Bethoncourt

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Bethoncourt
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Bethoncourt
Héraldique
Bethoncourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Montbéliard-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard
Maire
Mandat
Jean Andrée
2014-2020
Code postal 25200
Code commune 25057
Démographie
Population
municipale
5 974 hab. (2011)
Densité 913 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 07″ N 6° 48′ 17″ E / 47.5352777778, 6.80472222222 ()47° 32′ 07″ Nord 6° 48′ 17″ Est / 47.5352777778, 6.80472222222 ()  
Altitude Min. 315 m – Max. 410 m
Superficie 6,54 km2
Localisation

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Liens
Site web bethoncourt.fr

Bethoncourt est une commune française, située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bethoncourt se situe au Nord de Montbéliard, en limite de la Haute-Saône (Héricourt), et du Territoire de Belfort. Traversée par la Lizaine, anciennement appelé Luzine, par la ligne SNCF Strasbourg-Lyon et la route D 438.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brevilliers (Haute-Saône) Rose des vents
Héricourt
(Haute-Saône)
N Châtenois-les-Forges
(Territoire de Belfort)
O    Bethoncourt    E
S
Montbéliard Grand-Charmont

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • VIe siècle = Bethonis Curtis
  • Xe siècle = Bethonis Curte
  • 1181 = Betoncourt
  • 1196 = Boethoncourt
  • 1274 = Betoncort
  • 1295 = Betoncourt
  • 1616 = Klein et Grosse Bethoncourt
  • 1717 = Bethoncourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie des faits marquants[modifier | modifier le code]

  • 1541 - La réforme est introduite à Bethoncourt.
  • 1587/1588 - Guerre de Religion ; mise à feu et à sang de la ville par les troupes de la maison de Guise de Lorraine.
  • 1633 - Guerre de Trente Ans ; la ville est pillée et incendiée par l’armée impériale de Montecuculli.
  • 1635 - Le duc Charles de Lorraine puis l’armée française pillent le village.
  • 1730 - Béthoncourt devient église mère après avoir été dépendante de Sainte-Suzanne et de Vyans.
  • 1747 - Première mention de la « pomme de terre » dans le registre du consistoire.
  • 1793 - Rattachement du comté de Montbéliard à la France.
  • 1813/1814/1815 - Inondations - famine - guerre.
  • 1816 - La famine marque le triomphe de la Pomme de terre, qui constitue alors plus de la moitié de la nourriture des ménages.
  • 1859 - Béthoncourt compte : 65 cultivateurs, 35 journaliers, 5 vignerons, 2 tisserands, 6 maçons, 4 charpentiers, 31 horlogers. On trouve les métiers suivants : tonnelier, cantonnier, cordonnier, maréchal-ferrant, tailleur d’habits, aubergiste, cabaretier, tanneur, etc.
  • 1870/1871 - bataille de la Lizaine avec l’Armée de l’Est du général Bourbaki qui tente de couper les lignes allemandes et délivrer Belfort.
  • 1883 - La fabrication horlogère, située à proximité du Temple emploie 135 ouvriers jusqu’en 1910.
  • 1908 - Démarrage de la filature de coton de la Lizaine par les Ets Schwob d'Héricourt.
  • 1914 - Électrification du village.
  • 1934 - 600 personnes travaillent à la filature.
  • 1958 - Début de la construction de Champvallon.
  • 1973 - Fermeture de la filature et rachetée par le groupe Peugeot
  • 1983/1987 - Départ massif de la population d’origine immigrée.
  • 1989 - Début de la démolition des immeubles à Champvallon.
  • 1991 - Réhabilitation et constructions nouvelles.
  • 1992/1993 - Construction de l’Arche.
  • Élections municipales : Thierry Bodin devient maire , succédant à Jean Sacco .
  • 20122013 – Rénovation totale de la Place Cuvier .
  • 2013 - en cours - Isolement et repeinte des immeubles et création d'un parc .
  • 2014 - Élections municipales : Jean Andrée succède à Thierry Bodin au poste de maire .

La commune[modifier | modifier le code]

Dépendance du duché d’Alsace au Xe siècle, Bethoncourt est vendu au Comte de Montbéliard en 1274.

La Réforme y est introduite en 1541. Dès le XVIe siècle, les habitants découvrent l’utilité du minerai de fer et portent dès lors le nom de golutch's, des sabots portés pour le travail dans les mines.

En 1793, Bethoncourt est rattaché à la France avec le reste du comté de Montbéliard.

En janvier 1871, Bethoncourt est le théâtre de la furieuse bataille de la Lizaine qui oppose l’Armée Française du Général Bourbaki aux Prussiens.

La commune est divisée en deux parties par la Lizaine et par la ligne de chemin de fer Belfort / Besançon. Sur la rive gauche le "Grand Bethoncourt" et sur la rive droite le "Petit Bethoncourt" traversé par la RD 438. Le quartier de Champvallon situé sur les hauteurs du "Grand Bethoncourt" accueillent, dans les années 1960, les nombreux ouvriers employés par Peugeot.

Les mines de fer[modifier | modifier le code]

Reste d’un trou de mine aujourd’hui

Béthoncourt possédait les meilleures mines de fer de la région et alimentait toutes les fonderies du secteur (Chagey, Audincourt…).

Son exploitation se faisait par des puits qui avaient entre 1 et 3 mètres de diamètre et jusqu’à 40 mètres de profondeur. Des galeries horizontales, mal étayées et sources d’accidents mortels, permettaient de retirer le meilleur minerai de la région.

Ce minerai était amené dans un lavoir (encore existant), sorte d’écluse sur la Lizaine entre Bethoncourt et Bussurel. Là le minerai était lavé de la terre qui retenait les petits nodules de fer, avant de partir pour les fonderies, après séchage.

Les ouvriers, principalement des paysans venaient faire un travail difficile, dangereux mais bien payé. Les galoches qu’ils portaient aux pieds est à l’origine du nom Golutch, qui est le nom donné aux habitants de Bethoncourt[1].

Minerai avec sa gange de terre
Lavoir à minerai aujourd’hui
  • En 1883, une statistique montre que la mine de Bethoncourt est une des meilleures du département, avec un rendement de 45 % d’une fonte de très bonne qualité et quelque 50 ouvriers travaillaient à l’extraction.
  • En 1884, l’exploitation atteignit son rendement maximum avec 43 000 quintaux métriques.
  • En 1850, l’exploitation se fait sur encore 300 hectares.
  • Mais, à partir du milieu du XVIIIe siècle, la concurrence étrangère et en particulier celle de l’Écosse, avec un minerai de moins bonne qualité mais d’un prix de revient trois fois inférieur, amena la décadence des forges.
  • En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et Audincourt mit fin à l’exploitation minière de Bethoncourt et du Pays.

les quartiers[modifier | modifier le code]

  • Le "Grand Bethoncourt" ou "village" est le premier quartier qui apparaît sur des documents dès 815, sur la rive gauche de la Lizaine.
  • Le "Petit Bethoncourt", sur la rive droite de la Lizaine, sur la route D438 qui mène à Montbéliard.
  • "Les Cités du Parc" au village et "Les Cités Nouvelles" route d'Héricourt ; se développent après le démarrage de la filature à qui elles appartiennent, puis seront vendues aux locataires à partir de la fermeture de l’usine.
  • "Champvallon", sur les hauteurs de Bethoncourt Est, voit le jour dès 1957. En 1968, ce quartier compte 1 660 logements locatifs, soit 70 % de la population. En 1985, le retour au pays d’une partie de la population d’origine émigrée entraîne, dès 1989, la démolition d’une partie des grands immeubles et la réhabilitation des autres ( : démolition de la Tour-40).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1838 1843 Jean-Pierre Colin    
1843 1848 Pierre-Georges Colin    
1849 1874 Georges-Frédéric Colin    
1874 1875 Pierre-Georges Colin    
1875 1885 Georges-Frédéric Bouillon    
1885 1888 Charles-Frédéric Bainier    
1888 1904 Pierre-Frédéric Chenus    
1904 1909 Émile Chenus    
1909 1919 Léon Bainier    
1919 1925 Louis Colin    
1925 1971 Léon Contejean PS  
1971 1981 Georges Winterhalter PCF  
1981 1996 Jean-Pierre Lehec PCF  
1996 2008 Jean Sacco UMP  
2008 en cours Thierry Bodin[2] Union de la gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Rigolato (Italie)

  • Bethoncourt est jumelé avec le village de Silmiouglou, 260 habitants, au Burkina Faso (Département de Boudry, province de Ganzourgou).
  • Bethoncourt est jumelé depuis le 29 juin 2013 à Rigolato (Frioul, Italie) en hommage aux maçons de Rigolato où une partie de la population a contribué à la construction des logements sociaux nécessaires au développement économique de la région de Montbéliard, dans les années 1950 et 1960.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 974 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
396 426 475 510 580 642 694 720 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
703 762 762 808 921 947 909 911 891
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
874 856 898 1 026 1 609 1 844 1 754 1 598 1 928
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 442 10 996 10 592 9 751 7 448 6 848 6 324 6 271 5 971
2011 - - - - - - - -
5 974 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • L’Arche de Bethoncourt accueille de nombreuses manifestations culturelles tout au long de l’année avec une dominante pour le spectacle vivant (musique, danse) à destination du jeune public.
  • Le marché aux fleurs est composé de démonstrations, de dégustations, d’expositions, de conférences et réunit habitants et associations dans le quartier de Champvallon au mois de mai.
  • Le carnaval marque l’arrivée des beaux jours et se déroule au printemps. Pendant toute une journée et parfois jusqu’à la nuit, la musique et les spectacles envahissent les rues de Bethoncourt.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles Maternelles : École Maternelle Louise Michel, École Maternelle Louis Pergaut, École Maternelle Nelson Mandela, École Maternelle La Fontaine
  • Écoles Primaires : École Primaire Nelson Mandela, École Primaire Jules Ferry
  • Collège : Collège Anatole France
  • Lycée : Lycée professionnel Albert Camus

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Temple luthérien
  • Le temple, situé place de la République, est édifié vers 1775 sur la même base rectangulaire que le temple Saint-Martin de Montbéliard. Son clocher recouvert d’un dôme est typiquement comtois dit Clocher à dôme à impériale.
  • La chapelle Sainte-Thérèse voit le jour en 1953 et est composée de pierres de taille. Elle est couronnée d’un toit à deux pans.
  • Le "château", (appelé ainsi, mais qui n’est en réalité qu’une grosse maison de maître construite au XVIIIe siècle), est situé sur les hauteurs de la commune. Il est un témoignage des matériaux utilisés pour les constructions dans le pays de Montbéliard : moellon et grès des Vosges autour des fenêtres. Cette vieille bâtisse a été réhabilitée et aménagée en logements.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Association Bethoncourtoise pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine locale
  2. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011