Saint-Julien-en-Champsaur

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Saint-Julien-en-Champsaur
L'église de Saint-Julien-en-Champsaur
L'église de Saint-Julien-en-Champsaur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes du Champsaur
Maire
Mandat
Denis Gosselin
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05147
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 36″ N 6° 07′ 44″ E / 44.66, 6.128944° 39′ 36″ Nord 6° 07′ 44″ Est / 44.66, 6.1289  
Altitude Min. 993 m – Max. 1 842 m
Superficie 10,04 km2
Localisation

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Saint-Julien-en-Champsaur

Saint-Julien-en-Champsaur est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-en-Champsaur est situé au cœur du Champsaur, sur la rive droite du Drac, sur les pentes du Pic Queyrel, au sud-ouest du massif du Vieux Chaillol.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre le Drac et le torrent de Buissard, qui bordent la commune au sud et à l'est, Saint-Julien n'est arrosé que par quelques petits torrents, dont le principal est le torrent des Granges, qui traverse la commune du nord au sud et se jette dans le Buissard à la hauteur de Saint-Julien.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Julien, commune de moyenne montagne, bénéficie de son exposition en adret ; la bise, qui refroidit le bas-Champsaur, ne l'atteint guère. Les hivers sont parfois rudes, mais les étés sont très doux.

Aucune donnée climatologique n'existe pour Saint-Julien-en-Champsaur.

Lieudits et hameaux[modifier | modifier le code]

L'habitat est, comme dans tout le Champsaur, groupé en hameaux : le chef-lieu, le plus important, se situe au sud-est de la commune, à 1100 mètres d'altitude ; le Chanet, Chantaussel et les Combettes, plus au nord, entre 1200 et 1300 mètres.

La partie basse de la commune, autour de la grand-route, ne comporte que peu d'habitations.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte schématique de Saint-Julien et communes avoisinantes

Communications[modifier | modifier le code]

La route départementale 945 reliant Saint-Bonnet à Chabottes passe au pied de Saint-Julien, tandis que la départementale 43, reliant Saint-Bonnet à Chaillol, transite par les trois hameaux supérieurs. Deux routes secondaires montent de la « nationale » au chef-lieu, s'y croisent, et poursuivent en direction des hameaux. De Saint-Julien, la D 15 se dirige vers Buissard en traversant le torrent de Buissard.

Un seul pont permet de traverser le Drac, à la pointe sud-est de la commune, en direction de Forest-Saint-Julien et Pont-de-Frappe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges du vieux pont sur le Drac

À la fin du Moyen Âge,la paroisse de Saint-Julien s'étendait sur les deux rives du Drac. Le chef-lieu était comme actuellement sur la rive droite, et la rive gauche constituait le forest, nom local donné aux pâturages communaux et, par extension, aux hameaux qui se constituaient autour de ces pâturages. Les habitants du forest de Saint-Julien n'appréciaient guère de devoir traverser la vallée chaque fois qu'ils avaient à faire à la paroisse. Lorsqu'il y avait un mort, il fallait le descendre jusqu'au Drac par un mauvais chemin, le franchir (avec difficulté, les ponts étant fragiles, et souvent emportés par le torrent), puis le monter jusqu'au cimetière paroissial[1].

À la Révolution, les habitants de la rive gauche obtiennent le statut de commune, et Forest-Saint-Julien eut à partir de 1805 son église et son cimetière[2].

Le pont situé depuis le XIIe siècle en face de Saint-Laurent-du-Cros est définitivement emporté en 1928[2], laissant la place au « pont blanc » actuel, construit à deux kilomètres en amont.

La mairie de Saint-Julien

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Claude Pellegrin    
mars 2008 mars 2014 Daniel Arnaud    
mars 2014 en cours Denis Gosselin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
657 601 723 655 678 660 649 646 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
642 630 601 600 554 553 556 522 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
495 504 445 441 436 458 420 396 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
347 323 273 258 252 275 296 302 319
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est la principale activité de la commune. On y trouve principalement des élevages bovins (lait et allaitant) et ovins.

Saint-Julien n'est pas une station touristique, et ne possède aucun équipement hôtelier, mais le voisinage offre de nombreuses possibilités d'activités tant en été (randonnées en moyenne et haute montagne, VTT, baignade au plan d'eau, pêche) qu'en hiver (les stations de Chaillol, Saint-Léger, Laye, Ancelle sont à moins de 10 kilomètres de Saint-Julien).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle du Chanet
  • L'église paroissiale, quelque peu originale : des contreforts extérieurs, un clocher-tour à quatre clochetons, un maître-autel en marbre sculpté, un fond de chœur lambrissé, etc.
  • Les chapelles du Chanet et de Chantaussel.
  • La source sulfureuse, en bord de route entre le Chanet et Chantaussel.
  • Le « plan d'eau du Champsaur », base de loisirs et lieu de baignade aménagé en bordure du Drac.
  • L'ancien canal de Mal-Cros et la ferme Coquette, tout en haut de la commune.
  • Les vestiges de l'ancien pont sur le Drac, en face de Saint-Laurent-du-Cros.
  • Le pont actuel, en forme de bow-string, dit « le Pont blanc », sur la route de Forest-Saint-Julien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La photographe Vivian Maier y a vécu une partie de son enfance avec sa mère, Maria Jaussaud, née dans le village en 1897. Vivian Maier reviendra plusieurs fois en Champsaur au cours de sa vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Armorial des communes des Hautes-Alpes.
Blason de Saint-Julien-en-Champsaur Blason D'or à la couleuvre de sable, languée du même, posée en pal et ondoyante, au chef de gueules chargé d'une colombe d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir « Le chemin des morts », sur la page Forest-Saint-Julien.
  2. a et b Source : panneau touristique de la commune de Forest-Saint-Julien.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011