Les Rousses

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Les Rousses
Le village des Rousses.
Le village des Rousses.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Arrondissement de Saint-Claude
Canton Morez
Intercommunalité Communauté de communes de la Station des Rousses
Maire
Mandat
Bernard Mamet
2014-2020
Code postal 39220 et 39400
Code commune 39470
Démographie
Gentilé Rousselands, Rousselandes
Population
municipale
3 150 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 11″ N 6° 03′ 45″ E / 46.4863888889, 6.0625 ()46° 29′ 11″ Nord 6° 03′ 45″ Est / 46.4863888889, 6.0625 ()  
Altitude Min. 720 m – Max. 1 300 m
Superficie 38 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairielesrousses.fr/

Les Rousses sont une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Elle est la principale commune de la station des Rousses, un domaine de ski de piste important composé des Rousses, de Bois d'Amont, de Lamoura et de Prémanon. Les habitants des Rousses sont appelés Rousselands et Rousselandes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Rousses vues de la Dôle

Situé à 1 107 m d'altitude, le village des Rousses connaît un climat continental montagnard aux hivers rigoureux. Il est situé dans la Haute-Chaîne du massif du Jura, et marque la frontière avec la Suisse (lieu-dit la Cure).

Les Rousses se situent à la limite des bassins versants du Rhône et du Rhin. Les pluies qui s'écoulent sur la partie orientale du toit de l'église sont drainées vers le lac des Rousses, l'Orbe, la Suisse et le Rhin. Celles qui tombent sur la partie occidentale descendent vers la rivière de la Bienne, affluent de l'Ain qui mène au Rhône[réf. nécessaire].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bellefontaine Bois-d'Amont Rose des vents
Morez
Longchaumois
N Arzier-Le Muids (CH - Vaud)
Saint-Cergue (CH - Vaud)
O    Les Rousses    E
S
Prémanon

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village des Rousses provient probablement d'une forme dialectale « Les Rôtz » signifiant « Les Roches » en franco-provençal. Cette théorie est incertaine et il existe d'autres explications : le mot « rousses » est également fréquent dans la région en microtoponymie (noms de champs, de lieux-dits) pour désigner des zones défrichées ou des cabanes de branchages (du latin « ruptias », branches « cassées »). Il s'agit de toute manière d'un nom lié au défrichement médiéval[réf. nécessaire]. Une autre explication, fort contestée, a été proposée, selon laquelle le nom des Rousses viendrait de la couleur du gibier qu'on y chassait, composé essentiellement d'animaux au pelage roux ou d'une teinte s'en approchant.

Terres de pâtures et d'estives, le village proprement dit n'a vu le jour qu'au début du XVIe siècle lorsque les techniques agricoles, et la vulgarisation de l'utilisation de la faux, permirent de récolter suffisamment d'herbe pour nourrir les bêtes au cours des longs mois d'hiver. Le village des Rousses doit donc son existence à l'apparition de la faux.

Les premiers habitants se sont installés sur l'axe naturel de communication qui traverse la chaîne du Jura puis qui, par le col de la Givrine, permet un accès relativement aisé à la grande plaine, en Suisse.

Les Rousses furent le lieu de négociation de quelques traités internationaux :

Deux forts furent construits à la fin du XIXe siècle pour défendre la vallée contre le risque d'invasion par une puissance ennemie qui aurait traversé la Suisse : le fort des Rousses et celui du Risoux. Ces deux forts, qui devinrent rapidement obsolètes avec l'évolution du matériel d'artillerie, devinrent alors de simples casernes ou centres d'entraînement et ne jouèrent jamais de rôle militaire véritable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Parti : au premier coupé au I de gueules à la croix alésée d'argent (drapeau et armoiries de la Suisse) et au II tiercé en pal d'azur, d'argent et de gueules (drapeau de la France), au second d'azur à la tête de loup de sable, allumée d'argent, surmontée de deux monts du même.

La mascotte de la ville est un renard roux, espèce très présente dans la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1954 Gaston Chavet-Noir    
1966   André Lizon à Lugrin   Boulanger
    René Berthet   Hôtelier-Restaurateur
    André Lizon à Lugrin   Boulanger
  1994 (?) René Clément   Douanier
1995 2008 Bernard Mamet   Professeur de français
2008 2011 José Camelin[1]   Chef d'entreprise
2011 - Bernard Mamet[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 150 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 501 2 240 2 159 2 278 2 187 2 163 2 017 2 254 2 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 555 2 581 2 472 2 527 2 518 2 545 2 941 2 476 2 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 195 2 148 2 031 1 701 1 610 1 571 1 562 1 533 1 795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 731 1 755 2 061 2 331 2 840 2 927 3 018 3 150 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Transports[modifier | modifier le code]

Train NStCM en gare de la Cure
Passage de la Transjurassienne dans la station.

Avec l’achèvement de la ligne métrique du Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez en 1921, Les Rousses bénéficiaient d’une liaison avec Nyon, en Suisse, et avec Morez. La partie française de cette ligne a été fermée en 1958, et la ligne s'arrête maintenant à la Cure, juste avant la frontière.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture était l'occupation privilégiée des Rousselands jusqu'au début des années 1900. La commune des Rousses comptait quatre fruitières, fromageries collectives et coopératives, où les éleveurs apportaient le lait qui était transformé en comté et en morbier.

Il n'existe à l'heure actuelle plus qu'une seule fromagerie, située au cœur du village. Les caves de l'ancien fort militaire des Rousses ont été réaffectées à une activité plus pacifique : elles servent dorénavant de lieux d'affinage à des meules de comté qui peuvent y séjourner plus de deux ans et demi.

L'artisanat s'est développé très tôt aux Rousses et dans les communes avoisinantes parallèlement à l'activité agricole. Il s'agissait initialement de travaux que les paysans réalisaient pendant les mois d'hiver. La fabrication d'horloges comtoises dans un premier temps, puis la fabrication de lunettes connurent un essor important au XIXe siècle et au début du XXe siècle avec notamment la création des ateliers et usines Berthet, Mathieu et Lamy qui se délocalisèrent par la suite vers la ville de Morez située en contrebas, sur la Bienne

Le lieu-dit la Doye, situé sur la commune des Rousses, sur la Bienne en amont de Morez a gardé une vocation industrielle, essentiellement de la sous-traitance des lunetteries de Morez.

Une fabrique de skis et un atelier de fabrication de lunettes de ski fonctionnèrent jusqu'au milieu des années 1990.

Aujourd'hui[Quand ?], les Rousselands tirent leurs ressources essentiellement de deux secteurs d'activité, le tourisme et l'émigration journalière en Suisse.

La station touristique des Rousses a connu un essor important à partir du milieu des années 1970, avec le développement du ski comme activité de loisir et l'instauration d'une quatrième semaine de congés payés, souvent prise en hiver. Initialement axé sur le développement du ski alpin, les Rousses s’est recentré sur le ski de fond, mieux adapté à sa géographie.

Le manque d'enneigement observé ces dernières années[Quand ?] a eu des répercussions sur le taux de fréquentation touristique. La mise en place de canons à neige apporte, pour l'instant, une solution à ce phénomène.

De nombreux habitants frontaliers de la commune traversent la frontière suisse quotidiennement pour aller travailler dans les cantons de Genève et de Vaud, notamment dans l'industrie horlogère de la vallée de Joux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

116 odonymes recensés à Les Rousses
au 18 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
1 0 0 23 0 8 7 0 2 0 0 24 38 1 [N 1] 12 [N 2] 116
Notes « N »
  1. Square du 19-Mars-1962
  2. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Site officiel de la Commune des Rousses, PV du 7 avril 2011, consulté le 19 avril 2011
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]