Laragne-Montéglin

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Laragne-Montéglin
Blason de Laragne-Montéglin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Laragne-Montéglin
Intercommunalité Communauté de communes du Laragnais
Maire
Mandat
Auguste Truphème
2008-2014
Code postal 05300
Code commune 05070
Démographie
Population
municipale
3 756 hab. (2010)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 57″ N 5° 49′ 20″ E / 44.3158333333, 5.8222222222244° 18′ 57″ Nord
       5° 49′ 20″ Est
/ 44.3158333333, 5.82222222222
  
Altitude Min. 544 m — Max. 1 240 m
Superficie 23,51 km2
Localisation

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Laragne-Montéglin

Laragne-Montéglin (en occitan vivaro-alpin L'Aranha-Montaiglin) est une commune française, située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Géographie [modifier]

Laragne-Montéglin est à 125 km au sud de Grenoble, 150 km au Nord de Marseille, 154 km à l'est de Valence et 208 km de Nice, au niveau local Laragne-Montéglin est situé à 41 km au sud de Gap et 17 km au nord de Sisteron.

Elle bénéficie du microclimat de la vallée du Buëch, à la fois alpin et ensoleillé, Laragne-Montéglin est un gros bourg d'allure provençale, comme le prouve sa place plantée de platanes, ses cafés, son imposante fontaine.

Air sec et nuages élevés d'une région semi-aride, ensoleillement exceptionnel (environ 300 jours par an), brises parcourant les vallées, qui sont larges et basses (entre 1200 et 1500 mètres), autant de conditions idéales pour effectuer des « vols de distance », comme disent les pros.

Transports [modifier]

La commune est dotée d'une gare ferroviaire desservie par les TER de la relation Marseille - Briançon. La commune est desservi par le ligne de bus n° 43 (Laragne - Mévouillon)[1].

La commune est aussi traversée par la départementale 1075.

Communes voisines [modifier]

Rose des vents Saléon
Eyguians
Lazer Ventavon Rose des vents
Orpierre N Upaix
O    Laragne    E
S
Barret-sur-Méouge Mison
Ribiers
Le Poët

Économie [modifier]

Loisirs : Vol libre (Montagne de Chabre). Randonnées pédestres, équestres, cyclotouristes ou VTT (départ de communes voisines).
Escalade (à proximité), sports nautiques.

Hébergement : 3 hôtels. 1 auberge. 1 camping.

Productions locales : Cultures fruitières, oliviers, ovins, miels, potage, coopérative agricole et fruitière, meunerie, salaisons, fromages.

Vie Locale : Foire le 1er jeudi de janvier et Carême, 3e jeudi de mars, 25 avril, jeudi de la Fête-Dieu, 2e jeudi de juillet, jeudi avant l’Assomption, jeudi avant la Fête Patronale et avant Noël, le 25 octobre, jeudi de la Saint-André.
Fête de la semaine commerciale le 3e jeudi de septembre, 3e semaine de juillet,
Équitation, piscine de plein Air, camping.
Artisanat : objets et jouets en bois, cadrans solaires.
Société Sportive, Société de Musique, Office du Tourisme. Avec son hôtel de ville à la façade rose, Laragne-Montéglin est une petite ville, dotée de tous commerces ainsi que de nombreux cafés... Dotée d'une médiathèque, la vie culturelle à Laragne est dense, particulièrement durant la saison estivale: expositions, concerts, foires artisanales, conférences.

Chaque jeudi matin le marché provençal investit les rues et présente de nombreux produits locaux (en particulier les fruits et légumes, dont les pommes de la vallée du Buëch et le fromage de Banon dont celui de Laragne est médaillé d'Or).

Histoire [modifier]

Le nom du village vient de l’auberge établie à côté du relais de poste isolé établi ici au XVIe siècle. L’auberge était à l’enseigne de l’Aragne. Le village s’est établi autour, et a pris son nom, selon la légende[2].

Liste des maires [modifier]

Liste des maires de Laragne-Montéglin depuis la fusion des deux communes
Période Identité Étiquette Qualité
1949 1973 Arthur Audibert   industriel, auparavant maire de Laragne
1973 1989 Marcel Rostain   construit le foyer Soleil
1989 21 juin 1991 Pierre Bini gaulliste ancien footballeur,
mort en fonctions,
conseiller général et conseiller régional
6 août 1991 mars 2008 Henriette Martinez RPR puis UMP professeur d’italien,
conseillère générale et conseillère régionale
mars 2008   Auguste Truphème[3] Divers gauche retraité, ancien commerçant,
conseiller général

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 756 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
648 608 770 698 859 855 793 904 1 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
963 949 955 1 010 1 045 1 049 1 068 1 104 1 127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 163 1 212 1 290 1 160 1 255 1 333 1 401 1 516 1 929
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
2 998 3 579 3 847 3 647 3 371 3 296 3 484 3 532 3 756
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[4] puis Insee à partir de 1968[5].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Château de Laragne

Depuis la montagne de Chabre (commune de Châteauneuf-de-Chabre), qui domine la ville, les « libéristes » de l'Europe entière s'élancent dans le ciel. Pour avoir accueilli en 1994 le championnat d'Europe d'aile delta, Laragne est devenue en effet la « capitale européenne du vol libre », un tremplin de décollage quasi permanent pour les parapentes et autres ailes deltas. Laragne a ainsi été le site choisi pour le championnat du monde de vol libre qui a eu lieu en juin 2009.

Avec son hôtel de ville à la façade rose, Laragne-Montéglin est une petite ville, dotée de tous commerces ainsi que de nombreux cafés... Dotée d'une médiathèque, la vie culturelle à Laragne est dense, particulièrement durant la saison estivale : expositions, concerts, foires artisanales, conférences.

La grosse église au clocher de style néo-roman remplace depuis le début du XXe siècle celle édifiée au XVIIe siècle. Elle possède, à l'intérieur, une nef très sobre mais éclairée de vitraux, tous datés de 1901 qui représentent chacun un saint (Saint Jean, Saint Joseph, Saint Léon, Saint Louis ou Saint François d'Assise).

On trouve derrière l'église le jardin pédagogique Jean Giono, spécialisé dans la flore locale.

Au centre du village se trouve le château, dont la structure et les tours d'angles, se devinent dans les bâtisses qui l'englobent. Ce château fut construit dans la première moitié du XVIIe siècle par Gaspard de Perrinet, seigneur Protestant de Laragne. Vaste demeure dont les principaux attraits étaient ses jardins et la grande galerie d’apparat du deuxième étage, ornée de gypseries en mauvais état, de style parisien (lambris en gypserie)[6]. Le château est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1996[7].

Déserté après la révocation de l'Édit de Nantes, le château connut une période d'abandon, avant d'être morcelé en habitations particulières. La commune les achète depuis quelques années et une réhabilitation complète pourrait alors être envisagée. Actuellement, on ne visite que l'une de ses splendides caves voûtées, anciennement la boulangerie de la demeure, aujourd'hui transformée en musée. Une exposition permanente y relate la construction du château de 1609 à 1630 conjointement à de régulières expositions temporaires sur le patrimoine local ou des thèmes plus variés.

Signalons également l'église d'Arzelier, récemment restaurée.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles de Wikipédia [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN B.38.688.87).
    Laragne p. 263 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur
     

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. ligne de bus n°43
  2. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 62
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  6. Comtesse du Chaffaut, Gypseries..., op. cit., p 64
  7. Notice no PA05000003, base Mérimée, ministère français de la Culture