Poligny (Hautes-Alpes)

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Poligny
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Poligny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes du Champsaur
Maire
Mandat
Jean-Claude Arnaud
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05104
Démographie
Population
municipale
332 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 33″ N 6° 02′ 52″ E / 44.6925, 6.0478 ()44° 41′ 33″ Nord 6° 02′ 52″ Est / 44.6925, 6.0478 ()  
Altitude Min. 896 m – Max. 2 082 m
Superficie 13,81 km2
Localisation

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Poligny

Poligny est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Poligny est situé dans la partie occidentale du Champsaur, sur la rive gauche du Drac, adossé à la montagne de Mouttet, face au Vieux Chaillol (3163 m., au sud-ouest du massif des Écrins).

Le chef-lieu et les principaux hameaux sont à une altitude de 1000 mètres, mais la commune s'étage depuis la vallée du Drac (900 mètres au pont du Rageoux) jusqu'aux contreforts du massif du Dévoluy (sommet de Girolet, 2060 m).

Sa position géographique lui confère, comme à l'ensemble du Champsaur, un climat particulier : mal protégé des courants d'ouest par le rempart du Dévoluy, et partiellement privé de la douceur provençale par les hauteurs entourant le col Bayard au sud, Poligny est soumis à la bise, vent du nord qui lui apporte fréquemment les nuages remontant de la cuvette grenobloise, et, en hiver, le froid des massifs du Haut Dauphiné .

Le territoire de la commune se divise naturellement en quatre zones étagées :

  • le bord du Drac, mince bande parcourue par la route nationale 85, dite Route Napoléon, à la circulation importante (liaison Grenoble - Gap, mais aussi itinéraire-bis entre la région lyonnaise et la Côte d'Azur), mais sans incidence notable sur la vie de la commune ;
  • la haute plaine, sur laquelle se trouvent les 3 hameaux principaux, essentiellement consacrée à l'agriculture (prairies, élevage) ; témoin d'une organisation agricole ancienne, on peut reconnaître, de l'entrée de la commune au Nord jusqu'aux Forestons à l'ouest, les restes de l'ancien canal de Pont-du-Fossé, qui, de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1963, alimentait en eau d'irrigation toutes les communes de la rive gauche du Drac ;
  • la forêt (40 % de la surface de la commune), exploitée pour ses bois (pins et feuillus), et parcourue de nombreux chemins forestiers propices à la randonnée et à la cueillette des champignons (bolet blafards, chanterelles, lactaire couleur saumon) des framboises ou des gentianes, selon la saison ;
  • les pentes rocheuses, où vit une faune sauvage importante (marmottes, chevreuils, sangliers, mais aussi dans les hauteurs du Girolet, mouflons et Chamois).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un château existait à l'emplacement de l'actuel village. Il est connu en 1271 comme « Castrum de Pollinaco » ou « de Polligneco »[1].

Détruit pendant les guerres de religion, il n'en reste rien. Cependant un ensemble de bâtiments du village actuel a conservé la disposition en U des anciennes dépendances du château[2]. Les habitants de Poligny désignent toujours ce groupe de maisons comme « le château ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école de Poligny
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean-Pierre Saint-Blanc    
1792 1793 Martin Reynaud    
1793 1795 André Mouren Provensal    
1795 1798 Jean-Antoine Robert    
1798 1808 Jean-Pierre Robert    
1808 1813 Pierre Saint-Blanc    
1813 1831 Jean-André Faure    
1831 1835 Jean-Antoine Mouren    
1835 1861 Martin, François, Antoine Reynaud    
1861 1867 Jean, Antoine Bertrand    
1867 1873 Léon, Enariste Bertrand    
1873 1881 Pierre, Marius Leautier    
1881 1882 Hyppolite Garnier    
1882 1884 Pierre Ollivier    
1884 1885 Jean Gentillon    
1885 1912 Jean-Eugène Blache    
1912 1925 Tranquille Bonthoux    
1925 1931 Lézin Roussel    
1931 1933 Tranquille Bonthoux    
1933 1944 Jean Borel    
1944 1945 Joseph Rigaud   Président de la délégation municipale
1945 1953 Albert Fleur    
1953 1965 Aimé Borel    
1965 1989 Roger Boyer    
1989 2014 Michel Morel    
2014 en cours Jean-Claude Arnaud    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
671 643 680 744 781 768 779 822 757
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 711 699 693 700 691 651 626 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534 515 504 509 472 424 434 363 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
270 262 232 219 237 230 275 285 327
2011 - - - - - - - -
332 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Une maison traditionnelle du village

Poligny est une commune de moyenne montagne essentiellement agricole.

Pendant longtemps, le manque d'activité locale ou la maigreur des revenus liés à la terre ont incité les habitants à quitter leur village, quitte à y revenir sur leurs vieux jours. Le bar-restaurant et l'épicerie ont fermé dans les années 1980.

Cependant le village reste vivant : il a conservé son école, qui accueille aussi les enfants du Noyer voisin, et nombreux sont ceux de ses habitants qui se sont faits artisans dans divers métiers, ou ont trouvé un emploi à Saint-Bonnet (à 5 kilomètres) ou à Gap (20 km). La "désertification" n'est plus qu'un mauvais souvenir : les dernières maisons en ruines sont en cours de restauration, et les constructions neuves se multiplient ; un lotissement a même remplacé un ancien camping inutilisé.

À noter : Poligny est la seule commune du canton à ne pas avoir adhéré à la communauté de communes du Champsaur.
La construction prochaine de l'autoroute Gap - Grenoble (A51), qui doit traverser la commune, inquiète les habitants, même si l'avantage pour l'économie du Champsaur est certaine (Grenoble à 1 heure, Marseille à 2 heures).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village vu de l'ouest ; au fond, le massif de Vieux Chaillol

L'habitat est constitué de 3 villages nettement séparés :

  • le chef-lieu, où se trouvent la mairie, l'école et l'église,
  • les Forestons, à 1,5 km à l'ouest,
  • Villeneuve, à 1,5 km au nord,

auxquels s'ajoute un petit groupe de maisons, les Basses Baraques, au bord du Drac, sur la route nationale, sans liaison directe avec le chef-lieu.

La forêt est parcourue de nombreux chemins, dont certains balisés pour la promenade.
Au-delà des Forestons, à l'orée de la forêt, la chapelle Saint-Étienne et sa fontaine sont un lieu de pique-nique très fréquenté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Roman, Dictionnaire topographique du Département des Hautes-Alpes, Imprimerie nationale, 1884, rééd. Lacour, 2000, (ISBN 2-84406-757-3), page 115.
  2. repérable sur cette vue de Google Maps
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011