Poligny (Jura)
| Poligny | ||||||
Ville de Poligny. |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Franche-Comté | |||||
| Département | Jura | |||||
| Arrondissement | Lons-le-Saunier | |||||
| Canton | Poligny (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du comté de Grimont | |||||
| Maire Mandat |
Dominique Bonnet 2008-2014 |
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| Code postal | 39800 | |||||
| Code commune | 39434 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Polinois, Polinoises | |||||
| Population municipale |
4 226 hab. (2010) | |||||
| Densité | 84 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 252 m — Max. 626 m | |||||
| Superficie | 50,22 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site de la ville de Poligny | |||||
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Poligny est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.
Sommaire |
Symbolique [modifier]
Blason [modifier]
Blasonnement : coupé, au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même brochant sur le tout, au second d'argent plain.
Devise [modifier]
« À Dieu playse Poligny ». La devise remonte au XVe siècle. Elle est attribuée à Colette de Corbie, religieuse réformatrice de l'Ordre des Clarisses ou Pauvres Dames, et dont le corps repose dans la chapelle des sœurs Clarisses.
Géographie et patrimoine [modifier]
Poligny est une petite ville au pied du premier plateau, sous la croix du dan, une croix en fer dont l'origine est toujours un mystère.
Poligny est située à l'entrée de la reculée de Poligny, sur la principale route entre Lyon et Strasbourg d'une part, et de Paris à Genève d'autre part. Selon une légende, Napoléon est passé par Poligny en rentrant de la campagne d'Italie, d'où le roc nommé « fauteuil Napoléon ».
Elle est aussi le centre géographique du Jura.
Communes limitrophes [modifier]
La commune est bien d'un seul tenant[1], néanmoins sa topographie tourmentée fait qu'elle n'est pas bordée par moins de 16 localités :
Économie [modifier]
Poligny est implantée dans un vignoble de qualité, mais ce sont ses affineries et le fromage local, le comté, aujourd'hui exporté jusqu'aux États-Unis, qui lui donneront ses lettres de noblesse. Poligny est la capitale mondiale du comté.
La ville jouit de la proximité d'Arbois (10 km) et de la renommée de ses vins, de l'exploitation du gypse de Grozon et des produits laitiers des villages alentour. Elle accueille l'ENILBIO, dérivée de l'ENIL, École nationale d'industrie laitière, présente aussi dans le Doubs à Mamirolle. La ville possède également une librairie fonctionnant sur le principe d'une coopérative. Cette situation a été permise grâce au travail de plusieurs associations et d'habitants de la région dont l'économiste Denis Clerc, fondateur d'Alternatives Economiques[2].
Histoire [modifier]
C'est à Poligny qu'a été trouvé en 1862 le premier Platéosaure de France, dont une patte est conservée au musée de Lons-le-Saunier. Identifié sous le nom Dimodosaurus poligniensis ("le reptile terrifiant de Poligny"), il prend le nom de Platéosaurus ("lézard plat") par droit d'antériorité, les premiers restes de l'espèce ayant été découvert en Allemagne en 1837. Le Platéosaure est le plus ancien dinosaure connu en France.
L’histoire de Poligny remonte à l’époque romaine. En font foi deux superbes mosaïques dites "les Chambrettes du roi", trouvées en bordure de la nationale 5, tout près de la ville au XVIIIe siècle.
Cependant, le site devait être occupé par la tribu des Séquanes avant la conquête romaine.
Poligny appartient à la Lotharingie en 843, et c'est en 870 que le nom de Poligny, Polemniacum, apparait la première fois, lorsque la Lotharingie, par le traité de Meerssen, est partagée entre Louis le Germanique et Charles le Chauve. Poligny appartient aux règnes successifs de Charles V, des Comtes de Bourgogne, la Maison d'Autriche, la Maison d'Espagne, et le Royaume de France, après de nombreuses et sanglantes guerres, avec le traité de Nimègue.
De nos jours, la ville compte un peu plus de 5 000 habitants et accueille de nombreux étudiants (notamment avec son lycée polyvalent Hyacinthe Friant, réputé nationalement dans le milieu de l'hôtellerie), un cinéma classé monument historique, des hôtels particuliers, des couvents et des fontaines.
Le château de Grimont fut établi sur un ancien temple dédié à Apollon Gryneus qui se dressait sur un piton rocheux. Grimont viendrait de la contraction de Grynei Mons : le Mont de Gryneus. Ayant résolu de faire de la ville de Poligny la principale place forte et le centre de son administration sur le pays, Louis XI fait fortifier la ville et le château par de grands travaux en 1481.
Aujourd'hui restent de ces fortifications quelques murs, la Tour de la Sergenterie, le Donjon Saint-Laurent et sa brique en forme de visage, et des meurtrières dans les murs des maisons de la Grande Rue, bien visible depuis les jardins de la rue de Longeville.
Elle fut chef-lieu du district de Poligny de 1790 à 1795 et de l’arrondissement de Poligny de 1800 à 1926.
Poligny a accueilli pour la première fois, le président de la république française (Nicolas Sarkozy) le 27 octobre 2009 à propos du plan d'urgence sur l'agriculture.
Activités culturelles [modifier]
La ville dispose d'une école de musique, qui dispense des cours de plusieurs types avec ses propres formations. L'harmonie de la Montaine se compose de deux formations : un chœur se composant d'une soixantaine de chanteurs et une harmonie d'environ 40 musiciens. La Montaine est une association dont le président est actuellement André Bonnet.
Grâce aux différents jumelages organisés par la ville de Poligny, la Montaine a eu l'occasion de se produire en Allemagne et en Isère, et a participé à l'enregistrement de la pièce Nicolas De Flue de Arthur Honnegger.
Outre l'école de musique et le PJBC, un club de handball, le Handball Club Polinoisn est présent à Poligny, incluant une école de hand, du matériel performant et du personnel d'encadrement.
Depuis 2010, le festival Polizic propose le quatrième samedi de septembre une programmation grand public et ouverte à tous.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- L'ancien couvent des Jacobins, classé en 1945[7].
- L'ancien couvent des Ursulines, inscrit en 1989 puis classé en 1994[8]
- Le collège du XVIIe siècle, classé en 1941[9].
- L'église de Mouthier le Vieillard, classée en 1911[10].
- La Collégiale Saint-Hippolyte, classée en 1911[11].
- La fontaine du cheval marin, classée en 1992[12].
- La fontaine des morts, classée depuis 1911[13]
- L'hôtel de Ville, ancien bailliage et anciennes prisons, classés depuis 1992[14].
- La tour de la Sergenterie, classée depuis 1985[15]
- L'abattoir municipal, rue Wladimir Gagneur, inscrit en 1990[16].
- L'enceinte urbaine, inscrite en 1991[17].
- La fontaine de la Sirène, inscrite en 1990[18].
- Une maison située 18 Grande-Rue, inscrite depuis 1970[19].
- Le monastère des Clarisses, inscrit depuis 2006[20].
- Le théâtre de 1795, inscrit depuis 2004[21].
- Orgue Cavaillé-Coll (1858). Restauré par Dominique Lalmand en 1990.
- Tour de Grimont
- L'ancienne Apothicairerie de l'Hôpital
- Croix du Dan
- Grottes de Roncevaux, du Coupot, du Trou-de-la-Lune.
Personnalités liées à la commune [modifier]
(par ordre chronologique de naissance)
- Jean Chevrot (vers 1395-1460), évêque de Tournai, et chef du conseil du duc de Bourgogne, Philippe le Bon.
- Jacques Coitier [ou Coythier, ou Cottier ou Coctier], né à Poligny vers 1430, médecin de Louis XI.
- Jean Lejeune (Poligny 1592 - 1672) : religieux et théologien.
- Jacques Pierre Prothade Hyppolite, comte d'Astorg (1er août 1759 - Poligny ✝ 23 janvier 1828 - Saint-Cyr-la-Rivière), militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
- Jean-Pierre Travot (Poligny 1767 - Paris 1836) : baron d'Empire et général.
- Philippe Gerbet [Olympe Philippe Gerbet] (Poligny 1798 - Perpignan, Pyrénées-Orientales 1864) : homme d'Église, journaliste et écrivain ; évêque de Perpignan (1853-1864).
- Hégésippe Moreau [Pierre-Jacques Roulliot puis Pierre-Jacques Moreau] (Paris 1810 - id 1838) : journaliste, écrivain et poète ; originaire de Poligny.
- Charles Sauria (Poligny 1812 - Saint-Lothain, Jura 1895) : inventeur des allumettes au phosphore (1831).
- Victor Clément (Poligny 1824 - ?) : personnalité de la Commune de Paris.
- Sophie Agacinski (Poligny 1943) : actrice.
Galerie photographique [modifier]
-
La Croix du Dan
-
Statue du Général Travot
-
La Roche Percée
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- contrairement à Orgelet, Chêne-Bernard et Chêne-Sec
- Edward Cody, French town cannot let bookstore die, The Washington Post, 16 novembre 2009
- André F. Borel d'Hauterive et Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 25, Champion, 1868 [lire en ligne]
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le couvent sur la base Mérimée
- Le couvent des ursulines sur la base Mérimée
- Le collège sur la base Mérimée
- L'église sur la base Mérimée
- La collégiale sur la base Mérimée
- La fontaine sur la base Mérimée
- La fontaine sur la base Mérimée
- L'hôtel de ville sur la base Mérimée
- La tour sur la base Mérimée
- L'abattoir sur la base Mérimée
- L'enceinte sur la base Mérimée
- La fontaine sur la base Mérimée
- La maison sur la base Mérimée
- Le monastère sur la base Mérimée
- Le théâtre sur la base Mérimée
