La Roche-des-Arnauds

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La Roche-des-Arnauds
Vue du village depuis la Tour.
Vue du village depuis la Tour.
Blason de La Roche-des-Arnauds
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Gap-Campagne
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Maire
Mandat
Maurice Chautant
2014-2020
Code postal 05400
Code commune 05123
Démographie
Population
municipale
1 423 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 50″ N 5° 57′ 25″ E / 44.5639, 5.956944° 33′ 50″ Nord 5° 57′ 25″ Est / 44.5639, 5.9569  
Altitude Min. 885 m – Max. 2 709 m
Superficie 53,75 km2
Localisation

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La Roche-des-Arnauds

La Roche-des-Arnauds est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Roche-des-Arnauds est traversée par le Petit Buëch (au premier plan); au fond la Tête de Clappe (2 021m).

La Roche-des-Arnauds est un village situé dans les Hautes-Alpes entre Gap et Veynes.

L'agglomération de la Roche-des-Arnauds est située en bordure nord de la large plaine alluviale qui s'étend vers l'ouest, depuis La Freissinouse, en direction de Montmaur. Cette plaine s'étend vers le sud sur près de 2 km jusqu'à Manteyer, où elle est dominée par les ravines qui mettent à nu les Terres Noires du pied de la montagne de Céüse.

Le village se trouve plus précisément au débouché du cours supérieur du Petit Buëch, qui se détourne là vers l'ouest après s'être échappé en gorges des montagnes de Rabou. On peut se demander pourquoi ce torrent ne poursuit pas plutôt son cours vers le sud-est, à travers le seuil de la Freissinouse, pour rejoindre le sillon de Gap, qui est tout proche puisqu'il n'en est séparé par aucune barrière rocheuse. La cause en est clairement la diffluence glaciaire wurmienne de La Freissinouse à la faveur de laquelle une langue de glace durancienne s'engageait dans la plaine de Manteyer : cette langue a obligé le Buëch à longer le bord nord de cette langue de glace, en direction de l'ouest puisque c'est dans cette direction que s'abaissait la surface de la glace À la différence de son versant sud le versant nord de la plaine du Buëch s'élève en pente douce sur un soubassement de Terres Noires que domine la corniche tithonique. Ce talus résulte de l'affouillement des marnes du cœur de ce pli par les langues glaciaires diffluentes, au cours des différentes glaciations (jusqu'au stade 2 du Würm, le stade 3 n'ayant pas dépassé le seuil de la Freissinouse). De part et d'autre de l'entaille du torrent se manifestent cependant quelques dissemblances.

En rive occidentale le garnissage d'alluvions quaternaires laisse voir de larges affleurements du bedrock. On y constate un redoublement de la succession, l'Argovien de la Roche-des-Arnauds s'enfonçant sous les Terres Noires qui affleurent au niveau du replat des Roux. La cartographie montre clairement que ce chevauchement de la Roche-des-Arnauds est ployé en anticlinal au cœur d'un anticlinal de la Clappe d'axe N-S, franchement déversé vers l'ouest que dessine de façon spectaculaire le barre tithonique (plus à l'ouest il est également affecté, de la même façon par le synclinal de Matacharre).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Rochas dels Arnauds en occitan alpin,

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est réputé pour accueillir chaque année l'association "Les Arnaud de France" lors du 10 février (Saint Arnaud), tous ses membres (des hommes portant le prénom Arnaud) sont invités pour ce recueillir, partager un apéro, discuter...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Claude Amouriq    
mars 2008 en cours Maurice Chautant SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 423 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
922 904 923 901 1 008 1 019 1 016 1 007 1 011
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
982 960 950 932 895 942 988 992 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
903 895 783 648 654 680 727 702 654
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
670 607 711 794 845 953 1 222 1 423 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre : l'église paroissiale de la Roche-des-Arnauds est sous le vocable de Saint-Pierre. Elle a été remaniée à plusieurs reprises. Dans le mur du clocher est encastré un buste de saint Pierre de face.

Le clos des pénitents blancs, situé en contrebas de l'église Saint-Pierre, est toujours présent (même si aujourd'hui il est habité), et se termine par la magnifique bâtisse appelée le Château.

À propos de l'église, le général Roger Moures, dans son livre "Le Comté de la Roche des Arnauds et la haute vallée du petit Buëch" relate que la construction date de 1402 comme en fait foi l'inscription latine en lettres gothiques porté au bas d'une très belle pierre sculptée surmontant la porte latérale : "l'an du seigneur 1402 et 2 du moi de juin, fut commencée l'église de Saint-Pierre apôtre par maître Jean Bavonie. Priez le seigneur". Le buste de saint Pierre datant de la même époque.

Concernant les pénitents blancs, le général Moures l'aborde dans son livre (p. 52) en quelques lignes : il s'agissait d'une confrérie qui participait activement à toutes les cérémonies religieuses organisées sur le territoire de la commune. Malheureusement, il n'a pas été possible d'après lui de déterminer l'emplacement exact de cette chapelle.

  • La gare de la Roche-des-Arnauds est un bâtiment datant de 1884. Elle n'est plus en service depuis 1989. Suite à un incendie en 2008, la SNCF a décidé d'interdire l'accès au bâtiment. Aujourd'hui ravagée par la moisissure et les rongeurs, cette ancienne demeure finira par tomber en ruine[Quand ?].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dominique Chaix (1730-1799), botaniste et prêtre français, curé du hameau des Baux
  • René Serres (1928-2009), homme politique français

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011