Salins-les-Bains
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| Salins-les-Bains | ||
Hôtel de ville et chapelle Notre-Dame-Libératrice. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Franche-Comté | |
| Département | Jura | |
| Arrondissement | Lons-le-Saunier | |
| Canton | Salins-les-Bains | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Salins-les-Bains | |
| Maire Mandat |
Claude Jourdant[1] 2008-2014 |
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| Code postal | 39110 | |
| Code commune | 39500 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Salinois | |
| Population municipale |
2 926 hab. (2010) | |
| Densité | 119 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 284 m — Max. 737 m | |
| Superficie | 24,68 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Mairie Office de tourisme |
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Salins-les-Bains est une commune française du département du Jura et de la région Franche-Comté dont les salines, première destination touristique payante du Jura, sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis le 27 juin 2009.
Salins-les-Bains est une petite ville d'un peu moins de 3000 habitants située dans le Revermont jurassien, au bord de la Furieuse, petit affluent de la Loue, dans un étranglement de la vallée dominée par des escarpements qui ont été fortifiés pour la défense de la cité.
La ville doit son nom aux salines connues dès l'Antiquité romaine et pendant de nombreux siècles l'exploitation du sel gemme fera la richesse de la ville qui constituera au Moyen Âge un fief important de la Maison de Chalon-Arlay, branche cadette des comtes de Bourgogne, et une source de revenu pour plusieurs abbayes comtoises (histoire du sel du Jura). Riche et active (la première imprimerie de Franche-Comté est installée en 1486), la ville sera plusieurs fois assiégée et endommagée par les guerres, par exemple lors du conflit entre le duc Charles le Téméraire et le roi Louis XI à la fin du XVe siècle ou pendant la Guerre de dix ans et en encore en 1674 lors de la conquête de la Franche-Comté.
Les salines déclinent à la fin du XVIIIe siècle où une vaste réalisation industrielle associe Salins à Arc-et-Senans (elles seront cependant exploitées jusqu'en 1962) ; la prospérité de la ville se termine d'autant que l'incendie terrible de 1825 entraine une forte émigration de la population. Au milieu du XIXe siècle la ville cherche un nouveau souffle avec l'installation de faïenceries en 1857 et se transforme en station thermale (les thermes de Salins-les-Bains sont créés en 1855 et 1858) sans réussir à atteindre une notoriété nationale même si en 1926, la cité adopte le nom de « Salins-les-Bains ».
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Salins-les-Bains est une ville située au cœur de la vallée de la Furieuse (affluent de la Loue). Il s'agit de la seule vallée ouverte de Franche-Comté. Celle-ci est dominée par deux ensembles fortifiés, le fort Saint-André et le fort Belin, ainsi que par le mont Poupet au nord, qui culmine à 851 m d'altitude. Associée à Arbois et Poligny, elle forme le pays du Revermont.
Salins-les-Bains jouit d'une situation géographique exceptionnelle, à équidistance de toute les grandes villes de la région : Dole (34 km), Besançon (35 km), Pontarlier (37 km) et Lons-le-Saunier (40 km).
Communes limitrophes [modifier]
Cette commune au pourtour très découpé n'a pas moins de 17 communes voisines dont une quasi enclave, Saizenay, à l'est.
Topographie et hydrologie [modifier]
Géologie [modifier]
Salins-les-Bains est située sur un affleurement de marnes à sel gemme du Keuper inférieur et moyen, creusé par la Furieuse. Les hauteurs de Salins-les-Bains sont composées de marnes et de calcaires du Keuper supérieur, du Lias et du Bajocien. Les marnes à sel forment le soubassement de la vallée sur plus de 100 m de profondeur. Si le sel des couches supérieures est épuisé, la réserve paraît cependant « inépuisable ». En surface, ce sel est dissout par les eaux d'infiltration. La ville se situe à l'entrée d'une reculée qui ne correspond pas exactement aux critères de la reculée. En effet, elle ne coupe pas toujours les terrains horizontaux et ses pentes sont rarement abruptes[2].
Histoire [modifier]
Aujourd'hui ville d'eau, l'économie de Salins a été basée pendant plusieurs siècles sur l'exploitation du sel. Les premières traces d'extraction sont ainsi datées du Ve siècle. La cité a également été un grand centre de production viticole avant la crise du phylloxéra.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Les armes de Salins-les-Bains se blasonnent ainsi : « D'or à la bande de gueules. » |
Le patron de la ville est saint Anatoile.
Époque pré-romaine [modifier]
La première trace de présence humaine dans la vallée de la Furieuse et sur ses monts remonte au Néolithique. Celle-ci serait due à la présence de sources d'eau salée en surface. Elles furent découvertes par des bergers venant faire paître leur troupeau. Ainsi les premières communautés villageoises se sédentarisèrent près de ces sources saumâtre leur permettant de conserver plus longtemps leurs aliments périssables.[réf. nécessaire]
Salins a une grande importance dès l'Antiquité. Elle est site princier et un des plus grands centres religieux de Gaule sous les Celtes, puis oppidum sous les Romains. Au delà de cette première installation, il est fait référence à une théorie historique prônant la présence d'une cité religieuse celte au dessus de la ville actuelle, sur le mont Château. Cette cité dominant la vallée, d'envergure continentale pourrait être la célèbre Alésia.[réf. nécessaire] Selon Pierre Jeandot, c'est en ces lieux que se serait tenue la bataille d'Alésia qui mit fin à la guerre des Gaules[3]. L'Association Scientifique et Historique du Pays de Salins milite pour défendre cette thèse. Cette hypothèse n'est toutefois pas validée par les recherches récentes, puisque les historiens et les archéologues s'accordent sur le site d'Alise-Sainte-Reine[4], en Bourgogne.
Époque gallo-romaine [modifier]
L'urbanisation et la viabilisation du territoire gaulois prônée par le Romain incite ces derniers à établir leur ville dans des lieux stratégiques en particulier aux abords des limites de l'Empire. Il en est question en Séquanie, où se situe Salins puisque cette région est en contact direct avec les populations et les tribus dites barbares d'Europe de l'Est et du Nord. Comme dans l'ensemble de l'Empire, les populations indigènes et romaines se mélangent. On parle alors des gallo-romains. La cité du sel n'y fait pas exception. Les Romains choisissent d'établir une cité au fond de la vallée de la Furieuse en continuité des installations celtes pour deux principales raisons :
- c'est ici que passe la voix principale reliant l'ouest de l'Empire à ses frontières Nord. Le but est d'assurer une défense optimum par un déplacement facilité et sécurisé des troupes impériales. La route dominée par trois monts (Poupet, Belin, Chateau) surplombant la région et la route permettra de surveiller les potentiels invasions et de mettre à l'abri les légions.
- la présence de sel, denrée déjà très recherchée pour la conservation des aliments, incite les romains à exploiter les sources d'eaux salées. La trace de cette première industrie date de l'époque Gallo-romaine.
La présence barbare [modifier]
Au Moyen Âge [modifier]
Au Moyen Âge, le sel contribue à faire de la ville la deuxième cité de Franche-Comté avec plus de 8 000 habitants. Elle comprend alors 17 chapitres religieux, plus de 25 tours d'enceinte et fait figure de grand centre culturel, notamment du livre. Deux salines existent en 1115 : la petite saline, avec le « puits à Muire », et la grande saline, dite « grande saunerie », avec le « puits d'Amont ».
La conquête française [modifier]
Époque révolutionnaire [modifier]
Sous la Révolution, malgré ses souhaits, Salins-les-Bains n'est pas choisie pour être chef-lieu du nouveau département du Jura. Elle devient chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Le XIXe siècle [modifier]
En 1825, un terrible incendie frappe la ville. Le bilan est catastrophique, la ville est quasiment détruite. Salins ne sera plus la même : une partie de la grande saline est en effet détruite.
Sous le Second Empire, Salins connaît un certain renouveau. On cherche à faire d'elle une élégante station thermale sous l’impulsion de Grimaldi, un homme d’affaires, qui a racheté la concession royale d’exploitation des salines en 1843. Les premiers thermes sont construits en 1854 sur l'emplacement de la petite saline (« puits à Muire »).
Le XXe siècle [modifier]
En 1926, la cité adopte ainsi le nom de « Salins-les-Bains ». Mais cette nouvelle vocation ne parvient guère à atténuer le coup final asséné par la fermeture des salines en 1962. En 1995, elle est suivie par celle des faïenceries.
Le XXIe siècle [modifier]
En mai 2005, le décret no 2005–624 acte la fermeture du tribunal de commerce. C'est également une grande page de l'histoire de la ville qui se tourne, puisqu'elle abritait un présidial très influent, qui avait des compétences sur les bailliages de Salins, Quingey, Arbois, Poligny et Pontarlier. En 1785, 24 avocats étaient ainsi inscrits au barreau de Salins.
Depuis 2001, la municipalité voit l'avenir économique de la cité dépendre de trois axes : le tourisme, le thermalisme et le pôle santé. Ainsi, l'ouverture de la première tranche du musée du sel au printemps 2009 est destinée à augmenter la fréquentation du site des salines. En juin 2009, la cité obtient le label des « villes et pays d'art et d'histoire » (dans le cadre du « pays du Revermont », avec Arbois et Poligny) et, le 27 juin 2009, le comité du patrimoine mondial, réuni à Séville, a validé la candidature de la grande saline de Salins-les-Bains pour son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco[5]. La construction d'un nouveau centre thermal, plus grand et plus moderne, est envisagée.
Administration et vie politique [modifier]
Liste des maires successifs [modifier]
Résultats des dernières élections [modifier]
Salins-les-Bains vote pour la liste de la majorité de Joseph Daul 30,34 % puis pour celle de Catherine Trautmann (PS) 17,42 % et celle écologiste de Sandrine Bélier (14,04 %). À noter la faible participation pour ce scrutin, avec 36,48 %.
Salins-les-Bains vote majoritairement pour la conseillère sortante Marie-Christine Chauvin (UMP) dès le premier tour 47,81 %. Arrivent ensuite Gilles Gresset (DVD) avec 24,02 %, Marc Borneck (Verts-PS) avec 14,35 %, Robert Millet (DVG) avec 10,51 % des suffrages et Fabrice Girardet (MoDem) avec 3,30 %. Au second tour, Marie-Christine Chauvin (UMP) est réélue avec 72,57 % des bulletins exprimés, face à Marc Borneck (Verts-PS) (27,43 %).
Deux listes sont en lice : une située plutôt à droite conduite par le maire sortant Claude Jourdant (SE) et une située plutôt à gauche conduite par Benjamin Gaillard (SE), conseiller régional (ex-PS, soutenu par la fédération PS salinoise). 22 sièges sur 23 sont gagnés par la liste Jourdant dès le premier tour. Benoît Bichlé, en tête de la liste Gaillard au premier tour, est élu au second tour. Lors du premier conseil municipal du 21 mars 2008, Claude Jourdant est réélu maire de la ville.
Salins-les-Bains vote en faveur de Nicolas Sarkozy (UMP) 30,13 % arrivé devant Ségolène Royal (PS) 24,45 % et François Bayrou (UDF) 19,52 %. Au second tour, Ségolène Royal (PS) arrive en tête avec 50,27 %.
Au premier tour, Salins-les-Bains vote en faveur de Jean-Marie Sermier (UMP) 50,25 % arrivé devant Partick Viverge (PS) 33,36 % et Fabrice Girardet (MoDem) 10,69 %. Jean-Marie Sermier (UMP) remporte le second tour avec 56,13 % des suffrages.
Le « non » l’emporte avec 55,09 % des suffrages.
Salins-les-Bains porte son choix sur Pierre Moscovici (32,12 %), candidat présenté par le PS, arrivé devant Joseph Daul (16,88 %), candidat UMP, et Bruno Gollnisch (9,73 %), FN.
Salins-les-Bains vote en faveur de la liste divers gauche de Raymond Forni 36,1 %, de la liste divers droite de Jean-François Humbert 24,7 % et de celle de Sophie Montel (FN) 13,67 %. Ces trois listes sont présentes au second tour, remporté par Raymond Forni 50,58 %. La participation est de 63,27 %.
Lors du premier tour, Salins-les-Bains vote en faveur de Jean-Marie Sermier (UMP) 43,72 % arrivé devant Dominique Voynet (Les Verts) 25,76 % et Maurice Batail (FN) 10,69 %. Jean-Marie Sermier (UMP) remporte le second tour avec 53,61 % des suffrages.
Fiscalité communale [modifier]
Les taux de fiscalité directe locale de la commune pour 2010 sont les suivants. Ces taux regroupent le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti et le taux non foncier bâti (la taxe professionnelle ayant été supprimée).
Taux de fiscalité directe communaux
| Taxe | 2010 | |
|---|---|---|
| d'habitation | 10,66 % | |
| foncière sur le bâti | 26,97 % | |
| foncière sur le non-bâti | 39,56 % | |
| Sources des données : site de l'Administration fiscale[6],[7] | ||
Économie et développement [modifier]
Le thermalisme [modifier]
Les thermes de Salins-les-Bains accueillent des curistes depuis le XIXe siècle. Ils sont agréés pour trois orientations médicales : la rhumatologie, la gynécologie et les troubles du développement de l’enfant. Les eaux naturellement salées et riches en oligoéléments sont également accessibles sans prescription médicale.
L'actuel établissement thermal, situé place des Alliés, ayant atteint son taux de fréquentation maximal, des nouveaux thermes vont être construits place Barbarine. Les travaux devraient débuter en 2013 pour une ouverture prévue en 2015[8].
Les salines [modifier]
Depuis le néolithique, les hommes ont puisé la saumure des entrailles de la ville pour en extraire le sel, pendant longtemps condiment cher et surtaxé, notamment par la gabelle. À partir de 1773, une partie de la saumure est acheminée jusqu'à la saline d'Arc-et-Senans, édifiée par Claude-Nicolas Ledoux à une vingtaine de kilomètres de Salins, au moyen d'une canalisation appelée un « saumoduc ».
En juin 2009, les salines de Salins-les-Bains ont été inscrites au patrimoine mondial par l'Unesco en extension de la saline royale d'Arc-et-Senans, devenant ainsi le premier ensemble industriel français à rejoindre cette liste prestigieuse.
- Des galeries monumentales
Les galeries souterraines illustrent le travail gigantesque qu'ont réalisé les hommes pour construire cet ensemble. Ces galeries relient deux puits munis d'un système de pompage (qui sont toujours en état de fonctionnement) puisant la saumure à quelque 250 mètres[réf. nécessaire] de profondeur.
- La salle des poêles[9]
C'est une immense pièce où l'on chauffait la saumure jusqu'à évaporation. Lieu unique en France pour fabriquer le sel ignigène[10]. Après cette opération, les sauniers recueillaient le sel avec des râbles[11].
Les salines de Salins-les-Bains font partie du réseau des musées des techniques et cultures comtoises.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 926 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Salins-les-Bains est la 11e ville du département en termes de démographie. Elle connaît une baisse chronique de sa population depuis la Révolution, où elle comptait près de 8 500 habitants.
Jumelage [modifier]
Horb am Neckar (Allemagne) depuis 1991- Un rapprochement a été mené avec la ville de Magenta en Italie en 2005
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine industriel [modifier]
- Les salines de Salins-les-Bains, classées sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
- La « cuvette de Monplaisir », un des éléments de transit de la saumure sur le saumoduc reliant Salins-les-bains à la Saline royale d'Arc-et-Senans. Datant de la fin du XVIIIe siècle, la cuve est inscrite aux monuments historiques depuis 2009.
Patrimoine militaire [modifier]
- Fort Belin
- Fort Saint-André
- Tours des anciens remparts de la ville
Patrimoine religieux [modifier]
- Collégiale Saint-Anatoile
- Chapelle Notre-Dame-Libératrice, terminée le 23 juin 1662, a été intégrée dans l’hôtel de ville construit de 1718 à 1739. Son dôme a été rénové en 2007
- Église Saint-Maurice
- Ancienne église Notre-Dame : L'église était une des quatre églises paroissiales de Salins. Elle a été reconstruite en 1703 et 1709 à l'emplacement de l'ancienne église romane dony on a conservé le clocher. L'incendie de 1825 a fait de nombreux dégâts à l'intérieur mais a laissé intact l'important hôtel baroque. L'église a été désaffectée en 1975.
- Couvent des Clarisses : le couvent est proche de l'église des Jésuites, au début de la rue des Clarisses qui monte à l'église Saint-Anatoile. Les Clarisses s'étaient installées à Salins à la fin de la guerre de Dix Ans. Elles ont acheté un hôtel en 1658 sur le terrain duquel elles ont construit leur chapelle. Le nombre de Clarisses ayant augmenté, elle décidèrent de reconstruire un couvent plus important. La première pierre de ce nouveau couvent a été posée en 1713.
À la Révolution le couvent fut saisi et vendu comme bien national en 1796.
Le bâtiment devient une caserne d'infanterie au XIXe siècle. Le bâtiment a été endommagé par l'incendie de 1825. - Couvent des Carmélites. Les Carmélites ont occupé entre 1627 et 1793 l'ancienne maison forte construite par les Chalon au no 79 de la rue de la République.
- Maison et église des Jésuites : Les Jésuites se sont installés à Salins en 1623 à l'emplacement de l'ancien hospice de la Charité. L'église a été construite en 1701, en même temps que l'ensemble des bâtiments la Maison des jésuites avec un noviciat important. Les Jésuites durent quitter les lieux quand leur ordre fut banni de France par Louis XV.
Les bâtiments sont cédés en 1767 aux Oratoriens. Ils y installèrent un collège en remplacement de celui qu'ils avaient à Salins depuis 1642. À la Révolution les biens des ordres religieux sont saisis. L'église est désaffectée.
En 1835, on installe dans les locaux la première école normale du Jura. L'église est divisée en deux, en 1855, par construction d'un plancher intermédiaire à mi-hauteur pour permettre d'installer la bibliothèque municipale au rez-de-chaussée. La première bibliothèque publique avait été créée en 1593 par les pères Capucins qui la gardèrent jusqu'à la Révolution. - Couvent des Visitandines. Le couvent des Visitandines a été construit à la même époque que celui des Clarisses.
- Commanderie de Salins
Patrimoine civil [modifier]
- Hôtel de ville
- Ancienne maison forte des Chalon-Arlay
- Hôtel-Dieu avec son apothicairerie du XVIIe siècle
- Hôtel de l'Officier Général des Salines, ancien casino, actuellement en reconstruction après un incendie.
- Thermes de Salins-les-Bains
- Fontaine Truchot
- Tour de Flore
- Casino
Autre [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Saint Anatoile
- Familles noble de Salins au temps du comté de Bourgogne :
- Hugues Ier de Salins (XIe siècle)
- Jacques de Molay, ([1240-1250]-1314), dernier grand maître du Temple, prieur à Salins
- Jean Ier de Chalon-Arlay (1258-1315), seigneur de Salins
- Guigone de Salins (1403-1470)
- Charles le Téméraire (1433-1477)[réf. nécessaire]
- François de Sales (1567-1622), ecclésiastique envoyé par le pape Paul V pour régler un litige sur la propriété des salines
- Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707) remania les défenses de Salins après la conquête française
- Pierre-Joseph Thoulier d'Olivet (1682-1768), ecclésiastique et grammairien, né à Salins
- Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), architecte de la saline royale d'Arc-et-Senans, édifia aussi le portail du Gouvernement à Salins
- Charles d'Amondans de Tinseau (1748-1822), contre-révolutionnaire
- Jean Nicolas Sénot (1761-1837), tambour-major du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale de Napoléon, né à Salins
- Étienne Anatole Gédéon Jarry (1764-1819),général des armées de la République et de l'Empire.
- Claude Antoine Hippolyte de Préval, général d'Empire né à Salins (1776)
- Charles Magnin (1793-1862), écrivain et journaliste inhumé à Salins
- Jean-Marie de Grimaldi (XIXe siècle), homme d'affaires à l'origine de l'établissement thermal
- Prosper Mérimée (1803-1870), inspecteur des monuments historiques, classa l'église Saint-Anatoile
- Claude Denis Auguste Valette (1805-1878), né à Salins
- Victor Considerant (1808-1893), philosophe et économiste, né à Salins
- Jean Joseph Gustave Cler (1814-1859), général, né à Salins
- Max Buchon (1818-1869), poète et romancier, né à Salins
- Jean-Joseph Perraud (1819-1876), sculpteur jurassien à l'origine de la statue du général Cler, place des Alliés
- Louis Pasteur (1822-1895)
- Jules Marcou (1824-1898), géologue, né à Salins
- Charles Galibert (1826-1858), compositeur, né à Salins. Il dirige notamment l'orchestre lors de l'inauguration des Thermes en 1858.
- Paul Rémond (1873-1963), ecclésiastique, né à Salins, « Juste parmi les nations »
- André Caire (1923-1979), géologue, né à Salins
- Bernard Clavel (1923-2010), écrivain
- Jean-Pierre Kohut-Svelko (1946-)
- Le Cirque Plume, originaire de Salins-les-Bains où plusieurs spectacles furent créés[17], [18]
Vie associative [modifier]
Salins-les-Bains compte de très nombreuses associations, aussi bien d'animation, caritatives, sportives, culturelles que patriotiques. Tout au long de l'année, elles animent Salins-les-Bains
Association d'animation [modifier]
- Amicale des Sapeurs Pompiers
- Comité d'animation des Capucins 39 (CAC39), anime le Faubourg nord
- Comité d'Animation de la Place Aubarède (CAPA), anime le quartier Préval
- Comité d'animation du Faubourg Pasteur et de Bracon, anime le Faubourg sud
- Association portugaise
- Club du Poupet, animation du 3° âge
- Les jeunes en avant, évènements mettant en scène de jeunes salinois
- Union commerciale et artisanale
Associations caritatives [modifier]
- Association Entraide et Solidarité du Pays de Salins, vient en aide au plus démunis par la vente à prix modique de vêtements et de meubles
- Société Saint Vincent de Paul, accompagne les familles et les personnes seules dans leur vie hebdomadaire avec une aide matériel et alimentaire
- Association Floriâne, permet aux enfants et aux jeunes salinois issu de milieux défavorisés de pratiquer des activités et de partir en vacances dans le cadre de campement
- Association Saint Michel le Haut, association intermédiaire et de réinsertion, accompagne les personnes démunies et handicapées
- Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne des prés du Roy, favorise un circuit court de l'alimentation dans le pays de Salins
- Amicale des donneurs de sang
- Amnesty International Salins
- Association des anciens élèves du lycée V. Considérant
- Association GERMEPI
- FNATH, association des accidentés de la vie
- les restos du coeur
- Le secours catholique, section Salins
- Association Rencontre, accompagnement fin de vie
Associations sportives [modifier]
- Aikido club, sports de combat
- Arc-en-ciel, gymnastique
- Club sportif badminton
- clylo des deux forts, cyclisme sur route
- Ecole d'Aikido et de aiki-jutsu, sports de combat
- Entente Jura Centre Athlétisme, organisation d'évènements sportifs d'envergure départementale et régionale
- Triangle d'or Jura Foot
- Gaule régionale salinoise, pêche
- Judo club salinois
- Jura Salins Basket Club (JSBC)
- Office Municipal des Sports (OMS), fédération des clubs sportifs salinois
- Pays de Salins Volley-ball
- La Pétanque Salinoise
- Tennis Club salinois
Associations culturelles [modifier]
- Association Scientifique et Historique du Pays de Salins (ASHPS), milite pour la thèse Salins-Alésia
- Altaïr, ateliers et stages d'expression artistique
- Les amis des orgues, conservation du patrimoine musical religieux
- Les amis de Notre-Dame Libératrice, conservation du patrimoine religieux et historique de ND Libératrice
- Association Salins-les-Bains--Horb-am-Neckar, association de médiation du jumelage
- Le Clynton, groupe de musique
- Confrérie de l'Or Blanc, diffuse l'image de Salins-les-Bains et de son patrimoine à travers le monde
- Ecole Municipale de Musique
- Etoiles, Science et Légendes (ESL), diffusion de la culture scientifique
- Groupe Vocal Salinois, chant choral
- Les Urbaindigènes, troupe de spectacle urbain
- Place des théâtres, troupe de spectacle
- Pudding Théâtre, troupe de spectacle
- Salins-les-Bains, Pays du Livre, diffusion et protection du patrimoine livresque
- Société mycologique, transmission et protection du savoir lié aux champignons
- Le théâtre des valises, troupe de spectacle
- Le théâtre du Verseau, troupe de spectacle
Associations patriotiques [modifier]
- Amical FFI
- Association des anciens combattants
- Comité du concours de la résistance et de la déportation du souvenir français
- Fédération Nationale des Anciens Combattants de l'Algérie (FNACA)
- Fédération National d'Entraide de la Médaille Militaire
- Union Nationale des Combattants de Afrique du Nord (UNCAFN)
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010.
- V. Bichet & M. Campy, Montagnes du Jura, géologie et paysages, 2008, p. 76–77.
- P. Jeandot, Les Mandubiens et leur Alésia, Sarreguemines, 1974.
- M. Reddé, Alésia L'Archéologie face à l'imaginaire, Errance, Paris, 2003, p. 118.
- in « La Grande Saline de Salins-les-Bains au patrimoine mondial de l'Unesco L'Exploitation du sel à Salins-les-Bains : 7 000 ans d'histoire ; une reconnaissance inédite du patrimoine industriel français », Cultures, no 11, p. 6.
- [1] Site de l'Administration fiscale, Impôts locaux dans le Jura]
- . Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale
- http://www.leprogres.fr/jura/2012/08/10/salins-les-bains-a-quoi-va-ressembler-le-nouvel-etablissement-thermal
- « Vaste bassin de fonte où se fait l'évaporation de sel gemme » Le Trésor de la langue française informatisée, Poêle B. — 2..
- Sel obtenu par évaporation.
- « Râteau utilisé par l'ouvrier saunier pour extraire le sel de la poêle, en entraînant le minimum de saumure » Le Trésor de la langue française informatisée, Râble A. — 2..
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- (page 227) books.google.fr
- (page 228) books.google.fr
- (page 230) books.google.fr
- maCommune.info du 1er mars 2008
- maCommune.info du 31 juillet 2009
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Thermalisme
- Faïence de Salins
- Histoire du sel du Jura
- Salines de Salins-les-Bains
- Reculée de Salins-les-Bains
- Saline royale d'Arc-et-Senans
- Liste des communes du Jura
- Anciennes communes du Jura
- Liste des stations thermales françaises
- Le Téméraire (gâteau), spécialité de la ville
- Crédit agricole mutuel
