.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
Contrairement à la tendance démographique de la Haute-Saône, Lure n'a pas connu de dépeuplement notoire depuis 1880. Pour pouvoir comparer les deux évolutions, il faut savoir que le Haute-Saône ne s'est repeuplée qu'à partir de 1950. L'arrivée du chemin de fer et l'annexion de l'Alsace-Lorraine fit augmenter notablement la population.
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6408 | 7415 | 8639 | 9130 | 8843 | 8727 | 8352 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1846 | 1851 | 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1881 | 1886 | 1896 | 1901 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1800 | 1918 | 2001 | 2471 | 2853 | 2950 | 3196 | 3397 | 3273 | 3537 | 3747 | 3555 | 4360 | 4474 | 5887 | 6062 | 6062 | 6291 | 6062 | 5970 | 5722 | 6723 |

Victimes des guerres :
- Première Guerre mondiale : 221
- Deuxième Guerre mondiale : 15 morts, 23 fusillés, 23 déportés
- Guerre d'Indochine et d'Algérie : 15 morts
Des 23 déportés, Jeanne Chloterer était une professeur d'histoire et de français au Lycée Colomb. Elle portait l'étoile jaune, et disparut un matin, emmenée par les Allemands. Un centre culturel porte aujourd'hui son nom.
Au vu des chiffres de 1999, Lure a une population relativement hétérogène au niveau de l'âge. En effet, la tranche 0-14 ans ne représente que 19,5 % de la population masculine et 16,4 % de la population féminine. En ce qui concerne les tranches d'âges suivantes, le nombre de personnes concernées décroît régulièrement, passant de près de 25 % de la population masculine et un peu plus de 20 % de la population féminine pour les 15-29 ans à 0 % et 0,1 % pour la tranche 95 ans et plus. La pyramide des âges est comparable à celle de la moyenne française, bien que légèrement différente au niveau de la base. En 2008, la doyenne luronne vit actuellement au foyer Henri-Courtois et a fêté ses 103 ans[96].
[modifier] Délinquance et incivilités
Le principal foyer de délinquance est le quartier du Mortard et ses environs. Le quartier, classé « zone urbaine sensible »[98]est souvent le lieu d'actes de vandalisme. Le gymnase Brosset et les installations sportives périphériques, étant proches de cette zone sont l'objet d'incivilités, ce qui engendre des surcoûts de dépenses dont le total avoisine 200 000 € chaque année[99].
[modifier] Enseignement
La ville de Lure possède un système éducatif assez complet[100].
La ville administre plusieurs écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.
Le département gère le collège du Mortard et la région 2 lycées publiques : Georges Colomb où l'on peut passer les diplômes suivants : Baccalauréat série S, ES, L, STG, MCMS, ainsi lycée professionnel, le lycée Bartholdi.
Lure dispose également du collège/lycée privé Sainte-Anne.
On peut donc suivre une scolarité à Lure jusqu'au niveau du baccalauréat. La fréquentation de ces établissements peut sembler excessive pour la taille de la ville, mais elle s'explique par la présence d'élèves des communes voisines ou plus lointaines, comme le fait envisager la présence d'un internat dans le lycée Georges Colomb. Les lycéens de cet établissement ont leurs samedis libres depuis la rentrée scolaire 2008.
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
- Le cirque s'installe tous les ans/deux ans à Lure sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, vers mai-juin.
- La Journée Délurée est un festival annuel de musique réunissant au total 4000 personnes.
- Les Franches Conteries, un festival annuel du reçit et du sketch se déroule en été.
- La ville de Lure est une des 37 villes de France dans lesquelles se déroule une pyramide de chaussure.
- Chaque année, Bouquimania se tient à Lure. C'est une vente annuelle organisée par le SHAARL (50 tonnes de livres d'occasion à vendre à très bas prix).
- Début novembre 2008, eut lieu la deuxième Nuit des arts martiaux.
- Chaque année se tient la Fête de la science.
- Chaque année a lieu un loto et le jeu des 1000 Euros.
- Lure organise 2 vide-greniers chaque année, dont un au quartier de la Pologne.
- Chaque année/2 ans, une grande foire se tient à Lure et dure plusieurs jours[101].
[modifier] Santé
Lure compte plusieurs cabinets de médecine générale et spécialisée dans tous les domaines, tels que la radiologie, la podologie, la kinésithérapie, l'ophtalmologie, etc. La ville possède également un petit hôpital - construit pendant les années 1960 - comptant tout de même 200 lits[102]. Il traite des urgences de la ville et de ses alentours, mais ne pratique plus d'opérations, ses activités ayant été transférées à Vesoul au Centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône[103]. La pension Marie-Richard prend en charge les personnes âgées. Il existe aussi un hôpital pour les enfants atteints de handicaps mentaux. Celui-ci se situe dans une grande demeure qui est très peu connue de la population locale. À ce propos, une maison d'accueil spécialisée pour les handicapés -dénommée La Mosaïque- est en construction derrière le lycée G. Colomb. Le bâtiment n'aura qu'un étage pour faciliter le circulation des handicapés. Un centre médico-psychologique privé dispose d'un bâtiment de taille moyenne vers le lycée professionnel Bartholdi. Quatre compagnies d'ambulances[104] s'occupent du transport de personnes. Les pompiers dépannent régulièrement dans le domaine scolaire pour les premiers soins.
[modifier] Sports
[modifier] Installations et lieux prisés
Les installations sportives sont conséquentes[105]. On compte trois terrains de football, deux gazonnés, l'autre en sable tassé nommé familièrement « stabilisé », ainsi que deux gymnase, le gymnase Brosset et un autre, plus modeste, proche de la piscine. Le gymnase Brosset est doté à l'intérieur d'une grande salle multisport, d'une salle de tennis de table, d'une autre de de sports martiaux, d'un grand mur d'escalade avec surplomb, ainsi que d'une salle de danse. À l'extérieur, on peut encore pratiquer plusieurs sports collectifs sur un grand terrain en béton. Au même endroit, se trouve la piscine municipale. Celle-ci comporte un unique bassin de 12,5 x 25 mètres. La piscine est rénovée depuis les travaux qui ont commencé en novembre 2008[106]. La ville dispose d'un grand stand de tir au nord, hors de la ville. Il est visible sur les cartes au 1:25 000.
Les étangs, pourtant interdits à la baignade rencontrent un fort succès l'été. Ils sont entourés de chemins entretenus bordant l'Ognon allant vers Vouhenans, ainsi que d'une grande place de jeux, ce qui explique une partie de leurs popularité. Dans certains de ces étangs, en saison estivale, il est possible de pêcher. À coté se trouve un centre d'équitation et un camping trois étoiles [107].
Le bois du Mortard est traversé par un parcours sportif long de 1,8 km. D'autres parcours balisés de bornes informatives sont praticables. De nombreux chemins (aménagés ou non) et petites routes sillonnent la campagne et la forêt, permettant de réaliser d'agréables randonnées ou des circuits de VTT Vélo tout terrain[108],[109].
[modifier] Clubs et sports pratiqués
Il existe une quarantaine de clubs et associations sportives, notamment de sport collectifs, de combat et de tir.
- Boxe française
La Savate luronne est un club de savate et de boxe française disputant des compétitions à tous niveaux, y compris national. Le club était en 2009, celui qui avait le plus de licenciés de Franche-Comté[110]. Lors de la saison 2008-2009, la savate luronne a remporté 15 titres majeurs : « Champion de France », « Champion de zone » et 13 titres de champions ou vice-champion de l'Est[111]. Christophe Cornu, l'un des champions du club a remporté deux fois le titre de champion du monde en 2004 et 2008[112]. Ses adhérents peuvent bénéficier de 4 entraînements par semaine dans la petite salle prêtée par la municipalité et partagée avec un club de Full-contact.
- Équitation
L'équitation est un centre d'activité important à Lure. De nombreux chevaux circulent sur les routes et chemins à l'extérieur de la ville. Le centre équestre est le théâtre de concours depuis 1990. Le CSO (Concours de sauts d'obstacles) détient un haut niveau en France. C'est ici qu'a eu lieu la 1re coupe du monde des cavaliers vétérinaires avec la présence de 10 000 personnes dont 2 000 cavaliers[113],[114].
- Football
- Tenis
- Autres clubs
- Événements sportifs
Lure organise chaque année des événements sportifs, comme par exemple la course du sapeur qui comporte six parcours de 3,5 km, 5 km et 10 km en 2 boucles de 5 km, ceci rue Parmentier[115]. Une course cycliste passe parfois dans les rues de la localité.
[modifier] Médias
- Azur FM émet depuis Lure[116].
- La municipalité édite un petit journal en couleurs, semestriel, envoyé à tous les Lurons, faisant état des actualités et des projets de la ville. Il existe aussi La Bougie du sapeur, un journal paraissant toutes les années bissextiles.
- Les Affiches de la Haute-Saône, un hebdomadaire d'information locale, sont éditées et imprimées à Lure.
[modifier] Cultes
Depuis sa fondation définitive au VIIe siècle, Lure dispose d'un lieu de culte chrétien. Saint Desle y fonde un oratoire qui donne plus tard naissance à un monastère, puis à une puissante abbaye. Elle est vendue en 1797 et détruite par l'acheteur pour bénéficier de pierres de tailles. Le monachisme est donc à l'origine de Lure et de son histoire. Aujourd'hui, la ville, appartenant au diocèse de Besançon[117], ne possède plus tant de renommée sur le plan cultuel. Il y reste l'église Saint-Martin pour le culte catholique rénovée grâce à quelques opérations de mécénat. Cette église fut la proie d'un incendie. Elle fut reconstruite, mais sont orientation fut tournée de 90°.
Les premières marques de la Réforme remonte aux années 1560[118]. Aujourd'hui, il ne reste qu'un temple protestant, faisant partie des Églises Évangéliques Luthériennes de France, moins fréquenté, donnant le culte le dimanche aux croyants de la ville et de ses alentours. Il fait partie de la paroisse de Clairegoutte-Lure-Luxeuil[119] et plus généralement du Consistoire d'Héricourt. Un ancien presbytère est situé près de la sous-préfecture. On peut également y suivre le catéchisme et l'école biblique.
La ville de Lure dispose également d'une mosquée, qui fut vandalisée en 2005[120]. À côté du cinéma, se trouve toujours un bâtiment religieux chrétien, mais qui, sans être abandonné, n'a plus sa vocation religieuse.
Sans être reconnaissables en tant que tels, n'ayant rien à voir avec l'architecture de églises franc-comtoises, d'autres cultes sont réalisés dans la chapelle Saint-Paul, dans une autre église se disant évangélique et dans une église se voulant apostolique ainsi que dans un autre local d'une église évangélique. Les Témoins de Jéhovah sont aussi présents dans la ville. Le cimetière de la ville se situe derrière le lycée G. Colomb.
[modifier] Économie
[modifier] Secteur primaire
Bien que la ville de Lure soit presque entourée de champs, il n'existe que peu d'activités agricoles à Lure. En effet, en 1999, les emplois dans le domaine de l'agriculture ne représentait que 0,23 % du nombre total d'actifs[121]. La présence de nombreuses fermes transformées en résidence relatent l'existence d'un ancien passé agricole plus important. Généralement, les exploitations agricoles appartiennent à des habitants d'autres communes voisines.
L'exploitation forestière sur le territoire de Lure n'est pas importante, voire inexistante (sauf par l'Office national des forêts (ONF), bien que la surface boisée recouvre un peu plus de 1000 hectares dont 878 ha de bois communaux sur les 2431 ha de la commune, soit 41 %. Au contraire, l'exploitation forestière est importante dans les communes limitrophes.
La production de granulats est importante, comme en témoignent les imposantes infrastructures et les étangs. Le groupe suisse Holcim, le 3e producteur mondial de ciment, extrait du gravier utilisable pour le béton ou le ciment. Il s'agit d'un domaine économique important. Actuellement désaffectés, il reste des hangars pour sécher le tabac qui était produit dans le terrain situé près de la route à 4 voies, derrière la zone commerciale des Cloyes.
[modifier] Industrie
Lure héberge la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Saône. En 1999, d'après l'INSEE, les ouvriers et employés représentaient en peu plus de 27 % de la population[122]. Jadis, Lure comptait deux tuileries, trois tissages de coton, trois teintureries, une brasserie, deux fonderies, une imprimerie, et enfin un atelier de gravure et de dorure sur bois. Depuis, certaines usines ont fermé, comme la fonderie aux Eaux-vives ; l'usine de tissage est partie à La Côte, à nouveau en cours de délocalisation actuellement[123].
Aujourd'hui, deux zones industrielles principales se côtoient sur le territoire de Lure. Il y a d'une part la zone industrielle dans le nord, à l'extérieur de la ville, connectée directement à la route départementale D64, voie express allant vers Luxeuil-les-Bains. Dans cette zone, la plus étendue des deux, est installée la société Isoroy, une des plus grandes entreprises de Lure employant 170 personnes et produisant à grande échelle des panneaux de particules. Le site s'étend sur plusieurs hectares. Une grande scierie est implantée à côté.
La seconde zone industrielle se trouve au sud de Lure, aux abords de Magny-Vernois où sont implantés Vétoquinol, laboratoire pharmaceutique travaillant dans la recherche et la production de médicaments pour animaux sur un terrain s'étend sur plusieurs hectares et Faurecia[124] qui produit des sièges pour l'automobile, notamment pour Peugeot, et emploie plus de 550 salariés. Le site est classé SEVESO.
[modifier] Commerce
La ville comporte de nombreux commerces qui peuvent se regrouper sous trois zones.
La ZAC des Cloyes (1re zone) et la ZAC de la Saline grande de 23 hectares (2e zone) se partagent la majorité des commerces et des grandes surfaces de Lure. La plus grande surface commerciale est certainement le centre E.Leclerc de la zone des Cloyes, juste avant le supermarché des Mousquetaires. On peut considérer la zone des Cloyes comme uniquement commerciale et définitivement aménagée, alors que la zone de la Saline peut encore s'agrandir de manière conséquente. Cette zone offre d'autre services qui s'éloignent quelque peu de la vente, comme des centre de lavage, des centres autos, voire des commerces « administratifs ». Ces deux zones sont constituées essentiellement de grandes surfaces allant de l'alimentaire à l'outillage en passant par l'électroménager et le vêtement. La construction de la « quatre voies » dynamise fortement les deux zones commerciales, surtout celle des Cloyes. Une bretelle de plusieurs centaines de mètres sortant du giratoire y est d'ailleurs exclusivement dédiée. Ces deux zones commerciales drainent les clients des villages voisins. Dans ces deux zones commerciales, sont implantés les magasins E.Leclerc, Intermarché, devenu Super U puis à nouveau Intermarché, Lidl, Aldi, Bricomarché, Vêtimarché, Les Experts, Feu Vert, Sport 2000, la Halle aux chaussures et bien d'autres pour ne citer que les plus importants.
Le centre-ville (3e zone) conserve ses boutiques, sa librairie, ses coiffeurs, bars, restaurants, fleuristes, boulangeries, chocolateries, pharmacies, et boutiques d'habillement. Elles sont plus prisées pour le shopping que pour l'achat de biens vitaux. Cependant, ces petits commerces offrent une prestation plus personnalisée.
Le supermarché Match fait exception. Il est la seule grande surface à l'intérieur de la ville. Il s'est fait absorbé par l'extension urbaine au fil du temps. Une petite zone commerciale ne rivalisant pas en taille avec celles citées ci-dessus se trouve au pied des immeubles du Mortard.
Lure fait partie du bassin de vie de Lure, et en est le cœur. Il est composé de 36 communes avoisinantes, et comportait environ 117 entreprises pour près de 22 000 habitants. Cela fait de l'ensemble le 4e du département. Lure représente 52 % des commerces de moins de 300 m2 des 36 communes concernées. Le chiffre d'affaires total de ces 117 entreprises dépasse les 50 000 000 €, ce qui représente plus de 7 % du chiffre d'affaire des commerces de proximité de la Haute-Saône[125].
[modifier] Services
Le domaine des services est également diversifié et important. Lure dispose de la plupart des services financiers existants. En effet, plusieurs banques et assurances se côtoient. La poste quant à elle propose divers services, et dispose de nombreux points de collecte de courrier dans la ville. Les facteurs se déplacent en voiture ou à vélo. Les trains de la SNCF s'arrêtent en gare de Lure. Il y a un centre A.N.P.E., deux tribunaux, une maison d'arrêt, une caserne de pompier, un Office de tourisme et les divers services que rend la Sous-Préfecture. Lure héberge aussi la trésorerie générale de la Haute-Saône, ainsi que l'hôtel des impôts. En termes de charité, il ne faut pas oublier la présence d'un centre des Restos du Cœur[126] et d'un centre Emmaüs, à l'esplanade Charles-de-Gaulle. Un local de la Croix Rouge est également utilisé quelques rues plus loin. Un centre d'information et d'orientation (CIO) est présent près du Centre social et culturel et du Lycée professionnel Saint-Anne[127].
[modifier] Développement durable
En matière de développement durable, la municipalité est dotée d'une station d'épuration[128] comprenant deux bassins construits sur un terrain d'environ 4 hectares, à l'extérieur de la ville, à côté des rails, près de la forêt. Elle traite les eaux usées de la ville et les eaux de pluies qui arrivent dans les bouches d'égout. La ville dissocie systématiquement les eaux usées des eaux de pluies qui sont rejetées dans la nature, afin de ne pas surexploiter inutilement la station d'épuration. Une déchèterie du réseau Sytevom[129] est située à l'extérieur la zone commerciale des Cloyes, près de la gravière. Les déchets sont triés dans plusieurs bennes différentes selon leur nature. Il y a au moins une benne ou un collecteur pour le carton et le papier, le verre, le bois, le métal, les déchets verts, les huiles usagées (séparées selon leur type), les déchets inertes tels que les rebuts de béton ou de carrelage. Répartis en vile, quelques points de collecte et de tri existent sous forme de conteneurs soulevables. Ils permettent notamment de trier le plastique, le verre et le papier. La ville dispose aussi de plusieurs balayeuses électriques qui nettoient le ville en permanence. Elles sont particulièrement utiles pour nettoyer les restes du marché le mardi. Sur les poubelles de la ville, en dessous de l'effigie, est écrite la mention « Lure, ville propre ». Certaines rumeurs vont toutefois à l'encontre de cette image.
La municipalité met en place la collecte planifiée des déchets à domicile grâce aux camions-poubelles. Depuis le 15 décembre 2008, une politique de tri sélectif en coopération avec la Communauté de communes du pays de Lure (CCPL) y a été ajoutée. Les habitants ont reçu des sac de 50 litres pour y séparer certaines types de déchets tels que plastiques, papier et carton et métaux. La redevance pour les ordures ménagère n'a pas pour autant augmenté[130], bien que le coût des ramassages devient plus important. Une politique de tri était déjà en vigueur chez les commerçants.
Lure n'a pas encore été victime de pollution notoire, malgré des soupçons à propos de vapeurs émanant de la cheminée d'Isoroy. Dans le cadre scolaire, le lycée est un établissement pilote dans l'opération agenda 21. La ville favorise le déplacement à vélo en construisant des pistes cyclables sur les trajets les plus sollicités.
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Architecture
Les anciens bâtiments du centre-ville s'élèvent sur plusieurs étages, avec des murs en grès des Vosges qui leur donne cet aspect rose et nervuré reconnaissable[131]. Des bâtiments rénovés sont enduits, contrairement aux techniques constructives traditionnelles du nord-est de la Haute-Saône où le grès reste apparent[132]. La faible profondeur de la nappe phréatique interdit les fondations profondes ainsi que la présence de véritables caves, d'où le recours au rez-de-chaussée surélevé accessible par un escalier extérieur.
Nombre d'anciennes constructions sont ornées de pierre sculptée. Les bâtiments publics [133], arborent les armoiries de Lure sur leur fronton. Les toitures à deux pans, avec ou sans biseau, sont en principe couvertes de tuiles et sont traversées généralement par plus d'une cheminée. Les maisons de maître, au contraire, présentent souvent des couvertures d'ardoise qui correspondent à des charpentes plus complexes avec brisis. Souvent une ample avancée de près d'un mètre assure la bonne conservation des murs (et des fondations) à l'abri des intempéries. Les arêtes des murs porteurs présentent des pierres d'angles en grès ou en roche sédimentaire. La brique rouge est aussi présente en tant qu'ornement, comme en remplissage des murs à colombages, à partir du XIXe siècle en encadrement de fenêtres et encore dans la réalisation de voûtes. Les ferronneries sont peu fréquentes, si ce n'est pour protéger les soupiraux des caves, et sur quelques ouvertures ne donnant pas sur la rue. Les fenêtres sont habituellement protégées par des volets rustiques ou par des persiennes. Des œils-de-bœuf se trouvent sous la flèche. Les maisons anciennes se caractérisent par leur volumétrie reconnaissable : une base d'un ou deux étages et une avancée finissant en pointe.
Dans les lieux plus éloignés de la ville, les fermes isolées sont construites en moellons très plats. De nos jours elles ne servent plus que comme habitations. Les ouvertures dans les murs sont renforcées par des pierres de taille apparentes. L'avant-toit est ici moindre et les murs reçoivent plus fréquemment un enduit car ils sont constitués de moellons, donc plus vulnérables. L'un des éléments traditionnels est la porte de l'étable ou de la partie qui servait à ranger le matériel agricole d'autrefois[134] dont les arcs en pierres de taille massives présentent presque toujours une clef datée. Ces anciennes fermes disposent parfois aussi d'un œil-de-bœuf sur la partie supérieure de la façade.
Quelques maisons se remarquent par leur style contemporain novateur. Une maison atypique et originale, bâtie par un propriétaire ayant vécu dans les colonies françaises, est connue pour son style indochinois.
Le bâti en centre-ville et dans la proche périphérie s'organise autour de cours intérieures et de jardins. Les maisons sont en alignement, et quelquefois, l'accès aux cours se fait par un passage laissé vide à côté de l'édifice. Les sols étaient traditionnellement pavés comme dans les autres villes à cette époque. À partir de l'exploitation du sol des environs, les pavés ont fait place aux gravillons. C'est le cas pour les maison construites hors du centre ancien plus récemment. Ifs, houx et thuyas géants servent à l'agrément.
La ville s'est longtemps édifiée selon un modèle régional.
Les années [réf. nécessaire] ont été marquées par une urbanisation en rupture totale avec les pratiques qui avaient cours jusque-là. Les maisons en série près du quartier de la Pologne, ou les barres des Eaux-Vives et du Mortard subissent parfois précocement les outrages du temps ce qui laisse penser que leur conception n'est pas toujours adaptée, voire de mauvaise qualité[réf. nécessaire].
Les extension de la ville sont ainsi décelables à travers les formes architecturales particulières à chaque période. Par ailleurs, un périmètre règlementé de protection du paysage architectural et urbain de 500 mètres s'applique autour de la sous-préfecture[135].
- Lieux et monuments
La sous-préfecture est construite sur les restes de l'abbaye dont n'a subsisté qu'un morceau de chapelle sur un terrain privé voisin. Le parc ainsi que le bureau du préfet sont ouverts au public lors des Journées du patrimoine. Le bureau est la seule pièce qui échappa à un incendie dévastateur. En face de la sous-préfecture, se trouve le « Puits de la Font », petit étang qui donne naissance à la Reigne. Un petit escalier mène à une des résurgences sur le bord de cette pièce d'eau. Cet escalier est bordé d'une barrière en béton, formé comme s'il était en bois. Selon une légende, un meunier avait son moulin juste devant l’abbaye. Ce meunier avait une fille, Agnès, qui s'éprit d'un homme qu'elle ne pouvait épouser à cause de l'avarice paternelle. La colère s'abattit sur le meunier et la foudre détruisit son moulin. Dans le trou formé ainsi s'accumulèrent les eaux de cet orage. La légende existe sous plusieurs variantes[136].
En face du puits, juste à côté de la sous-préfecture, on voit un ancien lavoir par lequel la Reigne s'échappe et coule vers Magny-Vernois. Le lavoir est bâti selon le modèle régional, qui, bien que charmant, demeure quelconque. On peut suivre la Reigne sur une cinquantaine de mètres jusqu'au parc de l'abbaye, datant des années 2000. On traverse un simple pont pour rejoindre ce parc entouré par l'eau, avec, au centre, une cascade artificielle.
Il ne faut pas oublier le « Chapitre », un château construit par deux ecclésiastiques quelques années avant la Révolution française. Leurs constructeurs ne purent jamais l'habiter. Dès le début, il fut séparé en deux parties identiques qui subsistent encore aujourd'hui. La partie gauche appartient à un particulier ; la partie droite, ouverte au public depuis 2006 à l'occasion des Journées du patrimoine, appartient à un couple d'artistes qui en a fait une maison de l'art et une chambre d'hôte.
Le sentier de l'Onde, artificiel, longe de très près l'Ognon. Des bornes pyramidales permettent d'en apprendre plus sur la rivière et ses richesses naturelles. Ce sentier fait le tour de plusieurs gravières inondées et arborées. Depuis ce sentier, on peut, en période de crue, admirer les champs inondés de l'autre côté de l'Ognon. Il débute au pont de l'Ognon mais il est difficile de dire où il se termine. Un place de jeux pour enfants a été construite à quelques centaines de mètres du centre équestre et du camping.
L'église en plein cœur de Lure, dont le toit n'est pas décoré contrairement aux églises courantes dans la région, est une construction relativement récente. Elle remplace l'ancienne église Saint-Martin qui était sur la colline où se trouve maintenant le cimetière.
Le parc du quartier de la Pologne, d'environ un demi-hectare, est un lieu agréable, entouré d'une haie et d'un mur surmonté d'une barrière et parcouru par quelques petits chemins en gravier, eux aussi côtoyés par une haie d'environ un mètre. Il y a en son centre une petite place de jeux, ombragée par quelques arbres feuillus.
La statue du Sapeur Camember en bronze est au centre de la ville.
[modifier] Patrimoine culturel
La bibliothèque municipale met à disposition plusieurs milliers d'ouvrages ainsi qu'une vingtaine de périodiques. Elle est divisée en deux parties. Celle pour les enfants, au deuxième étage, dispose d'une multitude de bandes dessinées, romans et livres sur divers sujets. Des périodiques peuvent également être empruntés. La partie pour les adultes est au rez-de-chaussée. Certains ouvrages sont seulement consultables sur place. Les abonnements annuels peuvent être gratuits grâce à la Carte Avantage Jeunes.
Le centre culturel François-Mitterrand permet d'assister à des concerts dans un auditorium réputé pour sa qualité[137], d'assister à des pièces de théâtre ou à d'autres animations. Il est accolé à la bibliothèque municipale.
L'espace Meliès est un cinéma convivial comprenant deux salles de taille modeste. Il projette la plupart des films à grand public en vogue. Quelques fois, de grands films sont projetés le jour de leur sortie nationale. Certains films ne restent à l'affiche qu'une semaine, permettant de diversifier les œuvres. Le prix d'entrée pratiqué est de 4 euros pour les détenteurs de la Carte Avantage Jeunes.
Fanfare municipale[138].
Le centre social et culturel Jeanne-Schloterrer, du nom d'une femme déportée, a été créé en 1997, dans un édifice ancien. Il est composé de diverses salles, accueillant des activités payantes ou non, dont les cours de langues étrangères en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe et russe dans divers niveaux. Des ateliers hebdomadaires payants proposent d'apprendre et de pratiquer la peinture à l'huile, l'aquarelle, la peinture sur tissus, l'encadrement, la reliure, la poterie, l'art floral, la danse orientale, contemporaine et le jazz ainsi que le yoga[139]. Par ailleurs, il existe un club de danse où l'on peut pratiquer ou suivre des cours. Le centre assure également le soutien scolaire, divers ateliers créatifs, un cybercafé, l'organisation de débats variés. La SHAARL[Qui ?] tient ses locaux au premier étage.
D'autres salles municipales sont à la disposition des habitants.
Une petite discothèque existe aussi.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- François-Eugène Devault (° 1717 - † 1790) - Né à Lure, il était lieutenant général des armées du Roi. Il fit une brillante carrière militaire pendant laquelle il se distingua à la Bataille de Rosbach. Étant apprécié de Louis XV, il fut choisi pour enseigner l'art de la guerre à Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.
- Félix Hercule Grandmougin (° 1805 - † 1879) - Né à Lure, architecte. L'église de la Visitation a été construite au XIXe siècle. De toutes les églises bâties sur les plans de l'architecte luron, celle de Raddon est sans doute l'une des plus accomplies et les mieux exécutées… À l'intérieur, très beau mobilier dessiné également par Félix Grandmougin. L'église de Saint-Germain a été édifiée au XIXe siècle par ce dernier.
- Marie Richard (° xxxx - † xxxx) - Enterrée à Lure, elle fit construire en 1857 l'hospice qui porte son nom et qui est toujours en activité au pied de l'hôpital.
- Jenny Weyl (° 1851 ) - Née à Lure, peintre.
- Georges Colomb dit Christophe (° 1856 - † 1945) - Né à Lure, c'est l'un des précurseurs de la bande dessinée en France.
- Alfred Jeanmougin (° 1859 ) - Né à Lure, peintre.
- Eugène Lomont (° 1864 - † 1938) - Né et mort à Lure, peintre, peintre.
- Alain Perrin (° 1956 ) - Né à Lure, entraîneur de football.
[modifier] Divers
- Lure est le nom d'une mission du célèbre jeu vidéo GTA San Andreas[140] et de GTA IV[141] de Rockstar Games.
- La ville est survolée fréquemment par des mirages 2000-N, provenant de la Base aérienne 116 de Luxeuil-Saint Sauveur, une ville de même taille à une vingtaine de kilomètres.
[modifier] Compléments
[modifier] Bibliographie
- Les bulletins annuels de la SHAARL (Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Lure)
- Mémoire d'un maire sous l'Occupation
- La Haute-Saône, Dictionnaire des communes, tome III
- L. Besson, Mémoire historique sur l'abbaye et la ville de Lure
- Jean Girardot, Promenade dans le vieux Lure (supplément du bulletin n°4 de la SHAARL, 1984)
- Jean Girardot, La Ville de Lure pendant la Révolution, 1789-1799
- Michel Bregnard, Lure au temps des Grandes Foires, éditions La Lanterne, 1987 (ISBN 2-86588-039-7)
- Michel Bregnard, Chronique des cantons de Lure, éditions Alan Sutton, 2007 (ISBN 978-2-84910-574-0)
- Lure au fil des siècles, 1991 (ISBN 2-9506050-0-1)
- Lure, Franche-Comté éditions, 2005 (ISBN 2-915402-48-5)
[modifier] Iconographie
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Références
- ↑ Classement des communes par nombre d'habitants, à partir des donnes du recensement de 1999 sur www.toutes-les-villes.com. Consulté le 24 juin 2009
- ↑ Quel est le premier personnage français de bande dessinée?, 2009. Consulté le Jeudi 2 juillet 2009
- ↑ Site calculant l'orthodromie d'après les longitudes et latitudes.
- ↑ D'après une carte topographique de l'Institut géographique national au 1:100000
- ↑ Le Guide de la Haute-Saône, Jean-Christophe Demard, 1996, ISBN 2-7377-0296-8, croquis en p 15
- ↑ D'après une carte présente dans Géologie et Hydrogéologie de la Haute-Saône, un ouvrage de Nicolas Théobald (1972)
- ↑ Promenade dans le vieux Lure, J.Girardot, p.22
- ↑ Promenade dans le vieux Lure, J.Girardot, p.32
- ↑ Photographie aérienne du site
- ↑ Ces zones peuvent être observées sur la carte IGN au 1:25000 n°35210
- ↑ Les zones de crues ont été délimitées par plusieurs document : Le PPS (Plan des Surfaces Submersibles) approuvé après enquête sur le terrain. Il a également fait appel à des témoignages. Le Relevé de crue 1982 en a ajusté les contours lors des inondation de l'année.
- ↑ Ces zones inondables et non constructibles sont schématisées sur un plan visible sur la 4e page du DICRIM
- ↑ Le schéma de la sismicité des cantons avoisinant Lure est visible sur le DICRIM en page 8.
- ↑ a b c d D'après le schéma en page 12 du DICRIM
- ↑ Détail de 'environnement de la Haute-Saône d'après l'Académie de Besançon
- ↑ Relevés d'après le site d'Infoclimat
- ↑ Article de journal concernant la réhabilitation
- ↑ Ambition pour Lure, (année à vérifier), p 13
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 6
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 7
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 12
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 6
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 19
- ↑ Détail du trajet et des horaires de la Ligne 20
- ↑ Détails de l'affaire de l'aérodrome de Malbounans sur le site de la CPEPES.
- ↑ Service de taxi d'après le site de renseignement 118000
- ↑ Éléments d'histoire du Quartier de la Pologne d'après la Chronique des Cantons de Lure
- ↑ Le Mortard est une Zone Urbaine Sensible d'après la Délégation interministérielle à la Ville
- ↑ Ambition pour Lure (Hiver 2008-2009), p.7
- ↑ Lure, Archive et patrimoine photographique de la Haute-Saône, p.50
- ↑ Le logement à Lure, d'après l'INSEE
- ↑ INSEE - Logements par catégorie selon le nombre de pièces
- ↑ INSEE - caractère de l’habitat collectif selon le nombre de logements
- ↑ Descriptif et information sur l'aire d'accueil des gens du voyage sur le site de la maire
- ↑ Détails sur la toponymie dans la section histoire du site de la mairie
- ↑ Promenade dans le vieux Lure, J. Girardot, page 7
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p100
- ↑ Histoire de Lure sur le site de l'office du tourisme.
- ↑ Promenade dans le vieux Lure, J. Girardot, page 8
- ↑ Héraldique selon la mairie
- ↑ Promenade dans le vieux Lure, J. Girardot, p. 11
- ↑ Lure au fil des siècles, p. 11
- ↑ D'après un certain nom celte très ancien (ludhoyer), quelques personnes ont fait le rapprochement avec la toponymie des lieux. Cependant, aucune preuve matérielle n'appuie l'hypothèse des origines celtiques.
- ↑ Les fouilles de la villa Saint-Quentin sur le site de la SHAARL
- ↑ Lure au fil des siècles, p.21
- ↑ Bulletin annuel de la SHAARL, n°1, p. 43-44
- ↑ Lure au fil des siècles, p. 22
- ↑ Bulletin annuel de la SHAARL, n°1, p. 50.
- ↑ Lure, Archives et patrimoine photographique de la Haute-Saône, p. 52
- ↑ Lure au fil des siècles, p. 22
- ↑ La Franche-Comté à l'époque romaine (Ed. Clerc)
- ↑ Bulletin annuel de la SHAARL, n°1, p. 23
- ↑ Lure, Franche Comté édition, p. 14
- ↑ Histoire de Lure par l'Office du tourisme.
- ↑ Mémoires historiques sur l'abbaye et le ville de Lure, p. 70
- ↑ Mémoires historiques sur l'abbaye et le ville de Lure, p. 85
- ↑ Mémoire historique sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p105
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p109
- ↑ Histoire manuscrite de Luxeuil, D.Grappin
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p110
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p117
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p 121
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p125, ligne 16 à 20
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, page 127
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, page 129
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, page 137, ligne 23
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, page 149
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p155
- ↑ Lure, Archives et patrimoine photographique de la Haute-Saône, p. 50
- ↑ Compte tenu de la proximité des impacts de bombes, rassemblés autour de la gare, la population luronne et les autorités ont pensé à la complicité d'un ou plusieurs habitants, voire à la présence d'informateurs. Une enquête fut lancée officiellement, mais n'a jamais ni abouti à des soupçons, ni encore moins à une interpellation.
- ↑ Lure au fil des siècles, p. 62
- ↑ Lure au fil des siècles, p.63
- ↑ Détails historiques sur le site de la ville de Vesoul.
- ↑ Bulletin annuel n°19 de la SHAARL, p.71
- ↑ Bulletin annuel n°19 de la SHAARL, p. 107
- ↑ Lure au fil des siècles, p. 66
- ↑ site consacré à la libération de Lure sur site personnel de Thierry Juif, 28 mars 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- ↑ Lure, Franche-Comté éditions, p. 34
- ↑ L'incident du Collège en 2005 avait fait l'objet d'un reportage sur l'édition régionale de France 3
- ↑ Page du site officiel des travaux de la RN19 concernant la déviation de Lure
- ↑ Historique de la SHAARL d'après Racines Comptoise.net
- ↑ Site officiel de la SHAARL
- ↑ Documentation sous forme de fichiers xls sur le site du ministère de l'intérieur.
- ↑ Résultat du scrutin sur le site officiel du ministère de l'intérieur.
- ↑ Résultat du scrutin sur le site officiel du ministère de l'Intérieur
- ↑ Résultat des élections européennes de 2009 à Lure, d'après le ministère de l'Intérieur
- ↑ Tableau au format xls du site officiel de la direction générale des Impôts
- ↑ Finances de la ville d'après Taxe.com
- ↑ La Maison d'arrêt sur le site du ministère de la Justice
- ↑ Dossier sur la faune et la flore hautsaônoise
- ↑ Lure au fil des siècles, p.17
- ↑ Ambition pour Lure (automne 2008), p. 5
- ↑ Ambition pour Lure (automne 2008), p.18
- ↑ Lure sur le site de l'Insee
- ↑ Lure sur le site de Cassini
- ↑ Ambitions pour Lure (Hiver 2008-2009), p17
- ↑ Pyramide sur le site de l'INSEE.
- ↑ ZUS : Le Mortard sur Système d'information géographique du secrétariat général du CIV). Consulté le 5 juillet 2009
- ↑ Chiffre énoncé par le délégué aux sports de la ville de Lure lors de l'assemblée générale de la savate luronne, du vendredi 3 juillet 2009
- ↑ Scolaire et Périscolaire à Lure
- ↑ Calendrier sur le site de l'office de tourisme de la région de Lure
- ↑ D'après la rubrique, Nos projets/Lure du site du Centre hospitalier de Haute-Saône
- ↑ page d'accueil sur site du Centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône. Consulté le 5 juillet 2009
- ↑ Ambulances - Lure sur renseignements 118000. Consulté le 5 juillet 2009
- ↑ Page du site officiel sur le sport et ses installations municipales
- ↑ Présentation du projet de la piscine municipale
- ↑ Site classant les campings en France exposant celui de Lure
- ↑ PDF provenant de la Communauté de Communes du Pays de Lure présentant les chemins aménagés
- ↑ Randonnées en Pays de Lure, guide édité par la Haute-Saône et le Pays de Lure
- ↑ Chiffre tirés du rapport de l'assemblée générale du club du 2 juillet 2009.
- ↑ Chiffres et titres extraits du rapport de l'assemblée générale du 2 juillet 2009
- ↑ Le palmarès des champions de la Savate Luronne d'après le site de l'association.
- ↑ Page faisant le bilan des activités ayant eue lieu.
- ↑ Ambition pour Lure (automne 2008), p.16
- ↑ Site affichant quelques informations sur la cours du sapeur
- ↑ Lure sur le site d'Azur FM
- ↑ Lure sur le site du diocèse de Besançon
- ↑ Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p105
- ↑ Page de la branche locale du Consistoire d'Héricourt
- ↑ Annuaire des mosquées précisant les faits
- ↑ Classement socio-professionnel de la population en 1999 par l'INSEE
- ↑ Classement socio-professionnel de la population en 1999 par l'INSEE
- ↑ Ancien commerces et ateliers à Lure d'après le Dictionnaire des Communes de Haute-Saône
- ↑ Liste des entreprise importantes à Lure
- ↑ [pdf]Rapport ODEC sur les commerces de moins de 300 m2 en 2007
- ↑ Sections départementale des Resto du Cœur
- ↑ Le CIO de Lure dans le site de l'Académie de Besançon
- ↑ Fiche technique de la station d'épuration sur page non-officielle.
- ↑ La déchetterie sur Sytevom
- ↑ Ambition pour Lure (Hiver 2008-2009), p.14
- ↑ Franche-Comté, Richesse d'un patrimoine à travers les siècles - Architecture, section 1
- ↑ Franche-Comté, Richesse d'un patrimoine à travers les siècles - Architecture, section 1
- ↑ Franche-Comté, Richesse d'un patrimoine à travers les siècles - Architecture, section 5
- ↑ Le Guide de la Haute-Saône, Jean-Christophe Demard, 1996, ISBN 2-7377-0296-8, p.71.
- ↑ PDF trimestriel de la ville, hiver 2006, p. 12
- ↑ Légende de la Font d'après Promenade dans le vieux Lure, J.Girardot, p.149 à 152
- ↑ L'auditorium de Lure sur evene.fr
- ↑ Blog de la fanfare
- ↑ Détails d'après le dépliant du centre social et culturel de Lure, saison 2008-2009
- ↑ Résumé de la mission de GTA: San Andreas
- ↑ Résumé de la mission de GTA IV

