Cervières (Hautes-Alpes)

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Cervières
Vue d'ensemble entre l'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammès et l'église Saint-Michel
Vue d'ensemble entre l'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammès et l'église Saint-Michel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Franck Vioujas
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05027
Démographie
Population
municipale
171 hab. (2011)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 14″ N 6° 43′ 21″ E / 44.8706, 6.722544° 52′ 14″ Nord 6° 43′ 21″ Est / 44.8706, 6.7225  
Altitude Min. 1 375 m – Max. 3 294 m
Superficie 109,68 km2
Localisation

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Cervières

Cervières (en occitan alpin Cervèira [saʁˈvɛjro]) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cervières est située à 9 km de Briançon sur la route des Grandes Alpes au pied du col d'Izoard (2 364 m) et en dessous de la plaine d'altitude du Bourget. Le village est situé à 1 620 m d'altitude, au pied de hautes montagnes marquant la limite entre le Briançonnais et le Queyras (pic de Rochebrune, 3 323 m). Plusieurs curiosités sont situées sur le territoire de la commune :

  • la plaine du Bourget, dans la haute vallée de la Cerveyrette, constitue un exemple rare de marécage d'altitude (à environ 1 900 m d'altitude) qui était d'une très grande richesse biologique avant la construction de la route et le recalibrage de certains affluents de la Cerveyrette ;
  • le mont Chenaillet est une curiosité géologique mondialement connue, un ancien volcan sous-marin de 155 millions d'années, soulevé par la formation des Alpes ;
  • la vallée des Fonts forme sur une dizaine de kilomètres de longueur un paradis du vélo de la randonnée et, bien sûr, du ski de fond ;
  • plateau du Lasseron (réserve de chamois) ;
  • lac des Cordes, lac de Gimon, lac Noir ;
  • rivière de la Cerveyrette ;
  • col d'Izoard.

Accès : à partir de Briançon, prendre la RD 902 en direction des gorges de la Cerveyrette.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Cervières est attesté depuis le Haut Moyen Âge. À l'origine il était initialement installé sur les hauteurs, peut-être en raison des inondations. Du XIVe siècle au XVe siècle, les habitants se rapprochèrent de la Cerveyrette à cause du manque d'eau. Les plus anciennes maisons que l'on peut encore observer datent du XVIe siècle.

Le village appartint, entre le XIVe siècle et la Révolution française (création des départements), au territoire de la République des Escartons qui regroupait une douzaine de localités autour de Briançon et d'Oulx (actuellement dans le Piémont italien). Cette République des Escartons bénéficiait de privilèges fiscaux et d'une autonomie administrative vis-à-vis des Royaumes de France et de Piémont.

L'église Saint-Michel, datant du XVe siècle, domine d'environ 50 m les habitations. Son clocher carré en pierre, encadré de quatre clochetons, est représentatif du style lombard, sur le modèle de la cathédrale d'Embrun. Le village, situé avant la Seconde Guerre mondiale sur la rive gauche de la Cerveyrette, fut en grande partie détruit par les bombes incendiaires lancées depuis les crêtes par les Allemands, lors des combats de la Libération du Briançonnais (août - septembre 1944). Les maisons à pans de bois et les stocks de fourrages alimentèrent le feu qui détruisit 90 % des habitations.

Le village actuel a été reconstruit dans les années 1950 sur la rive droite du torrent, dans une disposition le préservant de l'incendie: les maisons sont toutes séparées et bâties sur un plan parallèle aux courbes de niveau. En 1957, une trentaine d'anciennes maisons furent encore anéanties par une inondation. Aujourd'hui subsistent encore le long de la rivière quelques maisons à pans de bois.

Dans les années 1970, un projet de station de sports d'hiver, situé au niveau de la plaine du Bourget (1 850 m) et destinée à être reliée au domaine de Montgenèvre, fut avorté sous la pression des élus locaux, parmi lesquels André Gatineau. C'est l'une des rares vallées des Alpes encore préservées des équipements du tourisme d'hiver.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1974 Raymond Faure-Brac    
mars 1974 1980 André Gatineau    
mars 2001 mars 2008 Nadine Chastel    
mars 2008 mars 2014 Thierry Ducurtil    
mars 2014 en cours Jean-Franck Vioujas   Agent immobilier

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont les Cerveyrains.

En 2011, la commune comptait 171 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
817 675 925 876 895 918 825 841 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
903 880 830 752 699 702 711 628 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527 487 459 425 386 327 324 180 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
151 111 96 105 120 129 128 131 169
2011 - - - - - - - -
171 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cervières Blason De gueules à la tête de cerf d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Église Saint-Michel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Inventaire général de l'église paroissiale Saint-Michel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammés », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Inventaire général : blockhaus dit ouvrage du Gondran D », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Inventaire général : la position dit blockhaus et batterie de la Lauzette », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Inventaire général : la position des Aittes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Téléphérique militaire de Terre Rouge ou des Gondrans », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Inventaire général : chapelle Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Inventaire général : maison ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Inventaire général : Refuge Napoléon », base Mérimée, ministère français de la Culture