Ceillac
| Ceillac | ||
La mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Hautes-Alpes | |
| Arrondissement | Briançon | |
| Canton | Guillestre | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Queyras | |
| Maire Mandat |
Célestin Fournier 2008-2014 |
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| Code postal | 05600 | |
| Code commune | 05026 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ceillaquin(ne)s | |
| Population municipale |
304 hab. (2010) | |
| Densité | 3,2 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 224 m – Max. 3 381 m | |
| Superficie | 96,05 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ceillac.com | |
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Ceillac (Celhac en Occitan) est une commune française, située dans le département des Hautes-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle fait partie du Parc naturel régional du Queyras. Ceillac se situe à environ 80 km de Gap la préfecture du département. Le village est situé à 1 640 m d'altitude.
Ses habitants sont appelés les Ceillaquins.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
La vallée de Ceillac est une vallée façonnée par les glaciers et traversée par un affluent du Guil, le Cristillan.
Ceillac est directement accessible à la sortie des gorges du Guil. Le village atteint, la route poursuit son chemin sur 5 km pour s'arrêter au fond de la vallée du Mélézet à Chaurionde, superbe petit plateau suspendu à 2000 m d'altitude. Du bourg, part une autre route, longue celle-ci de 8 km ; elle dessert la vallée du Cristillan, le cours d'eau principal de la vallée qui traverse le chef-lieu.
Géologie et relief[modifier]
Hydrographie[modifier]
Climat[modifier]
Voies de communication et transports[modifier]
Voies routières[modifier]
Ceillac est directement accessible à la sortie des gorges du Guil. Il se situe à 8 km de Maison du Roy. Le village atteint, la route poursuit son chemin sur 5 km pour s'arrêter au fond de la vallée du Mélézet à Chaurionde, superbe petit plateau suspendu à 2000 m d'altitude. Du bourg, part une autre route, longue celle-ci de 8 km ; elle dessert la vallée du Cristillan, le cours d'eau principal de la vallée qui traverse le chef-lieu.
Transports[modifier]
Les transports Favier font les navettes entre la gare de Montdauphin-Guillestre et Ceillac, lors des correspondances.
Le village a été détruit plusieurs fois par le feu puis par les inondations de 1957.
L'habitat est essentiellement concentré sur le plateau avec le hameau de la Clapière, le chef-lieu et le quartier de L'Ochette construit après les inondations de 1957. Une dizaine de petits hameaux s'égrènent dans chaque vallée, 4 étant habités toute l'année.
Sur les 9600 hectares du territoire, seulement 14 sont construits ou constructibles. L'espace naturel est donc particulièrement préservé, avec une faune et une flore exceptionnelle et attire, été comme hiver, nombre de visiteurs.
La commune
La commune de Ceillac recense 300 habitants permanents, la population pouvant en saison monter à 3000 habitants, en comptant les 2 campings de la vallée.
Économie[modifier]
En quelques décennies, l’activité économique de la vallée est passée d’une monoactivité agricole essentiellement vivrière, à une quasi-monoactivité touristique, si l’on excepte un artisanat du bâtiment traditionnel important, en partie saisonnier.
Héraldique[modifier]
Ceillac
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Des origines au XIXe siècle
Histoire[modifier]
Préhistoire[modifier]
La vallée de Ceillac, a semble-t-il, été occupée plusieurs siècles avant Jésus-Christ, comme en témoignent les vestiges de tombes mis au jour dans le quartier de l’Ochette.
Moyen Âge[modifier]
Le nom de Ceillac apparaît pour la première fois dans une bulle du pape datant de 1118 (valle Ciliaci). Cette bulle confirmait la possession des églises de Guillestre, Risoul et Ceillac à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui percevait les revenus qui y était attachés[1].
Après être passé entre les mains de différents puissants seigneurs, Ceillac incombe, dès le XIIIe siècle, à l'archevêque d'Embrun qui demeurera pour de longs siècles le seigneur de Ceillac. Il prélevait des droits sur la mouture, sur les moulins, sur les fours, sur la chasse, sur les troupeaux et une capitation (jusqu'au XIVe siècle). Il avait en plus droit de justice comme tous les seigneurs de cette époque.
L'archevêque avait un officier, un mandataire pour veiller à ses droits, celui-ci pouvant exercer la charge de consul.
Durant plusieurs siècles, le village est dirigé par le consul. Il est élu pour un an lors de l'assemblée générale des habitants se tenant sur la place du village. Il s'occupait des règlements, des amendes, des saisies, de la délimitation, du traçage et de l'entretien des chemins, de la fixation des mesures, de la sécurité (incendie notamment), des fours, des moulins, de la police rurale. Il pouvait, pour des décisions d'importance, convoquer la population en assemblée générale sur la place.
XVIII et XIXe siècles[modifier]
Le XVIIIe siècle fut marqué par une suite de calamités : guerres, pillages, incendies, neige en abondance, loups… Ces malheurs auront d'autant plus de conséquences que le village était alors très démuni avec une population extrêmement pauvre comptant nombre d'indigents.
La Révolution française fut bien accueillie car elle marqua la fin des démêlés avec l'archevêque, les droits seigneuriaux étant abolis.
Les conditions de vie s'avérant très difficiles, le XIXe siècle voit un exode rural massif des Ceillaquins. La commune passe ainsi de 921 habitants en 1831 à 380 habitants en 1900. Le village est en grande partie dévasté par les incendies de 1888 et 1889.
Du XXe siècle à nos jours[modifier]
Lentement, le progrès arrive et le village sort peu à peu de sa quasi-insularité. Après le téléphone installé pour et par l'armée, c'est l'électricité qui est dispensée par l'usine construite par la commune en 1928. Par la route étroite et chaotique, arrivent les premières voitures. On consulte plus souvent le médecin, les femmes commencent à accoucher à la maternité. Quelques enfants partent « aux études » et pas seulement au séminaire qui reste pourtant la seule école supérieure gratuite. L'eau potable est arrivée dans chaque maison. C'en est fini des va-et-vient continus à la fontaine, dans la neige et le froid, pour aller chercher l'eau des bêtes et des gens.
Dans la nuit du 13 juin 1957, de terribles inondations surviennent qui auraient pu anéantir le village à jamais. Un vaste mouvement de solidarité et l'acharnement de quelques-uns transforment en électrochoc salutaire ce qui aurait pu provoquer la mort de cette petite commune de montagne. En janvier 1978, deux des hameaux de Ceillac, Le Villard (1 830 m) et La Thioure (1 844 m) furent détruits par une avalanche. Ainsi la chapelle Saint-Barthélémy à La Thioure, mentionnée dès 1547, fut rasée. Le hameau de Le Villard fut toutefois progressivement reconstruit.
Le remembrement agricole évolue et devient le premier « remembrement aménagement » qui, outre la restructuration du foncier agricole, prend en compte la création d'un lotissement où devaient être reconstruites les maisons du village qu'on croyait alors condamnées. Deux fils neige offerts à la commune et un petit téléski construit par dix habitants du village : ce sont les premières remontées à Ceillac.
Philippe Lamour, avocat et journaliste, ce père de la politique française de l'aménagement du territoire a accepté de prendre en main en 1965 les destinées du village. Pour conduire le renouveau, il crée dans le Queyras l'un des premiers syndicats intercommunaux à vocations multiples, les sociétés d'intérêt collectif agricole dirigées par Alfred Moyrand, l'une chargée de la création du parc immobilier, l'autre de la création et de la gestion des remontées mécaniques. Il crée également le parc naturel régional du Queyras, l'association pour la Grande Traversée des Alpes…
Le dynamisme se traduit par l’installation de jeunes actifs venus de l’extérieur, ce qui demande la construction d’une nouvelle école. Les reportages sont nombreux qui saluent cet exemple de rénovation rurale. À côté des équipements destinés à l'accueil touristique, on construit une bergerie collective d'été, un réseau d'irrigation par aspersion, on crée une foire aux moutons et on entreprend un programme conséquent de restauration du patrimoine bâti de la commune qui se poursuit encore. En mars 1983, on inaugure la Poste de Ceillac.
La municipalité élue en 2001, met à niveau, avec le concours déterminant du conseil général, ses équipements liés à la pratique du ski alpin : remontées mécaniques, neige de culture et téléskis. Elle construit également un réseau d’assainissement avec une station d’épuration compatible avec l'image du parc et définit un Plan local d’urbanisme qui remplace le POS de 1976 avec la volonté affichée de respecter, de mettre en valeur son cadre naturel et de développer modérément et avec intelligence la station par une offre touristique diversifiée.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 304 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Sports[modifier]
À Ceillac, il est possible de pratiquer le ski alpin, le ski de fond, ainsi que les raquettes et la promenade sur la neige. Ceillac possède aussi des cascades de glace réputées pour être souvent dans de bonnes conditions et faciles d'accès.
- Domaine alpin : 22 km de pistes, 12 pistes (4 vertes, 1 bleue, 6 rouges, 1 noire), 6 remontées mécaniques (1 télésiège et 5 téléskis).
- Domaine de fond : 50 km de pistes, 8 pistes (2 vertes, 2 bleues, 3 rouges, 1 noire).
- Raquettes et piétons : 32 km de pistes d'itinéraires piétons et raquettes, 4 pistes.
Lieux et monuments[modifier]
Le village compte 2 églises, toutes deux classées. L’une, avec un très beau clocher à six cloches, se trouve au centre du village, l’autre est proche du hameau de la Clapière.
On peut voir nombre de maisons typiques qui ont conservé leur architecture traditionnelle, avec un soubassement en pierres, des fustes (bâti constitué d’un empilement de troncs à peine équarris) et une charpente en mélèze.
- Église Sainte-Cécile (XIVe ‑ XVe siècles)[5][6]
- Église Saint-Sébastien [7][8][9]
- Chapelle des Pénitents (musée du Temps), à côté de l'église Saint-Sébastien
- Maison-Fournier
Personnalités liées à la commune[modifier]
La famille du cardinal et ministre Pierre Guérin de Tencin et de sa sœur, la fameuse salonnière et femme de lettres, Mme de Tencin, était originaire de Ceillac.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site de l'office de tourisme de Ceillac
- Parc naturel régional du Queyras : Ceillac
- Site généraliste sur Ceillac
- Ceillac sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p
- Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Patrimoine de Ceillac : église Sainte-Cécile
- Église Sainte-Cécile, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Patrimoine de Ceillac : église Saint-Sébastien
- Église de la Vierge, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Pays Guillestrin : dépliant richesse de notre patrimoine : église Saint-Sébastien
