Pierre Bernard-Reymond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bernard et Reymond.
Pierre Bernard-Reymond
Image illustrative de l'article Pierre Bernard-Reymond
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes
Gouvernement Barre 3
Prédécesseur poste recréé[1]
Successeur André Chandernagor
Secrétaire d'État chargé du budget
Gouvernement Barre 2
Prédécesseur Christian Poncelet
Successeur Maurice Papon
Sénateur des Hautes-Alpes
En fonction depuis le [2]
Élection 21 septembre 2008
Groupe politique UMP (2007-2011)
Non inscrit (depuis 2011)
Prédécesseur Marcel Lesbros
Député des Hautes-Alpes
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Groupe politique UDF
Député de la 1re circonscription des Hautes-Alpes
Élection 19 mars 1978
Législature VIe
Groupe politique UDF
Prédécesseur René Serres
Successeur René Serres
Député de la 1re circonscription des Hautes-Alpes
Élection (partielle)[3]
Réélection 11 mars 1973
Législature IVe et Ve
Groupe politique PDM (1971-73)
UC (1973-1974)
RCDS (1974-1977)
Prédécesseur Émile Didier
Successeur René Serres
Député européen
Élection 17 juin 1984
Groupe politique PPE
Député européen
Élection 15 juin 1989
Réélection 12 juin 1994
Groupe politique PPE
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur
Conseiller général du Canton de Gap-Centre
Successeur Jean-Claude Chappa
Conseiller général du Canton de Gap-Nord-Est
Prédécesseur M. Payan
Successeur Denise Faure
Maire de Gap
Prédécesseur Bernard Givaudan
Successeur Roger Didier
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Gap (Hautes-Alpes)
Parti politique Centre démocratie et progrès (1971-76)
CDS (1976-1995)
UDF (1978-?[Quand ?])
UMP (2004[4]-2011)
Diplômé de Université de Grenoble
IEP Grenoble

Pierre Bernard-Reymond, né le à Gap (Hautes-Alpes), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Pierre Bernard-Reymond a fait ses études supérieures à l'Université de Grenoble dont il est licencié en sciences économiques et en sociologie. Il a ensuite poursuivi son cursus à l'Institut d'études politiques de Grenoble (« Sciences Po Grenoble ») où il a obtenu un diplôme de « science politique ». Il commence sa carrière comme attaché au cabinet de Joseph Fontanet, ministre du Travail.

Années 1970[modifier | modifier le code]

En mars 1971, lors des élections municipales de Gap, il obtient son premier mandat électoral en étant élu sur la liste menée par le divers droite Bernard Givaudan qui bat celle du maire sortant, le radical Émile Didier. Il devient premier adjoint au maire, qu'il restera pendant 18 ans.

Le 5 décembre 1971, il est élu député de la première circonscription des Hautes-Alpes lors d'une élection partielle à la suite de la démission, après son élection au Sénat, du député radical Émile Didier. Il s'inscrit au groupe parlementaire Progrès et démocratie moderne (PDM)[5].

En mars 1972, il entre au conseil politique du Centre démocratie et progrès. Il en devient membre du comité directeur en novembre 1975, puis porte-parole du parti à partir d'octobre 1976. Il gardera ces fonctions jusqu'en mai 1976, date à laquelle est créé le Centre des démocrates sociaux (CDS) par fusion du CDP avec le Centre démocrate de Jean Lecanuet.

Lors des élections législatives de 1973, il est réélu député CDP de la première circonscription des Hautes-Alpes[6]. Au cours de la Ve législature (1973-1978), il est vice-président du groupe « Union centriste », jusqu'en juillet 1974, puis du groupe des « Réformateurs, centristes et démocrates sociaux » jusqu'à son entrée au gouvernement en avril 1977. D'octobre 1974 à avril 1976, il est vice-président de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales. En tant que président du Comité des usagers de l'Éducation, il est chargé d'une mission temporaire auprès du ministre de l'Éducation de décembre 1974 à juin 1975.

C'est également en 1973 qu'il fait son entrée au conseil général des Hautes-Alpes en étant élu dans le canton de Gap-Centre. À la suite des élections cantonales de 1976, il deviendra le 1er vice-président [réf. nécessaire] de l'assemblée départementale présidée par Émile Didier (MRG).

En mai 1976, il participe à la création du Centre des démocrates sociaux. Il en sera secrétaire général adjoint jusqu'en novembre 1977, puis il sera nommé, à l'âge de 33 ans, vice-président des Jeunes Démocrates Sociaux, le mouvement de jeunesse du CDS.

Le 29 mars 1977, il fait son entrée dans le gouvernement Raymond Barre (2) comme secrétaire d'État chargé du budget. Il abandonne alors son mandat de député à son suppléant, René Serres. Il restera au gouvernement jusqu'aux législatives de 1978.

Lors des élections législatives de 1978, il est réélu député de la première circonscription des Hautes-Alpes, cette fois sous l'étiquette de la toute nouvelle Union pour la démocratie française[7]. Au cours de la VIe législature (1978-1981), il est nommé juge suppléant à la Haute Cour de justice. Il participe également, comme membre de la délégation française, à la 10e session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée au désarmement qui se déroule du 23 mai au 30 juin 1978[8]. Il est ensuite nommé président de la commission d'études de l'UDF sur les problèmes de la défense.

Le 11 septembre 1978, il fait son retour au gouvernement en tant que secrétaire d'État chargé des Affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères, un poste qui n'existait plus depuis le début de la Ve République ; il y restera jusqu'à la démission de Raymond Barre à la suite de l'élection de François Mitterrand en 1981. Il laisse de nouveau son siège à son suppléant René Serres qui siègera ainsi dans l'Hémicycle pendant la quasi-totalité de la législature. Lors des élections législatives de 1981, il est battu par le maire socialiste de Veynes, Daniel Chevallier.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Après l'avoir quitté en 1979, il fait son retour au conseil général des Hautes-Alpes à l'occasion des élections cantonales de 1982, en étant cette fois élu dans le canton de Gap-Nord-Est. Il redevient le 1er vice-président de l'assemblée départementale, cette fois aux côtés du nouveau président UDF Marcel Lesbros. Il retrouvera ce mandat à la suite de sa réélection lors des cantonales de 1988.

En parallèle, il prend de plus en plus de responsabilités au sein de son parti politique. En octobre 1983, il est élu président du CDS pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis il devient président de l'UDF dans les Hautes-Alpes en octobre 1984 (il le reste jusqu'en décembre 1999) et vice-président national du CDS en novembre de la même année, un poste qu'il occupera jusqu'en 1988.

Privé de mandat national, il est élu député européen lors des élections de 1984 sur la liste d'union UDF/RPR conduite par Simone Veil [9]. Au cours de cette 2e législature, il siège au sein du Parti populaire européen et présente un rapport sur « La sécurité de l'Europe occidentale ».

À la faveur de la proportionnelle par département organisée lors des élections législatives de 1986, il redevient député UDF des Hautes-Alpes[10], ce qui l'amène à démissionner de son mandat de député européen. Au cours de la VIIIe législature (1986-1988), il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées. À nouveau battu par Daniel Chevallier lors des élections législatives de 1988, il renonce ensuite à briguer un mandat de député.

En 1989, il remporte deux succès électoraux notables. Tout d'abord en mars, lors des élections municipales, il est élu maire de Gap après avoir été pendant 18 ans le premier adjoint de Bernard Givaudan. Il sera réélu à ce mandat à la suite des élections municipales de 1995 et de 2001[11].

Ensuite, en juin, il retrouve son siège de député européen lors des élections de 1989 sur la liste UDF dissidente conduite par Simone Veil[12]. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il est amené à démissionner de son mandat au conseil général des Hautes-Alpes à la suite de cette élection. Au cours de la 3e législature européenne, il retrouve les rangs du Parti populaire européen, dont il devient membre du bureau politique et président de la délégation française. Il est également membre de la Commission des Affaires étrangères et de la Sécurité et de la Sous-Commission de la Sécurité et du Désarmement. Il participe de plus à de nombreuses délégations, notamment la délégation interparlementaire pour les relations Europe-Chine et la délégation à la Commission Parlementaire mixte CE-Malte [13].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Même s'il se consacre désormais avant tout à ses mandats de maire et de député européen, il continue à prendre des responsabilités au sein de l'UDF dont il devient membre du bureau national et secrétaire général adjoint en juin 1993.

Il est élu député européen pour la troisième fois lors des élections de 1994 en figurant sur la liste d'union UDF/RPR menée par Dominique Baudis[12]. Au cours de la 4e législature, il retrouve les rangs du Parti populaire européen, dont il est à nouveau président de la délégation française. Il est également membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Sécurité et de la Politique de Défense. Dans la continuité de son travail au cours de la précédente législature, il continue à participer à la délégation interparlementaire pour les relations Europe-Chine, dont il devient vice-président à partir de janvier 1997. En juin 1997, il est nommé rapporteur sur l'élargissement de l'Union européenne à la Roumanie et, en 1998, rapporteur sur les relations de l'Union européenne avec la Chine[13].

En 1999, il décide de ne pas se représenter pas aux élections européennes, en juin, et de ne pas solliciter à nouveau la présidence départementale de l'UDF, en décembre.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Il fait son entrée au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur en 2002 à la suite de la démission d'un conseiller régional élu député. Lors des élections régionales de 2004 où il se présente avec l'étiquette UMP, sa liste d'union UMP-UDF est battue par la liste d'union de la gauche conduite par Joël Giraud, mais garde son siège, étant tête de liste[4]. Bien que siégeant dans l'opposition régionale, il est membre de la Commission permanente.

Le 26 janvier 2007, à la suite du décès du sénateur des Hautes-Alpes, Marcel Lesbros, il fait son entrée au Sénat. Il siège au sein du groupe Union pour un mouvement populaire et il est membre de la commission des affaires sociales et de la délégation pour l'Union européenne. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il démissionne du conseil municipal de Gap, après 36 ans de présence continue, et cesse donc d'être maire après 18 ans de mandat. Il est remplacé comme premier magistrat par son ancien premier adjoint, Roger Didier[14] (PRG investi par l'UMP aux élections municipales de 2008[15],[16]), fils de l'ancien député-maire Émile Didier. Il conserve cependant son mandat de conseiller régional.

Il est réélu sénateur lors des élections sénatoriales de 2008[17].

Pierre Bernard-Reymond annonce le son départ de l'UMP et son intention de siéger sur les bancs de la Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe au Sénat[18]. Il entend ainsi dénoncer « le manque de concertation » sur le dossier du « chaînon manquant » de l'autoroute A51 entre Grenoble et Gap, un prolongement autoroutier de 92 km actuellement au point mort[19]. Il a aussi indiqué ne pas être en phase avec « les signaux qui sont envoyés au Front national, en particulier par le ministre de l'Intérieur », Claude Guéant[18].

Le 3 octobre 2013, Pierre Bernard-Reymond, dans une question écrite au ministre de l'intérieur Manuel Valls, soulève l'idée d'une interdiction de l'usage du téléphone portable aux piétons lorsqu'ils empruntent des voies ouvertes à la circulation automobile ou lorsqu'ils utilisent des passages protégés pour les traverser[20].

Pierre Bernard-Reymond annonce le 16 janvier 2014, date de son anniversaire, qu'il ne sera pas candidat à sa succession pour les prochaines Sénatoriales de 2014.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale
Au Sénat
  • 26/01/2007 - 30/09/2008 : sénateur des Hautes-Alpes
  • depuis le 01/10/2008 : sénateur des Hautes-Alpes
  • depuis le 01/10/2011 : membre de la commission des affaires européennes et membre de commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
Au Parlement européen
  • 24/07/1984 - 05/12/1986 : député européen ;
  • 25/07/1989 - 18/07/1994 : député européen ;
  • 19/07/1994 - 19/07/1999 : député européen.
Au conseil régional
Au conseil général
  • 30/09/1973 - 15/03/1976 : membre du conseil général des Hautes-Alpes (canton de Gap-Centre) ;
  • 16/03/1976 - 25/03/1979 : vice-président du conseil général des Hautes-Alpes ;
  • 22/03/1982 - 02/10/1988 : vice-président du conseil général des Hautes-Alpes (conseiller général dans le canton de Gap-Nord-Est) ;
  • 02/10/1988 - 16/06/1989 : vice-président du conseil général des Hautes-Alpes.
À la mairie
  • 21/03/1971 - 20/03/1977 : premier adjoint au maire de Gap (Hautes-Alpes) ;
  • 21/03/1977 - 13/03/1983 : premier adjoint au maire de Gap ;
  • 14/03/1983 - 19/03/1989 : premier adjoint au maire de Gap ;
  • 20/03/1989 - 18/06/1995 : maire de Gap ;
  • 19/06/1995 - 18/03/2001 : maire de Gap ;
  • 19/03/2001 - 19/02/2007 : maire de Gap.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Secrétaire d’État

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le dernier titulaire était Maurice Faure, Ministre des Institutions européennes en 1958.
  2. À la suite du décès de Marcel Lesbros
  3. À la suite de la démission d'Émile Didier élu au Sénat le 26 septembre 1971
  4. a et b « Régionales : En 2004, la nette victoire de la gauche », Le Dauphiné libéré,‎ 22 septembre 2013 (lire en ligne)
  5. « Modifications à la composition de l'Assemblée nationale - IVe législature », sur http://www.assemblee-nationale.fr, site de l'Assemblée nationale française (consulté le 2 octobre 2007)
  6. « Liste alphabétique des députés de la Ve législature 1973-1978 (groupe politique, département) », sur http://www.assemblee-nationale.fr, site de l'Assemblée nationale française (consulté le 29 septembre 2007)
  7. « Liste alphabétique des députés de la VIe législature 1978-1981 (groupe politique, département) », sur http://www.assemblee-nationale.fr, site de l'Assemblée nationale française (consulté le 29 septembre 2007)
  8. « Résolutions et décisions adoptées lors de la 10e session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies »
  9. « Liste des élus français aux élections européennes de 1984 », sur http://www.france-politique.fr, France Politique, le site d'information sur la vie politique française
  10. « Liste alphabétique des députés de la VIIIe législature 1986-1988 (groupe politique, département) », sur http://www.assemblee-nationale.fr, site de l'Assemblée nationale française (consulté le 29 septembre 2007)
  11. Source : Liste des anciens maires sur le site de la ville de Gap.
  12. a et b « Liste des élus français aux élections européennes de 1989 », sur france-politique.fr, France Politique, le site d'information sur la vie politique française
  13. a et b Pour la liste complète de ses attributions au Parlement européen, voir sa fiche sur le site du Parlement européen.
  14. Source : Le Bulletin des Communes.
  15. « Municipales 2008 : un homme de gauche investi par l'UMP », La Provence,‎ 10 novembre 2007 (lire en ligne)
  16. « L'"ouverture" divise l'UMP à Gap », Le Nouvel Observateur,‎ 30 décembre 2007 (lire en ligne)
  17. Sénatoriales 2008 dans les Hautes-Alpes sur le site du Sénat.
  18. a et b AFP, « Pierre Bernard-Reymond quitte l'UMP », Le Figaro,‎ 19 septembre 2013 (lire en ligne)
  19. « Pierre Bernard-Reymond persiste et signe », Le Dauphiné libéré,‎ 22 septembre 2013 (lire en ligne)
  20. des piétons et usage du téléphone portable

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par Pierre Bernard-Reymond Suivi par
Christian Poncelet
Secrétaire d'État chargé du budget
29 mars 1977 - 31 mars 1978
Maurice Papon
Maurice Faure (en 1958)
Aucun (1958-1971)
Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes
1978-1981
André Chandernagor