Salins-les-Bains

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Salins-les-Bains
Hôtel de ville et chapelle Notre-Dame-Libératrice.
Hôtel de ville et chapelle Notre-Dame-Libératrice.
Blason de Salins-les-Bains
Blason
Salins-les-Bains
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Salins-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Salins-les-Bains
Maire
Mandat
Gilles Beder
2014-2020
Code postal 39110
Code commune 39500
Démographie
Gentilé Salinois
Population
municipale
2 864 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 23″ N 5° 52′ 33″ E / 46.939685, 5.875801 ()46° 56′ 23″ Nord 5° 52′ 33″ Est / 46.939685, 5.875801 ()  
Altitude Min. 284 m – Max. 737 m
Superficie 24,68 km2
Localisation

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Salins-les-Bains

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Salins-les-Bains
Liens
Site web Mairie
Office de tourisme

Salins-les-Bains (prononcé [sa.lɛ̃ le bɛ̃ ]) est une commune française du département du Jura et de la région Franche-Comté, située dans le Revermont jurassien. Elle s'étend au fond de la vallée de la Furieuse, un affluent de la Loue, et est dominée par deux forts à l'est et à l'ouest. Ses habitants sont appelés les Salinois.

La ville possède une histoire glorieuse due à un passé industriel florissant de production du sel, appelé « l'or blanc ». À partir du XIXe siècle, elle étend son activité industrielle grâce au développement de plâtrières, de scieries, et surtout de faïenceries, et s'engage dans le tertiaire avec la création d’un établissement thermal. La seconde moitié du XXe siècle voit la disparition progressive de ces industries : la plâtrière ferme en 1958, la saline en 1962 et les faïenceries en 1995.

Depuis, la ville, qui compte un peu moins de 3 000 habitants, fonde sa difficile reconversion économique sur les services, en particulier à travers trois secteurs : la santé, le thermalisme et le tourisme. Ce dernier s'appuie notamment sur la restauration et la valorisation d’un patrimoine historique riche et prestigieux marqué par l'inscription de la Grande saline de Salins-les-Bains sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le 27 juin 2009, en extension de la Saline royale d'Arc-et-Senans[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Salins-les-Bains se trouve dans le nord-est du département du Jura, à 339 kilomètres à vol d'oiseau de la capitale nationale, Paris[2]. Elle jouit d'une situation géographique privilégiée au plan national et européen de par son appartenance à l'axe Rhin-Rhône[3], carrefour des voies de communication entre mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud, ainsi qu'au niveau régional, puisqu'elle est à équidistance de toutes les grandes villes de la région : Dole (34 km), Besançon (35 km), Pontarlier (37 km) et Lons-le-Saunier (40 km).

La ville appartient au massif du Jura, dont elle occupe l'un des faisceaux internes.

Rose des vents La Chapelle-sur-Furieuse Saint-Thiébaud, Ivrey Myon, Saraz (Doubs) Rose des vents
Marnoz
Pretin
Bracon
N Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs)
Geraise
Clucy
Cernans
O    SALINS-LES-BAINS    E
S
Chaux-Champagny Pont-d'Hery, Thésy Abergement-lès-Thésy
Enclave : Saizenay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains

Salins-les-Bains se situe au sein du bassin salifère comtois, au cœur d'une reculée creusée par la Furieuse, un affluent de la Loue. Le soubassement de la vallée est constitué de marnes à sel gemme, formées par l'évaporation d'une mer chaude et peu profonde lors du Keuper inférieur et moyen, il y a environ 230 millions d'années. La couche d'évaporites y atteint 100 mètres d'épaisseur. Le sel des couches supérieures, dissous par les eaux d'infiltration, est épuisé. Ce sont les couches inférieures traversées par des exsurgences alpines se chargeant en sel au contact de la roche qui alimentent les sources salées auxquelles la ville doit sa prospérité.

Salins-les-Bains est dominé à l'est et à l'ouest par le plateau où se trouvent deux ensembles fortifiés, le fort Saint-André (604 m) à l'ouest, et le fort Belin (584 m) à l'est, ainsi que par le mont Poupet au nord, qui culmine à 851 mètres d'altitude. Ces hauteurs sont composées de marnes à gypse du Keuper supérieur, de marnes du Lias et de calcaires du Bajocien[4].

La superficie de la commune est de 2 468 hectares ; l'altitude varie entre 284 et 737 mètres[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Furieuse.

La ville de Salins-les-Bains est traversée selon un axe nord-sud par la rivière, la Furieuse, en grande partie canalisée. Il s'agit d'une rivière très abondante, présentant de fortes variations saisonnières de débit. À l'étiage, le débit peut chuter sévèrement jusqu'à 43 litres par seconde en période quinquennale sèche, la rivière étant alors réduite à quelques filets d'eau. À l'inverse, les crues peuvent être très importantes et très rapides, compte tenu de la petite taille du bassin versant de la rivière et de son débit moyen, ainsi que de la nature marneuse des sols. La Furieuse et le ruisseau de Gouaille ont ainsi connu de nombreuses crues au cours des siècles, notamment en 1512, 1599, 1608, 1728, 1767, 1840, 1841, 1889, 1935, 1953 et 1980[6]. Le régime torrentiel des cours d'eau et les fortes pentes entraînent une érosion importante, pouvant générer des glissements de terrain[7]. Un précédent historique existe, avec la destruction de l'ensemble du village de Sarcenne (aujourd'hui Cercennes), à quelques kilomètres au sud de Salins, en janvier 1649[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains est soumis à une double influence climatique, océanique d’une part (précipitations importantes tant en quantité qu’en fréquence) et continentale d’autre part, avec des hivers rudes (fortes gelées, neige) et des étés chauds et secs. D’une manière générale, le climat de Salins-les-Bains se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d’une saison que d’une année sur l’autre. Comme celui de toutes les villes de Franche-Comté, il est marqué par d'importantes précipitations, malgré un bon ensoleillement. La station météorologique la plus proche est celle de Besançon.

Tableau comparatif des données climatiques de Besançon[9]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Besançon 1 797 1 108,5 29 28 22
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Besançon (normales 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,7 −0,2 2,7 5,2 9,3 12,4 14,5 14,1 10,9 7,6 2,9 0,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 5,2 7 11,4 15,2 19,5 22,8 25,3 25 20,7 16 9,5 5,7 15,3
Record de froid (°C)
date du record
−20,7
9/01/1985
−20,6
10/02/1956
−14,1
1/03/2005
−5,2
2/04/1952
−2,4
3/05/1909
2,1
2/06/1936
4,5
18/07/1970
3,4
20/08/1885
−0,1
25/09/1931
−6,1
28/10/1887
−11,3
28/11/1915
−19,3
30/12/1939
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
20/01/1918
21,7
29/02/1960
24,8
25/03/1955
29,1
27/04/1893
32,2
26/05/1892
35,2
22/06/2011
40,3
28/07/1921
38,3
12/08/2003
34,6
5/09/1949
30,1
7/10/2009
23
2/11/1899
20,8
16/12/1989
Précipitations (mm) 86,3 79,7 91,9 94,2 114,7 101,5 90 91,9 107,3 115,7 104,4 109,2 1 186,8
Nombre de jours avec précipitations 13 12 12 11 13 11 10 10 10 12 13 13 141
Source : Météo France


Transports et communications[modifier | modifier le code]

Situé sur la route reliant le Bassin parisien et la Suisse par Dijon et Pontarlier, Salins-les-Bains est un important lieu de passage historique. Les transports y sont aujourd'hui dominés par l'automobile, la ville étant intégralement traversée par la route départementale 472, ce qui lui vaut parfois le qualificatif de « ville-rue ». Elle est également au centre d'un dense réseau départemental, avec les RD 65, 94, 105, 345, 467 et 492[10]. La route nationale la plus proche est la RN 83, à 9 km, tandis que l'autoroute A39 est à 34 km[11].

L'accès au réseau ferré est assuré par huit aller-retour quotidiens en autocar jusqu'à la gare de Mouchard, desservie par le TER Franche-Comté et le TGV Lyria[12]. L'aéroport de Dole-Jura est situé à 45 km de Salins-les-Bains[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Limitée par le relief, la ville de Salins-les-Bains s'étend sur plus de 3 kilomètres, selon un axe nord-sud, entre les flancs de la vallée de la Furieuse. Son centre-ville s'organise autour de la rue de la République. À l'extrémité nord de la ville se trouve le faubourg Saint-Pierre organisé autour du site des anciennes faïenceries, tandis qu'au sud, le faubourg Pasteur se concentre autour de l'église Saint-Jean-Baptiste.

136 odonymes recensés à Salins-les-Bains
au 8 décembre 2013
Allée Avenue Chemin Cour Escalier Impasse Place Quai Rampe Route Rue Ruelle Sentier Villa Autres Total
0 2 [N 1] 16 1 [N 2] 10 3 11 1 [N 3] 1 [N 4] 10 34 [N 5] 2 [N 6] 1 [N 7] 1 [N 8] 43 [N 9] 136
Notes « N »
  1. Avenue Aristide Briand et Avenue du Général de Gaulle.
  2. Cour des Halles.
  3. Quai Valette (le long de la Furieuse).
  4. Rampe Barbarine.
  5. Dont la Rue du 19-Mars-1962
  6. Ruelle du Gué et Ruelle Paillard.
  7. Sentier du Fort Saint-André
  8. Villa des Roses.
  9. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, quartiers, cités, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Logement[modifier | modifier le code]

Selon le dernier recensement, la ville comptait en 2009 un total de 1 730 logements[14], en baisse, dont 1 366 étaient des résidences principales, 260 des logements vacants et 104 des logements occasionnels ou des résidences secondaires. On trouve une large majorité d'appartements, qui représentent 62,7 % de l’ensemble du parc de logements, tandis que la part des maisons s’élève à 37,1 %. Cependant, entre 1999 et 2009, le nombre de maisons est en augmentation alors que le nombre d'appartements recule.

Sur les 1 366 résidences principales que compte la ville, 50,7 % sont louées, dont 22,3 % en tant que logement HLM.

La ville souffre du départ vers les communes rurales, où l'accession à la propriété est plus facile[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains doit son nom à ses sources salées. D'abord nommée simplement Salins, elle prend en 1926 son nom actuel à la suite du développement du thermalisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Salins-les-Bains.

« Salins, très grande ville, dont le nom célèbre a fait le tour du monde »

— Gilbert Cousin[16]

De la Préhistoire au Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Deux facteurs expliquent le peuplement précoce de Salins-les-Bains : sa situation géographique et ses ressources minérales. En effet, la reculée de la Furieuse permettant le franchissement du massif du Jura, la ville se situe sur deux axes commerciaux Est-Ouest de première importance reliant la Bourgogne d’une part à la Suisse et à l’Italie par Pontarlier, et d’autre part à Lyon et Genève par la vallée de l’Ain. De plus, Salins-les-Bains possède une richesse naturelle de première importance : le sel. Les recherches menées par l’archéologue Pierre Pétrequin dans les années 1990 ont permis de montrer, avec certaines retenues, la corrélation entre les phases d’occupation de la région et les périodes supposées de pics d’exploitation du sel. Son étude ethnoarchéologique s’appuie sur la méthode de production du sel en Nouvelle-Calédonie où des cendres salées sont produites en jetant de la saumure sur un bûcher. Dans le Jura, il réalise une série de forages et de sondages autour des sources salées potentielles et découvre des couches très denses en carbone, datées ensuite au carbone 14. Ses travaux suggèrent une première exploitation des sources salées dès le Ve millénaire av. J.-C..

Si les données sur la Préhistoire restent assez lacunaires, elles sont nombreuses pour la Protohistoire. Le site le plus connu est incontestablement le camp du Château étudié par l'archéologue Maurice Piroutet dès le début du XXe siècle (1906 – 1934), puis par Jean-François Piningre de 2004 à 2009. Situé sur un éperon calcaire à 620 m d'altitude, il occupe une position stratégique de contrôle des voies de circulation. Parmi les périodes d'occupation identifiées (Néolithique Moyen, âge du bronze entre 1350 et 800 av. J.-C., premier âge du fer entre le VIe siècle et le Ve siècle av. J.-C., Haut Moyen Âge), la plus spectaculaire est sans doute celle de l’âge du fer. La découverte de nombreux fragments de céramiques attiques, étrusques et provençales atteste d’une activité économique intense à travers des échanges avec le bassin méditerranéen. Deux autres types de sites ont été découverts et étudiés : des dépôts de métaux et surtout des tumuli dans la forêt des Moidons et le Bois de Parançot avec notamment trois tombes à char.

L’occupation ancienne sous la ville de Salins-les-Bains elle-même est plus difficile à étudier en raison de la densité du bâti ancien et de l’enfouissement des couches archéologiques sous les rejets de cendres de l’exploitation du sel.

L’époque gallo-romaine reste discrète, même si l’on reconnaît une agglomération sous la ville actuelle. Au IIIe siècle, l'ermite Anatoile fait ressurgir l'eau salée des sources taries lors du miracle des eaux salées, qui lui vaudra le titre de saint patron de la ville.

Les données textuelles et archéologiques sont de nouveau plus abondantes pour le Haut Moyen Âge. Des premières fortifications sont attestées, quelques sépultures et sarcophages à proximité d’établissements religieux ont été découverts, et une opération d’archéologie programmée dirigée par Philippe Gandel est en cours sur le site du camp du Château.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous les Comtes de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Une charte de 523 émanant de Sigismond, roi de Bourgogne, mentionne la donation de la seigneurie de Bracon et d’une partie des terres salinoises à l’abbaye d’Agaune-en Valais. Bien que son authenticité soit douteuse, ce document comporte la plus ancienne mention du nom de la ville qui nous soit parvenue. L’abbaye demeure propriétaire jusqu’au Xe siècle. En 942, une charte émanant du prévôt de l’abbaye inféode la seigneurie de Bracon et ses dépendances au comte de Mâcon, Albéric. À la mort de ce dernier, en 943, son héritage est séparé entre ses deux fils. Cette date marque la séparation de la ville de Salins en deux bourgs : le Bourg-Dessus ou Bourg-le-Sire au Sud, et le Bourg-Dessous ou Bourg-le-Comte au Nord. Chaque bourg possède une saline : la Grande saline pour le premier, et la Petite saline pour le deuxième. Malgré quelques périodes temporaires de rassemblement des deux parties de la ville, il faut attendre 1497 pour voir leur réunion définitive.

La propriété des terres salinoises est assez complexe jusqu’à l'arrivée des comtes de Bourgogne au Bourg-Dessus. Le 5 juin 1237, par des jeux d’alliances et d’échanges, Jean de Chalon parvient à mettre la main sur Salins. Mesurant l’importante richesse du territoire, il s'organise pour le maîtriser économiquement et politiquement. Il assoit son autorité sur la source principale de revenus : la Grande saline. Jusqu’en 1241, la saline est la propriété d’une centaine de rentiers possédant chacun une berne à son nom. Jean de Chalon met fin à ce système et prend à sa charge toute la production du sel en devenant propriétaire majoritaire. Pour mieux maîtriser la commercialisation de cet « or blanc », il se rend également détenteur du péage de Jougne. Par la suite, au XIVe siècle, ses successeurs mettent en place le monopole progressif de la Grande saline de Salins sur la production du sel franc-comtois. Parallèlement, il entreprend la fortification de la ville. Une couronne de sites fortifiés protègent la ville : au château de Bracon déjà existant, s'ajoutent entre autres les châtels Belin et Guyon.La domination religieuse de Salins s’affirme. Jean de Chalon fonde également le couvent des Cordeliers vers 1230, où il sera inhumé en 1267.

Le XIIIe siècle voit aussi la reconstruction de la collégiale Saint-Anatoile, puis de celle de Saint-Maurice. Attirées par le sel et la vigne, les communautés religieuses sont nombreuses à s’installer sur le territoire.

Sous les Ducs de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Dans le courant du XIVe siècle, Salins passe progressivement sous la domination des ducs de Bourgogne. L'évolution de la ville devient intimement liée à la politique expansionniste du duché qui s’affirme progressivement comme le plus puissant et le plus moderne État d’Occident.

Au XVe siècle, Salins joue un rôle de poumon économique du Duché, les revenus de la Grande saline représentant environ la moitié de ce que la Comté lui rapporte. Ainsi, les ducs affirment leur mainmise sur la Grande saunerie. Le fonctionnement administratif de la saline est renforcé avec la création de différents postes d’officiers spécialisés, avec à leur tête un pardessus. À la suite d'un incendie en 1409, Jean sans Peur ordonne la reconstruction en pierre de l'ensemble des bâtiments. C'est un acte fonctionnel pour éviter les incendies à répétition, mais également politique : la pierre et les matériaux rares et coûteux employés expriment la puissance du Duché. L'aire de vente du sel de Salins est élargie, notamment vers la Suisse. Dans la ville, les fortifications sont remaniées et complétées. La cité devient une forteresse dotée de plus de 25 tours d'enceinte, signe de son importance stratégique.

L'activité salifère participe à enrichir de puissantes familles qui contribuent à l'évolution du paysage urbain. Par exemple, Jean de Montaigu, issu d’une famille dont l’enrichissement est lié à l’administration de la saline et proche de la cour de Philippe le Bon, est à l’initiative de la construction de l’hôpital du Saint-Sépulcre. En 1442, une halle aux blés, draps, viandes et poissons est également construite grâce à des revenus issus de la saline.

La situation se ternit à la fin du XVe siècle : la Franche-Comté est le théâtre de guerres qui opposent Charles le Téméraire aux Suisses et aux Autrichiens, puis Marie de Bourgogne aux troupes françaises de Louis XI. Si la politique expansionniste a jusque là bénéficié au développement de Salins et de ses salines, la situation se retourne et l'activité industrielle tend à la paralysie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Sous le Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

À la suite du mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche en 1477, Salins, comme la Franche-Comté, est rattaché au Saint-Empire romain germanique des Habsbourg d'Espagne. Au XVe siècle, les souverains de Franche-Comté exercent toujours leur mainmise sur les affaires de la Grande saline. En 1534, Nicolas Perrenot de Granvelle, grand chancelier des Flandres, garde des sceaux de Charles Quint, est nommé pardessus de la saline.

La situation se ternit au XVIIe siècle. À la Grande saline, en 1601, le mode d'exploitation change avec la mise en location. Le pouvoir central s'éloigne et la saline est moins bien entretenue. Les guerres incessantes fragilisent la cité. La guerre de Dix Ans, qui oppose la France à l'Espagne des Habsbourg, met à mal l'activité industrielle de la ville qui résiste néanmoins aux troupes françaises. La chapelle Notre-Dame-Libératrice témoigne de cet épisode douloureux. En 1639, sous la houlette du père Marmet, Salins formule le triple vœu d'être épargnée de la guerre, de la peste et de la famine et se place sous la protection de la Vierge. La chapelle est construite de 1640 à 1662.

Les guerres contre la France reprennent en 1668. Les troupes de Louis XIV envahissent la Franche-Comté en 1674 et le traité de Nimègue proclame le rattachement définitif de la région à la Couronne française en 1678.

Malgré les difficultés, Salins est en plein essor et passe de 3 949 habitants en 1614 à 4 988 en 1688. De nombreuses communautés religieuses s'installent dans la ville : les Capucins en 1582, les Jésuites en 1623, ou encore les Carmes déchaussées en 1625. En 1593, la Capucins fondent la première bibliothèque publique à Salins.

Sous le Royaume de France[modifier | modifier le code]

L'intégration de Salins au Royaume de France marque un nouveau souffle pour la cité. La Grande saline est intégrée dans le bail des Fermes et Gabelle et devient manufacture royale. De nouvelles installations favorisent l'accroissement de la production : dans les souterrains, à partir du milieu du XVIIIe siècle, quatre roues hydrauliques actionnant dix pompes remplacent les norias. En 1773, l’administration de la Ferme générale décide de construire une nouvelle saline à Arc-et-Senans en bordure de la forêt de Chaux pour répondre aux demandes croissantes de sel en direction de la Suisse.

La ville poursuit sa croissance : elle compte 8520 habitants en 1790. L’économie de Salins se diversifie avec le plein épanouissement de l'orfèvrerie marquée notamment par la production des Thiébaud. La ville s'équipe et s'embellit. Les fortifications sont renforcées avec la reconstruction du fort Saint-André selon les indications de Vauban entre 1674 et 1677. Un hôtel de ville est édifié dès 1718 en englobant la chapelle Notre-Dame Libératrice ; la place adjacente est ornée de la fontaine Truchot en 1756. La prospérité de la ville se traduit également par l'édification de nombreux hôtels particuliers par l'élite locale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1962[modifier | modifier le code]

La fin de l'Ancien Régime marque le début du déclin de la ville. Sous la Révolution, malgré ses souhaits, celle-ci n'est pas choisie pour être chef-lieu du nouveau département du Jura. Elle est néanmoins chef-lieu de district de 1790 à 1795. Puis, le 27 juillet 1825, Salins est rattrapé par le sort : un incendie ravage une grande partie de la ville. C'est un tournant dans la physionomie du paysage urbain de Salins : plus de 300 maisons sont détruites, pour des dommages chiffrés alors à près de 7 millions de francs[17]. Peu après, la crise du phylloxéra donne un coup d'arrêt définitif à la production viticole de Salins, alors la plus importante du Jura. Contrairement à ses voisines, la ville choisit de ne pas replanter de vignes sur ses reliefs afin de se consacrer à la production de sel. Au XIXe siècle en effet, l'activité industrielle de Salins est encore à son comble. À la saline, malgré les destructions liées à l'incendie de 1825, des changements profonds insufflent une nouvelle dynamique. Dans les années 1830, la technique du sondage et du forage est introduite. La saumure étant désormais captée directement au niveau du banc de sel gemme, elle atteint un niveau de concentration proche de la saturation. Mais l'heure n'est déjà plus au monopole salinois sur la production du sel : les forages se multiplient en Franche-Comté et de nouvelles salines de développent, comme à Miserey ou Montmorot.

À la suite de la dénationalisation des salines comtoises, les établissements de Salins, Arc-et-Senans et Montomorot sont achetés en 1843 par l'homme d'affaires Jean-Marie de Grimaldi. L'introduction de capitaux privés favorise la réalisation de travaux de modernisation visant à augmenter le rendement. À Salins, la forme et le fonctionnement des poêles sont améliorés. Ainsi, la production de sel est en constante augmentation tout au long du XIXe siècle. Sous l’impulsion de de Grimaldi et du docteur Claude-Marie Germain naissent également les premiers thermes, en 1854, dans un Second Empire où l'engouement pour le thermalisme est exceptionnel. On cherche à faire de la ville une élégante station thermale : le premier casino est ouvert en 1890 pour répondre aux désirs de curistes aisés et Salins devient « Salins-les-Bains » en 1926. Une ligne ferroviaire de 7,5 km est ouverte en 1857 afin de la relier à Dole par Mouchard[18]. L'espoir est alors de mise pour l'avenir de la cité, comme l'affirme le maire de l'époque lors de l’inauguration des bains le 6 juin 1858 : « deux fois dans ce demi-siècle, Salins a été régénéré. En 1825, après un désastre qui est encore dans tous les souvenirs, ce fut l’œuvre de la France entière. Aujourd'hui, c'est l’œuvre d'un seul homme [...]. Grâces soient donc rendues à M. de Grimaldi, car c'est un sauveur. Sans lui, notre ville était morte, par lui, elle reprend une vie nouvelle, et entrevoit une prospérité inespérée »[19].

Le long de la Furieuse, les usines hydrauliques sont nombreuses : meuneries, gypseries, scieries et tanneries utilisent la force de l'eau pour exploiter les ressources naturelles locales. Ces industries se concentrent au faubourg Saint-Pierre. Elles sont rejointes en 1857 par la faïencerie des Capucins. Apparues au XVIIIe siècle, l'activité des faïenceries est en plein développement au XIXe siècle. Avec le rachat en 1912 par Édouard Charbonnier, la faïence salinoise vit un âge d’or : sa production est saluée par une médaille d’or en 1925 à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris.

De la fermeture de la saline à nos jours[modifier | modifier le code]

Progressivement, le XXe siècle met un terme à l'activité industrielle de la ville. Face à la concurrence du sel de Méditerranée importé à moindre coût et face à l'absence de mécanisation des installations, les salines comtoises ferment les unes après les autres à partir de 1920. Les sauniers de Salins-les-Bains tirent le sel une dernière fois en 1962 ; ceux de Montmorot ferment le bal en 1966. Vers le milieu du siècle, l'activité des différentes usines hydrauliques s'éteint également. La fermeture définitive des faïenceries en 1995, puis de la fabrique de meubles Sanijura en 2005[20] marquent un coup d'arrêt dans l'économie de la ville. La ligne ferroviaire ferme au trafic voyageurs en 1952 et en 1975 pour le fret[18]. La fermeture de la maternité et des urgences, du centre de Sécurité sociale, de la recette des impôts et de la subdivision de l'équipement[21] sont autant de signes du déclin de Salins-les-Bains. En mai 2005, c'est au tour du tribunal de commerce de fermer ses portes, conséquence du décret no 2005–624. Il s'agit également d'une grande page de l'histoire de la ville qui se tourne, puisqu'elle abritait un présidial très influent, qui avait des compétences sur les bailliages de Salins, Quingey, Arbois, Poligny et Pontarlier. En 1785 par exemple, 24 avocats étaient ainsi inscrits au barreau de Salins.

Confrontée à un déclin démographique autant qu'économique, Salins-les-Bains se tourne désormais vers le tertiaire. Le thermalisme et le patrimoine sont deux piliers de l’activité de la ville aujourd'hui. Depuis 1955, la ville est propriétaire de l'établissement thermal. Des travaux sont en cours pour la construction d'un nouveau centre, plus moderne et performant. En 1966, la ville rachète également les bâtiments de la Grande saline. De premières visites y sont organisées en 1968. Elle attire aujourd'hui près de 80 000 visiteurs chaque année[22], notamment à la suite de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le 27 juin 2009, en extension de la Saline royale d'Arc-et-Senans[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains est chef-lieu de canton et siège de la communauté de communes du pays de Salins-les-Bains. La ville forme le pays du Revermont avec Arbois et Poligny.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville de Salins-les-Bains est administrée par un conseil municipal composé de 23 membres, élu au scrutin proportionnel plurinominal direct avec prime majoritaire depuis la loi du 17 mai 2013. Depuis les élections municipales de mars 2014, le maire est Gilles Beder (DVD). Il est assisté par six adjoints et deux conseillers délégués. La répartition des sièges est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
DVD Gilles Beder 18 Majorité
DVD Odile Simon 5 Opposition

Le 3 juin 2014, le tribunal administratif de Besançon a prononcé l'annulation de l'élection[23]. En effet, l'issue du scrutin a pu être modifiée par des tracts distribués illégalement après la fin de la campagne électorale, 8 voix seulement séparant les deux candidats. Un recours a été déposé auprès du Conseil d’État par le maire[24].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1983
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Pierre Lombard DVD Ingénieur agronome
1989 1995 Jacques Parmentier DVD Médecin
1995 2001 Jean-Pierre Bach DVD Vétérinaire
2001 2014 Claude Jourdant DVD Métreur
2014
Gilles Beder DVD Kinésithérapeute

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le vote des Salinois est généralement assez proche des résultats nationaux, pouvant ainsi se porter tantôt à gauche, tantôt à droite, voire à l'extrême-droite, à l'image du vote au premier tour des élections présidentielles de 2007 et de 2012, ainsi qu'aux élections européennes de 2009 et 2014. Sur le plan local, la ville se situe plutôt à droite. En effet, tous les maires élus depuis 1983 étaient divers droite, et les candidats de l'UMP ont réalisé de très bons scores aux élections législatives de 2002 et 2007, ainsi qu'aux élections cantonales de 2008. On observe cependant ces dernières années une tendance à des résultats très serrés, avec seulement 4 voix d'écart au second tour des élections législatives de 2012 et 8 voix d'écart aux élections municipales de 2014.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, Salins-les-Bains n'héberge plus d'instance judiciaire. La ville dépend donc désormais des villes voisines, notamment Dole pour le tribunal d'instance et le conseil de prud'hommes, Lons-le-Saunier pour le tribunal de commerce, le tribunal pour enfants, la cour d'assises et le tribunal de grande instance, ainsi que de Besançon pour la cour d'appel et le tribunal administratif.

La ville accueille un centre des finances publiques, une brigade territoriale de proximité de la gendarmerie nationale et un centre d'incendie et de secours.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains est la 11e ville du département en termes de démographie. Elle connaît une baisse chronique de sa population depuis la Révolution, où elle comptait environ 8 500 habitants. En 2011, la commune comptait 2 864 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 174 8 125 8 374 7 271 6 554 6 700 7 481 7 178 7 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 470 7 361 6 308 6 045 6 271 6 419 5 833 6 068 5 607
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 525 5 290 5 272 4 471 4 721 4 607 4 563 4 363 4 930
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 451 4 259 4 177 3 923 3 629 3 333 3 082 3 045 2 864
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sociologie[modifier | modifier le code]

La population salinoise se caractérise par une population âgée, avec une part prépondérante et en augmentation des plus de 65 ans de 20,7 % en 2009. Les retraités sont ainsi la catégorie socioprofessionnelle majoritaire (37,9 %). La part des personnes vivant seules est donc assez importante, 45,6 % des ménages ne comprenant qu'une personne. Parmi les actifs, la catégorie socioprofessionnelle dominante est celle des employés (39,7 %).

Dominée par les retraités et les employés, la population de Salins-les-Bains se caractérise par des revenus faibles. Le salaire horaire moyen des salariés à temps complet et le revenu net déclaré moyen des foyers fiscaux de la ville sont très inférieurs à ceux de la zone de comparaison établie par l'Insee, et en baisse. La part des foyers fiscaux imposables est de 41,7 % en 2012, contre 64,5 % au niveau national[27]. Le canton de Salins-les-Bains est en ainsi un des plus pauvres du département du Jura.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Cité scolaire Victor Considerant

À la rentrée scolaire 2012, on comptait à Salins-les-Bains 3 écoles maternelles, dont une privée :

  • l'école maternelle Voltaire, avec 55 élèves ;
  • l'école maternelle Chantemerle, avec 44 élèves :
  • l'école maternelle Saint-Anatoile, avec 12 élèves.

On comptait de plus 3 écoles primaires, dont une privée :

  • l'école primaire Voltaire, avec 81 élèves ;
  • l'école primaire Olivet, avec 109 élèves ;
  • l'école primaire Saint-Anatoile, avec 23 élèves.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La ville compte une cité scolaire publique, un collège privé et un établissement de statut associatif :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Mai - Saline en Fête[28] : animations diverses autour de la Grande saline ;
  • Juillet - Dionysies et Salines en musique
  • Août - La tête dans les étoiles ![29] : animations autour de la science et de l'astronomie pour les Nuits des étoiles ;
  • Septembre - Journées du Patrimoine et Journées du Livre
  • Octobre - Le Jour de la Nuit[30] : animations autour de l'astronomie et sensibilisation à la pollution lumineuse.

Santé[modifier | modifier le code]

Le secteur de la santé est très présent à Salins-les-Bains. C’est un des pôles de l’économie de la ville avec le thermalisme et le tourisme. On compte ainsi 404 lits, répartis sur 4 établissements :

  • la Maison d’enfants la Beline, chargée de l'accueil d’adolescents à l'année pour le traitement de l’obésité (40 lits) ;
  • la Maison d’Accueil Spécialisée de la tour de Flore, chargée de l'accueil d’adultes handicapés en situation de grande dépendance (36 lits) ;
  • les Jardins d’Asclépios, chargés de l'accueil de résidents malades d’Alzheimer ou assimilés (54 lits) ;
  • le Centre hospitalier de Salins-les-Bains et ses deux pôles :
    • le pôle de soins de suite et de réadaptation (Centre de Réadaptation Fonctionnelle) (115 lits) ;
    • le pôle EHPAD comprenant :
      • la Résidence du docteur Germain, maison de retraite (75 lits) ;
      • le Pavillon Jacquet, prise en charge au long cours (84 lits).

La ville possède aussi un établissement et service d'aide par le travail (ESAT), ouvert depuis 1987, accueillant 49 personnes reconnues travailleurs handicapés. Elle a également accueilli jusque récemment l'entreprise Cryonic Medical, leader mondial de la cryothérapie gazeuse hyperbare.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains est le site phare pour la pratique du vol libre en Franche-Comté, avec trois sites de décollage sur le canton, dont le plus important est le mont Poupet. Le club Poupet Vol Libre y a été créé en 1978, ainsi qu'une école professionnelle en 1986. Il comptait 125 adhérents en 2012, parmi lesquels 17 femmes, 35 biplaceurs et 11 compétiteurs, dont Maxime Pinot qui a terminé la saison 2012 à la 15e place du classement national et s'est illustré dans plusieurs manches de Coupe du monde.

La ville a longtemps été également renommée dans le domaine du basket-ball. Créé lui aussi en 1978, le Salins Basket Club accède dès la saison 1979-1980 à la promotion d’excellence, ce qui est un événement pour une petite ville comme Salins-les-Bains[31]. Dix ans plus tard, l'équipe seniors réalise un grand chelem en remportant 16 rencontres sur 16 disputées. Elle accède à la Nationale 4 la saison suivante, puis à la Nationale 3 en 1992-1993, qui devient à partir de 1999 la Nationale 2 (quatrième division). En 2007, après dix saisons en N2 et malgré de bons résultats, le club demande sa rétrogradation financière[32], en partie suite à l'incendie du casino, son principal sponsor[33]. En 2011, le club refuse la montée en Nationale 3, toujours pour des raisons financières. Il reste encore aujourd'hui en Prénationale et comporte plus de 200 licenciés.

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Mai - Montée internationale du Poupet[34] : course à pied de 17,5 kilomètres.
  • Juillet - National de Pétanque
  • Août - Rallye du Sel

Médias[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par les grands titres régionaux, Le Progrès, Voix du Jura et marginalement L'Est républicain. En plus des stations de radiophonie nationales, la ville est couverte par les antennes locales France Bleu Besançon, RCF Jura, Fréquence Plus et Villages FM. France 3 Franche-Comté assure enfin la couverture télévisée de la ville.

Historiquement, le journal local Le Salinois a marqué l'histoire de la ville de 1839 à 1944[35],[36], constituant une source importante de l'actualité locale pendant plus d'un siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Les taux de fiscalité directe locale de la commune pour 2010 sont les suivants. Ces taux regroupent le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti et le taux non foncier bâti (la taxe professionnelle ayant été supprimée).

Taux de fiscalité directe communaux

Taxe 2010
d'habitation 10,66 %
foncière sur le bâti 26,97 %
foncière sur le non-bâti 39,56 %
Sources des données : site de l'Administration fiscale[37],[38]

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains compte 20 exploitations agricoles, un chiffre élevé du fait de la grande superficie de la commune, bien qu'en net recul (il y en avait 24 en 2000 et 30 en 1988). Ces exploitations sont principalement tournées vers la production laitière (organisée autour des fruitières à comté notamment), une orientation nouvelle puisque la polyculture et le polyélevage arrivaient en tête du précédent recensement agricole de 2000.

319 hectares de terres agricoles sont cultivées par les exploitations de la commune, qui élèvent un cheptel équivalent à 266 unités de gros bétail (UGB). Ces chiffres sont également en forte baisse (943 UGB en 2000 par exemple). Le secteur primaire représente 10 emplois à temps plein sur la commune (contre 32 en 1988)[39].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, toutes les activités industrielles à Salins-les-Bains ont fermé leurs portes.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains compte entre 80 et 90 commerces, principalement répartis le long de la route départementale 472. Ce chiffre est très supérieur à la moyenne des communes de même taille, du fait de l'importante fréquentation de la vallée, à la fois site touristique et passage obligé de la plaine au plateau jurassien. Néanmoins, en 2011 et 2012, de nombreuses fermetures ont lieu, conséquence de la baisse démographique et de la crise économique. Les deux supermarchés situés aux extrémités de la ville, le secteur médical, le casino, la plomberie Nouveau, la société de transports Bully ainsi que la concession automobile Vurpillot sont les principaux employeurs de la commune[20],[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains est classée Pays d'art et d'histoire depuis le 4 juin 2009[41] et possède une saline inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis le 27 juin 2009. Avec 21 édifices protégés au titre des monuments historiques en 2011, elle appartient aux communes comptant le plus de monuments classés de France. Le siège des Musées des techniques et cultures comtoises y est établi depuis 1977.

Ville fleurie 3 fleurs, elle est également un des plus beaux détours de France et une petite cité comtoise de caractère.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Salines de Salins-les-Bains.
Vue aérienne de la Grande saline
La Grande saline de Salins-les-Bains

La Grande saline de Salins-les-Bains est un rare exemple de site industriel antérieur au XIXe siècle. Elle occupe une superficie de 15 500 mètres carrés au cœur de la ville. Seuls 20% des bâtiments existent encore aujourd'hui : la porterie du XIXe siècle désormais occupée par l'office de tourisme, la galerie souterraine, deux tours de fortifications, et l'un des anciens bâtiments d'exploitation. En lieu et place des bâtiments disparus, des espaces urbains se sont développés : parkings, espaces verts, place du marché, promenade.

Avant même la fermeture de la Grande saline en 1962, le site a fait l'objet de protections successives au titre des monuments historiques : différents lieux remarquables (tour de Flore, maison dite « du Pardessus », une partie de la galerie souterraine) sont inscrits ou classés de manière isolée entre 1932 et 1971. Depuis 2009, à la suite de l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, le site est intégralement classé au titre des monuments historiques[42] : bâtiments de surface et galerie souterraine, ainsi que le sol et les vestiges archéologiques qu'il contient. De plus, le puits à muyre, ancien puits de la petite saline, situé sous l'actuel établissement thermal, a été intégré à l'arrêté. En 2012, l'ancienne ZPPAUP est transformée en AVAP et assure la protection des abords de la Grande saline. Le périmètre considéré est celui de la vieille ville fortifiée, avec les deux forts dominant Salins-les-Bains.

Aujourd'hui, ce site industriel se découvre en visite guidée. Le parcours permet de comprendre le processus de production du sel ignigène : le rassemblement et le pompage des eaux salées dans les souterrains, leur élévation à la surface, leur évaporation pour obtenir du sel dans la salle des poêles, et enfin leur stockage dans les magasins des sels.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Riche d'une ressource précieuse, « l'or blanc », et située sur un axe commercial stratégique, la ville de Salins-les-Bains a besoin de se protéger efficacement. De l'ensemble des forteresses construites dans ce but, seuls deux forts subsistent aujourd'hui, encadrant la vallée. À l'est, le fort Saint-André est reconstruit par Vauban entre 1674 et 1677 sur les bases d'un fort plus ancien. Il se caractérise par la façade de sa chapelle d'influence baroque. À l'ouest, le fort Belin est rebâti au XIXe siècle à la place d'un ancien château avec une structure en casemates.

La première enceinte de la ville est construite au XIIIe siècle et complétée au XVe siècle. Il en reste aujourd'hui quelques vestiges. La porte Oudin, au sud, répondant à l'ancienne porte de Malpertuis au nord, est en partie conservée. À partir de cette porte, le rempart est encore lisible sur environ 200 mètres avec les bases des tours. Quelques tours sont d'ailleurs conservées : la tour dorée et la tour de Chambenoz à l'ouest, et la tour d'Andelot au nord. Sur la partie commune avec les remparts de la Grande saline, il reste la tour de Flore et la tour de Reculoz. Par ailleurs, des fouilles préventives réalisées en 2011 sur la place de la Barbarine ont mis au jour une partie de l'ancien fossé sur une largeur de 6 mètres[43].

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La ville de Salins-les-Bains possède un important patrimoine religieux, dû à l'importance passée de la cité et aux revenus des salines. Bien que de nombreux établissements y soient aujourd'hui désaffectés, deux églises et une chapelle sont encore des lieux de culte catholiques.

Reconstruite au XIIIe siècle, l'église collégiale Saint-Anatoile est un témoin remarquable de l'architecture gothique en Franche-Comté. Elle est classée au titre des monuments historiques dès 1843 par Prosper Mérimée. À l’intérieur, les stalles attribuées à l’atelier de Jean Pécheur sont sans doute les plus anciennes de la région (XIIIe siècle). Installées dans un buffet du XVIIIe siècle, les Grandes orgues de Merklin du XIXe siècle siècle ont été restaurées de 1997 à 2012.

Actuelle église paroissiale, Saint-Maurice est reconstruite juste après Saint-Anatoile au XIIIe siècle. Elle est victime de plusieurs modifications et incendies au XIXe siècle. Le mobilier sculptural y est remarquable. Quelques centaines de mètres plus au sud, l’église Notre-Dame, inaugurée en 1705, est désaffectée et transformée en salle culturelle depuis 1975. Les travaux d'aménagement ont été l’occasion de restaurer l’impressionnant retable baroque dont la toile centrale est attribuée à Daniel Sarrabat.

Dominant la ville par son dôme en tuiles vernissées rénové en 2007, la chapelle Notre-Dame Libératrice est construite sur un étonnant plan ovale de 1640 à 1662 par l’architecte suisse Jean-François Reyff. Ce culte se développe au XVIIe siècle pendant la guerre de Dix Ans. Pour échapper à la guerre, à la famine et à la peste, le père Marmet place la ville sous la protection de la Vierge. Ce triple vœu est formulé par les Salinois le 20 février 1639. En 1839 et 1939, de grandes processions de plusieurs dizaines de milliers de personnes ont traversé la ville en commémoration de cette date.

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Attirées par la vigne et la fortune liée au sel, de nombreuses congrégations se sont installées à Salins-les-Bains, comme les Jésuites, les Oratoriens, les Capucins, Carmes déchaux ou encore les Templiers qui y établirent une commanderie. Au XVIIe siècle, on compte ainsi une douzaine de maisons religieuses dans la cité. Certains de ces établissements sont encore en place et ont été convertis à des fins civiles comme l’ancien bâtiment des Clarisses, qui abrite le fonds ancien de la médiathèque, ou le collège des Jésuites, qui accueille en partie des logements HLM.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La richesse passée de la ville explique la présence assez importante de monuments civils remarquables. Il subsiste aujourd'hui un édifice ancien du XIIIe siècle : la maison des Lombards. L'hôtel Moreau (1725), l'hôtel de Siffrédy ou encore l'hôtel de Reculot (deuxième moitié XVIIIe siècle) constituent de riches exemples d'hôtels particuliers du XVIIIe siècle. En 1825, un incendie cause la destruction d'une grande partie de la ville. Il faudra alors attendre 1833 pour que les riches notables de la cité fassent édifier de nouveau de prestigieuses demeures (hôtel Guérillot, hôtel Patouillet de Déservillers, hôtel Lurion de Légoutail).

La vie municipale est marquée au XVIIIe siècle par la construction de l'Hôtel de ville. Édifié entre 1718 et 1739 autour de la chapelle Notre-Dame Libératrice, il pourrait avoir été construit par l'architecte bisontin Jean-Pierre Galezot. Il porte les armoiries de la ville sur le fronton triangulaire central. En outre, la ville de Salins-les-Bains possède dix-sept fontaines alimentées par des sources locales. Certaines sont l'œuvre de sculpteurs de la ville, comme la fontaine du Vigneron de Max Claudet.

Le nouveau casino.

À côté des notables et des riches propriétaires, vivent à Salins-les-Bains de nombreux agriculteurs et vignerons. Cela explique en partie la création, à Salins, de la première caisse du Crédit mutuel agricole en 1885, dont le premier siège social subsiste encore aujourd'hui.

Le développement de l'activité thermale conduit à l'ouverture d'un casino en 1890 pour la distraction des curistes. Installé dans les années 1950 dans un des bâtiments de la Grande saline, il est ravagé par un incendie en 2007. Un nouvel établissement est alors construit à proximité dans un style moderne utilisant l'acier Corten. L'ancien bâtiment devrait quant à lui être restauré et intégré au musée du sel.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le fort Belin et la « Roche pourrie ».

Sur le flanc de la reculée de Salins-les-Bains, à proximité du fort Belin, le site dit de la « Roche pourrie » est l'une des failles les plus visibles du Jura. Au niveau de cet affleurement, deux calcaires d'époques différentes sont en contact : les calcaires blancs du Bathonien et les calcaires roux de l'Aalénien (qui expliquent le nom de « Roche pourrie »). Ce site est célèbre pour avoir été peint par Gustave Courbet sur la commande du géologue Jules Marcou.

Dominant la ville de Salins-les-Bains à 851 mètres d'altitude, le mont Poupet est connu pour la pratique du parapente. C'est également un lieu d'expérimentation historique visité par Louis Pasteur en 1860, dans le cadre de ses expériences sur la génération spontanée.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

À Salins-les-Bains, comme partout en Franche-Comté, la gastronomie est riche de nombreux produits du terroir, notamment les fromages (fruitière à comté), les charcuteries (salaisons du Jura) et les vins (vignoble de Chamoz).

Plus spécifiquement, la ville possède deux spécialités : le Téméraire, un gâteau à base de fruits secs, de pommes et de noisettes, et les caramels à l'eau salée commercialisés par Klaus.

Salins-les-Bains abrite également une confrérie chargée de promouvoir la ville et ses salines, la Confrérie de l'Or blanc.

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le code]

Salins-les-Bains fait partie du domaine linguistique francoprovençal (arpitan). Le plus ancien texte conservé dans cette langue concernant la ville est Lot garot de Saulins du 26 juillet 1668[44] . Les anciennes salines possédaient leur propre vocabulaire. Ainsi, les ouvrières des salines étaient désignées sous les termes mettari, fassari, sechari, portarri, estagnarri, eteignari et tirari. Le travail de la vigne faisait également étalage d'un riche vocabulaire francoprovençal.

Les connaissances actuelles concernant les parlers et langues régionales de Franche-Comté trouvent leurs origines dans les ouvrages de Max Buchon, tel que Noëls et chants populaires de Franche-Comté (1863). Le francoprovençal n'est plus parlé en ville depuis les années 1960. Néanmoins, en 2012 et 2013, Salins-les-Bains a été la cible de revendications militantes en faveur de la reconnaissance des langues régionales[45].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Entrée du musée du Sel
Entrée du musée du sel

Depuis les années 2000, le site industriel de la Grande saline est complété par le musée du Sel qui bénéficie de l'appellation « Musée de France ». À la fois site industriel, urbain et muséal, son histoire commence avec l'organisation des premières visites guidées lorsque la municipalité rachète les bâtiments de la Grande saline en 1966. Assez rapidement émerge l'idée de compléter la visite des bâtiments par l'aménagement d'espaces muséographiques. En 2002, le réseau des Musées des techniques et cultures comtoises (MTCC) rédige un premier projet scientifique et culturel et valide ainsi officiellement auprès du ministère de la Culture la création du musée du sel. Une première tranche de travaux est inaugurée au printemps 2009 : il s’agit de la « boîte » en acier Corten de l’architecte Michel Malcotti. Cette première étape a permis d’aménager un accueil, deux espaces d’interprétation du site, ainsi qu’un espace pédagogique. Si quelques pièces majeures sont exposées, les collections du musée du sel ne sont que partiellement présentées. Elles comprennent 600 pièces en ligne sur la base Joconde, dont des objets techniques provenant de la saline, des objets liés aux divers usages du sel (conservation des aliments, agriculture, thermalisme…), des objets publicitaires et des documents anciens (cartes postales, dossiers administratifs de l’ancienne saline…).

Le musée Max Claudet est un musée local de beaux-arts. Fermé au public depuis 2003, ses collections sont cependant en partie en ligne sur la base Joconde. Elles se répartissent en trois catégories principales : une collection d’art religieux dont la majorité des œuvres provient des établissements religieux de la ville, une collection de faïences de Salins-les-Bains acquises en 1997 et une collection d’artistes locaux dont les pièces majeures sont « La Roche pourrie » de Gustave Courbet (en dépôt au musée des beaux-arts de Dole) et les faïences du sculpteur Max Claudet. Le musée conserve également un bel ensemble du peintre Léonce Cordier.

Médiathèque et cinéma[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Salins-les-Bains est installée depuis 1980 dans le bâtiment de l'ancien théâtre, permettant ainsi la sauvegarde du bâtiment. On retrouve les vestiges de ce théâtre grâce aux anciens décors disposés dans la médiathèque, lui conférant ainsi un cadre unique. Une salle de cinéma gérée par la Ligue de l'enseignement est intégrée à l'ensemble. En 2008, après deux ans de travail (informatisation et acquisitions), la bibliothèque devient médiathèque. On compte aujourd'hui 900 CD, 850 DVD adultes et 640 DVD jeunesse ainsi que 8 420 livres adultes et 6 560 livres livres jeunesse. Ce fonds est complété par toute une collection de périodiques (26 titres au total).

En plus du fonds contemporain, la médiathèque possède un fonds ancien, installé dans l'ancien couvent des Clarisses, riche de 14 491 ouvrages tous précieux dont 442 manuscrits et 80 incunables consultables sur rendez-vous et sur place. La plupart de ces livres proviennent de collections de maisons religieuses telles que le couvent des Capucins mais aussi de donateurs salinois comme Charles David, Charles Magnin, Victor Considerant ou encore Théodore Babey. De grandes actions ont été mises en place comme le projet de numérisation qui a permis la mise en ligne de documents du fonds permettant leur consultation depuis le site de la médiathèque ainsi que l'informatisation et le catalogage du fonds rendu possible grâce à l'intervention d'élèves de l'école des chartes.

Salle culturelle[modifier | modifier le code]

La salle culturelle Notre-Dame
La salle culturelle Notre-Dame

L'église Notre-Dame a été désaffectée puis réhabilitée en salle culturelle. Inscrite aux monuments historiques depuis 1970, son retable baroque a été conservé et est visible en fond de scène. Elle accueille des représentations théâtrales, des concerts, des conférences ou encore des projections cinématographiques.

Personnalités liées à Salins-les-Bains[modifier | modifier le code]

Malgré son actuelle petite taille, la ville de Salins-les-Bains a été fréquentée par de nombreuses personnalités, comme Victor Considerant, Louis Pasteur, Jules Marcou ou encore Gustave Courbet. Son importance au Moyen Âge a également donné une longue lignée de seigneurs et de dames de Salins, parmi lesquels Jean de Chalon. Les comtes de Bourgogne, dont notamment Jeanne II de Bourgogne, reine de France, ont également régné sur la cité, tirant profit des revenus liés à l'exploitation du sel.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Actuel logo de la ville.
Blason Salins-les-Bains.svg

D'or à la bande de gueules.
Les armoiries de la ville ont été obtenues de Jean sans Peur en 1417, puis confirmées par Louis XVIII en 1817[46].

La ville semble ne pas posséder de devise historique.

Durant la quasi-totalité du XXe siècle, le slogan de la ville, « la mer à la montagne », rappelle l'importance du thermalisme à Salins-les-Bains. Au début des années 2000, une nouvelle identité graphique ainsi qu'un nouveau slogan (« SEL à vie ») traduisent un recentrage de la communication municipale autour du sel en général, et non pas seulement du thermalisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Inscription du Pont-canal et canal de Pontcysyllte (Royaume-Uni) sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et extension d’une saline française, sur le site de l'Unesco. Consulté le 6 mai 2013.
  2. Orthodromie Salins-Paris, sur lion1906.com. Consulté le 6 mai 2013.
  3. Jean-Louis Fousseret, Mission d'information commune sur les perspectives économiques et sociales de l'aménagement de l'axe européen Rhin-Rhône, « Rapport d'information N°1920 de l'Assemblée Nationale », sur www.assemblee-nationale.fr,‎ 15 novembre 1999 (consulté le 2 novembre 2010)
  4. V. Bichet & M. Campy, Montagnes du Jura, géologie et paysages, 2008, p. 76–77.
  5. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  6. PPR Crues, sur le site de la DDT du Jura. Consulté le 6 mai 2013.
  7. PPR Glissements de terrain, sur le site de la DDT du Jura. Consulté le 6 mai 2013.
  8. Sarcenne, village disparu en 1649, sur racinescomtoises.net. Consulté le 6 mai 2013.
  9. « Le climat de Besançon », sur www.linternaute.com, L'encyclopédie des villes de France (consulté le 4 novembre 2010)
  10. Géoportail. Consulté le 6 mai 2013.
  11. Mesuré sur Google Maps.
  12. Accès, sur le site de l'Office de tourisme. Consulté le 6 mai 2013.
  13. Mesuré sur viamichelin.fr
  14. Dossier local INSEE sur le site de l'INSEE. Consulté le 23 août 2013.
  15. Plan départemental de l'habitat du Jura, décembre 2009
  16. Gilbert Cousin, Description de la Franche-Comté, 1550. Consultable sur Gallica.
  17. Recherches historiques sur la ville de Salins, tome 2
  18. a et b Ligne de Mouchard à Salins-les-Bains sur lignes-oubliees.com. Consulté le 23 août 2013.
  19. Le Salinois du dimanche 13 juin 1858.
  20. a et b Trésor des régions
  21. « Ville en colère », Salins-les-Bains « se battra jusqu'au bout » pour ses urgences sur lesechos.fr. Consulté le 23 août 2013.
  22. « Avec 78 000 visiteurs en 2011, un record est battu à la grande Saline », Le Progrès du 1er janvier 2012, [lire en ligne], consulté le 8 avril 2012.
  23. Les élections municipales de Salins sont annulées par le tribunal administratif, sur le site de France 3 Franche-Comté. Consulté le 14 juin 2014.
  24. Salins-les-Bains : Gilles Beder va saisir le Conseil d'Etat sur pleinair.net. Consulté le 28 juin 2014.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  27. Les impôts payés à Salins-les-Bains en 2012, sur le site du Journal du Net. Consulté le 16 juin 2014.
  28. Saline en Fête, sur le site de l'Office de tourisme de Salins-les-Bains. Consulté le 8 mai 2013.
  29. Découvrez l’astronomie le 10 août à Salins-les-Bains sur le site de l'association ESL. Consulté le 23 août 2013.
  30. Salins-les-Bains a fêté le Jour de la Nuit sur le site de l'association ESL. Consulté le 23 août 2013.
  31. Histoire du club, sur le site du JSBC. Consulté le 15 juin 2014.
  32. JSBC : un succès qui vaut de l'or, sur le site de Voix du Jura. Consulté le 15 juin 2014.
  33. Salins en N3, sur le site du Beaujolais Basket. Consulté le 15 juin 2014.
  34. Site de la Montée internationale du Poupet. Consulté le 8 mai 2013.
  35. Le salinois (républicain) N° relié 1 - Années 1839 à 1842 sur le site de la médiathèque municipale de Salins-les-Bains. Consulté le 3 juillet 2014.
  36. Salins-les-Bains, franche et libre, Besançon, Mêta Jura, coll. « Franche-Comté. Itinéraires jurassiens », 2011, page 58.
  37. [1] Site de l'Administration fiscale, Impôts locaux dans le Jura
  38. . Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale
  39. Source : AGRESTE - DRAAF Franche-Comté - Recensements Agricoles 2010, 2000 et 1988 sur le site de la DRAAF Franche-Comté. Consulté le 23 août 2013.
  40. Union Commerciale de Salins-les-Bains
  41. Site Internet du Pays du Revermont, consulté le 6 juillet 2013.
  42. Arrêté du 8 décembre 2009.
  43. (fr) David Billion, Le fossé de l'enceinte médiévale (Salins-les-Bains, la Barbarine), Inrap Grand Est, 2011
  44. ccfr.bnf.fr/.../notice.jsp?...%20«%20Lot%20garot%20de%20Saulins%20...
  45. www.leprogres.fr/jura/2013/06/22/les-locuteurs-passent-a-l-action
  46. Salins-les-Bains, franche et libre, Besançon, Mêta Jura, coll. « Franche-Comté. Itinéraires jurassiens », 2011, p.17.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Michel Campy et Vincent Bichet, Montagnes du Jura : géologie et paysages, Besançon, Néo Éditions, 2008 (ISBN 978-2-91474-161-3)
  • (fr) Collectif, Salins-les-Bains, franche et libre, Besançon, Mêta Jura, coll. « Franche-Comté. Itinéraires jurassiens », 2011 (ISBN 978-2-9535125-3-3)
  • (fr) Ivan Grassias, Philippe Markarian, Pierre Pétrequin et Olivier Weller, De Pierre et de Sel, les salines de Salins-les-Bains, Salins-les-Bains, Musée des techniques et cultures comtoises, 2006 (ISBN 2-911484-12-6)
  • (fr) Philippe Mairot, Salins-les-Bains, Arc-et-Senans, Fortunes du sel comtois, Lyon, Le Progrès, coll. « Les Patrimoines », 2010 (ISBN 978-2-918756-03-3)
  • (fr) Ludovic Mercier, Introduction à une histoire de Salins, Montmorot, Archives départementales du Jura, 2007
  • (fr) Jean-François Belhoste et Christiane Roussel, Une manufacture princière au XVe siècle : la Grande Saline de Salins-les-Bains, Besançon, ASPRODIC, 2006 (ISBN 9782950743664)
  • (fr) David Billoin, Salins-les-Bains (Jura), la Barbarine, le fossé de l'enceinte médiévale, Rapport de diagnostic de l'INRAP, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]