Molines-en-Queyras

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Molines-en-Queyras
Panneau à l'entrée du village
Panneau à l'entrée du village
Blason de Molines-en-Queyras
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Aiguilles
Intercommunalité Communauté de communes du Queyras
Maire
Mandat
Francis Martin
2014-2020
Code postal 05350
Code commune 05077
Démographie
Population
municipale
307 hab. (2011)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 54″ N 6° 50′ 38″ E / 44.7317, 6.8439 ()44° 43′ 54″ Nord 6° 50′ 38″ Est / 44.7317, 6.8439 ()  
Altitude Min. 1 625 m – Max. 3 160 m
Superficie 53,62 km2
Localisation

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Molines-en-Queyras

Molines-en-Queyras est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle appartient au parc régional naturel du Queyras.

Géographie[modifier | modifier le code]

Molines est irriguée par l'Aigue Agnelle, descendant du col du même nom qui sert de frontière avec l'Italie, à une demi-heure de voiture. Aigue signifie "eau". La végétation ligneuse à cette altitude est essentiellement résineuse. Elle est constituée principalement de mélèzes qui ont la particularité de roussir en automne avant de perdre leurs aiguilles en hiver. La flore est colorée pour s'adapter au climat de montagne: la plante emblématique car récurrente est l’épilobe, aux longues tiges dominées par une fleur fuchsia.

Elle est composée de sept hameaux : Molines, la Rua, Gaudissard, Clot la Chalp, Pierre-Grosse (1 926 mètres), le Coin et Fontgillarde (1 990 mètres). Un huitième, Costeroux (2 100 mètres) n'est plus habité depuis 150 ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Molines-en-Queyras est une station de ski de petite dimension. La station est située sur le massif de Beauregard ; son point le plus haut est le pic de Chateaurenard, à plus de 3 000 m d'altitude. Molines appartient également au grand réseau de pistes de ski de fond du Queyras.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Molines bénéficie de traces écrites exceptionnelles, les transitons de Molines, des registres écrits qui relataient les faits les plus marquants, les catastrophes, les épidémies qui avaient lieu dans le village, à la manière d'une chronique ou d'un journal rédigé par Paul Ebren et sa famille, du hameau de Fontgillarde.

Certains transitons sont visibles aux Archives départementales de Gap. On y retrouve l'histoire des hameaux du village, y compris le plus haut d'entre eux, le hameau de Costeroux, sur la route du col Agnel, aujourd'hui disparu après une histoire riche en rebondissements.

Ces livres de familles dressaient, à l’origine, l’état des chemins ruraux, encore appelée transitons et la liste des consuls, élus pour gérer le village. Ensuite, les chefs de famille y notèrent les événements survenus dans la communauté ou, en dehors, à ses habitants (accidents, incendies, passages de troupes, travaux).

Les Transitons, rapportés par Jean Tivollier, l'historien du Queyras, mêlent les cahiers de plusieurs familles, entre 1469 et 1908 et forment le chapitre 25 de sa monographie du Queyras, parue en 1913.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Molines-en-Queyras

Les armes de Molines-en-Queyras se blasonnent ainsi :

D'azur au moulin à vent d'argent, les ailes d'or, surmonté d'un pavillon de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs<[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Francis Martin    
Molines-en-Queyras et sa vallée


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 307 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
891 1 002 930 970 1 030 1 050 1 005 976 1 017
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
979 894 881 845 796 792 869 790 721
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
731 703 609 556 484 448 401 367 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
269 244 288 375 336 322 325 307 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et sites[modifier | modifier le code]

Église de Molines-en-Queyras

L'église Saint-Romain[4],[5] de Molines est célèbre. Détruite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1628 et 1637. Les cloches sont apparentes en haut d'un clocher carré couvert d'une toiture en mélèze. Elle a été rénovée il y a deux ans.

Autre site fréquemment visité, le vieux four à pain, conservé au cœur du village.

Les hameaux et le village méritent l'intérêt et notamment leurs vieilles fustes, qui peuvent avoir plusieurs siècles. Certaines fermes ont été répertoriées sur l'inventaire général des Monuments historiques. Une maison du hameau de la Rua[6] a été classée Monument historique le 12 octobre 1995.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]