Les Rousses
| Les Rousses | ||
Le village des Rousses. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Franche-Comté | |
| Département | Jura | |
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Claude | |
| Canton | Morez | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Station des Rousses | |
| Maire Mandat |
Bernard Mamet 2011-2014 |
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| Code postal | 39220 et 39400 | |
| Code commune | 39470 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Rousselands, Rousselandes | |
| Population municipale |
3 108 hab. (2010) | |
| Densité | 82 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 720 m — Max. 1 300 m | |
| Superficie | 38 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairielesrousses.fr/ | |
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Les Rousses est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.
Elle est la principale commune de la station des Rousses, un domaine de ski de piste important composé des Rousses, de Bois d'Amont, de Lamoura et de Prémanon. Les habitants des Rousses sont appelés Rousselands et les Rousselandes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situé à 1 107 m d'altitude, le village des Rousses connaît un climat continental montagnard aux hivers rigoureux. Il est situé dans la Haute-Chaîne du massif du Jura, et marque la frontière avec la Suisse (lieu-dit la Cure).
Les Rousses se situent à la limite des bassins versants du Rhône et du Rhin. Les pluies qui s'écoulent sur la partie orientale du toit de l'église sont drainées vers le lac des Rousses, l'Orbe, la Suisse et le Rhin. Celles qui tombent sur la partie occidentale descendent vers la rivière de la Bienne, affluent de l'Ain qui mène au Rhône[réf. nécessaire].
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Le nom du village des Rousses provient probablement d'une forme dialectale « Les Rôtz » signifiant « Les Roches » en franco-provençal. Cette théorie est incertaine et il existe d'autres explications : le mot « rousses » est également fréquent dans la région en microtoponymie (noms de champs, de lieux-dits) pour désigner des zones défrichées ou des cabanes de branchages (du latin « ruptias », branches « cassées »). Il s'agit de toute manière d'un nom lié au défrichement médiéval[réf. nécessaire]. Une autre explication, fort contestée, a été proposée, selon laquelle le nom des Rousses viendrait de la couleur du gibier qu'on y chassait, composé essentiellement d'animaux au pelage roux ou d'une teinte s'en approchant.
Terres de pâtures et d'estives, le village proprement dit n'a vu le jour qu'au début du XVIe siècle lorsque les techniques agricoles, et la vulgarisation de l'utilisation de la faux, permirent de récolter suffisamment d'herbe pour nourrir les bêtes au cours des longs mois d'hiver. Le village des Rousses doit donc son existence à l'apparition de la faux.
Les premiers habitants se sont installés sur l'axe naturel de communication qui traverse la chaine du Jura puis qui par le col de la Givrine permet un accès relativement aisé à la grande plaine, en Suisse.
Les Rousses furent le lieu de négociation de quelques traités internationaux :
- 8 décembre 1862 : le traité des Dappes rectifie la frontière entre la France et la Suisse, notamment au hameau de la Cure ;
- 18 février 1962 : pourparlers des futurs accords d'Évian, signés le 18 mars.
Deux forts furent construits à la fin du XIXe siècle pour défendre la vallée contre le risque d'invasion par une puissance ennemie qui aurait traversé la Suisse : le fort des Rousses et celui du Risoux. Ces deux forts, qui devinrent rapidement obsolètes avec l'évolution du matériel d'artillerie, devinrent alors de simples casernes ou centres d'entraînement et ne jouèrent jamais de rôle militaire véritable.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti : au premier coupé au I de gueules à la croix alésée d'argent (drapeau et armoiries de la Suisse) et au II tiercé en pal d'azur, d'argent et de gueules (drapeau de la France), au second d'azur à la tête de loup de sable, allumée d'argent, surmontée de deux monts du même. |
La mascotte de la ville est un renard roux, espèce très présente dans la région.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Transports [modifier]
Avec l’achèvement de la ligne métrique du Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez en 1921, Les Rousses bénéficiaient d’une liaison avec Nyon, en Suisse, et avec Morez. La partie française de cette ligne a été fermée en 1958, et la ligne s'arrête maintenant à la Cure, juste avant la frontière.
Économie [modifier]
L'agriculture était l'occupation privilégiée des Rousselands jusqu'au début des années 1900. La commune des Rousses comptait quatre fruitières, fromageries collectives et coopératives, où les éleveurs apportaient le lait qui était transformé en comté et en morbier.
Il n'existe à l'heure actuelle plus qu'une seule fromagerie située au cœur du village. Les caves de l'ancien fort militaire des Rousses ont été réaffectées à une activité plus pacifique : elles servent dorénavant de lieux d'affinage à des meules de comté qui peuvent y séjourner plus de deux ans et demi.
L'artisanat s'est développé très tôt aux Rousses et dans les communes avoisinantes parallèlement à l'activité agricole. Il s'agissait initialement de travaux que les paysans réalisaient pendant les mois d'hiver. La fabrication d'horloges comtoises dans un premier temps, puis la fabrication de lunettes connurent un essor important au XIXe siècle et au début du XXe siècle avec notamment la création des ateliers et usines Berthet, Mathieu et Lamy qui se délocalisèrent par la suite vers la ville de Morez située en contrebas, sur la Bienne
Le lieu dit la Doye, situé sur la commune des Rousses, sur la Bienne en amont de Morez a gardé une vocation industrielle, essentiellement de la sous-traitance des lunetteries de Morez.
Une fabrique de skis et un atelier de fabrication de lunettes de ski fonctionnèrent jusqu'au milieu des années 1990.
Aujourd'hui, les Rousselands tirent leurs ressources essentiellement de deux secteurs d'activité, le tourisme et l'émigration journalière en Suisse.
La station touristique des Rousses a connu un essor important à partir du milieu des années 1970, avec le développement du ski comme activité de loisir et l'instauration d'une quatrième semaine de congés payés, souvent prise en hiver. Initialement axé sur le développement du ski alpin, les Rousses s’est recentré sur le ski de fond, mieux adapté à sa géographie.
Le manque d'enneigement observé ces dernières années a eu des répercussions sur le taux de fréquentation touristique. La mise en place de canons à neige apporte, pour l'instant, une solution à ce phénomène.
De nombreux habitants frontaliers de la commune traversent la frontière suisse quotidiennement pour aller travailler dans les cantons de Genève et de Vaud, notamment dans l'industrie horlogère de la vallée de Joux.
Lieux et monuments [modifier]
- Chapelle Notre-Dame de Lourdes
- Église Saint-Pierre : bâtie de 1753 à 1754, le clocher date de 1785-1786. L'église se situe dans le Diocèse de Saint-Claude, au sein de la Paroisse du Val d'Orbe. Les curés sont MM. les abbés Arnaud Brelot et Pierre Girod.
- Station des Rousses
- Forêt du Risoux
- Fort des Rousses ou Henry-Martin
- Fort du Risoux ou Guyot
- Lac des Rousses
- La Cure
- Musée du ski et de la tradition rousselande
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Alain Buffard : né en 1960, danseur et chorégraphe.
Galerie [modifier]
Galerie photo centre du village des Rousses [modifier]
Autre galerie [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
- Site officiel de la Commune des Rousses, PV du 7 avril 2011, consulté le 19 avril 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
