Jarjayes

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Jarjayes
Vue partielle de Jarjayes
Vue partielle de Jarjayes
Blason de Jarjayes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Tallard
Intercommunalité Communauté de communes de Tallard - Barcillonnette
Maire
Mandat
Christelle Maechler
2014-2020
Code postal 05130
Code commune 05068
Démographie
Gentilé Jarjayais
Population
municipale
425 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 22″ N 6° 06′ 40″ E / 44.5061111111, 6.1111111111144° 30′ 22″ Nord 6° 06′ 40″ Est / 44.5061111111, 6.11111111111  
Altitude 999 m (min. : 586 m) (max. : 1 310 m)
Superficie 22,67 km2
Localisation

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Jarjayes est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Jarjayais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jarjayes est située à l'ouest des Dômes de Remollon. Elle surplombe la vallée de la Durance. La départementale 942a permet la liaison vers Gap via le col de la Sentinelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme de Jarjayes désigne, en occitan, une terre où poussent des vesces[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait les deux églises, l’église paroissiale et l’église castrale, et percevait les revenus qui y étaient attachés[2].

Deux épidémies de peste touchent Jarjayes à l’époque moderne. La première, en 1528, laisse de nombreuses habitations abandonnées, qui tombent ensuite en ruines sans être réoccupées. La seconde est celle de 1628-30. La peste de Marseille épargne la communauté grâce au cordon sanitaire établi entre Bollène et Embrun, et qui suivait le Jabron et la Durance[3].

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est l'activité dominante de la commune de Jarjayes.
Truffes noires d'un trufficulteur de la commune

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Bossy    
mars 2008 mars 2014 Jean Gillot    
mars 2014 en cours Christelle Maechler   Eleveur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 425 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446 384 459 491 574 562 560 547 510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
520 534 500 476 475 480 464 416 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358 381 355 313 272 282 282 264 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
210 196 203 254 312 379 411 415 425
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Pierre au cimetière : succède à une église du XIIe siècle, église paroissiale même lorsque le village se déplace en hauteur. Mise à sac pendant les guerres de religion, ses pierres ont servi à la construction de l’édifice actuel en 1860. Nécropole des Ventavon
  • Église Saint-Thomas-Saint-Restitut dans l’ancien village : existait au XIIe siècle, endommagée lors des guerres de religion en 1588 par François de Bonne de Lesdiguières, reconstruite au XVIIe siècle
  • Pierre du Costel ou pierre chaude : pierre verte, lissée par le passage de mains qui lui attribuent des vertus spéciales. Autrefois située à l’entrée du marché aux grains de Jarjayes, à l’endroit où l’on s’acquittait des droits
  • Église paroissiale Saint-Thomas-Saint-Restitut au village de Jarjayes, construite de 1872 à 1874

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Barruol, Claude Martel, Jean-Yves Royer, « Glossaire lié à la topographie et à la toponymie de Lure », in Guy Barruol, André de Réparaz, Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, collection « Les Alpes de Lumière », no 145-146, 2004, ISBN 2-906162-70-1, 320 p., p. 229
  2. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 219
  3. Jean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, p. 7
  4. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011