Savines-le-Lac

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Savines-le-Lac
Savines et le lac de Serre-Ponçon vus depuis le pic de Morgon
Savines et le lac de Serre-Ponçon vus depuis le pic de Morgon
Blason de Savines-le-Lac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Savines-le-Lac
Intercommunalité Communauté de communes Savinois - Serre Ponçon
Maire
Mandat
Victor Bérenguel
2014-2020
Code postal 05160
Code commune 05164
Démographie
Gentilé Savinois
Population
municipale
1 065 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 37″ N 6° 24′ 20″ E / 44.5269444444, 6.40555555556 ()44° 31′ 37″ Nord 6° 24′ 20″ Est / 44.5269444444, 6.40555555556 ()  
Altitude Min. 775 m – Max. 2 260 m
Superficie 25,13 km2
Localisation

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Savines-le-Lac est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur les rives du Lac de Serre-Ponçon, au pied du massif du Grand Morgon.

Ses habitants sont appelés les Savinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Savines-le-Lac est situé à une trentaine de kilomètres de Gap, Préfecture du département des Hautes-Alpes, au cœur des Hautes-Alpes, en zone périphérique du parc national des Écrins. L'altitude de la commune est comprise entre 718 m (point immergé sous les eaux du Lac de Serre-Ponçon) et 2270 m (près du Pic de Morgon). Le bourg lui-même est entre 782 m et 840 m d'altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat de la région d'Embrun 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,4
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Humidité relative (%) 66 64 61 61 64 65 59 62 66 68 68 66 64
Source : Infoclimat [1]


Histoire[modifier | modifier le code]

En sept siècles d'existence, Savines a changé trois fois d’emplacement.

En 1282, Rodolphe de La Font de Savines prêta hommage au Dauphin des terres du Mandement de Savines. À cette époque, le premier village était situé en rive droite de La Durance, au fond du torrent de Réallon, au lieu-dit la Paroisse, où se trouvent encore les ruines de l'ancien château des Comtes de La Font de Savines, et celles de la première église paroissiale. Ce premier village fut abandonné sous la Révolution à cause des ravages du torrent de Réallon.

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté au XVe siècle[2].

Le second Savines fut détruit le 3 mai 1961 pour les besoins de la construction de la retenue de Serre-Poncon. Il était situé sur la rive gauche de La Durance au lieu-dit la Charrière . Il datait des années 1825.

Le nouveau village est ainsi renommé Savines-le-Lac.

La mise en eau de la retenue et l'évacuation des habitants de l'ancien village de Savines inspira en 1958 le film L'Eau vive de François Villiers, d'après un scénario de Jean Giono. La chanson éponyme L'Eau vive, chantée par Guy Béart est devenue un classique de la chanson française.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Savines-le-lac.svg

Blasonnement des armes de Savines : « De sinople, au cor d'or, lié, virolé et enguiché de gueules »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1971 Louis Imbert DVG  
mars 1971 mars 1983 André Soubsol DVG  
mars 1983 juin 1995 Léon Silve DVG  
juin 1995 mars 2008 Pierre Teissier DVG  
mars 2008 en cours Victor Bérenguel[3] UMP Conseiller général
Secrétaire départemental de l'UMP

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune s'appellent des Savinois ou des Savinoises[4].


En 2011, la commune comptait 1 065 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885 934 948 1 089 1 052 1 113 1 155 1 120 1 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 105 1 128 1 096 1 107 1 123 1 308 1 086 1 078 994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
932 948 944 990 920 1 009 1 014 818 976
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
408 589 663 790 759 815 1 061 1 065 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Un syndicat unique: le Mandement de Savines-le-lac[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Dans cet espace géographique, les co-seigneurs de Savines (puis le seigneur unique) exerçaient leurs pouvoirs. Les limites ne coïncident pas avec celles du Canton actuel. Dans ce terroir, plusieurs communautés d’habitants sont, peu à peu, devenues indépendantes, gardant de la dépendance initiale une certaine utilisation comme des pâturages et des bois. De ce fait, les règles et usages communautaires résultent davantage des contraintes montagnardes et de la pesanteur historique que d’une volonté délibérée.

Le «Mandement de Savines», qui couvrait la totalité de la Seigneurie du même nom, érigée en Marquisat par Louis XIV en janvier 1715, comprenait les communes de Savines, Réallon, Prunières, Puy-Saint-Eusèbe et Saint-Apollinaire. Ces communes possédaient en indivis les montagnes pastorales et les forêts situées sur leur territoire. L’ancienneté du mandement est attestée par un acte du mois de mai 1235 par lequel il s’allie, vu l’insécurité des temps, aux habitants d’Embrun. Nous connaissons la vie de cette association de communes surtout par les luttes et les procès qu’il a mené pour conserver son originalité et ses propriétés contre ses voisins : Embrun en 1297, Les Crottes pour la forêt de La Magnane, le domaine royal en…16991733…etc.

Cependant de nombreuses difficultés ayant surgi entre les communes associées pour la jouissance des pâturages, dès 1885 plusieurs projets de partages furent élaborés. Celui de 1884 n’ayant pas été accepté par toutes les communes, l’affaire fut portée devant le Conseil de préfecture puis devant le Conseil d’État, qui rendit son arrêté le 9 février 1906. Un accord définitif intervint le 8 octobre 1909 qui règle le litige et fixe les «Statuts mandementaux», les forêts restent en indivis au sein du Mandement, mais les montagnes pastorales sont attribuées aux communes par tirage au sort.

La commune de Réallon reçoit les montagnes de «Charges» et de «La Baume», les communes de Prunières, Puy-Saint-Eusèbe et Saint-Apollinaire les montagnes de «La Gardette» et Savines les montagnes de «Vieille Selle» et «Reyssas». Ainsi s’explique le fait que Savines-le-Lac possède des pâturages sur le territoire de la commune de Réallon[7].

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le Syndicat des communes du Mandement de Savines-Le-Lac possède environ 965 ha dans les forêts de Morgon, Sellette et Pré Martin, et la moitié de la forêt de La Magnane d’une superficie d’environ 432 ha, indivise avec la commune de Crots. Ces forêts exploitées et soumises au régime forestier sont gérées avec le concours de l’ONF. La répartition entre les communes des ventes de bois pour ces forêts se fait chaque année, selon la trésorerie disponible de la manière suivante qui n’a pas changée depuis les origines. Savines-Le-Lac 4/12, Réallon 4/12, Prunières 2/12, Puy St Eusèbe 1/12 et St Apollinaire 1/12. Pour la forêt de La Magnane la répartition se décompose ainsi: Crots 12/24, Savines-Le-Lac 4/24, Réallon 4/24, Prunières 2/24, St Apollinaire 1/24 et Puy St Eusèbe 1/24[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église de Savines, vue extérieure

Consacrée le 15 juillet 1962, l’église paroissiale de Savines-Le-Lac a pour titulaire Saint Florent, évêque d’Orange au VIe siècle, tout comme l’église médiévale (XIe - XIIIe siècles) située au lieu-dit La Paroisse, sur la rive gauche de la Durance, et l’église du XIXe siècle, consacrée en 1834, rasée en 1961, rive droite.

Œuvre de l’architecte Achille de Panaskhet, l’édifice de pierre, de béton et de dalles de verre, s’inscrit dans l’espace, au sommet de l’agglomération. Image d’un navire, croix à la proue, avec sa charge de symboles et de sens. De l’ensemble, marqué par l’évolution d’un Art Sacré, sans rupture totale avec le passé, certaines lignes de l’édifice héritées du passé, mais surtout l’utilisation discrète de la symbolique du triangle parfait pour la toiture et le plafond de la nef renvoie à la Sainte Trinité.

Vitraux de la Passion, vue partielle

À l’intérieur, les vitraux sont la caractéristique essentielle de l’église Savinoise : l’architecte en a fait les plans, les dessins et les gouaches. Sur l’une des parois de la chapelle d’hiver, les vitraux non-figuratifs se réfèrent à la Genèse : du chaos primitif à la création de l’Homme. Sur l’autre paroi, qui jouxte la nef de l’église, les niches des Apôtres, hiératiques, face à l’autel, et c’est vers lui que convergent les épisodes figuratifs de la Passion du Christ, qui s’achève par la lumière de la Résurrection.

Le baptistère est un rappel de l’Antiquité tardive. C’est une construction ronde jouxtant l’église, avec laquelle il communique près de l’autel de la Vierge. L’extérieur est en pierres du Queyras, l’intérieur en pâte de verre bleue. Au clocher on trouve d'anciennes cloches, dont celle de l’église du quartier et hameau de La Chapelle, connu dès le XIIIe siècle.

Témoin d’art et d’Histoire, l’église de Savines-le-Lac, christo-centrique, s’inscrit dans un mouvement religieux et artistique dont on a d’autres exemples. Elle est le monument le plus visité de la commune.

Une salle du trésor a été aménagée, sous la conduite du maire Pierre Teissier avec le père Claude Armand, dans laquelle on peut admirer plusieurs pièces inscrites à l'inventaire départemental, dont deux tableaux : l'Adoration des bergers et l'Adoration des mages [9].

Barrage et Lac de Serre-Ponçon[modifier | modifier le code]

Vue depuis le pont de Savines
Article détaillé : Lac de Serre-Ponçon.

Pont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont de Savines.

Cet ouvrage d'art, d'une longueur de 924 mètres, relie les deux rives du lac. Il est le passage obligé pour traverser le département des Hautes-Alpes et se rendre en Italie via le col du Montgenèvre.

Equipements[modifier | modifier le code]

  • Tous commerces
  • Zone artisanale
  • Groupe scolaire (écoles maternelle et primaire)
  • Office de tourisme intercommunal « Entre Ecrins et Serre-Ponçon »
  • Bibliothèque-médiathèque municipale
  • Crèche halte-garderie intercommunale
  • Déchèterie

Equipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le village se consacre aux sports nautiques.

Dans le Centre de Loisirs

  • Deux courts de tennis
  • Terrain de football
  • Terrain de basket
  • Plateau d'éducation physique
  • Boulodrome
  • Skate park
  • Plage aménagée et surveillée du 1er juillet au 31 août.
  • Trois pontons d'amarrage de bateaux
  • Un site d'escalade exceptionnel, exposé plein sud, accessible en 5 minutes, avec 31 voies équipées (du 4 au 7b).
  • Parcours de santé.
  • Plusieurs kilomètres de circuits VTT balisés.
  • Sentiers pédagogiques (botanique, exploitation de la forêt)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Luserna San Giovanni (Italie)

Concours des villes et villages fleuris[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[10]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Infoclimat
  2. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p. 55
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 5 décembre 2008)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Article rédigé par M. TEISSIER Pierre (maire de Savines-le-Lac de 1995 à 2008)
  8. Article rédigé avec les données de l’ONF et de M. Robert BRES
  9. Article de Robert Bres, Société d'études des Hautes-Alpes[réf. incomplète]
  10. Source Villes et Villages Fleuris