Théus

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'Théus'
Vue générale du village de Théus
Vue générale du village de Théus
Blason de Théus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Chorges
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Serre Ponçon
Pays Gapençais
Maire
Mandat
Gilbert Leydet
2014-2020
Code postal 05190
Code commune 05171
Démographie
Gentilé Théüsain, Théüsaine
Population
municipale
211 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 38″ N 6° 11′ 21″ E / 44.4772222222, 6.1891666666744° 28′ 38″ Nord 6° 11′ 21″ Est / 44.4772222222, 6.18916666667  
Altitude Min. 635 m – Max. 1 732 m
Superficie 16,71 km2
Localisation

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Théus est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Théus est une commune de moyenne montagne située sur les pentes du mont Colombis, en rive droite de la Durance, à quelques kilomètres en aval du défilé de Serre-Ponçon.

La partie sud de la commune, dite « la Plaine », entre 650 et 700 mètres d'altitude, est une zone agricole riche, formée par la superposition, sur la plaine alluviale de la Durance, recreusée par celle-ci, des cônes de déjection du torrent de Théus[1] et du Merdaret, qui érodent fortement les pentes du mont Colombis. La partie centrale est contrastée : à l'ouest des hautes plaines cultivées et des pâturages, à l'est le ravin profond du Vallauria, où l'érosion dans des marnes friables a constitué une formation géologique remarquable de cheminées de fées, la célèbre « salle de bal des demoiselles coiffées ». Le nord de la commune, à plus de 1500 mètres d'altitude, est moyennement accidenté et essentiellement couvert de forêts.

Contrairement à ses voisins, Remollon et Espinasses, qui se sont étalés dans la plaine le long de la route, le village de Théus est installé dans l'intérieur, en position défensive, à l'étroit sur une butte d'où la vue est large sur la plaine, mais qui communique mal avec la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est mentionné dès le XIIe siècle[2]. C'est une ancienne place forte.

  • Seigneurie de la famille protestante de Bardel (également seigneurs de Mison) au XVIIe siècle.
  • Seigneurie de la famille Tholozan (originaire d'Embrun).
  • Ancienne possession de l'abbaye de Novalaise.
  • Ancienne possession de l'abbaye de Brême.
  • Ancienne possession de l'abbaye du Boscodon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
parti: au premier d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef d'un croissant du même et en pointe de trois losanges cousus de gueules, au second aussi de gueules au serpent ondoyant et tortillé d'argent, posé en pal et couronné d'or de cinq rais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

  • Anciens élus
  • Moynier du Bourg, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Joseph Izoard (1878-1892)
  • Philippe Aubert
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Marcel Astier ... ...
mars 2001 mars 2014 Claude Touche ... ...
mars 2014 en cours Gilbert Leydet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
439 393 456 459 531 522 537 504 481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501 503 446 433 421 412 431 370 334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298 276 270 222 200 187 200 164 146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
145 144 132 137 140 156 171 174 216
2011 - - - - - - - -
211 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château fort (en ruine), dominant le village. La base du rempart, préservée, entoure le cimetière communal.
  • L'église paroissiale Saint-Nicolas, au village.
  • Le mont Colombis : sommet (altitude 1734 mètres), vue panoramique, tables d'orientation, aire d'envol de parapente, relais hertzien, radar météo, chapelle Saint-Jean.
  • La chapelle Saint-Pierre, entre le village et le sommet du mont Colombis.
  • La « salle de bal des demoiselles coiffées », site géologique classé[6], dans le haut vallon de Valauria.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Curieusement, ce torrent, pourtant important aux plans hydraulique et géologique, n'est pas répertorié par le SANDRE
  2. Teucium (1249), selon J. Roman, Dictionnaire topographique des Hautes-Alpes, Imprimerie nationale, Paris, 1884, rééd. C. Lacour, Nîmes, 2000, pages 157-158.
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. voir liste des sites classés du département des Hautes-Alpes sur le site de la DREAL PACA, et [PDF] Texte de l'arrêté de classement (juin 1939), consultés le 24 septembre 2013.