Fer forgé

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En termes de serrurerie, le fer forgé est un fer qui a été travaillé sous le marteau[S 1]. Dans l'inconscient collectif, le fer forgé est principalement associé aux travaux de ferronnerie et au travail du ferronnier ou du forgeron. À la révolution industrielle un fer forgé formé par puddlage sera également employé dans la construction métallique et dans les chemins de fer. Ce dernier sera remplacé par l'acier à partir de 1880.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la révolution industrielle le métal était fabriqué par chauffage du minerai au feu de bois. La température suffisait à l'extraction mais était insuffisante pour faire fondre le métal. Les quantités traitées étaient modestes et ne permettait que la confection d'objets de taille limitée, dans la construction, des éléments d'assemblage ou de renfort, ainsi que les serrureries qui ont donné le nom à la discipline qui s'occupe des objets manufacturés en fer, la serrurerie. L'étampage qui consiste à frapper le métal chauffé dans une forme en fer lui conférait éventuellement une résistance plus importante.

À l'ère de la révolution industrielle, le Puddlage mis au point par Henry Cort en 1784 permet de produire un fer "forgeable", c'est-à-dire façonnable à souhait, ce qui n'est pas le cas de la fonte (Celle-ci a alors réalisé quelques percées spectaculaires dans la construction des ponts métalliques). Ce nouveau fer est appelé fer puddlé ou fer forgé selon les sources. Toutefois le. travail de forge s'est déplacé de l'atelier du forgeron, vers les ateliers des usines sidérurgiques. Le fer forgé est remplacé par l'acier à partir de 1880.

Le fer forgé a donc pu être un fer de diverses qualités façonné dans une forge.

Qualités de fer forgé[modifier | modifier le code]

Un fer de qualité médiocre employé en serrurerie avant le XIXe siècle

De façon traditionnelle, le fer forgé était obtenu à partir du minerai de fer chauffé au feu de bois. Ensuite, on le martelait afin d'en éliminer les scories. La température suffisait à l'extraction mais était insuffisante pour faire fondre le métal. La qualité du fer dépendait donc du minerai d'origine, de la température atteinte pour l'extraction et de l'habileté du forgeron pour en extraire les scories par battage.

Même le fer puddlé, aux premières heures de la révolution industrielle, obtenu par décarburation de la fonte seront longtemps de qualité variable selon les régions notamment[1].

Un fer très pur employé dans l'artisanat

Le fer employé est une forme très pure de fer destiné au commerce, qui se caractérise par une faible teneur en carbone. Il est dur, malléable et peut être aisément mélangé à d'autres métaux. Il est cependant trop peu résistant pour la confection de lames et d'épées.

Un fer puddlé
Article détaillé : puddlage.

Les réalisations en fer forgé[modifier | modifier le code]

Avant la révolution industrielle et dans l'artisanat
Article connexe : Serrurerie.

Les réalisations associées aux techniques de la forge sont aussi appelée fer forgé.

Après la révolution industrielle
Article connexe : Construction métallique.

Du fer forgé ou puddlé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

J.M. Morisot, Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment. Vocabulaire des arts et métiers en ce qui concerne les constructions (serrurerie), Carilian,‎ 1814 (lire en ligne)

  1. p. 27

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On en tire d'Allemagne, de Suède et d'Espagne ; on en tire aussi de France - Ses mines les plus abondantes sont celles de la Champagne, de la Lorraine, de la Bourgogne - La Normandie, le Maine, le Berry, le Nivernois, la Navarre et le Béarn en fournissent aussi beaucoup - Les fers les plus doux sont ceux d'Allemagne et de Suède ; ceux d'Espagne sont doux, mais sujets à être rouverains - Les fers les plus doux de la France sont ceux du Berry, de la Lorraine et de Montmirail - Dans le Nivernois et sur les rives de la Loire il y en à de doux et de fermes - Il en est encore de doux entre ceux de roche et de Vibray, que l'on désigne sous le nom de roche et de demi-roche - Les fers de Normandie sont aigres ainsi que ceux de Champagne et de Bourgogne, que l'on nomme fers communs. Cité dans Morisot p. 25