Ribiers

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Ribiers
Image illustrative de l'article Ribiers
Blason de Ribiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Ribiers
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Ribiers Val de Méouge
Maire
Mandat
Gérard Nicolas
2014-2020
Code postal 05300
Code commune 05118
Démographie
Gentilé Ribierois
Population
municipale
798 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 55″ N 5° 51′ 26″ E / 44.2319444444, 5.85722222222 ()44° 13′ 55″ Nord 5° 51′ 26″ Est / 44.2319444444, 5.85722222222 ()  
Altitude 519 m (min. : 464 m) (max. : 1 480 m)
Superficie 36,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-ribiers.fr/

Ribiers est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Ribierois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé au sud du département des Hautes-Alpes dont il représente le point le moins élevé (quartier du Virail).

Le village est situé entre de nombreux sommets (sommet de la Platte, roc de Gloritte et montagne de la Pierre impie) et installé au bord de la rivière nommée « le Buëch ». On y trouve les villes de Sisteron au sud, Laragne au nord et le village de Mison au nord-est.

Principaux hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • l'Adrech
  • la Flogère
  • Plaugiers
  • Franchironnette
  • les Chabanons
  • la Marmotte
  • les Autarets
  • Saint-Aubert
  • Les Eymarrons

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Antonaves
Châteauneuf-de-Chabre

Saint-Pierre-Avez
Laragne Mison Rose des vents
Éourres N Mison (La Silve)
O    Ribiers    E
S
Noyers-sur-Jabron Sisteron

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune de Ribiers est en zone de sismicité 3[1]. La commune est exposée à trois autres risques naturels[1] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

Elle est aussi exposée à des risques d’origine technologique : le risque industriel, le risque de rupture de barrage, et le transport de marchandises dangereuses[1].

Les pluies du printemps 2012 provoquent d’ailleurs des glissements de terrain, dans le ravin de Clarescombes, qui endommagent deux ponts, dont celui de Pérèze qui est abandonné pour être remplacé par un gué aménagé[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Le village comporte quelques entreprises agricoles, une quinzaine d'agriculteurs recensés, une déchèterie, une importante entreprise de fabrication d'engrais organiques à partir d'une plateforme de compostage et une maison de retraite.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village remonte à la période pré-médiévale durant laquelle il fut bâti ; il se prénommait alors Ripæ ou Rivi[3]. Lors des invasions sarrasines des années 900, les Sarrasins établirent une forteresse (aujourd'hui disparue) au pied de la montagne de la Pierre impie, près de Ribiers ; il s'ensuivit une bataille tournant au désavantage des envahisseurs[4] menée selon la légende par saint Beuvon en 973[5]. Dès les années 900, un château fut construit pour protéger le village, devenu important, des velléités du village de Mison (à portée de vue d'ailleurs). Le château s'agrandit lentement durant deux siècles avant d'être laissé à l'abandon. Dans les années 1000 eut lieu une bataille entre Ribiers et Le Poët pour une butte, et qui réunit tout au plus une dizaine de chevaliers et une cinquantaine de paysans à pied.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède l’église Sainte-Marie, au château de Creissint (près de Clarescombes, à 961 m d’altitude). Cette église et les revenus qui y étaient attachés sont ensuite cédés à l’ordre de Chalais (1193), puis aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem[6].

En 1516, les habitants de Noyers-sur-Jabron et de Ribiers s’opposent à propos du bornage de leurs terres : la dispute dégénère en combat sanglant, qui donne lieu à un procès de longue haleine[7].

Il paya un lourd tribut lors de la Première Guerre mondiale (plus de 40 soldats morts).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ribiers.svg

Blasonnement :
« De contre-hermine au chef d'or, à la pointe de gueules brochent sur le tout. »[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2010[9] Robert Veret    
2010[9],[10] en cours Gérard Nicolas    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 798 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 367 1 361 1 411 1 383 1 415 1 448 1 397 1 455 1 386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 350 1 266 1 206 1 161 1 158 1 091 1 057 1 027 946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
891 865 844 717 660 597 569 549 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
485 481 533 592 637 677 755 777 798
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vieux village

Les ruines du château Saint-Étienne, sous le rocher du Turc, consistent en quelques murs écroulés et deux ou trois tours partiellement restaurés[13].

Au centre du vieux village se trouve une vaste place, dégagée dans le tissu urbain du XVIe au XVIIIe siècle[14].

L'église Notre-Dame de Clairecombe, de l’ancienne abbaye chalaisienne de Clairecombe, construite à la fin du XIIe siècle, est actuellement en ruines. Elle avait un chevet plat[15] et un transept (assez rare en Haute-Provence)[16], trois chapelles[17].

L’église paroissiale est un ancien prieuré de l’ordre de Cluny, construite une première fois dans le troisième quart du XIIIe siècle (achevée avant 1279). Elle a conservé de sa construction en style roman son chœur et son portail. La nef de deux travées est voûtée sous croisée d'ogives. Les chapelles latérales peu profondes sont toutes construites sur le mur nord[18].

  • L'écomusée du village, ayant pour thème la culture de la pomme.
  • La place du village, très "vieille France" ; regroupant une fontaine et les terrasses de cafés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ministère de l’Écologie, de l’environnement et du développement durable, Notice de Ribiers, bouquet prévention risques majeurs, mise à jour le 3 décembre 2009, consultée le 13 juin 2012
  2. « La commune réfléchit à un plan de rénovation de l'éclairage public », Haute-Provence infos, no 1212, 1er huin 2012, p. 25
  3. Jean Charles François Ladoucette, Histoire, topographie, antiquités, usages, dialectes des Hautes-Alpes, Gide,‎ 1848 (lire en ligne), p. 404
  4. Jean Charles François Ladoucette, op. cit., p. 45
  5. Des traces laissées en Provence par les Sarrasins Henri Bigot, 1908
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 226
  7. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7), article Noyers-sur-Jabron
  8. La banque du blason
  9. a et b « Gérard Nicolas élu maire : il succède à Robert Véret », Le Dauphiné libéré, 18 juin 2010, consulté le 28/07/2010
  10. « Premier conseil municipal : Gérard Nicolas reconduit dans ses fonctions », Le Dauphiné libéré, 31 mars 2014, consulté le 6 avril 2014
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 313
  14. Raymond Collier, op. cit., p 353
  15. Raymond Collier, op. cit., p 77
  16. Raymond Collier, op. cit., p 78
  17. Raymond Collier, op. cit., p 143
  18. Raymond Collier, op. cit., p 125 et 205