Savagnin

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Savagnin B
Savagnin
Bouteille de savagnin du vignoble du Jura
Caractéristiques phénologiques
Débourrement À compléter
Floraison À compléter
Véraison À compléter
Maturité À compléter
Caractéristiques culturales
Port À compléter
Vigueur À compléter
Fertilité À compléter
Taille et mode
de conduite
À compléter
Productivité À compléter
Exigences culturales
Climatique À compléter
Pédologique À compléter
Potentiel œnologique
Alcoolique À compléter
Aromatique À compléter

Le savagnin B[N 1] (appelé également naturé) est un cépage à petites grappes vertes ou jaunes de la famille des traminers.

Origine[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Ce cépage serait arrivé en Franche-Comté en venant d'Allemagne, à l'époque où cette région était hispano-autrichienne. Dans les pays germaniques, il porte le nom de traminer, probablement en référence au village italien de Tramin. Les ampélographes ignorent toujours s'il en est originaire ou s'il y a seulement été cultivé[1].

Géographique[modifier | modifier le code]

En France, on le cultive dans le vignoble du Jura, où il est le cépage-roi, pour la production de savagnin, de vin jaune et de vin de paille ...

Il est cultivé de longue date dans les pays germaniques. En Allemagne et en Autriche, il prend le nom de weisser traminer. En Suisse, on en trouve quelques traces dans le Haut-Valais, où il est connu sous le nom d'heida et où il sert à l'élaboration du vin païen[2].

Fin 2008, il a été prouvé par la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) que les 150 ha de la Barossa que les Australiens présentaient comme de l'alvarinho était en fait du savagnin[3].

Caractères ampélographiques[modifier | modifier le code]

L'extrémité du jeune rameau est très velue.

Les feuilles adultes sont de petite taille, trilobées, avec un sinus pétiolaire peu ouvert ou à bords chevauchants, des dents courtes ogivales, un limbe bullé et parfois gaufré et tourmenté.

Les grappes sont petites. Les baies sont petites et sphériques, de couleur jaune-doré[4].

Aptitudes[modifier | modifier le code]

Culturales[modifier | modifier le code]

Le savagnin est très bien adapté aux terroirs marneux comme ceux du Jura[5].

Sensibilité aux maladies[modifier | modifier le code]

Il se montre relativement résistant, en particulier vis-à-vis de la pourriture grise, grâce à sa pellicule épaisse[5].

Technologiques[modifier | modifier le code]

Son raisin permet la vinification de petits vins blancs de garde, puissants, complexes et riches en alcool, tout en conservant une bonne acidité. Il trouve son emploi idéal dans l'élaboration du vin jaune. Sa richesse en sucre peut encore être augmentée par passerillage pour l'élaboration de vin de paille[5].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petite anthologie des cépages jurassiens »,‎ 2005 (consulté le 24 juillet 2010)
  2. « Heida ou païen, le vin jaune valaisan. » (consulté le 24 juillet 2010)
  3. (en) Jancis Robinson, « Australian 'Albarino' isn't »,‎ 2009 (consulté le 24 juillet 2010)
  4. ENTAV-INRA-ENSAM-ONIVINS, Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, ENTAV, Éditeur (ISBN 2-9509682-0-1), page 137
  5. a, b et c ENTAV-INRA-ENSAM-ONIVINS, Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, ENTAV, Éditeur (ISBN 2-9509682-0-1), page 235

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Galet, Dictionnaire encyclopédique des cépages, Hachette Livre, 1re édition 2000, ISBN 2-0123633-18
  • Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France. ENTAV-INRA-ENSAM-ONIVINS. ENTAV, Éditeur, 1995 (ISBN 2-9509682-0-1) (page 235)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]