Névache

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Névache
Névache - Ville haute et ville basse
Névache - Ville haute et ville basse
Blason de Névache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Louis Chevalier
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05093
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2011)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 11″ N 6° 36′ 19″ E / 45.0197222222, 6.60527777778 ()45° 01′ 11″ Nord 6° 36′ 19″ Est / 45.0197222222, 6.60527777778 ()  
Altitude 1 596 m (min. : 1 430 m) (max. : 3 222 m)
Superficie 191,93 km2
Localisation

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Liens
Site web nevache.fr

Névache (en occitan alpin Nevacha [neˈvaːtsɔ]) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Névache est la plus haute commune de la vallée de la Clarée. Elle se situe à 1 594 m d'altitude.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Névache est attesté pour la première fois sous la forme Annevasca en 739[1],[2], Nevasca en 1118, Nevachia en 1232[3].

Le suffixe -asca est considéré comme pré-celtique ou ligure par les toponymistes[4],[5], il aboutit souvent à -acha (> -ache) dans les Alpes, mais à -asca (-asque) dans le sud est méditerranéen[6].
Le premier élément est, soit le nom de personne gaulois Annavo[7], soit le nom de personne gallo-romain Annavius, d'où le sens global de « lieu, propriété d'Annavo, d'Annavus ». L'explication « endroit couvert de neige » n'a pas de fondement, car les formes anciennes devraient être du type *Nivasca (latin nix, nivis « neige »).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1343, la vallée de Névache est, comme l'ensemble du Briançonnais, détachée du pouvoir du Dauphiné et forme un territoire aux statuts particuliers, les Escartons. Ceux-ci rejoindront le pouvoir de Paris suite à la Révolution.

Son territoire s’est agrandi de la vallée Étroite en 1947, suite aux rectifications de frontière après la Seconde Guerre mondiale. Cet ajout constitue une exception à la règle faisant passer les frontières aux lignes de partage des eaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Chevalier DVD  
mars 2008 mars 2014 Georges Pouchot-Rougeblanc SE  
mars 2014 en cours Jean-Louis Chevalier DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
857 790 790 880 877 939 918 924 867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 841 818 675 676 690 696 628 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656 683 662 421 374 369 333 235 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
182 128 119 191 245 290 321 326 357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Le Mystère de Saint Antoine de Viennois[modifier | modifier le code]

Le "Mystère de Saint Antoine de Viennois" ou "Historia Sancti Anthonii de Viennès" est une pièce de théâtre, écrite en Occitan, qui mettait en scène des épisodes de la Bible ou des légendes associées à la vie des saints, dont le manuscrit de mise en scène fut découvert en 1881, par l'abbé Paul Guillaume, dans les archives communales de Névache où elle fût très vraissembablement représentée jusqu'au XVe siècle.

Cinéma[modifier | modifier le code]

L'Eau Vive[modifier | modifier le code]

Névache fut l'un des lieux du tournage du film l'Eau vive, réalisé par François Villiers et publié en 1958, dans lequel apparait le troupeau de monsieur Ventre, éleveur de moutons à Coudoux, et principal propriétaire, à Névache des montagnes du Vallon et de Biaune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Marcellin et Saint Pelage au hameau de Ville Haute à Névache

Monuments et constructions[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Églises et chapelles paroissiales[modifier | modifier le code]
Elle doit probablement son existence à la présence d'un établissement des Antonins. Chapelle paroissiale du hameau de Ville Haute, elle est utilisée comme église d'hiver car il est possible de la chauffer, contrairement à l'église voisine, trop grande et qui n'a jamais été équipée de dispositifs qui permettraient de le faire.
  • Chapelle Saint Jean Baptiste à Ville Basse. Chapelle paroissiale du hameau de Ville-Basse, elle était principalement utilisée à l'occasion de la fête de ce saint.
  • Chapelle Saint Laurent à Sallé. Chapelle paroisiale du hameau de Sallé.
  • Chapelle Saint-Hippolyte à Roubion. Chapelle paroissiale du hameau de Roubion, elle possédait une statue équestre de Saint Hippolyte que la paroisse conduisait « en procession faire boire son cheval à la rivière » lors de la fête de ce saint (13 août).
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces à Plampinet, peintures murales des XVe et XVIe siècles.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-douleurs au Mont Thabor. Chapelle paroissiale du Melezet.
Chapelles privées[modifier | modifier le code]
  • Saint Antonin à Ville Haute.
  • Sainte Apollonie au Queyrelin.
  • Les Âmes du Purgatoire à Roubion.
  • Sainte Anne au Verney.
  • Sainte Barbe à Lacou.
  • Saint Benoit à Ville Haute.
  • Saint François Régis à Plampinet.
  • Chapelle Saint Ignace à Buffère.
  • Saint Jacques à Laval.
  • Sainte Marie à Foncouverte.
  • Saint Michel au Vallon.
  • Notre Dame de Bon Encontre
  • Notre Dame de Bon Secours à Lacou.
  • Notre Dame de Lourdes à Ville Haute.
  • Notre Dame de la Vie au Creuzet.
Chapelle disparue dont il ne reste que les marques de l'emplacement au croisement du torrent du Creuzet et de l'ancienne route de Névache à Plampinet au lieu dit les Aras. Son nom s'entend différemment en Français et en Patois dans lequel elle signifie « Notre Dame de la Route » qui est plus logique étant donnée sa localisation.
  • Saint Roch au Château.
  • Saint Sauveur à Roubion.
Oratoires[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame des Combes. Voulu par Mlle Thérèse Balcet, construit au lieu dit le « Pied des Combes » près du chemin qui conduit à la Montagne des Thures GR 5) et du torrent de Roubion, il fut bénit par le père Louis Romagne, curé de Névache, le 25 septembre 1971[11].
  • Saint-Roch à Plampinet. Construit en face de l'ancienne caserne du « Poste de Plampinet », aujourd'hui l'auberge « La Cleyda ».

Architecture Civile[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Ville-Haute
  • Four banal de Ville-Haute
  • Four banal de Ville-Basse
  • Four banal de Sallé
  • École de Ville-Haute
  • École de Ville-Basse
  • École de Plampinet
  • École de Roubion
  • Bureau de poste de Ville-Basse
  • Presbytère-Mairie

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Ouvrages défensifs[modifier | modifier le code]
Casernements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Névache

Blasonnement :
D'azur à deux clés d'argent passée en sautoir, les pannetons en forme de lettre N, les anneaux liés d'or, surmontées d'une couronne du même.[13]

Blason de Nevache (05)
Autre version du dessin du blason de Névache[14].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Rostolland, Névache et la vallée de la Haute-Clarée (Briançonnais), préfacé par Émile Roux-Parassac, éd. Louis-Jean, Gap,‎ 1930, 320 p.
  • Serge Bouquier, Guide historique et touristique de la vallée de Névache, Imprimerie Déhan, Montpellier,‎ 1970, 183 p.
  • Serge Bouquier, Guide historique et touristique de la vallée de Névache, Imprimerie Déhan, Montpellier,‎ 1974, 187 p.
  • Gabrielle Sentis, Névache et sa vallée, Guiramand (Grenoble),‎ 1982, 80 p.
  • Louis Romagne, Églises et chapelles de Névache-Plampinet, Audin-Tixier (Lyon),‎ 1985, 63 p.
  • Jean Vallier, Les Vallier de Plampinet, fondeurs de cloches et les autres fondeurs briançonnais Barbe et Gautier, Éditions du Fournel, (L'Argentière la Bessée),‎ 2009, 316 p. (ISBN 9782915493955)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]