Châtenois-les-Forges

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Châtenois-les-Forges
L’église de Châtenois-les-Forges
L’église de Châtenois-les-Forges
Blason de Châtenois-les-Forges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Canton de Châtenois-les-Forges
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Florian Bouquet
2014-2020
Code postal 90700
Code commune 90022
Démographie
Gentilé Chauxois
Population
municipale
2 723 hab. (2011)
Densité 314 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 31″ N 6° 51′ 00″ E / 47.5586, 6.85 ()47° 33′ 31″ Nord 6° 51′ 00″ Est / 47.5586, 6.85 ()  
Altitude Min. 328 m – Max. 415 m
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Châtenois-les-Forges

Châtenois-les-Forges est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Chatenais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, qui est chef-lieu du canton de Châtenois-les-Forges, est située au sud-est du département, sur la RN 437, à mi-chemin entre Belfort et Montbéliard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brevilliers
(Haute-Saône)
Bermont Rose des vents
N Trévenans
O    Châtenois-les-Forges    E
S
Bethoncourt
(Doubs)
Grand-Charmont Nommay

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ecclesiam de Casteneyaco (1147), Ecclesiam de Castiney (1177), Schehteney (1241), Chastenois (1655), Priour de Chastenoy (1303), Prioratus de Chateneyo/Chatenajo ordinis S. Augustini (1435), Meigertum Schatheney (1427).
  • En allemand: Kestenholtz[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le nom de Châtenois est cité pour la première fois en 1098. En 1147 Casteneyaco (Kestenholz en allemand) abritait alors un prieuré de l’ordre de Saint-Augustin dont la chapelle aurait servi d’église paroissiale. En 1300 un différend entre le prieur de Châtenois et celui de Lanthenans (Doubs) donna lieu à un procès qui laissa des traces dans les archives. Cet établissement religieux, qui avait cessé en 1435 de dépendre du prieuré de Lanthenans pour être rattaché au chapitre de Montbéliard, disparut à la fin du XVIe siècle. L’église actuelle a été consacrée le 20 juin 1745 à saint Étienne.

En 1282, le seigneur du village était Alard de Châtenois, vassal du comte Renaud de Bourgogne. Châtenois était alors le chef-lieu d’une mairie importante du comté de Montbéliard et devient, vers 1350, une possession autrichienne. Le village d’Oye, situé entre Châtenois et Bermont faisait partie de cette mairie. Au moment de la Guerre de Trente Ans vers 1633, Oye fut ravagé par les troupes du Roi de Suède, alliés des Français, et ne devait plus se relever de ses ruines. Aujourd’hui, il ne reste d’Oye que le bois qui porte son nom, au nord de Châtenois.

Au XVIIIe siècle, se développe l’industrie sidérurgique avec l’établissement de hauts-fourneaux et de forges destinés au traitement et à la transformation du minerai de fer en grain extrait des mines d’Andelnans, Chévremont, Châtenois, Danjoutin, Roppe, Vézelois… Après avoir successivement appartenu aux descendants de Mazarin à la famille Viellard puis à la Compagnie des forges d’Audincourt. Le dernier haut-fourneau s’éteint au XIXe siècle mais la tradition industrielle se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Villemont[modifier | modifier le code]

Villemont était un village situé entre Châtenois-les-Forges, Grand-Charmont, Bethoncourt et Nommay. En 1150 il est mentionné dans un titre par lequel le chapitre de Montbéliard donnait à l'abbaye Notre-Dame de Belchamp "sa terre de Villemont" ainsi que la forêt proche en échange de deux "collonges" et trois "meix" (habitation d’un cultivateur, jointe à autant de terre qu’il en faut pour l’occuper et le nourrir) dans les villages proche. La dénomination de "Villemont" disparaît dès le début du XIVe siècle pour être remplacé par le nom de "Villers-le-Sec" où le prieuré de Châtenois y possédait des terres. Après la mort du comte Renaud et le partage de sa succession, Villers-le-Sec fut compris dans la part de sa fille Jeanne qui offrit aux habitants leurs franchises de la mainmorte. Villers-le-Sec disparaît dans la première moitié du XVe siècle car un acte de 1429 en parle comme d'un village "ruiné dans les dernières guerres"[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châtenois-les-Forges

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'azur aux trois tours d'or maçonnées de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 Mars 2014 Jean-Claude Mathey    
Mars 2014 en cours Florian Bouquet UMP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 723 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565 646 817 873 1 128 1 131 1 049 1 015 1 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 948 964 974 1 020 1 079 1 128 1 250 1 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 606 1 815 2 141 1 916 2 053 2 231 2 160 1 866 2 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 548 2 468 2 704 2 691 2 517 2 680 2 728 2 760 2 696
2011 - - - - - - - -
2 723 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L’importance de Châtenois est directement liée à son activité économique. De 752 habitants en 1803, elle passe à 1 131 en 1836. Baissant légèrement ensuite jusqu’à 974 en 1872 pour doubler pendant les quarante ans qui ont suivi et atteindre 2 141 habitants en 1911, comme la plupart des centres industriels du Territoire de Belfort accueillant la main d'œuvre alsacienne optant pour la nationalité française. Actuellement, Châtenois est aussi lieu de résidence pour des travailleurs employés aussi bien à Belfort qu’à Sochaux-Montbéliard.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  35 à 36. Google livres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011