Morteau

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Morteau
Vue sur Morteau depuis le Mont Vouillot
Vue sur Morteau depuis le Mont Vouillot
Blason de Morteau
Héraldique
Morteau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Morteau (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Annie Genevard
2014-2020
Code postal 25500
Code commune 25411
Démographie
Gentilé Mortuacienne, Mortuacien
Population
municipale
6 758 hab. (2011)
Densité 479 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 32″ N 6° 36′ 25″ E / 47.05888, 6.6069447° 03′ 32″ Nord 6° 36′ 25″ Est / 47.05888, 6.60694  
Altitude Min. 750 m – Max. 1 114 m
Superficie 14,11 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.morteau.org/

Morteau (en franc-comtois Mouëtchâve ou Moûtcho) est une commune française située dans le département du Doubs, en région Franche-Comté. Ses habitants sont les Mortuaciens et les Mortuaciennes.

Petite ville du Haut-Doubs, nichée dans une vallée au cœur du massif du Jura, elle doit son développement notamment à l'industrie horlogère qui apparut dans la région à la fin du XVIIIe siècle. La ville est également connue pour sa gastronomie, symbolisée par sa spécialité de renommée nationale, la saucisse de Morteau.

La commune comptabilisait 6 700 habitants au dernier recensement de 2010 et l'unité urbaine formée par Morteau et Les Fins totalisait 9 608 habitants, constituant ainsi la quatrième agglomération du département du Doubs après Besançon, Montbéliard et Pontarlier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mortua Aqua en 1107 ; Morteau en 1290 ; Mortaul en 1296 ; Mortua Aqua en 1301 ; Mortal en 1383 ; Valx de Morteals en 1400 ; La Grande Ville en 1514 ; Mortaul en 1596 ; Mortau en 1649[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fournets-Luisans Les Fins Rose des vents
Les Combes N
O    Morteau    E
S
Grand'Combe-Chateleu Montlebon

Topographie[modifier | modifier le code]

Morteau s'étend dans un élargissement de la vallée du Doubs, principalement sur la rive gauche de celui-ci.

Cette vallée se resserre en aval de Pontarlier ; elle donne naissance au Val du Saugeais, puis, à la sortie du défilé d'Entre-Roches, au Val de Morteau. La rivière est calme et dessine de nombreux méandres d'où le nom latinisé de Mortua Aqua, « eau morte » donné à la ville dans les textes[2]. Il s'agit de la même étymologie que pour Aigues-Mortes.

Le Doubs (Dubis, le « noir » en celtique, cf. irlandais dub « noir ») traverse ici une région qui fit partie, jusqu'à la Révolution, du décanat de Warasgaw ou Varesco ; lui-même était une fraction de l'ancienne Séquanie.

La proximité de la Suisse (10 km du canton de Neuchâtel) procure du travail pour nombre de frontaliers favorisé par la taux de change favorable du Franc suisse.

Géologie[modifier | modifier le code]

Depuis des millions d'années, le Doubs[3] coulait dans toute la région de Morteau au fond de profondes gorges.

Il y a 12000 ans, un gigantesque accident naturel survient en aval de Morteau : les rives calcaires s'effondrent, obstruant complètement les gorges, créant une vaste retenue naturelle. Le Doubs monte, il envahit ses gorges et la vallée avoisinante sur plus de 15 kilomètres, jusqu'en amont de Morteau : le lac de Chaillexon est né. À force de se remplir, le bassin de Chaillexon finit par déborder : retrouvant son lit après cette déviation, le Doubs se précipite avec fracas des 27 mètres du haut des gorges du Doubs vers le fond : c'est le saut du Doubs.

Progressivement, au fil des millénaires, les alluvions du Doubs obstruent la partie amont du lac de Chaillexon, à hauteur de Morteau. Ce qui était un lac se transforme progressivement en plate prairie. Le Doubs, dont l'eau est retenue par le barrage naturel, y serpente nonchalamment (d'où l'expression de « morte eau »).

La plaine de Morteau est donc une plaine alluviale qui cache un secret géologique : un canyon enfoui sous les sables[4]...

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Empire romain, les Alamans envahirent la région, suivis des Burgondes.

Le traité de Verdun, en créant la Francie médiane en 843, unit pour la première fois les deux versants suisse et français du Jura.

Les limites du Val furent fixées en 1335 avec le Val de Travers, en 1348 avec le Val de Réaumont et l'Abbaye de Montbenoît, en 1510 avec le Val de Vennes et de nouveau en 1819 avec le canton de Neuchâtel. La plus haute montagne est le Chateleu qui atteint 1 312 m.

La région vit encore déferler les Normands, les Hongrois descendants des Huns et les Sarrazins. Quelqu'uns, en 732, avaient remonté la vallée de la Saône. Localement, leur nom fut donné au petit village des Sarrazins au-dessus de Montlebon.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est en 1105 que le nom de Morteau apparut pour la première fois dans un texte officiel. Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1366. Des moines Bénédictins de l'ordre de Cluny arrivèrent à cette époque dans le but de terminer le défrichement des montagnes du Val. Au nombre de 6 ou 8, ils logeaient chez l'habitant dans ce quartier du Mondey qui représentait alors à lui seul toute la ville de Morteau. Les moines manquèrent vite de main-d'œuvre ; ils firent venir des familles entières au point de former cinq quartiers devenus depuis de gros bourgs : Morteau, Les Fins, Le Lac (Villers-le-Lac), Mont le bon (Montlebon) et La Grand'Combe (Grand'Combe-Châteleu).

Morteau posséda un château féodal. Construit sur l'éminence du Mondey, à l'extrémité Est, il surveillait l'ancienne route celtique qui par Les Fins, le Mondey et Sobey, reliait Besançon à la Suisse. Le clocher à dôme à impériale de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Morteau actuel fut construit entre 1513 à 1515 avec des pierres de ce château.

La peste, en fait une terrible méningite cérébro-spinale, enleva les deux tiers des habitants du Val en 1349. Elle remplit les fameux « cimetières des bossus » comme il en existe encore aux Jarrons et à Grand Combe. Les vides furent comblés par des habitants du canton de Fribourg ou de la vallée d'Aoste.

Incendies[modifier | modifier le code]

En huit siècles, dix sept incendies éprouvèrent la ville de Morteau. Les plus terribles eurent lieu en 1639, 1683, 1702, 1849 et 1865.

  • En 1683, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Morteau flambe. C'est un réchaud oublié par l'organiste qui provoque ce désastre. Un échevin meurt asphyxié par la fumée. Les flammes font fondre les cloches, il faut en commander de nouvelles dont le gros bourdon qui existe toujours. Un vent violent emporte des tisons qui mettent le feu au quartier des Suchaux (qui fait partie du village des Fins).
  • Le 15 février 1702, c'est presque toute la Grand Ville (c'est ainsi qu'on surnommait Morteau), qui est détruite.
  • En 1849, onze maisons brûlent ainsi que la halle aux blés.
  • En 1865, le feu ravage tout, de la place Carnot à l'hôtel de ville. Les deux tiers du bourg sont anéantis. Des listes de souscription paraissent dans les journaux de la province. Le Préfet de la Haute-Saône se joint à son collègue du Doubs pour organiser les secours.

En 1600, le Val comptait environ 12 000 personnes réunies en 2000 familles. Le prieur Richardot signa l'affranchissement de tous les habitants qui accueillirent la nouvelle avec de grandes explosions de joie.

Églises[modifier | modifier le code]

Les églises et les chapelles du Val furent construites à des dates bien différentes. Une première église fut construite dans la première moitié du XIIIe siècle, dans la Grande-Rue, à l'emplacement de la maison Vaufrey. Elle était romane et placée sous l'invocation de saints Pierre et Paul. Ses derniers vestiges disparurent dans l'incendie de 1865.

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Morteau actuelle fut bâtie de 1409 à 1420. Elle eut deux clochers de petite taille pendant très longtemps ; l'un servait aux Bénédictins, l'autre au curé et aux paroissiens. En 1727, on sépara même l'église en deux par un mur de pierres qui fut détruit pendant la Révolution.

Grand Combe eut sa première chapelle en 1506, Combe la Motte en 1667, Cornabey en 1695, Les Fontenottes en 1691, Derrière-le-Mont en 1749, Villers en 1625, Les Bassots en 1692, Les Gras en 1508. Le couvent des Minimes de Montlebon date de 1612.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les mercenaires Suédois arrivèrent à Morteau dans la nuit du 14 au 15 janvier 1639. Les habitants du Val avaient refusé tout secours en hommes et en munitions prétextant qu'ils étaient deux mille hommes capables de porter les armes. L'armée ennemie surprit la défense locale en passant par le Cerneux-Péquignot. Réveillés en pleine nuit, quelques courageux Mortuaciens livrèrent une bataille désespérée à mi-chemin entre la ville et Montlebon. Le bilan général était lourd : en 1646, on ne dénombrait plus que 300 maisons habitées sur 2000 ; il ne restait que 567 « feux » sur 1636. Des familles vinrent de la Savoie, de Neuchâtel et de Fribourg : elles se nommaient Mamet, Clerc, Pourchet, Bertin, Girard, Reymond, André, Bobillier ...

Il fallut attendre 1678 et le Traité de Nimègue pour voir la province et le Val passer sous la domination du roi de France. En résumé, Morteau vécut sous l'autorité de la maison de Montfaucon de 1238 à 1325, sous celle de Neuchâtel de 1325 à 1507 et sous celle de l'Autriche et de l'Espagne de 1508 à 1678.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1931 1947 Camille Mercier   Fabriquant d'horlogerie
1964 1988 Christian Genevard    
1988 1995 Pierre Cheval    
1995 2002 Jean-Marie Binetruy RPR puis UMP Ancien député
mars 2002 en cours
(au 10 décembre 2014)
Annie Genevard[5] UMP Députée depuis 2012
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unité urbaine de Morteau.


En 2011, la commune comptait 6 758 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 289 1 372 1 358 1 318 1 476 1 562 1 703 1 731 1 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 873 1 946 1 799 1 754 1 826 2 022 2 401 2 767 3 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 110 4 243 4 018 3 869 4 084 4 133 4 283 4 283 4 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 395 6 158 6 690 6 445 6 458 6 375 6 339 6 293 6 596
2011 - - - - - - - -
6 758 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Durant ces nombreux siècles, l'élevage a toujours gardé une importance primordiale. Il est impossible de donner une origine exacte à l'actuelle race montbéliarde. Tout le cheptel du centre Europe présente des caractéristiques semblables, et les échanges par delà les frontières furent toujours très nombreux. On peut remarquer la présence de vaches blanches tachetées de rouge dans certaines provinces de Tchécoslovaquie. Il est logique de penser que des bêtes de Franche-Comté ont été réquisitionnées par l'armée allemande en 1940-45, puis distribuées à des éleveurs tchèques dont on voulait s'assurer l'appui politique ou le concours.

L'horlogerie a longtemps été la principale industrie de la région. On raconte qu'en 1680, Daniel Jeanrichard, jeune forgeron de la Sagne, répara une montre importée d'Angleterre par un marchand et entreprit de la copier. L'organisation du travail horloger sous l'Ancien Régime ne manque pas d'intérêt : un marchand-horloger ou établisseur regroupait les différentes parties de la montre données à des ouvriers isolés et les confiait à un maître horloger qui les assemblait. Les contrats d'embauche passés avec des ouvriers étaient d'un an. Il fallait travailler 12 heures par jour et payer les outils nécessaires. Mais le métier payait bien : le salaire mensuel était d'environ 500 livres, auxquelles s'ajoutaient 12 livres pour la dépense en huile de la lampe. Les paysans travaillaient à l'horlogerie lors des périodes creuses, et l'horloger y trouvait son compte en économisant sur la construction de bâtiments, et surtout trouvait de la main-d'œuvre, fort rare (le même système existait à Cholet). À l'époque, une vache laitière valait 90 livres. Une montre en argent fut vendue 156 livres au prieur en 1772 : elle donnait les heures, les répétait et elle était accompagnée d'une garantie d'un an. Près de 1 500 citoyens suisses qui partageaient les idées révolutionnaires vinrent à Besançon, Ornans, Pontarlier et Morteau, pour y pratiquer ce métier. Mais le chômage apparut et certains retournèrent dans leur pays. En 1835 fut créée à Morteau la première école d'horlogerie : elle comptait dix élèves. On y fabriquait des montres Lepine simples, façon Bréguet et demi-Bréguet. Toutes les parties, sauf la boîte et le cadran, se faisaient à Morteau. Fin 1843, il y avait 63 personnes dans l'école qui vendait pour 170 000 F de produits. L'établissement ferma ses portes en 1850 pour des causes financières mal déterminées. En 1862, Besançon ouvrit sa propre école et Morteau s'effaça. En 1867, à l'exposition universelle de Paris apparurent les premières horloges Japy et les montres à remontoir Roskopf, du nom de son inventeur originaire de La Chaux-de-Fonds. L'arrivée des montres à bon marché provoqua un recul de l'industrie dans la région. Les horlogers se mirent alors à travailler pour le compte de leurs voisins suisses. En 1876, on comptait malgré tout onze fabriques à Morteau. En 1880, commença la fabrication complète de la montre en série. La population de la ville était alors de 1826 habitants ; elle passa à 3576 en 1896.

C'est en 1880 également qu'un dénommé Belzon, qui venait des Pyrénées-Orientales, créa la grande fabrique. Il engagea huit cents ouvriers à la fois ! Doué d'un sens pratique étonnant mais mauvais gestionnaire, il fit faillite en voulant créer la « montre à cent sous ». Comble de l'ironie, c'est la fiabilité de ses produits, ne tombant presque jamais en panne, qui le perdit. Mais l'horlogerie restait bien implantée dans le Val : montres métal avec échappement à cylindre et à ancre ordinaire, grosses montres boules à étriers et grandes montres plates d'un diamètre de 10 à 12 cm assurèrent pendant longtemps une certaine aisance à ce monde horloger. L'industrie horlogère est sur le déclin depuis quelques années, mais la fabrique de montres haut-de-gamme Pequignet est encore assurée.

Actuellement, le principal employeur privé est la société Bourbon-Fabi, équipementier automobile spécialisé dans les pièces chromées et zamak comme les poignées de portes et les emblèmes. Elle emploie près de 500 personnes.

L'agroalimentaire y tient une large place. Traditionnellement les fumés, dont la saucisse de Morteau ou le jésus de Morteau par exemple, mais aussi les boissons (sirops et limonades), ou encore la confiserie (chocolats et caramels) ont fait le renom de cette ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Morteau s'enorgueillit de deux très belles maisons : le château Pertusier et l'Hôtel de ville de Morteau.
  • Le château Pertusier fut construit en 1576 par la famille Cuche. Pendant l'attaque des Suédois en 1639, la tourelle qui terminait l'escalier à vis s'enflamma ; la façade ouest fut mitraillée. On voit encore les empreintes des balles de ¾ de livre lancées par les biscayens suédois. C'est un Bole qui en était alors propriétaire. Sous la Révolution, un avocat de Besançon, Jean-Charles Pertusier acheta l'immeuble devenu bien national pour la somme de 900 987 livres. La maison et son parc furent acquis par la commune en 1935. Cette habitation reste un des rares témoignages de la Renaissance dans le Haut-Doubs. Il abrite depuis 1985 le Musée de l'horlogerie de Morteau.
  • L'actuel hôtel de ville (inscrit aux monuments historiques en 1978) fut bâti en 1590 par les sieurs Fauche. Occupé par les officiers de Saxe-Weimar, il ne souffrit pas de la guerre et passa dans les mains des Bénédictins, puis dans celles des frères Roussel. La commune de Morteau en fit l'acquisition en 1791. Il abrite aujourd'hui une partie des services municipaux et aussi le fameux Livre noir, précieusement conservé dans le bureau du Maire. C'est en 1454 qu'un notaire de la ville consigna dans ce livre tous les documents relatifs au prieuré. Il a pour dimensions 30 cm × 22 cm × 6 cm, sa couverture est formée par deux planchettes de bois recouvertes de cuir gaufré noir. Il contient 54 chartes concédées de 1188 à 1514, des lettres de franchises, des sentences, des arrêts et des conventions. Emmené en Suisse lors de l'invasion suédoise, il put être récupéré intact après la guerre.
  • L'église Notre Dame de l'Assomption qui date des XVe et XVIIe siècles, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1926.

Domaines skiables[modifier | modifier le code]

Val de Morteau
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays France
Site web www.morteau.org
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 32″ Nord 6° 36′ 25″ Est / 47.0589, 6.6069  
Massif Massif du Jura
Altitude  m
Altitude maximum 1 283 m
Altitude minimum 780 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 7
Téléskis 5
Fils neige 2
Débit (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 6
     Rouges 3
     Bleues 3
Total des pistes 5,8 km (environ) km
Installations
Nouvelles glisses
1 boardercross au Chauffaud
Ski de fond
Total des pistes 83 km km

Le Val de Morteau compte trois sites de ski alpin, situés entre 6 à 13 km chacun dans le sud/sud-est du centre de Morteau. Ils ne sont pas reliés entre eux autrement que par la route, mais font partie d'une offre forfaitaire commune :

  • Grand'Combe-Châteleu, au lieu-dit La Bonade : un teleski et 1 fil-neige desservent 1 piste rouge et 1 piste bleue, d'une longueur totale de près de 2,2 km. Le domaine est situé entre 780 m et 973 m d'altitude, ce qui explique qu'il soit en général le premier des trois sous-domaines à fermer quand les précipitations naturelles ne suffisent plus à rendre les pistes praticables.
  • Meix Musy : 3 teleskis et 1 fil-neige desservent près de 3,3 km de pistes (2 rouges, 1 bleue) situées entre 970 m (pied des pistes), 1140 m (station) et 1283 m (sommet). Le domaine skiable offre une vue surplombante sur la ville de Villers-Le-Lac. Les pistes sont situées de part et d'autre de la route d'accès, ce qui impose de marcher environ 200 m pour rejoindre la deuxième partie du domaine.
  • Le Chauffaud : un teleski dessert une piste bleue de 500 m de longueur. Le domaine est situé entre 1070 m et 1181 m d'altitude. Un petit boardercross y est aménagé de manière non-permanente.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,‎ 1985
  2. Homonymie avec Morteau (Calvados)
  3. ou sa version glacier pendant les périodes glaciaires
  4. V. Bichet et M. Campy, Montagnes du Jura, Géologie et paysages, 2008, p. 227
  5. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]