La Fare-en-Champsaur

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La Fare-en-Champsaur
La mairie.
La mairie.
Blason de La Fare-en-Champsaur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes du Champsaur
Maire
Mandat
Alain Ivaldy
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05054
Démographie
Population
municipale
464 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 35″ N 6° 04′ 20″ E / 44.6764, 6.0722 ()44° 40′ 35″ Nord 6° 04′ 20″ Est / 44.6764, 6.0722 ()  
Altitude Min. 949 m – Max. 2 082 m
Superficie 10,27 km2
Localisation

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La Fare-en-Champsaur

La Fare-en-Champsaur est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située dans la partie occidentale du Champsaur, sur la rive gauche du Drac, en face de Saint-Bonnet, adossée à la montagne de Mouttet, contrefort avancé du massif du Dévoluy. Sa position géographique lui confère, comme à l'ensemble du Champsaur, un climat particulier : agréable en été, mais soumis au froid de la "bise" en hiver.

La commune s'étage depuis la rivière Drac (à l'altitude de 950 mètres en aval du pont de Saint-Bonnet) jusqu'aux sommets de Coste Folle (alt. 2079 m). Son territoire se décompose naturellement en :

  • le bord du Drac, aujourd'hui largement construit, autour de la route nationale ;
  • la plaine de la Chaup, ancien fond de la vallée glaciaire primitive devenu haute plaine, et constituant un replat suffisant pour des cultures et des pâturages ;
  • la forêt, mêlant pins et mélèzes, et exploitée pour son bois ;
  • les falaises et les pentes rocheuses, inexploitables ;
  • quelques hautes surfaces sur la montagne de Mouttet, difficilement accessibles.

L'ancien chef-lieu, composé de 3 hameaux proches, les Farelles, la Fare et le Serre, est situé sur la plaine de la Chaup, à une altitude de 1100 mètres ; elle représente la partie traditionnelle du village, exclusivement agricole et très pauvre.
La partie basse du village (les Baraques, les Allards, Bonnette) s'est développée autour de la route Grenoble - Gap (RN85), étape sur la Route Napoléon, avec un hôtel, un syndicat d'initiative, un bar-tabacs et plusieurs commerces, dont un supermarché. La mairie a été récemment déplacée de l'ancien chef-lieu aux Baraques.

La Fare communique avec Saint-Bonnet, la "capitale" du Champsaur, par l'unique pont sur le Drac moyen. Les deux communes sont complémentaires : Saint-Bonnet offre une gamme de services et de commerces beaucoup plus étendue, mais est à l'écart de la route nationale, et la Fare, plus petit mais mieux placé, tient lieu de faubourg du chef-lieu de canton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument commémorant la halte de l'Empereur aux Baraques

La tradition rapporte que le hameau des Baraques, et son nom, tireraient leur origine de l'époque médiévale, lorsque les foires de Saint-Bonnet attiraient une foule telle que ceux qui ne pouvaient être hébergés dans le village construisaient des baraquements de l'autre côté du pont sur le Drac. Ces baraques se seraient pérennisées, et auraient créé un véritable village, portant ce nom.

Par ailleurs le mot occitan barraco, qui signifie « relais de poste »[1], a donné leur nom a quantité de hameaux où se trouvaient des relais de poste sur des routes de grand trafic : les Baraques de Saint-Jean-Roure en Ardèche, les Barraques de Pouzol dans le Puy-de-Dôme, Baraqueville en Aveyron, etc. Les Baraques de la Fare se trouvent elles aussi sur un axe de circulation important : sur la route de Grenoble à Gap, au pied du col Bayard, à la hauteur de Saint-Bonnet, capitale du Champsaur et fief de François de Bonne de Lesdiguières, intendant du Dauphiné, l'endroit s'imposait pour un relai de poste (un bâtiment est encore présent un kilomètre plus au sud, à Brutinel). Il ne s'agissait donc pas nécessairement de mauvaises maisons, au sens actuel du mot baraque, mais d'un lieu où on trouvait le gîte et le couvert, ce qui s'est perpétué jusqu'à aujourd'hui.

Lors de son retour de l'île d'Elbe, le 6 mars 1815, Napoléon y fit étape, peu avant de retrouver à Laffrey les Grenoblois venus à sa rencontre.

Au XXe siècle le hameau s'est développé, et a progressivement accueilli des commerces ; la mairie y a déménagé, et c'est désormais le nom de la commune (« La Fare-en-Champsaur ») qui apparaît sur les panneaux routiers à l'entrée des Baraques. L'ancien village de la Fare, isolé sur les pentes et peu actif, est devenu un hameau de son nouveau chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Ivaldy    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 464 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 284 349 311 365 440 454 491 525
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
486 500 576 521 507 514 533 506 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461 423 412 380 406 397 435 377 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
361 354 397 409 422 413 424 464 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'Académie d'Aix-Marseille. La Fare possède une école communale. Le collège desservant le secteur se trouve à Saint-Bonnet, commune limitrophe[5]. Le seul lycée du Champsaur est le lycée professionnel privé des métiers du bois situé à Saint-Jean-Saint-Nicolas ; pour toute autre orientation, les élèves doivent se rendre à Gap, à 20 kilomètres (il existe un service régulier de cars scolaires). L'université dont dépend le Champsaur est l'Université d'Aix-Marseille, dont dépendent un IUT établi à Gap et un autre à Digne, mais dont toutes les autres formations sont à plus de 150 kilomètres de la Fare ; aussi certaines familles préfèrent-elles envoyer leurs enfants à Grenoble, plus proche (85 km).

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, la Fare fait partie du regroupement interparoissial de Sant-Bonnet (16 paroisses du canton de Saint-Bonnet). Les messes sont célébrées régulièrement à Saint-Bonnet, et de temps à autre à l'église de la Fare (vieux village) ainsi qu'à la chapelle de la maison de retraite, aux Barraques.

Le culte protestant est régulièrement célébré au temple de Saint-Laurent-du-Cros.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le canal de Pont-du-Fossé dans les bois au-dessus de la Fare
  • l'ancien village, son église et son cimetière
  • l'aqueduc de l'ancien canal de Pont-du-Fossé sur le torrent de la Fare (XIX° siècle) ;
  • le site de Notre-Dame de Bois-Vert, point de vue sur Saint-Bonnet et le massif de Vieux Chaillol, et point de départ de promenades dans une forêt de mélèzes (alt. 1360 m., accessible en voiture); en hiver, une cascade de glace attire les escaladeurs ;
  • la montagne de Mouttet et ses falaises, belvédère unique sur la vallée et sur les massifs environnants, du Queyras à l'Est aux Alpes du Dauphiné au Nord (alt. 1800 m., accès réservé aux bons marcheurs) ;
  • les évolutions des kayakistes-canoéistes sur le Drac, du pont de Saint-Bonnet jusqu'au pont de la Guinguette à 5 kilomètres en aval ;

Aux environs :

  • Saint-Bonnet et ses maisons du XVIe siècle ;
  • le Pic de Gleize et le cirque de Chaudun (sources du Buech).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Taix, enfant du pays qui s'était exilé aux États-Unis et en est revenu riche, bienfaiteur de la commune, donateur en 1925 de monuments à Notre-Dame de Bois-Vert

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Fare-en-Champsaur Blason Les armes de La Fare-en-Champsaur se blasonnent ainsi :
De gueules à deux pals d'argent, au lion brochant de l'un en l'autre[6].
Détails

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Pichot tresor, dictionnaire franco-provençal de Xavier de Fourvières, donne comme sens « baraque, hôtellerie de roulier »
  2. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. collège
  6. labanquedublason2